Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Là où le désir s’était endormi — Chapitre 5 · Après lui, plus jamais rien comme avant
Auteur
Là où le désir s’était endormi
Chapitre 5 · Après lui, plus jamais rien comme avant
Damien se retira doucement. Il s'allongea à côté d'elle, la tira contre lui. Sa peau était chaude. Ses bras l'enveloppèrent. Camille posa la tête sur son torse, écouta sa respiration se calmer.
— C'était… dit-elle.
— Je sais.
— J'ai jamais…
— Je sais. C'est pour ça.
— Je sais.
— J'ai jamais…
— Je sais. C'est pour ça.
Dehors, la pluie avait repris. Fine. Régulière. Comme si le ciel aussi avait besoin de se laver.
Camille se tourna vers lui. Ses mains trouvèrent son épaule, le pressèrent doucement. Elle se redressa sur un coude, le regarda — ses yeux étaient encore embués, mais il y avait autre chose dedans maintenant. De la curiosité. De l'audace.
Elle se mit à califourchon sur lui. Ses genoux s'enfoncèrent dans le matelas de chaque côté de ses hanches. Sa robe noire était remontée jusqu'à la taille, son sexe encore chaud et humide frôlait le ventre de Damien. Il posa les mains sur ses cuisses, sans la retenir, juste pour la sentir.
— Tu décides, dit-il.
— Je sais.
— Je sais.
Elle se pencha en avant. Ses seins lourds pendaient au-dessus de son torse, le jersey noir tendu. Elle les prit dans ses mains, les souleva, les pressa ensemble. Ses tétons durcis dépassaient entre ses doigts. Elle les pinça doucement, roula les pointes, et gémit toute seule. Damien regardait, les mains immobiles sur ses cuisses, le souffle qui reprenait.
— T'aimes te regarder ?
— J'aime que tu regardes.
— Alors regarde-toi.
— J'aime que tu regardes.
— Alors regarde-toi.
Elle redressa le dos. Ses mains descendirent le long de son ventre, retrouvèrent son sexe à travers le tissu de la robe. Elle écarta les cuisses un peu plus, s'abaissa sur lui. Le bout de sa queue la frôla. Elle gémit. Elle bougea les hanches en petits cercles, sentant la pointe glisser contre elle, humide contre humide. Damien serra les dents.
— Prends-le, dit-il. À ton rythme.
Elle s'abaissa. Un centimètre. Deux. Son corps l'accueillit, chaud, serré. Elle s'arrêta là, pleine, les mains à plat sur sa poitrine. Elle sentait chaque battement de son cœur sous ses paumes. Puis elle commença à bouger. De bas en haut. Lentement. Ses seins suivaient le mouvement, lourds, rebondissants. Le jersey glissait sur sa peau.
— Comme ça, murmura Damien. Exactement comme ça.
Elle accéléra. Ses hanches prenaient de l'ampleur. Le son de ses cuisses contre les siennes remplissait la chambre. Ses gémissements devenaient plus forts, moins contrôlés. Ses mains quittaient sa poitrine pour s'agripper aux épaules de Damien, puis à la tête de lit. Elle se penchait en avant, ses seins frôlaient son visage, et il les prit dans sa bouche à travers le tissu, mordit doucement un téton à travers le jersey. Camille cria.
Le rythme devint bestial. Elle chevauchait maintenant sans retenue, les hanches claquant, le lit tremblant. Ses seins rebondissaient librement. Damien la regardait monter et descendre sur lui, les yeux noirs, les mains qui serraient ses hanches pour l'accompagner. Elle sentait son propre plaisir remonter, différent cette fois — plus profond, plus ancien, comme si son corps avait attendu exactement ce mouvement-là depuis toujours.
— Damien, je vais…
— Vas-y. Je suis en toi.
— Vas-y. Je suis en toi.
Elle jouit, le corps secoué, les cuisses tremblantes autour de lui. Damien la retint par les hanches, la maintint contre lui, prolongea chaque vague jusqu'à ce qu'elle s'effondre sur sa poitrine, essoufflée, le front contre son cou.
Ils restèrent là. Lui en elle. Le silence. La pluie contre la fenêtre.
Puis Damien la retourna. Doucement, sans la brusquer. Il la plaça à quatre pattes au bord du lit, son visage contre le drap. Il releva sa robe sur ses reins. Et là, il la regarda. Vraiment.
Son cul était bombé, rond, parfait. Pas une trace de cellulite. La peau tendue, lisse, dorée par la lumière grise de l'après-midi. Les cuisses fermes de chaque côté. Camille sentit son regard comme une caresse.
— Putain, dit-il. T'as un cul de rêve.
— T'es sérieux ?
— Sérieux. C'est le plus beau truc que j'aie vu de ma vie.
— T'es sérieux ?
— Sérieux. C'est le plus beau truc que j'aie vu de ma vie.
Il posa les deux mains dessus. Les paumes couvrirent chaque fesse. Il les écarta doucement, exposa tout. Camille rougit, voulut se cacher. Il la retint.
— Reste comme ça.
Il se pencha. Sa langue toucha son intimité par-derrière. Camille sursauta. Puis elle gémit. Il lécha, lentement, de bas en haut, en évitant l'endroit qu'elle voulait. Elle cambra le dos toute seule. Il sourit contre sa peau.
— Cambrée. Comme ça. Parfait.
Il se redressa. Il prit sa queue, la guida contre son entrée. Il poussa. Elle était encore ouverte, encore chaude. Il entra d'un coup, profond. Camille cria dans le drap. Il la prit par les hanches, la guida — cambre le dos, pose les seins sur le lit, relève le cul. Elle obéit, maladroite au début, cherchant la position. Il l'aida, les mains fermes mais douces, jusqu'à ce que son dos soit un arc parfait et son cul tendu, offert.
— Comme ça. Ne bouge plus.
Il commença. Longuement. Des coups profonds, réguliers, qui la faisaient avancer sur le lit à chaque poussée. Camille gémissait dans le drap, les doigts crispés. Le plaisir montait encore, plus fort que tout ce qu'elle avait connu. Damien glissa une main sous elle, trouva son clitoris, le caressa en cercles pendant qu'il la prenait. L'autre main descendit le long de sa colonne, atteignit sa rondelle. Le bout du pouce la frôla. Juste un contact. Pas d'entrée.
Camille gémit plus fort. Le pouce tourna doucement autour, appuya sans forcer. Elle sentit quelque chose monter — un plaisir différent, plus étrange, plus intense. Damien continua ses mouvements lents, profonds, pendant que son pouce explorait. Quand il sentit son orgasme approcher, il ralentit encore. Des va-et-vient courts, tendres, pour laisser descendre la vague.
Puis il cracha. Un fil de bave tomba sur sa rondelle. Il l'étala du pouce, doucement. Camille sursauta.
— Attends, attends…
— Fais-moi confiance. Je te guide.
— Fais-moi confiance. Je te guide.
Le pouce appuya. Doucement. Le sphincter résista une seconde, puis se détendit d'un coup. Le bout entra. Camille sentit quelque chose d'incroyable — une pression, une plénitude, un plaisir qu'elle ne savait même pas pouvoir exister. Elle poussa son cul contre son pouce. Damien entra un peu plus. Puis un peu plus. Il la doigtait maintenant, doucement au début, puis plus fort, en rythme avec ses coups de reins.
— Damien… c'est…
— Je sais. T'aimes ça.
— Oui. Putain, oui.
— Je sais. T'aimes ça.
— Oui. Putain, oui.
Il retira son pouce. Camille gémit de frustration. Puis elle sentit autre chose. Le bout de sa queue, pressé contre sa rondelle. Il appuya. Le gland poussa. Elle sentit sa peau s'étirer, s'ouvrir. Doucement. Il caressait sa chatte en même temps, ses doigts glissant dans son humidité, et ça la rendait folle. Elle grognait. Elle se tordait. Le gland entra d'un coup.
— Oh mon Dieu.
Il resta là. Immobile. Laissant son corps s'habituer. Puis il commença à bouger. Très lentement. Chaque centimètre était une découverte. Camille sentait tout — la pression, la chaleur, l'étrangeté délicieuse. Ses gémissements devenaient des cris. Damien l'attrapa par les hanches et la prit, longuement, profondément, ses doigts ne cessant jamais de la caresser en dessous. Le lit cognait contre le mur. Camille sentait son ventre se contracter, son plaisir remonter par vagues de plus en plus fortes. Ses doigts griffaient le drap. Sa respiration était saccadée, hachée.
— Damien…
— Vas-y.
— Vas-y.
Un seul mot. Elle jouit, le corps secoué, les ongles plantés dans le drap, le nom de Damien sur les lèvres. Damien soufflait fort maintenant, presque en grognant. Ses mains serraient ses hanches à s'en faire mal.
— Tu veux que j'arrête ?
— Non. Jamais. Continue.
— Non. Jamais. Continue.
Il continua. Ses hanches claquaient contre ses fesses, le son résonnait dans toute la pièce. Ses gémissements étaient rauques, animaux.
— Putain… putain, Camille… j'vais jouir…
— Oui… viens…
— Oui… viens…
Il se retira d'un coup. Camille sentit un vide soudain, une frustration brûlante. Puis elle sentit quelque chose de chaud sur son dos. Des jets épais, longs, qui tombaient un par un entre ses omoplates, coulaient le long de sa colonne. Damien gémissait fort, sa main travaillait ce qui restait, tirant les dernières gouttes. Elle sentait la chaleur couler sur sa peau, épaisse, vivante.
Il s'effondra à côté d'elle, le souffle coupé. Camille resta à quatre pattes un instant, le dos offert, les jets qui refroidissaient lentement sur sa peau. Puis elle se retourna, s'allongea contre lui. Il la prit dans ses bras sans un mot. La pluie tapait toujours contre la fenêtre.
Damien la serra contre lui. Sa peau était encore chaude, collée à la sienne par la sueur. Camille posa la tête sur son torse, écouta son cœur ralentir. Ses doigts traçaient des lignes paresseuses sur ses abdominaux, suivaient la ligne de poils fins, remontaient vers les tatouages sur ses côtes.
— T'as froid ? demanda Damien.
— Non. J'ai juste les jambes en coton.
— C'est normal. T'en as pris pour ton grade.
— Non. J'ai juste les jambes en coton.
— C'est normal. T'en as pris pour ton grade.
Elle rit. Un petit rire essoufflé. Puis le silence revint, plus doux cette fois. Pas le silence poli de son mariage. Un silence rempli.
— Damien…
— Ouais.
— C'était la première fois que quelqu'un me prenait comme ça. Pas juste le sexe. Tout le reste. Le regard. La patience. Le fait que tu m'aies demandé ce que je voulais.
— T'as jamais eu ça ?
— Thomas… il m'aimait. Je crois. Mais il m'a jamais vue. Toi, t'as vu en vingt minutes ce qu'il a pas vu en dix ans.
— Ouais.
— C'était la première fois que quelqu'un me prenait comme ça. Pas juste le sexe. Tout le reste. Le regard. La patience. Le fait que tu m'aies demandé ce que je voulais.
— T'as jamais eu ça ?
— Thomas… il m'aimait. Je crois. Mais il m'a jamais vue. Toi, t'as vu en vingt minutes ce qu'il a pas vu en dix ans.
Damien resta silencieux un moment. Sa main caressait ses cheveux, lentement, du bout des doigts. Elle sentait sa respiration se poser, son torse se soulever une fois, lentement, avant qu'il parle.
— Y'a des mecs comme ça. Ils prennent une femme, ils la rangent, et ils oublient de la regarder. C'est pas de la méchanceté. C'est de l'aveuglement.
— Et toi, t'es pas aveugle ?
— Non. Mais j'ai pas promis d'être parfait non plus. J'ai promis d'être là. C'est différent.
— Et toi, t'es pas aveugle ?
— Non. Mais j'ai pas promis d'être parfait non plus. J'ai promis d'être là. C'est différent.
Camille leva la tête. Il la regardait, les yeux encore sombres mais doux maintenant. Elle se pencha et l'embrassa. Un baiser lent, sans urgence, sans faim. Juste deux bouches qui se retrouvent après avoir tout donné. Ses doigts se perdirent dans ses cheveux. Les siens sur sa nuque. Le temps s'arrêta.
Quand ils se séparèrent, Damien resta un instant le front contre le sien. Puis il se leva. Il enfila son jean, son pull, sa veste. Il ne se pressa pas. Il regarda Camille allongée sur le lit, la robe noire froissée, les cheveux éparpillés, le sourire fatigué.
— T'es magnifique comme ça.
— Va-t'en avant que je te retienne.
— T'as mon numéro.
— Va-t'en avant que je te retienne.
— T'as mon numéro.
Il sourit. Il traversa la chambre, ouvrit la porte, et disparut dans l'escalier. Camille l'entendit descendre les marches, une par une. Puis la porte du bas. Puis le silence.
Elle resta allongée longtemps. Le corps encore chaud, encore ouvert, encore rempli de sensations nouvelles. Elle repensa à tout. À la pluie sur le trottoir. Au doigt qui avait attendu. Au ticket froissé. À la cuisine. Au comptoir. À la chambre. À chaque instant où Damien l'avait regardée comme si elle existait.
Elle était heureuse. Pour la première fois depuis des années, elle était vraiment heureuse. Mais sous le bonheur, il y avait autre chose. Une inquiétude sourde. Thomas allait rentrer. Il allait la regarder, lui parler, peut-être même l'embrasser, et elle saurait. Elle saurait que quelque chose avait changé en elle, que son corps gardait la mémoire de mains qui n'étaient pas les siennes. Elle ne regrettait rien. Mais elle savait que le retour à la vie normale serait plus dur que tout ce qu'elle venait de vivre.
Elle se leva. Ses jambes tremblaient encore. Elle marcha jusqu'à la salle de bain, enfila la douche, et laissa l'eau chaude couler sur son dos. L'eau emporta les traces, les odeurs, les preuves. Mais pas les souvenirs. Ceux-là, elle les garderait. Toujours.
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