Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À la recherche du Mokélé-Mbembé — Chapitre 7 · La tension
Auteur
À la recherche du Mokélé-Mbembé
Chapitre 7 · La tension
Nzambele et le professeur courent de l’autre côté du village suivis par Marion. En arrivant non loin de la rivière, ils aperçoivent une ombre qui plonge dans la rivière.
— C’était quoi ? Un hippopotame ?
— Il n’y en a pas par ici, vu la taille peut-être un petit éléphant, mais d’habitude ils sont en groupe.
Derrière eux, Marion les rejoint timidement.
— Le Mokélé ?
— Si c’est le cas, ce serait une grande première.
Ils restent tous les trois à regarder l’onde qui brille sous le reflet de la lune. Nzambele et Marion cherchent un indice, une ombre, un bruissement dans le feuillage. Ils avancent, inspectent la berge, regardent au plus profond de la forêt. Tout en contrôlant de son côté, Charles-Henri regarde Marion, il ne peut s’empêcher de penser à son visage maculé de sperme de son collègue. Qu’il aimerait être à sa place. Après une dizaine de minutes de quête infructueuse, le professeur prend la parole.
— Peut-être verrons-nous mieux demain, il ne faudrait pas piétiner d’éventuelles traces.
D’un commun accord, ils décident de rentrer au camp.
Charles-Henri les regarde entrer dans la même tente, la mâchoire serrée. Il rentre dans la sienne, s’allonge, son esprit hanté par le visage de la blonde souillée de sperme. Son sexe est dur. Il le prend en main, se masturbe. Il imagine son étudiante le sucer. Son sexe lui fait mal. Soudain il entend les gémissements de Marion. Aucun doute, les deux remettent le couvert alors qu’il est à deux pas, comme s'ils voulaient le narguer. Il imagine le Congolais faisant l’amour à la blonde. L’idée l’excite en même temps qu’il jalouse le jeune homme. Sa main frétille sur son membre. Il éjacule alors que ses deux compagnons continuent de faire l’amour sans retenue. Il les écoute, voudrait les voir. Ces minutes lui paraissent interminables quand Marion pousse un cri de jouissance qui fait s’envoler un oiseau perché à proximité de sa tente.
Au matin, Charles-Henri se lève, Nzambele et Marion sont déjà debout. Le professeur remarque la chemisette de la jeune femme largement entreouverte donnant une vue sur le décolleté. Son membre durcit malgré lui, ravivé par les souvenirs de la nuit. Nzambele s’assoit auprès du feu où chauffe l’eau du déjeuner.
— Je vais aller à la clairière sacrée pour trouver les habitants du village. J’imagine ne revenir que demain. Je vous laisse mon ordinateur, vous avez un groupe électrogène à la case du chef si vous deviez le recharger. Je vais montrer à Marion comment l’utiliser.
— Je vais inspecter la berge, de jour on verra mieux les empreintes pour déterminer quel animal nous avons aperçu hier.
Le professeur part vers la berge. Marion et Nzambele vont au groupe électrogène. Le chercheur congolais montre à la jeune femme comment le démarrer et explique les logiciels qui permettent de lire les vidéos des pièges photographiques.
— J’espère que vous trouverez des choses sur les vidéos. Avec ce qu’on a entendu, je suis sûr que l’on verra quelque chose.
— Moi aussi. Tu vas me manquer Nzambele.
Les deux amants s’enlacent. Leurs bouches se collent, leurs langues se mélangent. Marion plaque sa main sur l’entrejambe du Congolais puis la glisse dans son short pour commencer à le caresser. Nzambele grogne de plaisir. Il pétrit fermement les fesses de la jeune femme.
— J’aime quand tu prends l’initiative.
Marion sort le sexe tendu de Nzambele et commence à le secouer frénétiquement. Nzambele est sur le point de jouir quand Charles-Henri arrive en criant.
— C’est extraordinaire, les empreintes…
Sa voix se tait. Il voit son étudiante tenant le sexe sombre du jeune chercheur. Sous l’effet de la surprise, Nzambele éjacule dans la main de Marion. Le visage du professeur se crispe. Un silence glacé s’installe. Marion se retourne vers lui tandis que Nzambele rentre son attirail pour être plus présentable.
— Qu’y a-t-il professeur ? Vous avez trouvé quelque chose ?
— J’ai l’impression qu’ici tout le monde ne cherche pas la même chose !
Il se retourne et part vers le campement.
— Qu’est-ce qu’il lui prend ?
— Je pense que tu devrais aller le voir Marion. Moi je dois partir.
Nzambele quitte le campement sous le regard de Marion. Le professeur est renfrogné, assis sur une souche, seul, à quelques pas de ses collègues. La jeune femme s’avance vers lui.
— Professeur, qu’avez-vous ?
— Marion, nous sommes dans une expédition scientifique de premier ordre ! Vous vous rendez compte qu’on va pouvoir renverser les tables de la science académique ? Et je vous retrouve dans les bras de ce…
— Enfin, professeur, on peut travailler et avoir une vie…
— On ne mêle jamais travail et sentiment ! Et que dirait votre ami à Paris s'il savait ?
Tout en disant cela, les yeux du professeur passent du décolleté aux cuisses fermes de sa jeune étudiante, envieux de son collègue qui a pu les toucher.
— Ne mêlez pas Benoît à tout ça… Vous paraissiez enthousiaste en arrivant, que vouliez-vous nous dire ?
— Regarde, j’ai pris en photo les empreintes.
Marion s’approche. Elle se penche sur l’appareil photo de Charles-Henri. Ce dernier sent son odeur, son regard est attiré par le décolleté de la jeune femme. Penchée, chemisette largement ouverte, Marion offre sans le réaliser, sa poitrine au regard de son professeur qui peut admirer jusqu’aux tétons de la jeune femme. La vision de ces seins libres de toute entrave, offerte à quelques centimètres de ses yeux, l’hypnotise. Il a toutes les peines du monde à se retenir d’y poser ses mains. Soudain, la voix de la jeune femme le ramène brusquement à la réalité.
— On dirait les empreintes qu’on avait vues sur le chemin en arrivant !
— Exactement, l’animal qu’on a vu hier n’est pas un éléphant isolé.
— Le Mokélé ?
— Sans aucun doute !
— Il faut regarder les pièges qu’on a installés !
Excité par cette découverte, les deux chercheurs partent vers la berge. Marion marche d’un pas décidé, quelques mètres devant. Charles-Henri la suit des yeux, l’esprit encore hanté par ce qu’il vient de voir. À chaque pas, ses hanches balancent sous le short léger. Le regard de Charles-Henri se pose sur ces fesses, l’esprit hanté par la vision de la jeune femme avec le Congolais.
A suivre …
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