Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À la recherche du Mokélé-Mbembé — Chapitre 6 · Le village
Auteur
À la recherche du Mokélé-Mbembé
Chapitre 6 · Le village
Au petit matin pendant le déjeuner, Charles-Henri ne peut s’empêcher de regarder Marion en repensant à ce qu’il a entendu pendant la nuit, à l’imaginer dans les bras de son collègue. Nzambele, rompu aux expéditions dans la jungle, organise la journée.
— On va attendre jusqu’à midi, pour voir si les habitants reviennent. Ensuite il faudra prendre une décision ; partir à leur recherche ou inspecter les bords de la rivière pour voir si nous trouvons quelque chose.
— Et qu’allons-nous faire en attendant ?
— Il faut refaire notre réserve de nourriture. J’avais prévu de profiter des habitants de ce village, mais en leur absence, il va falloir nous en occuper nous-même.
Les tâches sont réparties. Marion s’occupe de l’eau, Nzambele part à la recherche de plantes comestibles tandis que Charles-Henri chasse pour ramener un peu de protéine au groupe.
Marion a rempli trois jerricans d’eau tandis que Nzambele revient les bras chargés de plantes.
— Nous aurons de quoi manger et boire pour quelques jours. Si Charles-Henri arrive à ramener un peu de viande, nous aurons de quoi tenir pour commencer à rechercher des traces du Mokélé-Mbembé.
Une dizaine de minutes plus tard, Charles-Henri est de retour avec un céphalophe bleu sur les épaules. Marion l’accueille avec un grand sourire.
— Oh ! Tu as fait une bonne chasse !
— Oui, enfin j’ai eu de la chance, ils étaient au bord de l’eau. J’ai pu en tirer un.
Charles-Henri apprécie le compliment, mais son regard glisse vers Nzambele. La satisfaction est de courte durée.
À midi, ils préparent un repas à base de manioc et de kongo-bololo accompagné de la viande rapportée par le professeur. Le repas fini, aucun signe des villageois. Charles-Henri et Nzambele discutent de la suite des actions à mener.
— Alors ?
— C’est vraiment étrange. Ils sont partis hâtivement. Habituellement, quand un danger menace, les villageois partent se cacher puis reviennent le lendemain. Je pense qu’il faut partir à leur recherche.
— Nzambele, nous sommes là pour le Mokélé-Mbembé. Plusieurs personnes affirment l'avoir vu récemment dans les parages. C’est une chance unique pour nous de pouvoir confirmer son existence.
— Nous ne savons même pas s'il existe vraiment.
— Nous avons la photo, et toi-même tu n’as pas reconnu le grondement et trouvé les empreintes d’hier étranges.
Nzambele renacle à l’idée de ne pas pouvoir chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour la population locale. De son côté, Marion soutient l’idée du professeur. Une fois le débat terminé, un silence pesant se fait, chacun regarde l’autre pour décider quelle est la meilleure décision à prendre. Nzambele finit par prendre la parole.
— Je comprends vos arguments. Je vous propose que vous fassiez la recherche du Mokélé. Pendant ce temps, j'enquêterai sur la disparition des villageois. Quoiqu’il en soit on se retrouve le soir ici. Mais d’abord, j’ai des pièges photos pour les bonobos. Je vais les relever avec vous et vous pourrez les utiliser pour tenter de capturer des images du Mokélé, s'il existe.
— Je pense que c’est une bonne décision. Qu’en pensez-vous, professeur ?
— Ça me paraît très bien.
Nzambele télécharge les données des caméras sur un disque dur, avant d’en décrocher quatre pour les prêter aux chercheurs de Paris. Nzambele part de son côté tandis que Marion et Charles-Henri se dirigent vers la rivière. Ils inspectent les abords à la recherche de traces de grands animaux pour installer les pièges.
Marion, plus leste que son professeur, monte allègrement aux arbres, se baisse pour installer les caméras. Charles-Henri en profite pour dévorer des yeux le relief de ses fesses moulées dans le short et le décolleté plongeant de sa chemisette. À chaque mouvement pour fixer l’appareil, le tissu de son short se tend, révélant la cambrure parfaite de son corps. Le professeur sent son sang affluer dans son pantalon. Il se force à se concentrer sur les empreintes et les angles de vue.
Le soir venu, les bruits de la brousse s'amplifient, couvrant le village du bruit de la jungle nocturne. Sur le feu, le repas cuit doucement. Nzambele fait un premier retour de son enquête sur l’absence inexpliquée des villageois. Marion l’interroge vivement.
— Alors, qu'est-ce que tu as découvert ?
— Je remontais la piste, vers une de leur source sacrée. Il semble qu’ils soient passés par là. S'ils ont bien poursuivi, ils sont partis en direction d’un cercle de pierres sacrées. Ils y vont traditionnellement pour apaiser les esprits de la forêt. C’est presque certain, ils vont procéder à une cérémonie pour être protégés.
Un frisson parcourt les chercheurs parisiens. Ont-ils vu quelque chose ? Marion sent son cœur battre un peu plus vite dans sa poitrine, autant pour la créature que pour l’homme à côté d’elle. Le repas fini, elle suit Nzambele dans sa tente. À l'intérieur, l'air est lourd, saturé par la chaleur et l'odeur de la jungle équatoriale.
— Si ils ont peur, est-ce que c’est dangereux pour nous aussi ?
— Je ne pense pas que ce soit réellement de la peur. Ils sont partis vite mais en ordre. À mon avis, ils effectuent un rite ancestral dû à un événement imprévu.
Comme la veille, le Congolais se déshabille lentement sous la faible lueur d'une lampe tempête, dévoilant son corps athlétique, le sexe déjà gonflé par le plaisir qui l’attend. Marion contemple son corps. Cette fois, elle ne détourne plus les yeux. Une vague de chaleur interdite monte en elle, écartant ses dernières réticences. Son regard glisse le long de la peau sombre et musclée, savourant déjà la chaleur de son membre. Elle s’installe à genoux sur la couche sans un mot, happée par cette fascination. Ses lèvres viennent frôler la base du sexe de son partenaire avant de l'emboucher avec une assurance nouvelle.
— Mmmh, tu progresses rapidement, c’est bon.
Satisfaite par le compliment, Marion s'applique à montrer sa nouvelle compétence. Nzambele ferme les yeux.
— Continue, t’es vraiment douée.
La tête de Marion s’active sur le membre de son collègue. Sa langue s’enroule autour du sexe sombre épais tandis que ses mains s'attardent sur les testicules lourds et chauds. La respiration de Nzambele commence à devenir plus forte, plus saccadée.
— Oh, putain je vais jouir.
Ses mains se posent sur la tête de Marion qui ne peut s’extraire suffisamment, un jet de sperme atteint sa joue et commence à couler dans le décolleté.
Soudain un grondement, le grondement inconnu. Charles-Henri sort de sa tente armé de son fusil. Nzambele et Marion arrivent rapidement. Le professeur regarde par-delà le village.
— Vous avez entendu ?
— Oui, ça venait de la rivière, pas loin, juste après le village je dirais.
Charles-Henri se retourne vers ses deux jeunes collègues. Alors qu'il s'apprête à proposer des consignes pour organiser une battue immédiate, ses yeux s'arrêtent net. La lueur de la lampe tempête éclaire le visage de Marion. Il s’arrête net. La trace blanche et épaisse qui macule sa joue glisse lentement vers son décolleté ouvert. Un mélange de dégoût, de rage et d’une excitation honteuse lui noue la gorge. Il reste figé une seconde de trop avant de détourner les yeux.
À suivre …
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