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Couverture de Sous la dentelle du silence, par Louist
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Sous la dentelle du silence — Chapitre 5 · Le vertige des sens

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Louist
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Sous la dentelle du silence

Chapitre 5 · Le vertige des sens

Avant de commencer cette histoire, j'ai une petite demande : si elle vous plaît, n'hésitez pas à me le faire savoir en laissant un « j'aime » et un commentaire ! Si ce n'est pas le cas, je suis également preneur de vos remarques constructives. D'avance, chères lectrices et chers lecteurs, je vous en remercie.
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Toujours assis dans mon fauteuil en cuir, le dos calé contre le dossier, je reste immobile, incapable de détacher mes yeux d'elle. Célia est là, debout à deux mètres de moi, seulement vêtue de cet ensemble en soie et dentelle prune qui semble avoir été moulé sur ses formes. La pièce semble soudain avoir rétréci, saturée par son parfum d'épices et le silence lourd qui s'est installé entre nous.
Sa question résonne encore dans l'air, suspendue comme une invitation :
— Alors... qu'en pensez-vous, Vincent ?
Mon esprit s'embrouille dans une confusion totale. De quoi parle-t-elle exactement ? Fait-elle référence à la qualité technique de la lingerie, à la tombée de la dentelle et au maintien du bonnet comme le ferait une commerciale chevronnée ? Ou parle-t-elle d'elle-même, de son corps sculpté qu'elle offre à mon regard sans la moindre pudeur, testant jusqu'où ma retenue d'homme seul peut tenir ?
Je cherche une réponse, mais ma gorge est sèche, mon cœur frappe violemment contre mes côtes. Du haut de mon mètre quatre-vingt-huit, je me sens soudain totalement vulnérable face à cette jeune femme d'une trentaine d'années qui irradie d'assurance et de sensualité.
— Je... dis-je d'une voix rauque, étranglée par le trouble.
Célia esquisse un sourire plus appuyé, devinant sans peine la tempête qui m'assaille. Sans se hâter, elle fait un pas vers le bureau, posant les paumes de ses mains sur le bois brut. Elle se penche légèrement en avant. La naissance de sa poitrine se resserre dans le balconnet, et la proximité de sa peau chaude fait monter la température de la pièce d'un cran.
— Vous hésitez, Vincent, murmure-t-elle en ancrant ses yeux noisette dans les miens. Un homme aussi avisé que vous devrait pourtant savoir reconnaître une pièce d'exception au premier coup d'œil. Que ce soit sur le papier... ou en situation réelle.
— Célia... votre démarche est pour le moins... peu académique, réussis-je à articuler en tentant désespérément de raccrocher mon rôle de professionnel. Aucun commercial ne s'est jamais déshabillé dans mon bureau pour vendre une collection.
— Il faut croire que les autres n'avaient pas autant confiance en leurs produits, rétorque-t-elle sur un ton joueur, presque taquin. Ou qu'ils n'avaient pas en face d'eux un homme qui captivait autant leur attention.
Les mots sont dits. La frontière entre le professionnel et l'intime vient d'être définitivement franchie.
Elle contourne lentement le bureau, ses talons faisant craquer doucement le parquet de l'arrière-boutique. Chaque mouvement de ses hanches, souligné par la finesse de sa culotte en soie, ravive les visions sauvages qui m'ont hanté toute la nuit. La culpabilité envers le souvenir de ma femme, le souvenir de la discussion de la veille avec Léa (« Tu as le droit de vivre à nouveau, papa... »), tout se mélange dans ma tête dans un vertige assourdissant.
Célia s'arrête juste à côté de mon fauteuil. Sa main soignée vient se poser doucement sur le haut de mon dossier, effleurant le tissu de mon costume au niveau de mon épaule.
— Alors ? reprend-elle très bas, son souffle frôlant mon oreille. Est-ce que cet ensemble mérite sa place dans votre boutique... ou devez-vous l'examiner d'encore un peu plus près pour vous en convaincre ?
Avant même que je ne puisse articuler la moindre objection, Célia se penche vers moi. Ses doigts fins et chauds viennent s'enrouler autour de mon poignet. Avec une assurance déconcertante et une lenteur délibérée, elle guide ma main droite vers la dentelle de son balconnet.
— Touchez, Vincent... murmure-t-elle, son visage à seulement quelques centimètres du mien. Regardez comme l'ensemble se porte à merveille, comme la matière sous-tend les courbes sans jamais les marquer.
L'impact est immédiat. Ma paume rencontre simultanément le relief délicat et alvéolé de la dentelle prune et la moiteur satinée de sa peau. Le contraste est saisissant. Sous mes doigts, je sens la fermeté de sa poitrine qui se soulève au rythme accéléré de sa respiration.
Ma gorge se noue instantanément. Un frisson violent remonte le long de ma colonne vertébrale. Du haut de mes cinquante ans et de mon mètre quatre-vingt-huit, je me retrouve paralysé, la main tremblante, l'esprit totalement au bord du gouffre. Trois ans d'abstinence, de contrôle absolu et de solitude forcée vacillent sous la simple tiédeur de sa chair. Je ne sais plus quoi faire, écartelé entre l'impératif de me reculer d'un bond et l'irrésistible appel de cette sensualité brute.
Mais Célia ne me laisse aucun répit. C'est elle qui mène le jeu, maîtresse absolue de la situation.
Gardant une emprise ferme sur mon poignet, elle imprime un mouvement lent et appuyé à ma main. Ses yeux noisette plantés dans les miens, avec une audace presque magnétique, elle oblige mes doigts à glisser doucement sous le bord supérieur de la dentelle.
Le contact direct avec le haut de son sein nu est une décharge électrique. La peau y est d'une douceur infinie, brûlante.
— Vous voyez... souffle-t-elle, sa voix se voilant légèrement sous l'effet de ma caresse forcée. La soie s'efface complètement sous la main. Il n'y a plus aucune barrière.
Mon souffle s'accroche dans ma poitrine. La panique et le désir pur se livrent une bataille féroce dans ma tête. Je sens le battement précipité de son cœur sous mes bouts de doigts enchâssés sous le tissu. La frontière de mon rôle de patron irréprochable vient de voler définitivement en éclats.
— Célia... réussis-je à émettre dans un râle étouffé, sans pour autant parvenir à retirer ma main de ce piège de soie.
— Ne dites rien, Vincent, interrompt-elle doucement en appuyant un peu plus ma paume contre son torse. Laissez-vous simplement convaincre...
Les derniers verrous de mon contrôle cèdent d'un coup. Le murmure de Célia, la tiédeur enivrante de son sein sous mes doigts et ce parfum d'épices douces qui m'inonde le cerveau balayent trois années de retenue, de deuil et de solitude en une fraction de seconde.
La rationalité s'éteint. Seul parle désormais le besoin viscéral d'un homme trop longtemps privé de contact.
Je me lève d'un mouvement brusque de mon fauteuil. Du haut de mon mètre quatre-vingt-huit, je domine soudainement Célia, mais loin de s'effrayer, ses yeux noisette s'enflamment d'un éclat victorieux. Sans lui laisser le temps de dire un mot de plus, mes larges mains viennent enserrer sa taille fine, l'attirant brutalement contre mon torse. Un soupir surpris lui échappe alors que son corps s'écrase contre le mien.
— Vincent... souffle-t-elle, une lueur de triomphe dans le regard.
Je ne réponds pas. Ma bouche vient se plaquer sur la sienne dans un baiser sauvage, impatient, presque affamé. Célia répond avec la même fougue, enroulant ses bras autour de mon cou, ses ongles s'enfonçant dans le tissu de ma veste. La passion explose dans la pénombre de l'arrière-boutique, rapide, incontrôlable.
Mes mains glissent le long de son dos nu, s'attardent sur le galbe de ses hanches, puis viennent pétrir avec fermeté ses fesses bombées, délivrées de la jupe crayon. La sensation de la peau nue sous le biais de soie prune est encore plus délectable que tout ce que mes fantasmes m'avaient laissé imaginer pendant mes nuits d'insomnie.
D'un geste décisif, je la soulève sans effort et l'assois sur le bord du grand bureau en bois brut. Les fiches de commande, les échantillons de tissu et les dossiers s'éparpillent par terre dans un froissement de papier, mais aucun de nous deux n'y prête attention. Célia écarte les jambes pour m'accueillir entre elles, m'attirant plus près encore par la taille de mon costume.
— Je savais... que sous cette allure de patron tiré à quatre épingles... il y avait un feu prêt à exploser, murmure-t-elle entre deux baisers fiévreux, sa respiration devenant saccadée.
Je défais ma cravate d'une seule main et la jette sur le côté, avant d'ouvrir prestement le haut de ma chemise. Mes doigts cherchent l'agrafe de son balconnet en dentelle. Dans un déclic métallique, le bonnet cède, libérant entièrement sa poitrine que je viens dévorer du regard avant d'y poser mes lèvres. Célia bascule la tête en arrière dans un râle de plaisir étouffé, ses doigts agrippés à mes épaules athlétiques.
Dans la quiétude feutrée de la boutique fermée, le temps s'arrête. Il n'y a plus de factures, plus de stocks, plus de culpabilité. Seuls restent le souffle court de deux corps qui s'apprivoisent dans la pénombre du bureau, le cliquetis de ma boucle de ceinture qu'elle s'empresse de défaire, et l'abandon total à ce désir trop longtemps refoulé qui prend enfin possession des lieux.
D'un mouvement fluide et ferme, je bascule Célia en arrière sur la surface du grand bureau en bois. Son corps s'allonge parmi les derniers feuillets éparpillés, ses cheveux châtains s'étalant en une auréole désordonnée sur le plateau sombre.
Je me penche au-dessus d'elle, la dominant de toute ma stature. Ma bouche ne laisse aucun répit à sa peau tiède, descendant de son cou jusqu'à sa poitrine libérée. Je dévore la courbe de ses seins avec une convoitise féroce, mes lèvres et mes dents effleurant la chair sensible pour en arracher des frissons visibles. Célia cambre le dos, ses doigts ancrés dans le tissu de ma chemise ouverte, poussant de légers soupirs saccadés qui résonnent dans le silence du bureau.
Pendant que mes lèvres poursuivent leur exploration fiévreuse, ma main droite descend le long de son flanc, s'attarde sur la courbe de sa hanche avant de glisser le long de sa cuisse fuselée. À mon contact, Célia écarte spontanément les jambes, m'offrant un accès total et sans retenue.
Ma main remonte lentement le long de la face interne de sa cuisse, remontant la trajectoire de sa peau satinée jusqu'à atteindre l'étoffe de soie prune à l'entrejambe. Dès que mes doigts effleurent le tissu chaud et humide de sa culotte, un gémissement incontrôlé et vibrant s'échappe de la gorge de la commerciale.
Elle enfonce ses talons contre le bord du bureau, basculant légèrement le bassin vers ma main pour accentuer la pression, complètement abandonnée au rythme que je lui impose.
Je lui descends sa culotte, libérant ainsi l'accès à son entrejambe. Je me penche et me mets à lui lécher la vulve avec envie, un geste que je n'avais pas fait depuis trois ans. Je lui titille le clitoris, aspirant sa mouille, avant de pénétrer son vagin de ma langue. Je me relève ensuite, baisse mon pantalon et mon boxer, libérant ainsi mon sexe gorgé de sang, et le présente à l'entrée de sa chair.
— Je suis clean, Vincent. Prends-moi.
J'attrape alors les jambes de Célia pour les relever sur mes épaules, m'offrant ainsi une vision parfaite de son intimité. D’un mouvement lent, je la pénètre et lui imprime un rythme régulier de va-et-vient, l'entraînant dans une jouissance partagée. Je m'enfonce le plus profondément possible, mes bourses claquant contre son périnée. Après quelques instants de cette cadence, sentant ma propre jouissance arriver, je me retire et laisse échapper un flot de sperme sur le ventre de la jeune commerciale.
La tempête retombe enfin dans la pénombre de l'arrière-boutique. Le silence de la pièce fermée reprend ses droits, troublé seulement par le sifflement régulier de nos respirations qui cherchent à retrouver leur rythme.
Célia est allongée sur le plateau de bois, les yeux mi-clos, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Autour d'elle, le désordre du bureau témoigne de l'intensité de ce moment que rien ne laissait présager quelques heures plus tôt.
Je m'écarte doucement et me redresse, pris d'un léger vertige. La réalité se réinstalle peu à peu, balayant l'ivresse du désir. Je ramasse ma chemise jetée sur le côté, la passe sur mes épaules et commence à boutonner le tissu d'une main encore un peu fébrile. Trois ans. Trois années d'une retenue de fer viennent de s'évaporer sur ce bureau de bois brut.
Célia s'assied lentement, faisant glisser ses jambes le long du meuble. Sans chercher à remettre sa lingerie restée froissée sur le bureau, elle enfile directement son chemisier et sa jupe crayon à même la peau, se rhabillant sans le moindre sous-vêtement avec une aisance déconcertante et une sensualité assumée.
— Eh bien... souffle-t-elle en replaçant une mèche de cheveux châtains derrière son oreille, les yeux pétillants. On peut dire que la démonstration a été convaincante, Vincent.
Je laisse échapper un demi-sourire, partagé entre un soulagement inattendu et l'appréhension de ce qui vient de se passer.
— Je crois que nous allons valider cette commande de lingerie, Célia, répondis-je d'une voix qui retrouve peu à peu son assurance.
— Une excellente décision commerciale, rétorque-t-elle en boutonnant sa veste.
Elle tend la main vers le bon de commande resté intact au coin de la table. Je prends mon stylo, appose ma signature au bas du document et lui tends le feuillet.
Alors qu'elle range soigneusement ses fiches dans sa mallette, elle jette un coup d'œil vers l'ensemble en soie prune resté sur le bois brut, puis se tourne vers moi avec une lueur amusée dans le regard.
— Considérez cet exemplaire comme un échantillon offert par la maison, glisse-t-elle d'un ton mystérieux. Un modèle d'exposition... pour vos archives personnelles.
Nos regards se croisent une dernière fois, complices. La frontière entre le pacte professionnel et l'intime est désormais scellée.
Elle attrape sa sacoche et se dirige vers la sortie. La porte vitrée de l'entrée tinte doucement lorsqu'elle quitte le magasin. Seul dans la pénombre de mon bureau, je réajuste ma cravate face au miroir. Pour la première fois depuis trois ans, le poids qui me compressait la poitrine semble s'être légèrement allégé.
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Chapitre 6 · L'éveil féroce
Le lendemain d'une nuit torride, Vincent reprend le chemin de sa boutique avec la ferme intention de garder la tête froide. Mais un détail oublié sur son bureau pourrait suffire à faire voler en éclats l'image irréprochable qu'il a mis des années à construire. Ce matin-là, entre ses trois vendeuses et lui, l'équilibre fragile du quotidien ne tient plus qu'à un fil.
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