Réel
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Valhalla — Chapitre 6 · Ma nuit au Valhalla
Auteure
Valhalla
Chapitre 6 · Ma nuit au Valhalla
Les corbeaux d’Odin et mon corbeau des batailles avaient fait la paix. Il n’y avait plus que le silence et la nuit.
Entièrement nues, nous nous étions affalées l’une sur l’autre, totalement affolées par nos sens en perdition. Et pour en terminer des mots commençant par “aff” je peux vous affirmer que nous étions également affamées l’une de l’autre. Je m’étais tout d’abord étonnée de la douceur de cette femme dans ses étreintes. Puis je m’excitai en comprenant que mon fantasme vivant se laissait simplement emporter sans lutter. Elle semblait être sous le coup d’une sorte de soumission, imposée par mon comportement plutôt entreprenant. Aylin avait joui très vite. Quelques instants seulement, après que pour la première fois, mes doigts caressèrent son antre détrempé. Index et majeur glissant sur sa fente béante sans la pénétrer, je la regardais gémir en se tordant doucement sous mon corps. Nos corps, qui dégouttaient de sueur et se collaient l’un à l’autre avec de légers bruits de succion un peu gênants. Cette moiteur et ces chuintements m’apportaient des sensations aussi désagréables qu’excitantes.
L’orgasme de ma valkyrie n’était pas mort qu’elle jouissait encore, tandis que je tétais tour à tour ses mamelons dressés et que mes doigts prenaient enfin sa chatte. Le visage déformé par une douce grimace de plaisir, elle avait glissé ses grandes mains dans ma tignasse rousse et tirait doucement sur mes mèches décoiffées. Sous l’emprise de cette nouvelle jouissance, elle balbutiait des mots sans suite qui me rendaient positivement folle d’excitation.
J’étais restée délicate un très long moment en découvrant ma valkyrie. Je l’avais dégustée des lèvres comme des doigts. Je lui avais tout pris. Ma bouche et mes mains avaient tout exploré de son corps. J’avais goûté à sa peau sans en oublier la moindre parcelle. J’avais baisé son charmant visage et embrassé ses pieds. Elle avait eu un petit fou rire en me traitant de "Miss Foldingue" quand j’avais sucé ses orteils. Puis son rire s’était étouffé quand j’avouai ne l’avoir jamais fait à une autre fille.
— Et… Tu aimes ?
— Oui. Je trouve ça très érotique. J’en ai eu envie…
— Oui. Je trouve ça très érotique. J’en ai eu envie…
Sa question était un mélange de surprise et de timidité. Quant à ma réponse, elle était sincère et Aylin en était troublée. Elle raffolait et s’affolait de ce que je lui faisais subir. Elle parlait de sa surprise, de l’ampleur de son plaisir. Elle était restée presque deux ans sans rencontrer quelqu’un. Et moi, la première femme de sa vie, je lui faisais découvrir des plaisirs nouveaux. Ses deux orgasmes l’avaient pratiquement épuisée et le second lui avait fait un peu mal en lui tordant le ventre. Et moi, moi, je restais dans un état proche de la frustration en écoutant cette femme parler de ce qu’elle éprouvait. Certes, je m’étais caressée une fois pour calmer mes envies de plaisir devenues pressantes. Maintenant, mon désir se manifestait avec plus d’ampleur encore. Je m’étais fait du bien devant une Aylin très intéressée. Elle avait rougi comme une gamine prise en faute, avant de m’imiter en disant que ce serait la première fois qu’elle le ferait avec quelqu’un face à elle. Ces mots m’avaient aussitôt bousculée et tout en me doigtant rapidement, je m’étais collée à elle, ma bouche sur la sienne.
Je dégustais enfin mon dessert. C’est bien le dessert qui clôture un repas, n’est-ce-pas ? Ou c’est simplement que l’on préfère garder pour la fin, ce qui nous fait le plus envie.
— Oh… Awena…
Je dévorais ce dessert tant désiré tandis que les doigts d’Aylin fouillaient mes cheveux. Je mangeais le fruit gorgé de sucs de ma valkyrie. Délicate et précautionneuse jusqu’ici, il fallait avouer que je n’en pouvais plus d’attendre.
— Je veux te faire jouir encore…
J’avais parlé avec mes lèvres sur sa chatte dégoulinante de plaisir. Ma conquête nordique n’avait pas cessé un instant de mouiller. Une source perpétuelle qui s’écoulait d’une grotte béante. Son intimité et ses cuisses étaient nappées de sa liqueur salée. Évidemment, je n’étais pas en reste et à quatre pattes face à ce fruit succulent, je sentais mon excitation couler sur mes jambes.
— Aylin…
— Oui…
— Oui…
Ma langue s’était enfoncée avec une certaine brusquerie dans une faille très ouverte aux senteurs légèrement poivrées. Puis mon doigt avait doucement caressé un œillet prêt à être cueilli.
— Maintenant…
Un long râle rauque retentit à l’instant précis où je prenais ce que je désirais conquérir. Le petit orifice de ma guerrière nordique se contractait et palpitait sur mon doigt tandis que ma langue fouillait son fruit devenu plus juteux.
— Ah…
Le trésor était pris. Mon attaque avait délicatement bousculé toute défense et mon index rejoignait son grand frère, se logeant entre les globes de chair. Des fesses superbes que ma Lagertha offrait avec une touche de soumission troublante.
— Tu aimes ? Oui… Bien sûr. C’est trop excitant tes contractions sur mes doigts.
Tout à mon désir de dévaster ce joli cul avec douceur, je bougeais alors mes doigts, les faisant doucement tourner tout en les enfonçant lentement dans l’étroit fourreau qui ne luttait plus vraiment pour se défendre. Ma langue ancrée dans la grotte dégoulinante, je me délectais de la longue plainte de plaisir lâchée par ma belle valkyrie. Aylin jouit longuement sur ma bouche qui la dévorait, ondulant lascivement des hanches sur mes doigts qui prenaient doucement son joli cul.
Les trois orgasmes d’Aylin ne m’avaient pas suffi et je l’avais fait crier une dernière fois alors qu’elle m’embrassait en caressant mes seins. Allongée contre elle, mon ticket roux contre sa toison couleur châtaigne, je doigtais sa chatte avec une petite touche de férocité. Encore une fois, mon fantasme de chair et d’os avait joui très vite, balbutiant que j’allais la faire mourir de plaisir. Nous avions fait l’amour en nous livrant bataille dans bien des positions et à différents endroits. Debouts contre un mur, assises dans le même fauteuil ou affalées dans mon grand canapé méridienne. Et parfois, nous nous retrouvions couchées à même le sol. Nous n’avions ni l’une ni l’autre envie de mon lit.
— Je te ferai l’amour ce soir. Là… Je veux te baiser encore et encore.
Quand j’avais prononcé cette petite phrase, je ne m’attendais pas à des joutes interminables et proches d’une douce violence.
Par la baie vitrée du salon maintenant grande ouverte on pouvait distinguer que le jour était proche d’apporter ses lueurs pour éclairer une nouvelle journée. C’est durant cette aube si proche que la guerrière au bouclier avait déchaîné les foudres et le tonnerre de Mjöllnir [1]. Mon petit acharnement érotique avait fini par réveiller l’ardeur de ma si belle valkyrie. Tout comme moi auparavant, Aylin avait exploré mon corps sans oublier de fouiller le moindre recoin de ce qu’elle convoitait. Plusieurs fois, elle avait embrassé mes aisselles habillées de poils rouges en répétant qu’elle les trouvait excitantes. J’avais pris mon plaisir une première fois en m’occupant d’elle mais ma guerrière me donnait deux autres orgasmes en prenant mes deux orifices ensemble. D’abord, deux de ses doigts avaient pris mon petit trou avec douceur, puis son pouce s’enfonçait dans ma chatte pour aller retrouver ses petits copains. C’était pour moi une véritable découverte et je jouis par deux fois, me contorsionnant pour tenter d’échapper à cette pince délicieusement cruelle. Une grande et puissante pince qui me tenaillait les entrailles. C’était terriblement excitant mais l’impression de ne plus pouvoir m’empêcher de jouir était trop intense. Cette étrange sensation était proche d’une légère douleur que je ne connaissais pas. Deux jouissances dures et brutales avaient fait gicler ma petite chatte ouverte comme un fruit trop mûr. J’éclaboussais la main qui me prenait et le visage d’Aylin s’était approché du mien.
— Je n’en ai pas encore fini avec toi, ma belle…
Aylin, à genoux à même le parquet, ondulait sur ma bouche. Sa chatte fondait littéralement sur mes lèvres et je me délectais de sa liqueur salée. Allongée sous ma guerrière nordique, j’écartais ses fesses de mes mains.
— Awena… Non…
Je m’amusais à l’idée que cette femme si impressionnante devienne subitement aussi timide qu’une adolescente. Ma langue caressait le petit œillet qui palpitait sous les légers mouvements du corps qui tentait d’échapper à ma gourmandise.
— Ne me dis pas que personne ne t’a…
— Si, bien sûr. Mais avec toi c’est… Différent.
— Si, bien sûr. Mais avec toi c’est… Différent.
— Ah ! C’est moins bon ?
— Mais non… Mais…
— Mais non… Mais…
— Chut ! Moi j’adore…
— Oh Awena…
— Oh Awena…
Les longs doigts étiraient les pointes de mes seins et la voix grave et chaude creva le silence.
— Je ne prendrai plus de plaisir. Tu m’as épuisée. Mais toi…
Le superbe cul s’était subitement baissé sur mon visage en nage et j’écartais plus largement les globes fermes des fesses qui pesaient sur moi. Ma langue devenue dure poussait sur ce qu’elle voulait prendre et Aylin lâchait un long soupir.
— Oh que c’est bon… C’est… C’est pas possible… Tu vas me tuer…
Elle avait glissé sa main entre ses cuisses et gémit aussitôt. Puis sa voix devenue voilée me fit bouillir les sangs.
— Awena… Tu me rends folle… Caresse-toi… Je veux te regarder te caresser…
— Je t’excite ? Dis-le moi…
— Oui. Oui tu m’excites. Je veux jouir en te regardant… En même temps…
— Oui. Oui tu m’excites. Je veux jouir en te regardant… En même temps…
Un orgasme violent me bousculait alors que je léchais presque avidement la tendre pastille brune. J’eus le temps de me rendre compte que les longs doigts d’Aylin s’affolaient sur son sexe, puis elle jouit en laissant sa chatte gicler doucement sur ma bouche. Nous étions baignées de sueur et littéralement épuisées par notre bataille érotique.
La claque
— Awena… Il y a quelque chose que je dois te dire…
La terrible et sublime valkyrie murmure plus qu’elle ne parle. Les joues d’Aylin ont viré à l’écarlate et les yeux verts évitent les miens.
— Je sais.
— Non… Je ne pense pas que tu saches… Je ne sais pas trop comment aborder…
— Alors oui… Je crevais d’envie de sentir ta bouche sur moi. Ta langue sur ma chatte… Sur mon cul. J’en aurais chaque fois très envie…
Presque, on pourrait entendre le cœur de ma guerrière battre la chamade.
— Nous avons tout le temps du monde, Aylin. Tu as tout le temps du monde. Ça va mieux ?
— Oui.
— Tu as aimé ma bouche ?
— Non. C’était une expérience particulièrement horrible. Et dégoûtante !
— Ah ouais… Tu préfères les mecs, évidemment.
— C’est ça, oui. Surtout les barbes de trois jours. C’est ce que je préfère.
— Je peux me laisser pousser des moustaches.
— Bof… Ce sera toujours mieux avec un beau mâle.
— Et bien, je te promets une chose. Tu deviendras accro à ma petite fente. Accro à ma jolie petite chatte rouquine.
— Rouquine… C’est marrant ce mot…
— Et bien tu peux l’appeler comme ça.
— Ah… Et comment tu appellerais la mienne ?
— Mon Valhalla…
La claque sèche sur ma fesse gauche résonne comme un coup de tonnerre. À croire que ma valkyrie désire réveiller Odin. Je ne peux m’empêcher de la fixer un moment en silence et il me semble qu’elle rougit plus encore.
— Pourquoi ?
Aylin semble hésiter et affiche un sourire narquois.
— Si je te dis que je n’en sais rien…
Le regard vert d’eau s’est accroché au mien et la grande main caresse ma fesse légèrement cuisante.
— J’en ai eu envie. C’est venu comme ça. Je ne recommencerai pas. Tu as eu mal ?
— Non. Je n’ai pas eu mal. J’ai été surprise. Et tu recommenceras…
— Ah…
— Oui. Ça m’a… Ça m’a fait tout drôle. Tu as déjà fait ?
— Non. Enfin oui. Mais d’une autre manière. Mon ex-mari aimait me donner… Des fessées. Enfin, des fausses fessées… Des jeux de…
— Je sais ce que c’est. Pas en vrai, mais j’ai déjà vu des vidéos… Ce soir, alors.
— Ce soir ?
— Oui. Tu me donneras une fessée, ce soir…
[1] Le marteau du dieu nordique Thor.
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