Inspiré du réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon patron, l’ami de mon père — Chapitre 1 · Rencontre avec Walid mon patron
Auteur
Mon patron, l’ami de mon père
Chapitre 1 · Rencontre avec Walid mon patron
Je m'appelle Julien, j'ai dix-huit ans, je vis à Strasbourg. J'ai toujours été le genre de gars discret, réservé, toujours dans son coin. Un mètre soixante-quinze, soixante kilos, autant dire une plume, brun aux yeux verts, imberbe, fin et tracé. Je suis très respectueux, poli et je travaille beaucoup.
J'ai eu mon bac et maintenant je suis en BTS GPME en alternance.
J'ai eu mon bac et maintenant je suis en BTS GPME en alternance.
Mais voilà, sous cette apparence, je cache à tout le monde que je suis gay depuis longtemps, et que j'ai un penchant pour la féminité, j'aime bien tout ce qui est lingerie.
J'ai passé tout l'été à essayer de trouver une alternance en vain... ce fut mon père qui m'a trouvé une entreprise, BatiPro, l'entreprise d'un des meilleurs amis de mon père. Sans mon père, j'en serais encore à envoyer des CV dans le vide.
Pour mon premier jour, je me suis habillé simplement, jean bleu, t-shirt blanc près du corps. Mon père m'y emmena pour le premier jour et pour revoir son pote, mon patron.
— Allez viens Julien, tu ne dois pas arriver en retard pour ton premier jour.
— Oui, j'arrive.
— Oui, j'arrive.
On monte dans la voiture et dix minutes après, on arrive. Mon père m'accompagne jusqu'à l'intérieur.
Leur amitié remontait à plus de dix ans. Mon père étant architecte, ils avaient commencé par bosser sur des chantiers avant de devenir de véritables meilleurs potes. Il a toujours pu compter sur lui.
En entrant dans les bureaux, une odeur de café chaud nous a accueillis, mon père et moi. Mais ce qui m'a réellement coupé le souffle, c'est l'homme qui est sorti du bureau principal.
Walid.
Le patron, mon patron, un homme d'une quarantaine d'années, d'origine maghrébine, une force de la nature. Il dépassait largement le mètre quatre-vingt-dix, peut-être limite deux mètres, des épaules larges comme une armoire et un torse puissant qui tendait le tissu de sa chemise. Plus bas, son pantalon bien ajusté laissait deviner des cuisses larges, massives et musclées, et dessinait une bosse au niveau de son entrejambe qui ne me laissait pas indifférent. Son visage aux traits virils était encadré par une barbe sombre et bien taillée, et son regard sombre et autoritaire imposait le respect instantanément. À côté de lui, je me sentais minuscule.
— Walid ! a lancé mon père en s'avançant pour lui serrer la main.
Après leur accolade virile entre eux, Walid posa son regard sombre sur moi.
— Bonjour Monsieur... j'ai murmuré en lui tendant la main.
Sa main large et chaude a recouvert la mienne. L'alliance à son annulaire gauche brillait sous les néons du bureau. La différence de stature était saisissante.
— Appelle-moi Walid au bureau, a-t-il dit d'une voix grave et profonde qui m'a fait frissonner malgré moi. Ton père m'a dit que tu cherchais une alternance. Ici ça bosse dur, mais si tu es aussi appliqué que ton père l'est, on va très bien s'entendre.
— Il est très sérieux, a ajouté mon père. Je te le confie.
— T'inquiète pas. Je vais l'avoir à l'œil.
— Il est très sérieux, a ajouté mon père. Je te le confie.
— T'inquiète pas. Je vais l'avoir à l'œil.
Le regard que Walid a posé sur moi à ce moment-là s'est attardé une seconde de trop sur mon visage. J'ai baissé les yeux, le cœur battant à toute vitesse, complètement intimidé.
Mon père est reparti après avoir bu un expresso rapide avec son pote. La lourde porte en verre s'est refermée derrière lui, laissant un silence soudain dans le grand bureau. Je me suis retrouvé seul face à cet homme massif.
Mon père est reparti après avoir bu un expresso rapide avec son pote. La lourde porte en verre s'est refermée derrière lui, laissant un silence soudain dans le grand bureau. Je me suis retrouvé seul face à cet homme massif.
— Bon. Ton poste est là, dit Walid en désignant un bureau situé dans la pièce à droite du sien.
La pièce était sobre, baignée par la lumière d'une baie vitrée. L'odeur d'un parfum masculin puissant, celui de Walid, boisé et épicé imprégnait tout l'espace.
— Tu vas bosser sur la gestion administrative, la saisie des devis de chantiers et le classement des factures pour commencer. Je compte sur toi pour être carré mais si tu as des questions je suis là.
— Très bien, je ferai de mon mieux !
— Très bien, je ferai de mon mieux !
Il s'est approché de mon poste pour m'expliquer le fonctionnement du logiciel de gestion. En se penchant au-dessus de mon épaule pour attraper la souris, sa carrure a complètement ombragé mon bureau. Son torse frôlait le haut de mon dos. J'ai bloqué ma respiration. L'écart entre nos deux physiques m'est apparu de manière flagrante : ma stature fine d'un côté, et sa présence imposante, mûre et virile de l'autre.
Vers dix-sept heures, les derniers employés ont quitté les lieux. Le dépôt s'est tu. Il ne restait plus que nous deux dans les locaux.
— Hé, viens dans mon bureau, dit Walid.
— Oui ?
— Tu as bien bossé aujourd'hui, alors qu'est-ce que tu penses de ton premier jour ?
— C'était bien, le logiciel est clair et j'ai pu avancer sur la saisie des devis sans trop de blocages, j'ai répondu en gardant une voix posée, même si mon cœur résonnait encore dans ma poitrine.
— Oui ?
— Tu as bien bossé aujourd'hui, alors qu'est-ce que tu penses de ton premier jour ?
— C'était bien, le logiciel est clair et j'ai pu avancer sur la saisie des devis sans trop de blocages, j'ai répondu en gardant une voix posée, même si mon cœur résonnait encore dans ma poitrine.
Walid hocha la tête avec un léger sourire sous sa barbe bien taillée, l'air satisfait.
— C'est bien. Je vois que t'es sérieux. Pour aujourd'hui c'est bon, tu as bien travaillé. Tu peux ranger tes affaires et rentrer chez toi.
Un sentiment de soulagement m'a traversé. J'ai récupéré mon sac, salué Walid une dernière fois et je suis sorti attendre devant le bâtiment. Quelques minutes plus tard, la voiture de mon père s'est garée. Je suis monté, fatigué mais content de cette première journée.
Une fois à la maison, je suis directement monté me doucher. Sous l'eau chaude, les images de la journée me sont revenues sans que je les invite. La voix grave de Walid d'abord, ce timbre qui descendait bas dans la poitrine. Puis ses mains — cette main large qui avait recouvert la mienne ce matin. Et malgré moi, la bosse sous le pantalon ajusté, entrevue une fraction de seconde. J'ai senti une chaleur monter au bas du ventre, une excitation que je n'ai pas cherché à chasser. Je suis resté immobile sous le jet, les yeux fermés, un moment de plus que nécessaire.
J'ai troqué mes vêtements de travail contre un jogging et un t-shirt avant de rejoindre la famille dans la cuisine.
Autour de la table, l'odeur du repas chaud remplissait la pièce. Mon père posa sa fourchette et me fixa avec curiosité.
— Alors Julien, cette première journée ? Ça s'est passé comment avec Walid ?
— Vraiment bien, j'ai répondu en souriant. Il m'a montré le logiciel et j'ai déjà pu attaquer la saisie des devis.
Mon père hocha la tête avec fierté, un brin satisfait de son coup.
— Super. Je te l'avais dit, Walid c'est un bon. Mais attention, c'est un patron à l'ancienne. Il est carré, imposant, et il ne tolère pas l'amateurisme. Tu l'écoutes et tu restes concentré.
— Oui papa, t'inquiète pas.
— Oui papa, t'inquiète pas.
Je regardais mon assiette. Concentré. Le mot avait résonné bizarrement. Difficile d'expliquer à mon père à quel point j'allais devoir l'être.
Le repas s'est déroulé dans une ambiance chaleureuse, rythmée par les discussions habituelles. Une fois les assiettes débarrassées, la fatigue a fini par me rattraper. Je suis remonté dans ma chambre, j'ai éteint la lumière et je me suis glissé sous les draps, l'esprit encore occupé par cette silhouette massive plantée dans l'encadrement d'une porte.
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