Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bon weekend mademoiselle Girard ! — Chapitre 4 · Chercher un nouveau travail
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bon weekend mademoiselle Girard !
Chapitre 4 · Chercher un nouveau travail
Le temps passe et mon CDD va se terminer dans quelques semaines. Je commence à chercher quelque chose avec l'espoir de trouver un CDI et surtout un job qui me plait.
Je réponds à quelques offres d'emploi mais j'ai des réponses négatives ou pas de réponse du tout.
Les jours passent et l'inquiétude monte un peu. Mais enfin je trouve une annonce pour un poste de commercial qui me conviendrait bien et de surcroit n'est pas très éloigné de mon domicile, ce qui est encore mieux.
Je réponds à l'offre en soignant ma réponse et j'ai le plaisir d'avoir le surlendemain un appel téléphonique d'un cabinet de recrutement.
Dans ma dualité j'ai appris à adapter ma voix selon si je suis au masculin (dans le cadre professionnel) ou au féminin. Y compris sur les conjugaisons des mots. J'ai développé de vrais talents de comédien et d'adaptation.
Après quelques questionnements d'usage le rendez-vous est pris quelques jours plus tard, au cabinet de recrutement pour un faire un entretien et quelques tests psy.
Je le redoute un peu car j'ai bien conscience que ma dualité peut me jouer des tours sur mon psychique et se révéler dans de tels tests.
A la date prévue j'arrive au cabinet de recrutement où je fais entretien et les tests. Pour l'occasion évidement je me suis habillé en homme, « déguisé » je dirais même… en effaçant au mieux toute androgynéité. Il ne peut pas en être autrement.
Ça s'est bien passé et j'en sors assez confiant, mais sait-on jamais !
Les jours passent et je n'ai pas de nouvelles. Je relance le cabinet qui me dit hésiter au regard du manque d'expérience commerciale… Je persévère, j'argumente et avec un peu d'insistance, le recruteur accepte tout de même de présenter ma candidature à l'entreprise.
Bien m'en a pris car le lendemain j'avais un appel pour fixer un rdv le vendredi après-midi suivant avec le patron de l'entreprise.
La demi-journée de congés posée pour l'occasion, je me rends à l'entretien pour 16h. la secrétaire de l'accueil est partie mais c'est une personne de l'atelier qui passait par là, qui informe le patron de ma présence.
L'entreprise est une PME d'une centaine de personnes et qui travaille notamment avec des clients à l'international. Le poste est commercial sédentaire auprès de clients francophones et éventuellement auprès de clients anglophones. Quelques déplacements peuvent être à prévoir, comme la présence sur des salons professionnels.
Les locaux sont modernes et me semblent agréables et spacieux.
Je trouve tout cela stimulant.
Je comprends qu'au rez-de-chaussée il y un atelier, qu'au niveau 1 se trouvent les services commerciaux et achats et qu'au niveau 2 sont les services administratifs et la direction.
Le directeur de l'entreprise vient me rejoindre à l'accueil.
- Bonjour Monsieur Girard, je suis Monsieur Gallardo.
Et m'invite à le suivre au second étage et à entrer dans une salle de réunion.
En préparant l'entretien j'avais découvert que l'entreprise lui appartient, qu'il en est le fondateur et que l'entreprise est en croissance dans un créneau assez porteur. Tout cela me plait.
L'entretien se déroule de façon assez cordiale, le directeur est un homme d'une quarantaine d'années, brun, plutôt bien fait de sa personne, assez élégant. Il semble gentil et très observateur ainsi que doté d'une belle intelligence qui m'impressionne.
Il a bien vu que je suis plus catégorie freluquet que rugbyman, plus dans la catégorie minet que grand barbu costaud et pourtant je fais très attention à mes gestes et à ma voix. Mais il ne relève rien de tout cela, l'entretien est très professionnel.
Moi j'ai remarqué qu'il ne porte pas d'alliance.
Puis il me teste à l'anglais et là je dois avouer que je pèche un peu. Je suis hésitant sur des mots et la conversation n'est pas très fluide. Faut dire que je n'ai jamais été très bon dans en anglais.
L'entretien se termine, le directeur me raccompagne gentiment à la porte et je prends congé, finalement relativement peu confiant pour la suite.
Ce qui m'a frappé c'est l'observation de ce type. On voit qu'il regarde, qu'il examine, qu'il scanne son interlocuteur, c'est assez impressionnant.
Je rentre chez moi un peu déçu de ne pas avoir été très bon sur l'anglais… mais on verra bien.
Le lendemain samedi comme j'en ai désormais l'habitude, c'est Justine qui est en scène. J'ai besoin de courses pour la semaine et aussi parce que je reçois ce soir mon copain du moment, un jeune homme rencontré il y a quelques temps.
Alors je me rends en début d'après-midi au centre commercial le plus proche qui se trouve à 15 minutes environ en voiture de chez moi.
Je n'ai plus peur désormais de sortir en femme. Maquillée, pomponnée, jupe, corsage, talons comme désormais j'en ai pris l'habitude, je pousse mon caddie, avec mon manteau et mon sac à main, comme n'importe quelle femme qui fait ses courses pour sa famille.
Les courses se déroulent comme d'habitude. Je trouve toujours agréable de faire mes courses en étant Justine mais le samedi il y a toujours foule dans les supermarchés.
Je suis désormais dans le rayon charcuterie en libre-service, il y a du monde, je me faufile avec mon chariot pour accéder aux produits souhaités.
J'étais debout devant le rayon avec plusieurs produits dans les mains pour faire un choix, quand soudain, une personne âgée tape involontairement dans un chariot proche du mien et ça produit un effet en chaine.
Le chariot percuté tape lui-même dans un client, un homme qui se trouvait dans mon dos et que je n'avais pas vu et qui sous l'effet du choc perd son équilibre.
En essayant de se rééquilibrer il heurte mon bras et fait tomber les articles que je tenais dans les mains.
Je suis surprise mais il n'y a rien de grave, juste quelques sachets au sol.
Je me baisse pour les ramasser et l'homme se confond en excuses et se baisse également pour m'aider…. Et là je suis pétrifiée sur place ! Le visage devant moi est celui du directeur de la veille.
Ses yeux me regardent avec insistance, je suis certaine qu'il m'a reconnu… Je ne sais pas quoi faire, je suis sans voix, je me relève en essayant de contenir mes tremblements, lui aussi se relève en s'excusant à nouveau.
La situation est terriblement embarrassante car nous tenons tous les deux un coté du paquet de jambon fumés qui était tombé et il me fixe…. J'ai l'impression que ça dure une éternité. J'ai la bouche ouverte, je ne sais pas quoi dire. Dans ma tête je me dis que c'est archi mort pour le poste, désormais c'est sûr et certain.
Enfin il parle…
- Je crois que nous nous connaissons non ? Je me trompe ?
Je suis liquéfiée.
Il se recule un peu et me regarde de la tête aux pieds…
Quelle drôle de scène dans ce rayon entre les chariots et les clients qui vaquent à leurs courses ! Là encore j'ai l'impression de ça dure une éternité. Je continue à me liquéfier sur place, je suis terriblement mal à l'aise et j'ai envie de disparaitre dans le sol…
Pourquoi ça, pourquoi lui, aujourd'hui, ici… pourquoi ?
Il ne voit que mon visage maquillé, celui d'une femme mais il m'a reconnu c'est certain. Il ne voit que mes mains aux ongles vernis, il ne voit que mon manteau d'hiver fermé par une ceinture, mes jambes gainées de bas noirs (même s'il ne se doute pas qu'il s'agisse de bas) et mes bottines à talons hauts.
- Si je m'attendais ! Dit-il… Sans rien de plus, sans émettre aucune émotion.
Quelques secondes de silence qui me semblent toujours aussi longues.
- Encore une fois je suis désolé, me dit-il en souriant cette fois.
Dans un effort surhumain j'ose enfin ouvrir la bouche pour sortir un modeste et à peine audible « ce n'est pas grave » avec un sourire totalement crispé et le cœur qui bat. Je suis dépitée.
Son œil se redresse au son de ma voix, il semble être surpris par sa tonalité féminine. « Ce n'est pas grave » je répète comme un automate sans savoir pourquoi je le répète d'ailleurs.
- Bon weekend mademoiselle Girard.
Et là, il utilise mon nom de famille et l'associe à « mademoiselle ».
Je suis abasourdie, je tremble d'émotion, comment une telle coïncidence peut-elle arriver. Une impression de froid m'envahie et je me dis que non seulement c'est fichu pour le poste mais qu'il va raconter ça au cabinet de recrutement… je suis grillée, définitivement grillée.
Je reste figée au même endroit, le paquet de jambon dans la main à le regarder s'éloigner, je ne comprends qu'à peine ce qui vient de se passer. Je suis KO.
Il s'éloigne de quelques mètres puis je le vois se retourner et me dévisager à nouveau puis revenir sur ses pas et s'avancer vers moi… Je crains qu'il fasse un scandale, qu'il m'humilie, je suis pétrifiée.
Il s'approche de moi le visage un peu fermé et me dit calmement :
- Au fait, je vais vous appeler pour un deuxième entretien, mais c'est avec la personne que je vois là que je souhaite le faire ! Bon weekend Mademoiselle Girard !
Et s'en va.
Je reste comme une conne, bouche ouverte, dans ce rayon charcuterie, j'ai l'impression d'avoir vécu un truc irréel quelques instants… Ai-je rêvé ?
Le « pardon madame » qui m'est adressé tout de suite après me sort de ma torpeur et me signifie qu'il faut que je bouge de là. Je pousse mon chariot jusqu'au début du rayon pour m'arrêter et reprendre mon souffle. Mes yeux commencent à s'embuer, ouf… Il faut que je me reprenne.
Je termine mes courses rapidement le cœur battant et rentre chez moi. Je n'arrête pas d'y penser, j'ai l'impression d'avoir déliré… d'avoir rêvé, d'avoir fantasmé une situation.
Mais… et s'il s'était moqué de moi ? Et s'il voulait jouer avec moi ? Il connait désormais mon employeur, et s'il me « dénonçait » ?
Tout se bouscule dans ma tête… Si vraiment il m'appelle, est-ce que je dois y aller ou pas ? Je suis perdue je ne sais plus quoi penser.
Le soir quand mon ami vient chez moi j'ai préparé l'apéritif et le repas mais j'ai la tête ailleurs.
Je décide de ne rien lui dire.
Le soir il me fera délicieusement l'amour mais le pauvre, ce n'est pas à lui que je pense. Il est en train de me sodomiser, j'ai la tête dans l'oreiller et mes pensées sont ailleurs qu'au plaisir que d'habitude je prends à offrir mes fesses ainsi.
Ce ne sera ce soir que je prendrai mon pied.
Lui éjacule en moi, il a joui, c'est déjà ça. Je pense qu'il ne s'est aperçu de rien.
Je réponds à quelques offres d'emploi mais j'ai des réponses négatives ou pas de réponse du tout.
Les jours passent et l'inquiétude monte un peu. Mais enfin je trouve une annonce pour un poste de commercial qui me conviendrait bien et de surcroit n'est pas très éloigné de mon domicile, ce qui est encore mieux.
Je réponds à l'offre en soignant ma réponse et j'ai le plaisir d'avoir le surlendemain un appel téléphonique d'un cabinet de recrutement.
Dans ma dualité j'ai appris à adapter ma voix selon si je suis au masculin (dans le cadre professionnel) ou au féminin. Y compris sur les conjugaisons des mots. J'ai développé de vrais talents de comédien et d'adaptation.
Après quelques questionnements d'usage le rendez-vous est pris quelques jours plus tard, au cabinet de recrutement pour un faire un entretien et quelques tests psy.
Je le redoute un peu car j'ai bien conscience que ma dualité peut me jouer des tours sur mon psychique et se révéler dans de tels tests.
A la date prévue j'arrive au cabinet de recrutement où je fais entretien et les tests. Pour l'occasion évidement je me suis habillé en homme, « déguisé » je dirais même… en effaçant au mieux toute androgynéité. Il ne peut pas en être autrement.
Ça s'est bien passé et j'en sors assez confiant, mais sait-on jamais !
Les jours passent et je n'ai pas de nouvelles. Je relance le cabinet qui me dit hésiter au regard du manque d'expérience commerciale… Je persévère, j'argumente et avec un peu d'insistance, le recruteur accepte tout de même de présenter ma candidature à l'entreprise.
Bien m'en a pris car le lendemain j'avais un appel pour fixer un rdv le vendredi après-midi suivant avec le patron de l'entreprise.
La demi-journée de congés posée pour l'occasion, je me rends à l'entretien pour 16h. la secrétaire de l'accueil est partie mais c'est une personne de l'atelier qui passait par là, qui informe le patron de ma présence.
L'entreprise est une PME d'une centaine de personnes et qui travaille notamment avec des clients à l'international. Le poste est commercial sédentaire auprès de clients francophones et éventuellement auprès de clients anglophones. Quelques déplacements peuvent être à prévoir, comme la présence sur des salons professionnels.
Les locaux sont modernes et me semblent agréables et spacieux.
Je trouve tout cela stimulant.
Je comprends qu'au rez-de-chaussée il y un atelier, qu'au niveau 1 se trouvent les services commerciaux et achats et qu'au niveau 2 sont les services administratifs et la direction.
Le directeur de l'entreprise vient me rejoindre à l'accueil.
- Bonjour Monsieur Girard, je suis Monsieur Gallardo.
Et m'invite à le suivre au second étage et à entrer dans une salle de réunion.
En préparant l'entretien j'avais découvert que l'entreprise lui appartient, qu'il en est le fondateur et que l'entreprise est en croissance dans un créneau assez porteur. Tout cela me plait.
L'entretien se déroule de façon assez cordiale, le directeur est un homme d'une quarantaine d'années, brun, plutôt bien fait de sa personne, assez élégant. Il semble gentil et très observateur ainsi que doté d'une belle intelligence qui m'impressionne.
Il a bien vu que je suis plus catégorie freluquet que rugbyman, plus dans la catégorie minet que grand barbu costaud et pourtant je fais très attention à mes gestes et à ma voix. Mais il ne relève rien de tout cela, l'entretien est très professionnel.
Moi j'ai remarqué qu'il ne porte pas d'alliance.
Puis il me teste à l'anglais et là je dois avouer que je pèche un peu. Je suis hésitant sur des mots et la conversation n'est pas très fluide. Faut dire que je n'ai jamais été très bon dans en anglais.
L'entretien se termine, le directeur me raccompagne gentiment à la porte et je prends congé, finalement relativement peu confiant pour la suite.
Ce qui m'a frappé c'est l'observation de ce type. On voit qu'il regarde, qu'il examine, qu'il scanne son interlocuteur, c'est assez impressionnant.
Je rentre chez moi un peu déçu de ne pas avoir été très bon sur l'anglais… mais on verra bien.
Le lendemain samedi comme j'en ai désormais l'habitude, c'est Justine qui est en scène. J'ai besoin de courses pour la semaine et aussi parce que je reçois ce soir mon copain du moment, un jeune homme rencontré il y a quelques temps.
Alors je me rends en début d'après-midi au centre commercial le plus proche qui se trouve à 15 minutes environ en voiture de chez moi.
Je n'ai plus peur désormais de sortir en femme. Maquillée, pomponnée, jupe, corsage, talons comme désormais j'en ai pris l'habitude, je pousse mon caddie, avec mon manteau et mon sac à main, comme n'importe quelle femme qui fait ses courses pour sa famille.
Les courses se déroulent comme d'habitude. Je trouve toujours agréable de faire mes courses en étant Justine mais le samedi il y a toujours foule dans les supermarchés.
Je suis désormais dans le rayon charcuterie en libre-service, il y a du monde, je me faufile avec mon chariot pour accéder aux produits souhaités.
J'étais debout devant le rayon avec plusieurs produits dans les mains pour faire un choix, quand soudain, une personne âgée tape involontairement dans un chariot proche du mien et ça produit un effet en chaine.
Le chariot percuté tape lui-même dans un client, un homme qui se trouvait dans mon dos et que je n'avais pas vu et qui sous l'effet du choc perd son équilibre.
En essayant de se rééquilibrer il heurte mon bras et fait tomber les articles que je tenais dans les mains.
Je suis surprise mais il n'y a rien de grave, juste quelques sachets au sol.
Je me baisse pour les ramasser et l'homme se confond en excuses et se baisse également pour m'aider…. Et là je suis pétrifiée sur place ! Le visage devant moi est celui du directeur de la veille.
Ses yeux me regardent avec insistance, je suis certaine qu'il m'a reconnu… Je ne sais pas quoi faire, je suis sans voix, je me relève en essayant de contenir mes tremblements, lui aussi se relève en s'excusant à nouveau.
La situation est terriblement embarrassante car nous tenons tous les deux un coté du paquet de jambon fumés qui était tombé et il me fixe…. J'ai l'impression que ça dure une éternité. J'ai la bouche ouverte, je ne sais pas quoi dire. Dans ma tête je me dis que c'est archi mort pour le poste, désormais c'est sûr et certain.
Enfin il parle…
- Je crois que nous nous connaissons non ? Je me trompe ?
Je suis liquéfiée.
Il se recule un peu et me regarde de la tête aux pieds…
Quelle drôle de scène dans ce rayon entre les chariots et les clients qui vaquent à leurs courses ! Là encore j'ai l'impression de ça dure une éternité. Je continue à me liquéfier sur place, je suis terriblement mal à l'aise et j'ai envie de disparaitre dans le sol…
Pourquoi ça, pourquoi lui, aujourd'hui, ici… pourquoi ?
Il ne voit que mon visage maquillé, celui d'une femme mais il m'a reconnu c'est certain. Il ne voit que mes mains aux ongles vernis, il ne voit que mon manteau d'hiver fermé par une ceinture, mes jambes gainées de bas noirs (même s'il ne se doute pas qu'il s'agisse de bas) et mes bottines à talons hauts.
- Si je m'attendais ! Dit-il… Sans rien de plus, sans émettre aucune émotion.
Quelques secondes de silence qui me semblent toujours aussi longues.
- Encore une fois je suis désolé, me dit-il en souriant cette fois.
Dans un effort surhumain j'ose enfin ouvrir la bouche pour sortir un modeste et à peine audible « ce n'est pas grave » avec un sourire totalement crispé et le cœur qui bat. Je suis dépitée.
Son œil se redresse au son de ma voix, il semble être surpris par sa tonalité féminine. « Ce n'est pas grave » je répète comme un automate sans savoir pourquoi je le répète d'ailleurs.
- Bon weekend mademoiselle Girard.
Et là, il utilise mon nom de famille et l'associe à « mademoiselle ».
Je suis abasourdie, je tremble d'émotion, comment une telle coïncidence peut-elle arriver. Une impression de froid m'envahie et je me dis que non seulement c'est fichu pour le poste mais qu'il va raconter ça au cabinet de recrutement… je suis grillée, définitivement grillée.
Je reste figée au même endroit, le paquet de jambon dans la main à le regarder s'éloigner, je ne comprends qu'à peine ce qui vient de se passer. Je suis KO.
Il s'éloigne de quelques mètres puis je le vois se retourner et me dévisager à nouveau puis revenir sur ses pas et s'avancer vers moi… Je crains qu'il fasse un scandale, qu'il m'humilie, je suis pétrifiée.
Il s'approche de moi le visage un peu fermé et me dit calmement :
- Au fait, je vais vous appeler pour un deuxième entretien, mais c'est avec la personne que je vois là que je souhaite le faire ! Bon weekend Mademoiselle Girard !
Et s'en va.
Je reste comme une conne, bouche ouverte, dans ce rayon charcuterie, j'ai l'impression d'avoir vécu un truc irréel quelques instants… Ai-je rêvé ?
Le « pardon madame » qui m'est adressé tout de suite après me sort de ma torpeur et me signifie qu'il faut que je bouge de là. Je pousse mon chariot jusqu'au début du rayon pour m'arrêter et reprendre mon souffle. Mes yeux commencent à s'embuer, ouf… Il faut que je me reprenne.
Je termine mes courses rapidement le cœur battant et rentre chez moi. Je n'arrête pas d'y penser, j'ai l'impression d'avoir déliré… d'avoir rêvé, d'avoir fantasmé une situation.
Mais… et s'il s'était moqué de moi ? Et s'il voulait jouer avec moi ? Il connait désormais mon employeur, et s'il me « dénonçait » ?
Tout se bouscule dans ma tête… Si vraiment il m'appelle, est-ce que je dois y aller ou pas ? Je suis perdue je ne sais plus quoi penser.
Le soir quand mon ami vient chez moi j'ai préparé l'apéritif et le repas mais j'ai la tête ailleurs.
Je décide de ne rien lui dire.
Le soir il me fera délicieusement l'amour mais le pauvre, ce n'est pas à lui que je pense. Il est en train de me sodomiser, j'ai la tête dans l'oreiller et mes pensées sont ailleurs qu'au plaisir que d'habitude je prends à offrir mes fesses ainsi.
Ce ne sera ce soir que je prendrai mon pied.
Lui éjacule en moi, il a joui, c'est déjà ça. Je pense qu'il ne s'est aperçu de rien.
A suivre ...
Merci de lire cette histoire à épisode. N'hésitez pas à me laisser quelques commentaires pour me dire si vous aimez. et laisser quelques J'aime. 😊
Bises, Justine
Bises, Justine
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Commentaires ()
Bisous
Je vous suis reconnaissante
Justine
Je prends tellement de plaisir à te lire que je vais lire plusieurs chapitres ce soir, mais je mettrais un commentaire sur toutes mes lectures. Concernant celui-ci tu as été démasquée par ton peut-être futur employeur qui doit être très physionomiste pour t'avoir reconnu.
Je suis impatient de lire la suite.
La suite arrive bientôt
Qu'elle continue, elle deviendra elle-même.
Merci en tout cas de suivre l’histoire :)
Et ensuite il y en aura d’autre…
Merci beaucoup
:)