Ils remontèrent la malle dans le salon.
Élise n’avait toujours pas refermé sa chemise. Le shorty de dentelle noire était trempé entre ses cuisses. On voyait clairement sa chatte à travers le tissu, les lèvres ouvertes, brillantes. Elle posa le carnet de Camille sur la table et resta debout, face à Théo.
Pendant un long moment, elle ne parla pas. Elle le regardait simplement. Comme si elle le voyait vraiment pour la première fois.
— Dis-moi qui tu es, finit-elle par demander d’une voix étrangement calme.
Théo baissa les yeux.
— Théo Renard. C’est le nom de ma mère. Du côté de mon père… je suis un Vale. L’arrière-petit-fils d’Henri. Branche illégitime.
Élise cligna lentement des yeux. Quelque chose se déplaça en elle. Une compréhension froide, nette, presque physique.
— Continue.
— Henri a eu un fils caché. Bien avant Camille. Mon grand-père. Quand il a vieilli, il a cherché quelqu’un de son sang pour finir ce qu’il avait commencé. Il m’a trouvé. Il m’a tout montré. Les photos. Les carnets. La malle. Il m’a dit que Camille était restée inachevée. Et qu’un jour, une femme qui lui ressemblerait assez viendrait. Quelqu’un qu’il faudrait garder. Transformer. Faire rester.
Le silence devint presque étouffant. Élise sentit son cœur battre trop fort, trop bas. Entre ses cuisses, sous la dentelle mouillée, sa chatte se contracta malgré elle. La vérité s’installait en elle comme une lame.
— Tu savais qui j’étais dès le premier jour.
— Oui.
— Tu savais pourquoi j’étais là.
— Oui.
— Et tu as continué. Tu m’as regardée ouvrir les portes. Tu m’as baisée. Tu m’as laissée brûler les négatifs… en sachant que ce n’était qu’une étape.
Théo releva enfin les yeux. Il y avait de la honte. Et autre chose. Quelque chose de plus sombre.
— Au début je voulais juste comprendre. Ensuite je t’ai désirée pour de vrai. Mais la maison était déjà en moi. Le sang aussi. Henri m’avait demandé de terminer ce qu’il avait commencé. De faire en sorte que tu restes. Que tu acceptes. Que tu deviennes la suite.
Élise ferma brièvement les yeux. Quand elle les rouvrit, quelque chose avait changé. La colère n’était plus chaude. Elle était précise. Froide. Presque luxueuse.
Elle s’approcha de lui. Lentement. La chemise grande ouverte laissait voir ses seins dans la dentelle, son ventre, et plus bas le shorty transparent collé à sa chatte trempée. Elle s’arrêta juste devant ses genoux.
— Enlève ton pantalon.
Théo hésita.
— Élise…
— Enlève-le. Maintenant. Ou je brûle tout ce soir et tu sors d’ici avec rien.
Il obéit. Sa queue était déjà dure. Élise la regarda longuement, sans toucher. Puis elle s’agenouilla entre ses cuisses. Elle ne le prit pas en bouche tout de suite. Elle resta là, le visage tout près, le souffle chaud contre son sexe.
— Tu allais me garder, murmura-t-elle. Comme il avait gardé Camille. Peut-être pas dans une malle. Mais ici. Dans cette maison. Dans ce lit. Jusqu’à ce que je ne sache plus qui j’étais.
— Oui.
Élise sortit la langue et lécha très lentement le long de sa queue, de la base jusqu’au sommet. Une seule fois. Théo frissonna. Elle releva les yeux vers lui.
— Tu bandes encore. Même maintenant. Même en admettant ce que tu allais me faire.
Elle l’ouvrit la bouche et l’enfonça profondément. Elle le suça avec une lenteur cruelle, presque clinique, en le regardant fixement. Chaque fois qu’il approchait trop, elle s’arrêtait net, le tenait juste entre ses lèvres, et attendait qu’il redescende. Puis elle recommençait. Théo gémissait, les mains crispées sur le canapé.
Élise se redressa, écarta le shorty sur le côté, et montra sa chatte. Ouverte. Trempée. Luisante.
— Tu vois comme je suis mouillée ? Même en apprenant que tu allais me transformer en une autre. Même en apprenant que tu es de son sang. Mon corps te veut encore. Et c’est ça, ta vraie torture.
Elle s’assit sur lui d’un seul mouvement, l’enfonçant entièrement en elle. Un gémissement rauque lui échappa. Elle commença à le chevaucher lentement, très lentement, en contrôlant chaque centimètre. Ses mains posées sur ses épaules, elle l’empêchait de bouger.
— Tu ne touches pas, ordonna-t-elle. Tu ne bouges pas. Tu restes en moi. Et tu prends ce que je te donne.
Elle le niquait avec une précision presque sadique. Tantôt profonde et lente, tantôt plus rapide, puis elle s’arrêtait complètement, le serrant en elle, le regardant souffrir du manque. Chaque fois que Théo essayait d’accélérer des hanches, elle se soulevait jusqu’à ne plus garder que le gland en elle et attendait.
— Tu voulais me garder, souffla-t-elle. Me photographier. Me baiser jusqu’à ce que je devienne Camille. Alors regarde-moi. Regarde-moi pendant que c’est moi qui te garde. Pendant que c’est moi qui décide quand ta queue a le droit de jouir.
Elle reprit un rythme plus ferme, plus profond. Sa chatte faisait des bruits obscènes à chaque descente. Elle se caressait le clitoris en même temps, les yeux dans les siens. Elle jouit une première fois en se contractant fort autour de lui, sans le laisser venir. Puis elle continua, plus crue, plus exigeante.
— Tu vas tout me dire, gémit-elle entre deux coups de reins. Chaque ordre qu’il t’a donné. Chaque fois où tu as failli me droguer. Me photographier. M’enfermer. Tout.
— Oui… putain oui…
Elle s’arrêta net, le sexe entièrement enfoncé en elle, et le serra.
— Alors commence. Maintenant. Pendant que ta queue est dans ma chatte.
Théo parla. D’une voix brisée, haletante. Il raconta les consignes d’Henri. Les suggestions. Les doutes. Les nuits où il était resté derrière sa porte à l’écouter se doigter. Les fois où il avait failli sortir un appareil. Élise l’écoutait en le chevauchant très lentement, en le torturant avec son corps, en le privant juste assez pour le garder au bord.
Quand il eut tout dit, elle accéléra enfin. Fort. Profond. Presque violent. Elle jouit une deuxième fois en criant, puis se retira d’un coup, s’agenouilla, et le prit en bouche jusqu’au bout pour le forcer à se vider dans sa gorge. Théo cria. Elle avala, se redressa, et s’essuya les lèvres avec deux doigts.
Le shorty était trempé, transparent, collé à sa chatte ouverte. Elle se tenait devant lui, les cuisses brillantes, les seins sortis de la dentelle, le regard clair et impitoyable.
— Maintenant, tu sais à qui appartient cette maison, dit-elle d’une voix basse.
Et tu sais à qui tu appartiens… tant que je décide de te garder.
Elle tourna les talons et monta l’escalier.
À chaque marche, sa chatte trempée froissait contre la dentelle.
Derrière elle, Théo resta assis dans le silence.
Pour la première fois,
ce n’était plus la maison qui le regardait.
C’était elle.
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