Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Elodie, Force et courage entre la France et le Texas
Chapitre 1
Ah, le Texas … C'est ici ma vie maintenant. Parfois la France me manque au quotidien. Surtout en ce qui concerne la gastronomie et le cas des armes à feu aussi mais bon. Oh excusez moi, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Elodie et là, dans ma grosse voiture, je pars chercher mes enfants à l'école. Combien j'en ai ? Trois mais bientôt quatre comme vous pouvez le voir. Ce petit sera le dernier d'ailleurs à cause de mon âge et surtout ça fatigue mine de rien, au grand damne du papa qui en aurait bien voulu plus mais bon. J'ai 40 ans, je suis mariée et j'occupe un poste à responsabilité dans une grosse entreprise. Oui j'ai vécu mon Rêve américain mais ça n'a pas été tout seul. Vous voulez que je vous raconte ? Alors c'est parti !
J'ai grandi en banlieue parisienne. Jusqu'à mes dix ans, j'ai été la petite princesse de mes parents. Et puis un jour, « Surprise ! » J'ai eu un petit frère, Pierre. J'étais toute contente d'autant que mes parents me mettaient à contribution. J'adorais m'occuper de lui. Tout semblait aller bien mais ce n'est que quelques années plus tard que j'ai remarqué que j'étais de plus en plus mise de côté. Tout était fait pour Pierre. En fait, pour s'en rendre compte, il suffisait de regarder les cadeaux de noël. J'en avais de moins en moins et lui de plus en plus. A la maison j'étais progressivement de plus en plus livrée à moi-même. En fait, le seul qui me témoignait de l'affection, à part mon petit frère pour qui j'étais un modèle, c'était mon grand-père maternel Lucien. Il était bijoutier et horloger.
J'ai grandi en banlieue parisienne. Jusqu'à mes dix ans, j'ai été la petite princesse de mes parents. Et puis un jour, « Surprise ! » J'ai eu un petit frère, Pierre. J'étais toute contente d'autant que mes parents me mettaient à contribution. J'adorais m'occuper de lui. Tout semblait aller bien mais ce n'est que quelques années plus tard que j'ai remarqué que j'étais de plus en plus mise de côté. Tout était fait pour Pierre. En fait, pour s'en rendre compte, il suffisait de regarder les cadeaux de noël. J'en avais de moins en moins et lui de plus en plus. A la maison j'étais progressivement de plus en plus livrée à moi-même. En fait, le seul qui me témoignait de l'affection, à part mon petit frère pour qui j'étais un modèle, c'était mon grand-père maternel Lucien. Il était bijoutier et horloger.
J'adorais passer mes vacances chez lui. J'étais sa petite « Lolo » comme il m'appelait. Sans le faire exprès, il m'a transmis sa passion et son métier. Petite fille j'adorais tout ce qui brille. J'adorais travailler avec lui. Il m'a beaucoup appris sur les pierres et les métaux précieux. C'est pourquoi j'avais voulu m'orienter dans ce domaine après le lycée. Malheureusement, le destin en a voulu autrement. Mon père a eu un accident qui l'a rendu invalide. Il pouvait difficilement marcher tout seul. Il ne pouvait plus travailler. Ma mère ne travaillant qu'à mi-temps, j'ai dû me résoudre à travailler pour les aider.
Même si je les aidais, ça ne semblait pas leur suffire. Ce n'était jamais assez. Ma mère s'était arrangé pour avoir procuration sur mon compte. Résultat : elle piochait dedans comme si c'était le sien et je n'avais quasiment plus rien pour moi. Pour les sorties c'était pareil. Je ne pouvais quasiment rien faire. C'est tout juste si je pouvais aller au cinéma avec les copines. D'ailleurs, dans ces conditions elles se sont toutes progressivement éloignées. Je me disais que la solution était de me trouver un gars bien et de partir de chez eux mais comment faire ? Je restais constamment à la maison et à la moindre remarque je me prenais une baffe. Pour eux sortir en boite c'était faire la pute pour se faire troncher dans les chiottes par le premier petit con venu. C'était surtout éviter que je ne dépense l'argent que je gagnais pour qu'ils puissent en profiter, eux.
A vingt-trois ans, je n'aimais pas ma vie. Je la subissais plus qu'autre chose. Entre mon poste de caissière à la superette du coin avec un patron libidineux que je tentais d'esquiver suite à une main au cul, donnant clairement ses intentions à mon égard, et une vie recluse chez moi devant la télé, je me demandais encore pourquoi je n'étais pas parti. De peur que mes parents ne reproduisent ce schéma sur Pierre peut-être ?
Un jour, en revenant du travail, j'ai vu, garée devant chez nous, une grosse bagnole allemande que je connaissais bien. C'était la Merco d'Edouard, un copain de papa. Quand je suis rentré, ma mère s'est précipitée vers moi, ne me laissant même pas le temps d'en placer une, en me disant « ma chérie, on a une super nouvelle pour toi. On t'as trouvé un nouveau travail ». Intérieurement, je pensais de manière sarcastique « ouais … Super ! … et ça va être quoi ? Vider les poubelles ? ». Mais, pour une fois, ce fut vraiment une bonne surprise. Edouard, venait de monter une boutique franchisée d'une entreprise américaine spécialisée dans la bijouterie et le négoce de pierre et métaux précieux. Quand j'ai entendu ça, j'étais folle de joie. Je n'arrivais pas à y croire.
Edouard est arrivé pour m'en parler. C'était payé presque une fois et demi ce que je gagnais à la superette. Il m'a observé et m'a dit que je serais parfaite au comptoir à servir les clients. Il a tourné autour de moi et m'a dit qu'il allait falloir que je change de fringue. Ce que je portais ne semblait pas convenir. C'est là que ma mère a dit « t'en fait pas, on va faire ce qu'il faut ». Cette phrase m'a étonné. Elle qui rechignait pour que je m'achète des vetements … Enfin bref, le lendemain dès l'ouverture de mon boulot je faisais mes adieux à mon boss façon « Au revoir Président » (pas grave si vous n'avez pas la référence de la pub). Juste après on faisait les boutiques et je me suis retrouvé avec quatre ensembles jupe tailleur et chemise ainsi que deux paires de chaussures à talon. J'étais contente car j'allais enfin faire le boulot que j'attendais.
Le lundi suivant, je devais me présenter Place Vendôme devant la boutique. Autant vous dire que j'y étais à l'avance. Après mon trajet RER et Metro, j'étais enfin devant la devanture de « Goldman Precious Shop » J'avais Hâte de commencer. J'étais loin de m'imaginer la tournure qu'allait prendre les évènements.
Durant les premières semaines, tout se passait à merveille. Je n'avais que des compliments. Mon rôle : après les avoir expertisés, racheter des bijoux ou objets précieux au-dessous prix du marché et les vendre au-dessus pour que la boutique se fasse une marge. On se basait sur le cours des métaux précieux et on avait quantité d'appareil qui déterminait si les pierres étaient vraies ou si c'était juste du verre coloré. Edouard me nommait « sa perle rare ». J'étais ravi que tout se passe bien. On disposait d'un espace sur le réseau de la boutique où on recevait nos fiches de paie et nos scorecard (document résumant nos résultats de vente, bénéfice fait, etc …). Les miens étaient excellents et j'étais souvent employé de la semaine. Edouard avait choisi cette méthode pour nous pousser à toujours faire mieux pour encourager l'esprit de compétition. De temps en temps je le sentais passer à côté de moi, souriant de ce que je faisais avec des clients et glissant parfois un « Elle est notre meilleur élément, vous pouvez lui faire confiance ». Il avait confiance en moi et j'étais heureuse de mon boulot mais tout changea un soir où il me demanda de passer le voir dans son bureau.
Quelques jours plus tôt, il avait évoqué avec moi une possible évolution de carrière. Je m'étais dit qu'il voulait m'en parler de manière plus officielle. C'est donc après la fermeture que je suis allé le rejoindre dans son bureau. Je me suis assise sur un siège et il a commencé. Comme à chaque fois il me mettait à l'aise. Il a commencé par des banalités puis, comme je l'avais deviné, il s'est levé pour se rapprocher de moi et me parler d'un poste qui allait être créé. Il me vantait mes performances, qu'il était fier de moi. Ce poste c'était de devenir son assistante « très particulière » comme il le disait. Exit le contact clientèle, j'allais passer le plus clair de mon temps dans un bureau : le sien. Ça ne me plaisait pas mais ce qui me déplaisait le plus c'était la présence d'Edouard derrière moi. Il avait posé ses mains sur mes épaules et commençait à me les masser. Puis, alors qu'il commençait à m'énumérer les autres avantages de ce poste, ses mains, commencèrent à quitter mes épaules pour glisser délicatement le long de mes bras et, une fois à la bonne hauteur, ont empoigné mes seins.
J'ai alors sursauté et je me suis relevé. Je voyais bien dans son regard qu'il avait l'air déçu. J'ai essayé de rattraper le coup en lui disant que ce que j'aimais, c'était justement le travail en boutique, que c'était là où j'étais la plus efficace, au contact des clients. Il m'a alors stoppé net dans mon argumentaire en me disant « Ecoute moi bien cocotte. Tu vas obéir. Un point c'est tout. Tu croyais quoi ? Que j'avais offert tout ça à une gamine sans qualification comme toi sans contrepartie ? A partir de maintenant tu vas devenir ma maitresse, ma pute. Tu viendras à moi quand je le voudrais. Tu feras ce que je voudrais. Et, selon ton assiduité au travail, tu seras récompensé ».
Je regardais ce type avec dégout. Ce mec rondouillard à l'allure joviale d'ordinaire, toujours tiré à quatre épingles, je ne le reconnaissais plus. Son double menton et ses bourrelets qu'on devinait sous ses fringues me dégoutaient. Son sourire ultra Bright avait, pour moi, laissé place à un sourire de prédateur carnassier. Devant mon indécision, il a commencé à avancer vers moi et moi, à reculer jusqu'au mur. Une fois de nouveau à portée, il a remis ses mains sur ma poitrine et l'a massé frénétiquement en me disant « Tu vas voir on va bien s'emboiter tous les deux ; comme deux pièces de Puzzle ». Devant son souffle à la limite du supportable j'ai réussi à m'extraire en le poussant et c'est quand j'ai voulu ouvrir la porte que je me suis aperçu qu'il l'avait verrouillé. C'est là qu'il a sorti une télécommande de sa poche en me disant « c'est ça que tu cherches ? Ça y est ? T'as compris que tu ne sortiras pas d'ici sans t'être fait enculer ? Si ça peut te rassurer je suis prêt à augmenter le tarif pour ta paye ». J'étais coincée. C'est vrai que son bureau était très protégé car il détenait, dans son coffre, pas mal de données sensibles. C'est là qu'une solution m'est apparue.
- Augmenter le tarif ? Et on parle de combien ? Lui ai-je demandé semblant intéressée.
- Ah ! on dirait que j'ai touché la corde sensible.
- C'est vrai que j'ai besoin d'argent et bah si on pouvait s'arranger au moins sur ce plan là. Ai-je alors dit en ondulant des fesses et en me rapprochant de lui.
- Ça, ça dépendra de ce que tu acceptes de faire.
- Tout dépend de ce que tu me demandes, mon gros nounours. Ai-je dit en arrivant à sa hauteur avant de l'embrasser.
- Ah oui. C'est beaucoup mieux. Tu vas voir. Je suis sûr qu'on pourra PFFFF ! … Oh la petite pute. A-t-il dit avant de s'arrêter à cause de mon coup de genou dans les joyeuses.
- Gros porc ! tu croyais vraiment que j'allais accepter ? Lui ai-je dit avant de lui prendre sa télécommande et de me diriger vers la porte.
- Je te préviens, si tu passes cette porte, t'es virée.
- Ah oui ? Et selon quel motif ? Face aux prudhommes ça va être dur à défendre. Et puis dans le cadre de harcèlement sexuel, c'est plutôt la victime qu'on écoute, pas le bourreau. Lui ai-je dit en ouvrant la porte.
- Je te jure que tu vas me le payer.
- Chiche ! Ai-je dit avant de me barrer en claquant la porte.
Même si je les aidais, ça ne semblait pas leur suffire. Ce n'était jamais assez. Ma mère s'était arrangé pour avoir procuration sur mon compte. Résultat : elle piochait dedans comme si c'était le sien et je n'avais quasiment plus rien pour moi. Pour les sorties c'était pareil. Je ne pouvais quasiment rien faire. C'est tout juste si je pouvais aller au cinéma avec les copines. D'ailleurs, dans ces conditions elles se sont toutes progressivement éloignées. Je me disais que la solution était de me trouver un gars bien et de partir de chez eux mais comment faire ? Je restais constamment à la maison et à la moindre remarque je me prenais une baffe. Pour eux sortir en boite c'était faire la pute pour se faire troncher dans les chiottes par le premier petit con venu. C'était surtout éviter que je ne dépense l'argent que je gagnais pour qu'ils puissent en profiter, eux.
A vingt-trois ans, je n'aimais pas ma vie. Je la subissais plus qu'autre chose. Entre mon poste de caissière à la superette du coin avec un patron libidineux que je tentais d'esquiver suite à une main au cul, donnant clairement ses intentions à mon égard, et une vie recluse chez moi devant la télé, je me demandais encore pourquoi je n'étais pas parti. De peur que mes parents ne reproduisent ce schéma sur Pierre peut-être ?
Un jour, en revenant du travail, j'ai vu, garée devant chez nous, une grosse bagnole allemande que je connaissais bien. C'était la Merco d'Edouard, un copain de papa. Quand je suis rentré, ma mère s'est précipitée vers moi, ne me laissant même pas le temps d'en placer une, en me disant « ma chérie, on a une super nouvelle pour toi. On t'as trouvé un nouveau travail ». Intérieurement, je pensais de manière sarcastique « ouais … Super ! … et ça va être quoi ? Vider les poubelles ? ». Mais, pour une fois, ce fut vraiment une bonne surprise. Edouard, venait de monter une boutique franchisée d'une entreprise américaine spécialisée dans la bijouterie et le négoce de pierre et métaux précieux. Quand j'ai entendu ça, j'étais folle de joie. Je n'arrivais pas à y croire.
Edouard est arrivé pour m'en parler. C'était payé presque une fois et demi ce que je gagnais à la superette. Il m'a observé et m'a dit que je serais parfaite au comptoir à servir les clients. Il a tourné autour de moi et m'a dit qu'il allait falloir que je change de fringue. Ce que je portais ne semblait pas convenir. C'est là que ma mère a dit « t'en fait pas, on va faire ce qu'il faut ». Cette phrase m'a étonné. Elle qui rechignait pour que je m'achète des vetements … Enfin bref, le lendemain dès l'ouverture de mon boulot je faisais mes adieux à mon boss façon « Au revoir Président » (pas grave si vous n'avez pas la référence de la pub). Juste après on faisait les boutiques et je me suis retrouvé avec quatre ensembles jupe tailleur et chemise ainsi que deux paires de chaussures à talon. J'étais contente car j'allais enfin faire le boulot que j'attendais.
Le lundi suivant, je devais me présenter Place Vendôme devant la boutique. Autant vous dire que j'y étais à l'avance. Après mon trajet RER et Metro, j'étais enfin devant la devanture de « Goldman Precious Shop » J'avais Hâte de commencer. J'étais loin de m'imaginer la tournure qu'allait prendre les évènements.
Durant les premières semaines, tout se passait à merveille. Je n'avais que des compliments. Mon rôle : après les avoir expertisés, racheter des bijoux ou objets précieux au-dessous prix du marché et les vendre au-dessus pour que la boutique se fasse une marge. On se basait sur le cours des métaux précieux et on avait quantité d'appareil qui déterminait si les pierres étaient vraies ou si c'était juste du verre coloré. Edouard me nommait « sa perle rare ». J'étais ravi que tout se passe bien. On disposait d'un espace sur le réseau de la boutique où on recevait nos fiches de paie et nos scorecard (document résumant nos résultats de vente, bénéfice fait, etc …). Les miens étaient excellents et j'étais souvent employé de la semaine. Edouard avait choisi cette méthode pour nous pousser à toujours faire mieux pour encourager l'esprit de compétition. De temps en temps je le sentais passer à côté de moi, souriant de ce que je faisais avec des clients et glissant parfois un « Elle est notre meilleur élément, vous pouvez lui faire confiance ». Il avait confiance en moi et j'étais heureuse de mon boulot mais tout changea un soir où il me demanda de passer le voir dans son bureau.
Quelques jours plus tôt, il avait évoqué avec moi une possible évolution de carrière. Je m'étais dit qu'il voulait m'en parler de manière plus officielle. C'est donc après la fermeture que je suis allé le rejoindre dans son bureau. Je me suis assise sur un siège et il a commencé. Comme à chaque fois il me mettait à l'aise. Il a commencé par des banalités puis, comme je l'avais deviné, il s'est levé pour se rapprocher de moi et me parler d'un poste qui allait être créé. Il me vantait mes performances, qu'il était fier de moi. Ce poste c'était de devenir son assistante « très particulière » comme il le disait. Exit le contact clientèle, j'allais passer le plus clair de mon temps dans un bureau : le sien. Ça ne me plaisait pas mais ce qui me déplaisait le plus c'était la présence d'Edouard derrière moi. Il avait posé ses mains sur mes épaules et commençait à me les masser. Puis, alors qu'il commençait à m'énumérer les autres avantages de ce poste, ses mains, commencèrent à quitter mes épaules pour glisser délicatement le long de mes bras et, une fois à la bonne hauteur, ont empoigné mes seins.
J'ai alors sursauté et je me suis relevé. Je voyais bien dans son regard qu'il avait l'air déçu. J'ai essayé de rattraper le coup en lui disant que ce que j'aimais, c'était justement le travail en boutique, que c'était là où j'étais la plus efficace, au contact des clients. Il m'a alors stoppé net dans mon argumentaire en me disant « Ecoute moi bien cocotte. Tu vas obéir. Un point c'est tout. Tu croyais quoi ? Que j'avais offert tout ça à une gamine sans qualification comme toi sans contrepartie ? A partir de maintenant tu vas devenir ma maitresse, ma pute. Tu viendras à moi quand je le voudrais. Tu feras ce que je voudrais. Et, selon ton assiduité au travail, tu seras récompensé ».
Je regardais ce type avec dégout. Ce mec rondouillard à l'allure joviale d'ordinaire, toujours tiré à quatre épingles, je ne le reconnaissais plus. Son double menton et ses bourrelets qu'on devinait sous ses fringues me dégoutaient. Son sourire ultra Bright avait, pour moi, laissé place à un sourire de prédateur carnassier. Devant mon indécision, il a commencé à avancer vers moi et moi, à reculer jusqu'au mur. Une fois de nouveau à portée, il a remis ses mains sur ma poitrine et l'a massé frénétiquement en me disant « Tu vas voir on va bien s'emboiter tous les deux ; comme deux pièces de Puzzle ». Devant son souffle à la limite du supportable j'ai réussi à m'extraire en le poussant et c'est quand j'ai voulu ouvrir la porte que je me suis aperçu qu'il l'avait verrouillé. C'est là qu'il a sorti une télécommande de sa poche en me disant « c'est ça que tu cherches ? Ça y est ? T'as compris que tu ne sortiras pas d'ici sans t'être fait enculer ? Si ça peut te rassurer je suis prêt à augmenter le tarif pour ta paye ». J'étais coincée. C'est vrai que son bureau était très protégé car il détenait, dans son coffre, pas mal de données sensibles. C'est là qu'une solution m'est apparue.
- Augmenter le tarif ? Et on parle de combien ? Lui ai-je demandé semblant intéressée.
- Ah ! on dirait que j'ai touché la corde sensible.
- C'est vrai que j'ai besoin d'argent et bah si on pouvait s'arranger au moins sur ce plan là. Ai-je alors dit en ondulant des fesses et en me rapprochant de lui.
- Ça, ça dépendra de ce que tu acceptes de faire.
- Tout dépend de ce que tu me demandes, mon gros nounours. Ai-je dit en arrivant à sa hauteur avant de l'embrasser.
- Ah oui. C'est beaucoup mieux. Tu vas voir. Je suis sûr qu'on pourra PFFFF ! … Oh la petite pute. A-t-il dit avant de s'arrêter à cause de mon coup de genou dans les joyeuses.
- Gros porc ! tu croyais vraiment que j'allais accepter ? Lui ai-je dit avant de lui prendre sa télécommande et de me diriger vers la porte.
- Je te préviens, si tu passes cette porte, t'es virée.
- Ah oui ? Et selon quel motif ? Face aux prudhommes ça va être dur à défendre. Et puis dans le cadre de harcèlement sexuel, c'est plutôt la victime qu'on écoute, pas le bourreau. Lui ai-je dit en ouvrant la porte.
- Je te jure que tu vas me le payer.
- Chiche ! Ai-je dit avant de me barrer en claquant la porte.
Je me suis alors dirigé vers le Metro au pas de course. Ce n'est qu'une fois assise que j'ai commencé à pleurer. Sur le moment je me suis dit « Je le savais que c'était trop beau pour être vrai. J'aurais dû me méfier ». Quand je suis arrivé chez moi je suis monté très vite dans ma chambre sans parler à personne. Ce n'est que deux heures plus tard que mon petit frère m'a amené un plateau avec les restes du diner du soir, réchauffés au micro-onde. Il avait bien remarqué que j'avais pleuré mais je ne lui avais pas dit pourquoi. Je préférais garder ça pour moi.
Ce n'est que le lendemain que mon père a voulu savoir ce qu'il s'était passé pour que je les ignore comme ça. Je n'ai rien dit. Edouard était un de ses meilleurs copains. Il ne m'aurait pas cru de toute façon. Je suis alors parti au travail la boule au ventre le lendemain. Curieusement, Edouard a semblé agir comme si il ne s'était rien passé la veille. Ce n'est que plus tard que j'ai commencé à remarquer des changements. Tout d'abord dans les plannings. La boutique ouvrait à 8h le matin et fermait à 19h le soir. D'ordinaire, ceux qui sont d'ouverture ne faisait pas la fermeture et inversement. Là, j'étais d'ouverture et de fermeture mais pour ne pas avoir d'heure sup à me payer j'avais une longue, très longue pause à midi : quatre heures. Le soir même, je suis allé en parler à Edouard qui m'a clairement fait comprendre qu'il avait bien l'intention de m'en faire baver. Pour lui, la seule solution que j'avais pour changer ça, c'était de ramper devant lui sous son bureau et de m'offrir complètement à lui. Je lui ai clairement répondu « même pas en rêve » en claquant la porte.
Ainsi Edouard voulait me faire céder ? il n'a jamais réussi. J'avais des journées à rallonge mais je m'en sortais. Par contre, j'ai bien remarqué qu'il voulait me pousser à la faute. Comment s'y est-il pris ? Oh c'était facile. Il envoyait des consignes sur nos espaces personnels … à tout le monde sauf à moi pour que je me plante, prétextant avoir informé tout le monde. Nous étions quatre vendeuses et les trois autres semblaient bien se douter de quelque chose. Ne voulant pas ébruiter la tentative d'abus de la part du boss sur moi, imaginant comment ça pouvait être déformé par la suite, j'avais gardé le silence. L'une d'elle, Marie, était devenue une vraie copine. C'est vers elle que je me retournais pour les nouvelles.
C'est grâce à elle que j'ai appris, par exemple que le Big boss, le PDG de la maison mère aux USA allait venir en personne faire un audit durant une semaine. Elle m'a alors indiqué qu'un dress-code avait été exigé pour cette venue : Il fallait porter du jaune ; pas complètement mais il fallait qu'on le voit. Pourquoi le jaune ? Rien avoir avec Brice de nice, le pseudo surfeur blond qui casse les couilles à tout le monde, non c'était parce que le gars s'appelait Goldman et que le logo de la boite symbolisait principalement un lingot d'or tout simplement. Curieusement et comme pour le reste d'ailleurs, on ne m'avait pas averti. Heureusement j'ai pu me préparer. Chemisier jaune, foulard jaune autour du cou, jupe jaune et tailleur bleu pour justement faire ressortir le jaune en jouant sur les contrastes et escarpin bleu. J'étais fin prête pour voir la gueule d'Edouard qui devait surement compter sur une erreur vestimentaire de ma part face au boss.
Pour me détacher, j'ai voulu me renseigner sur le boss. Wilford Goldman, originaire du Texas, 37 ans au moment des faits et PDG d'une boite de vente et Négoce de pierres et métaux précieux, donc où je suis employée aujourd'hui. Grand sportif à l'université, curieusement on ne trouvait plus de photo de lui sur internet après ses 21 ans et un évènement tragique : la mort de ses parents (couple aisé qui avait fait fortune dans le pétrole) dans un accident d'avion. Sur les quelques photos que j'avais trouvé il était beau, grand et costaud. Il avait l'air plutôt bel homme et sous certains aspect me faisait penser à Gérard Depardieu au début des années 80. Je n'allais pas le draguer mais essayé d'avoir une conversation avec lui pourquoi pas. J'avais un niveau d'anglais suffisant pour pouvoir le faire. A ce moment-là, j'étais loin d'imaginer que j'allais vivre une des semaines les plus importantes de ma vie.
Quand la semaine de l'audit est arrivée et que je suis entrée dans la boutique, j'ai vu la surprise sur le visage d'Edouard. Je l'ai salué de loin et on a attendu les autres personnes. Le boss devait arriver pour 9h. On était tous là, en rang, près à l'accueillir. Moi je croyais savoir à quoi il allait ressembler. Pourquoi croyais ? Et bien parce que j'ai eu une surprise quand on l'a vu descendre du taxi. Tout d'abord c'est son assistante qui est sortie. Edouard était parti à sa rencontre et ils se sont serré la main. Cette assistante était une belle brune bien proportionnée mais surtout avec une poitrine … Mon dieu, quel volume ! Entre nous, en observant Edouard, on a bien remarqué qu'il avait du mal à la regarder dans les yeux.
Ils ont ouvert la porte de la voiture et là, on a vu un type grand mais gras, très gras. Quand je disais qu'il me faisait penser à Gérard Depardieu au début des années 80 sur les photos trouvées sur le net, là on avait droit à la version Obélix (sans les tresses). Il portait un costume gris sur mesure (vu le volume, une telle taille ne se fait que sur mesure), chemise blanche et cravate jaune dorée assortie à sa pochette (dress-code oblige), une épaisse moustache façon Dupond et Dupont dans tintin qui semblait lui donner dix ans de plus, un stetson de cowboy, des chaussures faites en peau de … je ne sais pas trop quoi en tout cas un truc avec des écailles et enfin le petit détail qui tue la boucle de ceinture ovale dorée avec ses initiales dessus.
Ainsi, Edouard, le PDG et son assistante Nathaly nous faisait face. Le Big Boss (pour le coup Big prenait tout son sens avec lui) prononça un « Bonjour Everybody » avant de claquer des doigts et de laisser place à son assistante qui parlait Français tout en gardant un fort accent américain. Là, cette femme en tailleur strict, coiffée d'un chignon et d'une paire de lunettes fines nous annonça l'objectif de leur venue. Ils étaient là pour inspecter la comptabilité, nos méthodes de travail et les corriger au besoin. Elle nous annonça quand même que, si ça s'avérait nécessaire, ils n'auraient aucun scrupule à virer ceux qui ne font plus l'affaire.
Personnellement je n'avais rien à craindre. Mes performances parlaient pour moi. Mais c'est quand j'ai croisé le regard d'Edouard que j'ai compris, il avait préparé un truc. Visiblement un planning d'entretien individuel avait été prévu. Comme d'habitude, on ne m'avait pas prévenu. Nous étions donc Lundi et cet après-midi, c'était au tour du gars qui faisait la logistique. Ensuite mardi, mercredi, jeudi et vendredi, c'était à nous les vendeuses et, visiblement, j'étais prévu le mardi, la première. C'était le lendemain. Peu de temps pour me préparer donc. Il allait falloir potasser mon argumentaire et préparer ma défense fasse à Edouard.
En fin d'après-midi, on a quand même demandé au premier qui était passé, comment c'était. Il nous a dit que, même si il paraissait froid, il lui avait paru sympathique. Edouard était là avec le PDG et son assistante et c'était resté cordial. Le lendemain ça allait être mon tour. Je savais que ça risquait d'être une autre chanson … et j'ai eu raison car quand ce fut mon tour, ça a été un carnage.
A mon entrée, dans la salle de réunion, je me suis assise. Le Big boss consultait des papiers m'a soudainement regardé, a balancé ses feuilles sur la table en me demandant « Are you Kidding me ? ». Il venait littéralement de me demander si je me foutais de sa gueule. Ça m'a complètement déstabilisé. Je ne savais plus quoi dire. Pourtant la veille, il m'avait observé avec son assistante en rendez-vous avec une cliente. Ils semblaient satisfaits. J'ai alors empoigné les feuilles qu'il lisait et là, j'ai remarqué que c'était mes scorecard mais avec les mauvais chiffres. Tout était faux. Je le savais car souvent je les consultais pour voir ma progression. Sur ces feuilles je lisais que des plaintes client avaient été enregistrées contre moi alors que je n'avais eu que des louanges. Il y était aussi mentionné que j'avais fait des erreurs de surestimation de bijou à l'achat et inversement à la vente, entrainait des pertes sèches pour la boutique.
Devant cette situation, je me doutais bien qu'Edouard y était pour quelque chose. Je suis resté quelque seconde muette avant de me ressaisir. J'ai voulu plaider ma cause mais le big boss m'a stoppé net. Il m'a fait comprendre que les chiffres parlaient pour moi. C'est là que son assistante repris la main, un peu gênée d'avoir le mauvais rôle, pour m'annoncer mon renvoi.
J'étais virée pour des chiffres trafiqués et avoir refusé de me laisser faire. Je regardais Edouard et son air satisfait. J'avais envie de lui sauter à la gorge mais ça aurait empiré la situation. Ils m'ont assuré qu'ils me paieraient mon solde et tout ce qu'il faut en fonction de la législation en vigueur mais que ce serait bien que je parte à la fin de la semaine. Mon monde s'écroulait. Quand je suis sortie de la salle, tout le monde m'attendait. C'est après qu'ils m'aient demandé un « Et alors ? Comment ça s'est passé » que je suis parti me refugier aux toilettes sans leur répondre.
J'étais en larme aux toilettes quand Marie est arrivée. Là, je lui ai tout raconté. Ce qu'Edouard avait fait et comment mon entretien fut aussi expéditif. C'est là qu'elle m'a dit alors « Quel dommage que tu n'aies pas fait de copies de ces documents ». Je me suis arrêté un moment avant de me dire « mais si je me suis fait des copies ». J'ai alors pris mon téléphone et cherché dans les photos. Ne sachant pas comment faire à l'époque, j'avais photographié l'écran. Je pouvais ensuite montrer ça à mes parents pour leur montrer que tout allait bien. Chaque photo était datée. J'avais là la preuve que les documents que le big boss avait étaient falsifiés. Sur le moment, je me suis dit « Avec ça je le tiens par les couilles ». J'ai remercié Marie et je me suis arrangé.
Il fallait que je leur parle. J'ai terminé ma journée et à un moment j'ai pu coincer l'assistante Nathaly alors qu'elle allait aux toilettes. Elle a semblé troublée par ce que je lui ai dit mais a prétextée ne rien pouvoir faire. Elle m'a dit que ma seule chance allait être de plaider directement ma cause auprès du boss lui-même. Elle me donna alors l'adresse de l'hôtel où ils étaient descendus. « A vous d'être convaincante et ne soyez pas en retard. Vous n'aurez probablement pas de deuxième chance » m'a-t-elle dit après m'avoir indiqué qu'ils allaient manger au restaurant et leur horaire approximatif de retour. Comme j'étais de fermeture, à un moment le boss et son assistante sont partis me laissant seule avec Edouard. Il s'est approché de moi et m'a mis la main aux fesses. Je me suis retourné et je lui ai mis la mienne dans la figure.
Ce n'est que le lendemain que mon père a voulu savoir ce qu'il s'était passé pour que je les ignore comme ça. Je n'ai rien dit. Edouard était un de ses meilleurs copains. Il ne m'aurait pas cru de toute façon. Je suis alors parti au travail la boule au ventre le lendemain. Curieusement, Edouard a semblé agir comme si il ne s'était rien passé la veille. Ce n'est que plus tard que j'ai commencé à remarquer des changements. Tout d'abord dans les plannings. La boutique ouvrait à 8h le matin et fermait à 19h le soir. D'ordinaire, ceux qui sont d'ouverture ne faisait pas la fermeture et inversement. Là, j'étais d'ouverture et de fermeture mais pour ne pas avoir d'heure sup à me payer j'avais une longue, très longue pause à midi : quatre heures. Le soir même, je suis allé en parler à Edouard qui m'a clairement fait comprendre qu'il avait bien l'intention de m'en faire baver. Pour lui, la seule solution que j'avais pour changer ça, c'était de ramper devant lui sous son bureau et de m'offrir complètement à lui. Je lui ai clairement répondu « même pas en rêve » en claquant la porte.
Ainsi Edouard voulait me faire céder ? il n'a jamais réussi. J'avais des journées à rallonge mais je m'en sortais. Par contre, j'ai bien remarqué qu'il voulait me pousser à la faute. Comment s'y est-il pris ? Oh c'était facile. Il envoyait des consignes sur nos espaces personnels … à tout le monde sauf à moi pour que je me plante, prétextant avoir informé tout le monde. Nous étions quatre vendeuses et les trois autres semblaient bien se douter de quelque chose. Ne voulant pas ébruiter la tentative d'abus de la part du boss sur moi, imaginant comment ça pouvait être déformé par la suite, j'avais gardé le silence. L'une d'elle, Marie, était devenue une vraie copine. C'est vers elle que je me retournais pour les nouvelles.
C'est grâce à elle que j'ai appris, par exemple que le Big boss, le PDG de la maison mère aux USA allait venir en personne faire un audit durant une semaine. Elle m'a alors indiqué qu'un dress-code avait été exigé pour cette venue : Il fallait porter du jaune ; pas complètement mais il fallait qu'on le voit. Pourquoi le jaune ? Rien avoir avec Brice de nice, le pseudo surfeur blond qui casse les couilles à tout le monde, non c'était parce que le gars s'appelait Goldman et que le logo de la boite symbolisait principalement un lingot d'or tout simplement. Curieusement et comme pour le reste d'ailleurs, on ne m'avait pas averti. Heureusement j'ai pu me préparer. Chemisier jaune, foulard jaune autour du cou, jupe jaune et tailleur bleu pour justement faire ressortir le jaune en jouant sur les contrastes et escarpin bleu. J'étais fin prête pour voir la gueule d'Edouard qui devait surement compter sur une erreur vestimentaire de ma part face au boss.
Pour me détacher, j'ai voulu me renseigner sur le boss. Wilford Goldman, originaire du Texas, 37 ans au moment des faits et PDG d'une boite de vente et Négoce de pierres et métaux précieux, donc où je suis employée aujourd'hui. Grand sportif à l'université, curieusement on ne trouvait plus de photo de lui sur internet après ses 21 ans et un évènement tragique : la mort de ses parents (couple aisé qui avait fait fortune dans le pétrole) dans un accident d'avion. Sur les quelques photos que j'avais trouvé il était beau, grand et costaud. Il avait l'air plutôt bel homme et sous certains aspect me faisait penser à Gérard Depardieu au début des années 80. Je n'allais pas le draguer mais essayé d'avoir une conversation avec lui pourquoi pas. J'avais un niveau d'anglais suffisant pour pouvoir le faire. A ce moment-là, j'étais loin d'imaginer que j'allais vivre une des semaines les plus importantes de ma vie.
Quand la semaine de l'audit est arrivée et que je suis entrée dans la boutique, j'ai vu la surprise sur le visage d'Edouard. Je l'ai salué de loin et on a attendu les autres personnes. Le boss devait arriver pour 9h. On était tous là, en rang, près à l'accueillir. Moi je croyais savoir à quoi il allait ressembler. Pourquoi croyais ? Et bien parce que j'ai eu une surprise quand on l'a vu descendre du taxi. Tout d'abord c'est son assistante qui est sortie. Edouard était parti à sa rencontre et ils se sont serré la main. Cette assistante était une belle brune bien proportionnée mais surtout avec une poitrine … Mon dieu, quel volume ! Entre nous, en observant Edouard, on a bien remarqué qu'il avait du mal à la regarder dans les yeux.
Ils ont ouvert la porte de la voiture et là, on a vu un type grand mais gras, très gras. Quand je disais qu'il me faisait penser à Gérard Depardieu au début des années 80 sur les photos trouvées sur le net, là on avait droit à la version Obélix (sans les tresses). Il portait un costume gris sur mesure (vu le volume, une telle taille ne se fait que sur mesure), chemise blanche et cravate jaune dorée assortie à sa pochette (dress-code oblige), une épaisse moustache façon Dupond et Dupont dans tintin qui semblait lui donner dix ans de plus, un stetson de cowboy, des chaussures faites en peau de … je ne sais pas trop quoi en tout cas un truc avec des écailles et enfin le petit détail qui tue la boucle de ceinture ovale dorée avec ses initiales dessus.
Ainsi, Edouard, le PDG et son assistante Nathaly nous faisait face. Le Big Boss (pour le coup Big prenait tout son sens avec lui) prononça un « Bonjour Everybody » avant de claquer des doigts et de laisser place à son assistante qui parlait Français tout en gardant un fort accent américain. Là, cette femme en tailleur strict, coiffée d'un chignon et d'une paire de lunettes fines nous annonça l'objectif de leur venue. Ils étaient là pour inspecter la comptabilité, nos méthodes de travail et les corriger au besoin. Elle nous annonça quand même que, si ça s'avérait nécessaire, ils n'auraient aucun scrupule à virer ceux qui ne font plus l'affaire.
Personnellement je n'avais rien à craindre. Mes performances parlaient pour moi. Mais c'est quand j'ai croisé le regard d'Edouard que j'ai compris, il avait préparé un truc. Visiblement un planning d'entretien individuel avait été prévu. Comme d'habitude, on ne m'avait pas prévenu. Nous étions donc Lundi et cet après-midi, c'était au tour du gars qui faisait la logistique. Ensuite mardi, mercredi, jeudi et vendredi, c'était à nous les vendeuses et, visiblement, j'étais prévu le mardi, la première. C'était le lendemain. Peu de temps pour me préparer donc. Il allait falloir potasser mon argumentaire et préparer ma défense fasse à Edouard.
En fin d'après-midi, on a quand même demandé au premier qui était passé, comment c'était. Il nous a dit que, même si il paraissait froid, il lui avait paru sympathique. Edouard était là avec le PDG et son assistante et c'était resté cordial. Le lendemain ça allait être mon tour. Je savais que ça risquait d'être une autre chanson … et j'ai eu raison car quand ce fut mon tour, ça a été un carnage.
A mon entrée, dans la salle de réunion, je me suis assise. Le Big boss consultait des papiers m'a soudainement regardé, a balancé ses feuilles sur la table en me demandant « Are you Kidding me ? ». Il venait littéralement de me demander si je me foutais de sa gueule. Ça m'a complètement déstabilisé. Je ne savais plus quoi dire. Pourtant la veille, il m'avait observé avec son assistante en rendez-vous avec une cliente. Ils semblaient satisfaits. J'ai alors empoigné les feuilles qu'il lisait et là, j'ai remarqué que c'était mes scorecard mais avec les mauvais chiffres. Tout était faux. Je le savais car souvent je les consultais pour voir ma progression. Sur ces feuilles je lisais que des plaintes client avaient été enregistrées contre moi alors que je n'avais eu que des louanges. Il y était aussi mentionné que j'avais fait des erreurs de surestimation de bijou à l'achat et inversement à la vente, entrainait des pertes sèches pour la boutique.
Devant cette situation, je me doutais bien qu'Edouard y était pour quelque chose. Je suis resté quelque seconde muette avant de me ressaisir. J'ai voulu plaider ma cause mais le big boss m'a stoppé net. Il m'a fait comprendre que les chiffres parlaient pour moi. C'est là que son assistante repris la main, un peu gênée d'avoir le mauvais rôle, pour m'annoncer mon renvoi.
J'étais virée pour des chiffres trafiqués et avoir refusé de me laisser faire. Je regardais Edouard et son air satisfait. J'avais envie de lui sauter à la gorge mais ça aurait empiré la situation. Ils m'ont assuré qu'ils me paieraient mon solde et tout ce qu'il faut en fonction de la législation en vigueur mais que ce serait bien que je parte à la fin de la semaine. Mon monde s'écroulait. Quand je suis sortie de la salle, tout le monde m'attendait. C'est après qu'ils m'aient demandé un « Et alors ? Comment ça s'est passé » que je suis parti me refugier aux toilettes sans leur répondre.
J'étais en larme aux toilettes quand Marie est arrivée. Là, je lui ai tout raconté. Ce qu'Edouard avait fait et comment mon entretien fut aussi expéditif. C'est là qu'elle m'a dit alors « Quel dommage que tu n'aies pas fait de copies de ces documents ». Je me suis arrêté un moment avant de me dire « mais si je me suis fait des copies ». J'ai alors pris mon téléphone et cherché dans les photos. Ne sachant pas comment faire à l'époque, j'avais photographié l'écran. Je pouvais ensuite montrer ça à mes parents pour leur montrer que tout allait bien. Chaque photo était datée. J'avais là la preuve que les documents que le big boss avait étaient falsifiés. Sur le moment, je me suis dit « Avec ça je le tiens par les couilles ». J'ai remercié Marie et je me suis arrangé.
Il fallait que je leur parle. J'ai terminé ma journée et à un moment j'ai pu coincer l'assistante Nathaly alors qu'elle allait aux toilettes. Elle a semblé troublée par ce que je lui ai dit mais a prétextée ne rien pouvoir faire. Elle m'a dit que ma seule chance allait être de plaider directement ma cause auprès du boss lui-même. Elle me donna alors l'adresse de l'hôtel où ils étaient descendus. « A vous d'être convaincante et ne soyez pas en retard. Vous n'aurez probablement pas de deuxième chance » m'a-t-elle dit après m'avoir indiqué qu'ils allaient manger au restaurant et leur horaire approximatif de retour. Comme j'étais de fermeture, à un moment le boss et son assistante sont partis me laissant seule avec Edouard. Il s'est approché de moi et m'a mis la main aux fesses. Je me suis retourné et je lui ai mis la mienne dans la figure.
- Mais c'est qu'elle est encore vaillante la garce.
- Vous savez tout autant que moi que les chiffres étaient faux.
- Oui je le sais. C'était plutôt bien fait. Je te l'avais dit que tu allais me le payer. Après … si tu veux te racheter mon bureau est ouvert. T'as juste à retirer ta culotte et …
- Plutôt lécher la cuvette des chiotes.
- Attention si tu continues …
- Vous allez faire quoi ? me virer ? C'est déjà fait. Faites gaffes car c'est quand on est au pied du mur et qu'on a plus rien à perdre qu'on est le plus dangereux. Maintenant moi je m'en vais.
- Eh mais t'as pas fini.
- Faites le vous-même.
- Vous savez tout autant que moi que les chiffres étaient faux.
- Oui je le sais. C'était plutôt bien fait. Je te l'avais dit que tu allais me le payer. Après … si tu veux te racheter mon bureau est ouvert. T'as juste à retirer ta culotte et …
- Plutôt lécher la cuvette des chiotes.
- Attention si tu continues …
- Vous allez faire quoi ? me virer ? C'est déjà fait. Faites gaffes car c'est quand on est au pied du mur et qu'on a plus rien à perdre qu'on est le plus dangereux. Maintenant moi je m'en vais.
- Eh mais t'as pas fini.
- Faites le vous-même.
Je suis parti de la boutique en courant. J'ai attrapé un casse dalle, dans une sandwicherie, que j'ai avalé sur le trajet. Il fallait que je réussisse. En sortant du Metro, j'ai marché quelque minutes jusqu'à l'hôtel. Je me suis arrangée pour avoir l'air au minimum présentable. J'ai demandé à la réception s'ils étaient revenus. Devant la réponse négative de la réceptionniste, je me suis assise et j'ai attendu. J'ai bien attendu une heure avant de les voir entrer. Je me suis alors levé, je me suis répété « allez ma grande, c'est à toi de jouer » et je suis allé à leur rencontre.
Quand il s'est aperçu de ma présence, le PDG n'était pas très content de me voir. Il restait stoïque avec un regard dur et froid. Toutefois il sembla intéressé de ce que je pouvais avoir à lui dire. Il m'invita alors à le suivre, accompagné de Nathaly.
Une fois arrivé dans leur suite, le PDG s'est affalé dans le canapé et m'a demandé ce que j'avais pour lui. Je lui ai alors montré les photos de mes scorecard horodatée. Il les observa et ne prononça qu'un mot : « interesting ». Il les a alors comparés avec celles que Nathaly avait conservé, celles de mon entretien, dans son appareil qui me paraissait bizarre. Cet appareil était visiblement l'ancêtre de la tablette d'aujourd'hui, pas encore commercialisé au moment des faits. Pendant qu'ils discutaient en consultant tout ça, je les observais. Ce « Pupitre » comme je l'appelais à l'époque était un écran tactile de bonne taille, assez épais mine de rien, muni d'un stylet et de nombreuses prises USB et d'autres que je ne connaissais pas encore à l'époque. Mais ce n'était pas la seule chose qui me troublait.
Depuis qu'ils étaient arrivés à Paris, plusieurs fois j'avais vu le Boss réagir à des questions exprimées en français mais sans que son assistante les traduisent. Bizarre pour quelqu'un qui ne parlait pas notre langue. Par contre, je l'ai vu bien souvent consulter discrètement son téléphone portable juste avant. Pendant un moment je me suis demandé s'il ne recevait pas les traductions sur son téléphone, envoyé par exemple par la tablette de son assistante qui semblait être doté d'un microphone interne. Je partais dans un délire de matériel d'espion quand je fus ramené à la réalité. Le Boss me rendit mon téléphone et parti s'enfermer dans la chambre avec Nathaly pour discuter. Avais-je soulevé un lièvre ?
Ils sont restés enfermés durant de longues minutes avant de revenir. Le boss repris place dans le canapé et il gardait son téléphone en main. C'est là que Nathaly m'informa que ce que je leur avais montré était très troublant mais elle m'indiqua aussi que Mr Goldman refusait de changer sa décision. J'étais estomaquée. J'étais tellement sûre qu'en apportant la preuve de ma bonne foi que mon renvoi serait annulé que j'ai presque commencé à pleurer. Toutefois, Nathaly m'informa d'une opportunité.
Après plus de dix ans au service du PDG, elle a émis l'envie de partir faire autre chose. Mr Goldman était d'accord mais à condition de se trouver une remplaçante. C'est à moi qu'elle proposa cette chance. Là elle me fit un descriptif du poste : secrétariat, accompagnement, traduction à l'étranger, … Ce job était loin de me plaire. Quand elle me donna le chiffre de la rémunération, J'étais étonné que ce soit au même salaire annuel que l'actuel. Elle me fit remarquer que ce chiffre n'était pas en Euro mais en Dollars et que c'était le salaire mensuel et non annuel qu'elle m'avait donné. J'ai sorti ma calculatrice et je me suis rendu compte qu'on me proposait un boulot payé dix fois plus que maintenant.
Elle énumérait d'autres avantages : stock option, appartement de fonction, … Tout cela était alléchant mais une telle somme pour du secrétariat ? Ça me paraissait Bizarre. Quand je lui ai demandé si elle me cachait quelque chose, elle confirma qu'il y avait autre chose. Outre le fait de bosser comme une dingue environs cinquante heures par semaine, il y avait autre chose qu'elle ne semblait pas me dire. Le PDG, qui avait les yeux constamment rivés sur son téléphone, semblait la regarder avec un air du genre « bah alors ? Tu vas lui cracher le morceau ? ». C'est là qu'elle me dit alors qu'il y avait une autre condition à accepter pour le poste mais elle semblait tourner autour du pot. C'est là que le PDG lui coupa la parole en disant « Blowjob and fuck ».
Je me doutais qu'il y avait un piège. Avec les collègues, quand on a vu Nathaly avec ses gros seins, on se doutait qu'elle devait passer sous le bureau du Boss et aussi dans son plumard. Ainsi la condition pour accepter ce boulot était de sucer le patron et de coucher avec lui, régulièrement je supposais. Je lui ai dit que je ne pouvais pas accepter. Elle a bien essayé de me retenir mais je commençais à prendre mes affaires pour partir. Ce n'est que quand j'ai posé ma main sur la poignée de la porte que j'ai senti la main du PDG m'empêcher de partir. Là il m'avoua qu'il savait qu'Edouard n'était pas net et qu'il voulait enquêter sur lui. Me voir venir défendre ma cause moi-même l'avait impressionné et je leur avais donné un début de piste avec mes scorecard trafiquées. Il m'a même dit « I need you ». C'est là que je lui ai fait remarquer son petit manège avec son téléphone et le fait qu'il avait réagi à des paroles en français non traduites.
Ils furent très étonnés que j'ai remarqué ça. Mr Goldman m'a alors complimenté d'un « You are very smart”. Comme je le soupçonnais, il s'agissait bien d'un système de traduction. L'appareil de l'assistante enregistrait tout avec son micro et traduisait mot pour mot en direct, avec plus ou moins de succès. Ainsi, le Patron pouvait capter des infos qu'on aurait voulu lui cacher en parlant une autre langue. Je leur ai dit malgré tout que je n'étais pas prête à accepter un boulot si j'étais obligé de coucher. Toutefois, désireuse de les voir faire tomber l'autre gros porc, je leur ai dit que je ne dirais rien sur le vrai but de leur venue.
C'est là-dessus que je suis parti. Evidemment, Nathaly est venue me rejoindre pour s'excuser. Elle était désolée que je réagisse comme ça. Elle a tenté de me faire comprendre que, le sexe faisant parti du boulot, ça permettait de se détendre durant et après les longues journées de travail. Elle essaya de me décrire le boss comme quelqu'un de très jovial d'ordinaire … bref, elle tentait d'embellir la situation liée au poste qu'on venait de me proposer mais je n'étais pas idiote. Je lui ai bien dit que rien ne me ferait changer d'avis. Elle est partie déçue et moi aussi mais pas pour les même raisons.
Durant le trajet de retour, je me suis demandé « mais comment je vais annoncer ça à mes parents moi ? » … Et bien, pas la peine de demander, ils étaient déjà au courant car Edouard les avait appelés pour enfoncer le clou et ma mère m'a accueilli avec une baffe. Je me suis pris une de ces engueulade, … comme si j'avais été responsable de tous les maux de la terre. Même si mon père tentait de la calmer, pour elle, à cause de mon renvoi, on allait se retrouver sous les ponts. Je ne pouvais pas en placer une. Il fallait qu'elle se taise, je ne la supportais plus. Quand enfin elle m'a demandé ce que j'avais à dire pour ma défense, je lui ai dit qu'on m'avait proposé un autre boulot. A cette annonce elle s'est calmée et m'a de suite demandé « c'est payé combien ? ». Je suis resté vague et prétextant une dure journée j'ai voulu aller me coucher, me rendant compte que je venais de me mettre dans la mouise.
Une fois dans ma chambre, sous mes draps je me suis dit « mais pourquoi je lui ai dit ça ? Je suis dans une merde monumentale maintenant. Mais quelle conne ! ». J'avais clairement refusé ce boulot aux States à cause des conditions. Comment allaient réagir mes parents quand ils réaliseront que je les avais baladé ? Accepter ce boulot ou rester sur mes positions ? Là était mon dilemme et c'est là que ça a fait tilt « Si je refuse, mes parents vont me faire vivre un enfer. Si j'accepte, je pars là-bas, je serais seule et ils ne seront plus avec moi pour me surveiller. Je serais libre … LIBRE ! » … bon ça impliquait de faire des saloperies avec l'autre pachyderme mais au moins ça valait le coup. J'étais sûr que je pouvais négocier avec lui. J'avais une chance de partir vivre ma vie ailleurs sans me faire vampiriser mon salaire par mes parents … « Aller je tente ma chance » me suis-je dit.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()