Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À la recherche du Mokélé-Mbembé — Chapitre 5 · Le cri dans la forêt
Auteur
À la recherche du Mokélé-Mbembé
Chapitre 5 · Le cri dans la forêt
Charles-Henri réactive le feu quand Nzambele et Marion sortent ensemble de la tente. Il les regarde d’un œil suspicieux. Que faisaient-ils ensemble dans la tente ?
Les trois aventuriers déjeunent ensemble. Ils discutent de l’étrange grondement qu’ils ont entendu dans la nuit. Le camp démonté, ils reprennent leur chemin vers le village pygmée.
Après la journée d’hier et la nuit sous la tente, les crampes et la fatigue commencent à se faire sentir chez les deux Français. Aucun d'eux n’a l’habitude de voyager dans de telles conditions. Pour eux, les cris des animaux sont encore plus angoissants que la veille. Marion sursaute quand une branche craque ou qu'un beuglement lointain retentit.
Il est midi, Nzambele annonce la pause repas.
— Je suis rincée…
— Et moi, je n’ai plus vingt ans. Marcher dans la jungle, ce n’est pas comme la randonnée dans les Pyrénées.
— Ne vous inquiétez pas, à notre rythme on devrait atteindre le village dans trois heures.
— Je ne sais pas si je pourrai continuer comme ça, mon mollet me fait mal.
— Il ne faut pas hésiter à boire pour éviter les crampes. Mais viens, je vais te masser.
— Et moi, je n’ai plus vingt ans. Marcher dans la jungle, ce n’est pas comme la randonnée dans les Pyrénées.
— Ne vous inquiétez pas, à notre rythme on devrait atteindre le village dans trois heures.
— Je ne sais pas si je pourrai continuer comme ça, mon mollet me fait mal.
— Il ne faut pas hésiter à boire pour éviter les crampes. Mais viens, je vais te masser.
Marion s’assoit à côté de Nzambele qui lui prend la jambe. De ses mains, il masse fermement le mollet en insistant à la base du muscle. Ses doigts glissent peu à peu le long de sa jambe, remontant sur sa cuisse avec lenteur. Marion retient son souffle, un frisson traverse son corps. Charles-Henri regarde, sans intervenir, la mâchoire serrée, son étudiante se laisser aller sous les mains de leur collègue. La jeune femme ferme les yeux, appréciant la douce puissance de Nzambele. Sans le vouloir, le souvenir du jeune homme nu dans la tente monte à son esprit. Elle tente, en vain, de chasser cette image.
Le repas terminé, ils reprennent leur route. L’angoisse de Marion s’accroît. Elle reste à côté de Nzambele tandis que Charles-Henri ferme la marche. Soudain le chercheur congolais s’arrête.
— Regardez ces empreintes !
— Tu en penses quoi ? Éléphant ou hippopotame ?
— Ni l’un ni l'autre, professeur. Regardez, il n’y a que trois doigts !
— Et alors ?
— Trois doigts à l’arrière et quatre doigts à l’avant, je ne connais que le daman, mais la taille des empreintes est bien trop imposante pour cet animal.
— Tu en penses quoi ? Éléphant ou hippopotame ?
— Ni l’un ni l'autre, professeur. Regardez, il n’y a que trois doigts !
— Et alors ?
— Trois doigts à l’arrière et quatre doigts à l’avant, je ne connais que le daman, mais la taille des empreintes est bien trop imposante pour cet animal.
Marion et Charles-Henri regardent les empreintes, les prennent en photo. Pendant ce temps, Nzambele inspecte les branches dans l’espoir de découvrir quelques poils qui pourraient appartenir à cet animal afin d’en apprendre davantage sur lui.
À mesure qu’ils approchent du village, la forêt semble plus silencieuse. Les oiseaux se font étrangement rares. Nzambele s’arrête, écoute, puis reprend sa marche sans rien dire.
La marche reprend, plus lente, les aventuriers avancent en cherchant d’autres traces, des empreintes inédites, des sons inconnus. Rien, c’est bredouille qu’ils arrivent au village.
Leur première impression est étrange, pas un bruit, personne devant les cases. Le village est vide. Charles-Henri et Marion restent à l’entrée tandis que Nzambele visite chaque demeure l’une après l’autre dans l’espoir de trouver quelqu’un.
— Personne, il n’y a personne. Pourtant il y a un foyer avec des cendres encore chaudes.
— Ça ressemble à un départ précipité, non ?
— Pas forcément, ils ont pu partir pour la journée. Peut-être reviendront-ils ce soir.
— Alors que faisons-nous ?
— Le mieux est de s’installer et d’attendre pour voir s'ils reviennent.
— Ça ressemble à un départ précipité, non ?
— Pas forcément, ils ont pu partir pour la journée. Peut-être reviendront-ils ce soir.
— Alors que faisons-nous ?
— Le mieux est de s’installer et d’attendre pour voir s'ils reviennent.
Les trois aventuriers installent leurs tentes à l’entrée du village. Ils mangent. Marion reste proche de Nzambele, instinctivement attirée par le jeune homme d’une manière irrationnelle. À la nuit tombante, les bruits de la jungle changent avec les animaux nocturnes qui se réveillent. Parfois Marion sursaute. Charles-Henri la regarde.
— Il faut se coucher, ça ira Marion ?
— Je pense oui.
— Si tu as besoin, n’hésite pas si tu veux dormir dans ma tente comme la nuit dernière.
— Merci Nzambele.
— Je pense oui.
— Si tu as besoin, n’hésite pas si tu veux dormir dans ma tente comme la nuit dernière.
— Merci Nzambele.
Charles-Henri maudit la dernière phrase de son collègue. Il part dans sa tente en grommelant.
Marion reste collée à Nzambele, légèrement tremblante. Le jeune homme la prend par la main et l’entraîne dans sa tente. À l’intérieur, il se déshabille sans se presser. Marion ne détourne plus immédiatement les yeux. Son regard s’accroche au sexe de Nzambele, déjà plus épais que la veille. Une chaleur lui monte au ventre, mêlée d’une pointe de panique.
Il la regarde calmement.
— Tu peux le toucher si tu veux.
Marion reste immobile une seconde. Elle devrait refuser. Elle devrait ressortir. À la place, sa main se tend, presque malgré elle. Ses doigts rencontrent la peau chaude. Le membre gonfle sous son contact. Elle sent son cœur battre trop fort.
Nzambele ne dit rien d’abord. Il laisse juste échapper un souffle plus lourd.
— Continue…
La jeune femme obéit. Sa main glisse lentement le long de la longueur, maladroite, fascinée. Elle n’ose plus regarder son visage. Dans un coin de sa tête, l’image de Benoît apparaît un instant… puis s’efface sous la sensation du sexe chaud qui durcit entre ses doigts.
Nzambele pose sa main sur sa nuque et l’attire doucement vers lui.
— Ouvre la bouche.
— Je n’ai jamais…
— Sucer un mec ? Je vais t’apprendre.
— Je n’ai jamais…
— Sucer un mec ? Je vais t’apprendre.
Marion hésite une dernière fois, puis s’exécute. Le gland chaud glisse entre ses lèvres. Elle a un mouvement de recul, surprise par l’épaisseur, mais Nzambele garde sa main sur sa tête, sans forcer.
— Doucement… oui. Comme ça. Attention aux dents.
Elle s’applique, maladroite, concentrée. Le goût, la chaleur, le poids sur sa langue… tout est nouveau. Nzambele soupire et attrape un de ses seins à travers le tissu de sa chemise, le pétrissant avec insistance.
— Je vais jouir si tu continues… Allonge-toi.
Marion s’allonge, le cœur battant. Nzambele lui relève alors les jambes et les place sur ses épaules. Elle sent le gland appuyer contre elle, puis s’enfoncer d’un seul mouvement. Un cri lui échappe, mélange de surprise et de trop-plein. Elle a l’impression d’être ouverte en deux, remplie comme jamais auparavant.
— Mmmh… t’es serrée. J’aime ça.
Il commence à bouger. Marion tourne la tête sur le côté, les yeux mi-clos, encaissant chaque poussée. Le plaisir monte plus vite qu’elle ne l’aurait cru, mêlé d’une pointe de panique et d’une excitation qu’elle n’arrive plus à contrôler. Elle n’arrive plus à retenir ses gémissements qui résonnent dans la nuit. Sous l'effet de ces assauts puissants et rythmés, ses ongles s'enfoncent dans les épaules du jeune homme, tandis que son corps se cambre pour l'accueillir plus profondément encore. Soudain Nzambele se fige et se répand en elle, lui arrachant un ultime cri de plaisir.
Dans le silence qui suit, Marion reste allongée, le souffle court, le corps encore parcouru de tremblements. Une partie d’elle est comblée. Une autre se demande déjà ce qu’elle vient de faire.
Dans sa tente, Charles-Henri est resté allongé dans le noir, la mâchoire serrée. Son sexe est bandé, dur. Il a écouté chaque gémissement, traversé autant par la jalousie que par une excitation honteuse.
À suivre…
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