Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fils prodigues — Chapitre 5 · Union
Auteurs
Fils prodigues
Chapitre 5 · Union
Depuis que j’avais sucé Sami, plusieurs jours s’étaient écoulés. Nous commençâmes à faire de plus en plus de choses et d’activités ensemble. Gaby nous regardait avec une tendresse que je ne lui connaissais pas. Nous étions devenus ses deux potes gays, un vrai statut sociétal pour elle. Et comme nous ne faisions pas trop de bruit au pieu, je ne l’avais pas encore vue débarquer en furie.
Il faut dire que nous n’étions pas allés très loin avec Sami. Nous nous sucions mutuellement et nous nous faisions de grandes séances de caresses et de câlins, mais clairement quelque chose bloquait pour aller plus loin. Pourtant je mourais d’envie de me le faire, et il le sentait bien, tant je pressais mon sexe dur régulièrement sur ses petites fesses et sur ses abdominaux.
Ce matin-là encore, je me réveillai avec le nez dans sa nuque, son dos contre mon torse, et cette chaleur un peu poisseuse des corps qui ont trop dormi serrés. En me retournant, je vis sa verge tendue sous le tissu de son boxer. Je ne pus pas résister à y glisser la main. J’empoignai sa tige et je commençai à le masturber alors qu’il dormait encore. Il se mit à gémir faiblement. J’admirais ses tétons qui pointaient sur ses pecs bien dessinés.
Nous étions le matin et j’avais faim. Je pris donc son sexe en bouche et me mis à lui donner cette pipe matinale dont il avait toujours rêvé. Je sentis sa main se poser dans mes cheveux, il était enfin réveillé.
— Attends, Seb, moi aussi j’ai besoin d’un bon petit déjeuner.
Il se retourna alors, se dirigeant vers le pied du lit afin de saisir ma queue et de la sucer à son tour. Nous nous suçâmes mutuellement dans un concert de petits gémissements excitants. Pour la pipe, clairement, ses barrières sociétales étaient tombées. Malheureusement, pas pour le reste.
Nous avons joui assez vite, souillant les draps qui, quelques minutes plus tôt, nous tenaient encore chaud. Puis nous allâmes prendre notre vrai petit déjeuner, en boxer… trop sexy, mon Marocain ! Cependant, je voyais encore la gêne et cette maudite culpabilité revenir sur son visage, ce qui avait le don de m’agacer.
— Café ou thé, mon mignon ?
— Café. Fort. On n’a pas cours avant dix heures, mais j’ai la tête comme une enclume.
— Café. Fort. On n’a pas cours avant dix heures, mais j’ai la tête comme une enclume.
Nous nous installâmes à la petite table de la cuisine. À travers les effluves de pain grillé et de beurre, je matais honteusement son torse. Il avait de quoi rendre dingue n’importe quel mec. Sami tournait sa cuillère dans son café sans la porter à sa bouche, le regard ailleurs.
— Ça va ? demandai-je.
— Ouais. Non. J’sais pas.
— Ouais. Non. J’sais pas.
Il posa la cuillère.
— Je pense à mon père. S’il me voyait là, maintenant, avec toi… Il me renierait direct, Seb. Pas de discussion, pas de deuxième chance. Juste la porte, et plus jamais mon nom dans sa bouche.
— Qu’est-ce qu’on s’en fout de l’avis de nos vieux, Sami ? Le mien, il voulait pas que je lui ramène une Algérienne, eh ben il aura un joli Marocain tout mignon. De toute façon, encore faut-il que ton père soit au courant.
— C’est pas la question. C’est que moi, je le sais. Et j’ai l’impression de lui voler quelque chose à chaque fois que… enfin, tu vois.
— Qu’est-ce qu’on s’en fout de l’avis de nos vieux, Sami ? Le mien, il voulait pas que je lui ramène une Algérienne, eh ben il aura un joli Marocain tout mignon. De toute façon, encore faut-il que ton père soit au courant.
— C’est pas la question. C’est que moi, je le sais. Et j’ai l’impression de lui voler quelque chose à chaque fois que… enfin, tu vois.
Je haussai les épaules, en tartinant mon beurre un peu trop fort.
— Perso, je vois pas où est le vol. C’est ta vie, pas la sienne.
— Facile à dire pour toi. Tes parents sont cathos, mais t’as jamais eu à te battre contre tout un système derrière eux. La religion, la communauté, le regard des autres Marocains. Toi, t’as juste eu à te démerder en Sologne, le fin fond de la France où tout le monde s’en fout.
— Facile à dire pour toi. Tes parents sont cathos, mais t’as jamais eu à te battre contre tout un système derrière eux. La religion, la communauté, le regard des autres Marocains. Toi, t’as juste eu à te démerder en Sologne, le fin fond de la France où tout le monde s’en fout.
Ça me piqua plus que je ne l’aurais voulu.
— Tu crois que c’était une balade, peut-être ?
— Je dis pas ça, je dis que c’est pas pareil.
— Ouais, enfin, à t’entendre, ta situation est toujours plus dramatique que celle des autres. C’est un peu facile, comme grille de lecture. Mon frère est l’idole de la famille, il ramène meuf sur meuf, que des bombes en plus. Tu crois quoi ? Que j’ai claironné à toute la sainte famille que j’étais gay ? Que le petit dernier va foutre la honte à tout le monde ? Ce serait tellement cliché.
— Je dis pas ça, je dis que c’est pas pareil.
— Ouais, enfin, à t’entendre, ta situation est toujours plus dramatique que celle des autres. C’est un peu facile, comme grille de lecture. Mon frère est l’idole de la famille, il ramène meuf sur meuf, que des bombes en plus. Tu crois quoi ? Que j’ai claironné à toute la sainte famille que j’étais gay ? Que le petit dernier va foutre la honte à tout le monde ? Ce serait tellement cliché.
Sami releva la tête, piqué à son tour.
— C’est pas une grille de lecture, c’est un système. Toi, avec ta bonne conscience de petit blanc catho de droite, c’est beaucoup plus facile que chez nous, où tout le système risque de se jeter sur moi et sur ma famille. Tu peux pas comprendre ce que c’est de porter tout un groupe sur les épaules.
— Ah, on y arrive. « Petit blanc catho de droite. » Tu crois que ça me met à l’abri de tout ?
— Mais tu penses comme eux. Tu critiques jamais rien, du moins tu remets pas en cause l’ordre établi.
— Ah, on y arrive. « Petit blanc catho de droite. » Tu crois que ça me met à l’abri de tout ?
— Mais tu penses comme eux. Tu critiques jamais rien, du moins tu remets pas en cause l’ordre établi.
Je reposai ma tartine, sentant la moutarde me monter au nez.
— Et toi, tu passes ton temps à défendre tout le monde sauf toi-même. Tu es obnubilé par ce que pensent les autres de toi. Tu culpabilises sur ton père, sur ta religion, sur ta communauté, mais t’as jamais le courage de juste dire : c’est ma vie, je fais ce que je veux.
— C’est facile de dire ça quand t’as jamais eu à choisir entre ta famille et toi-même.
— C’est facile de dire ça quand t’as jamais eu à choisir entre ta famille et toi-même.
Le silence retomba. La tension était alors à son maximum. Le toaster fit sauter les tartines avec un bruit sec qui nous fit sursauter tous les deux. Il était temps de se préparer pour aller en cours.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
“Tu es un lâche, un lâche”, la tête à regarder par terre, mes jambes en roue libre, à tracer sur le boulevard des Belges. Je me dépêchais, je marchais.
Le scooter m’avait frôlé de quelques centimètres quand j’étais en train de traverser au vert. Et je m’en foutais. Mon père ? Je suis en train de lui mentir…
J’avais ce nœud au ventre, cette rancœur, ce goût d’amertume dans ma bouche. J’avais sucé Seb, j’avais aimé mais tout ce que j’entendais c’était — Tu es lâche…
J’arrivai vingt minutes avant le début du cours. Keny était déjà là, je me mis à côté d’elle.
Le scooter m’avait frôlé de quelques centimètres quand j’étais en train de traverser au vert. Et je m’en foutais. Mon père ? Je suis en train de lui mentir…
J’avais ce nœud au ventre, cette rancœur, ce goût d’amertume dans ma bouche. J’avais sucé Seb, j’avais aimé mais tout ce que j’entendais c’était — Tu es lâche…
J’arrivai vingt minutes avant le début du cours. Keny était déjà là, je me mis à côté d’elle.
— Tu fais peur Sami, ça va ?
Un hochement de tête et je restai silencieux, pensif.
Le cours commença, mais je n’avais pas la tête, je gribouillais des intégrales sur mon cahier faisant semblant de travailler la tête ailleurs.
La tête à trois mille kilomètres. Mon père, que penserait-il de moi ? Mon fils, un demi-homme, une honte.
Sébastien arriva en retard quinze minutes après le début du cours. Il s’excusa brièvement et s’assit à l’arrière de la classe.
Le cours commença, mais je n’avais pas la tête, je gribouillais des intégrales sur mon cahier faisant semblant de travailler la tête ailleurs.
La tête à trois mille kilomètres. Mon père, que penserait-il de moi ? Mon fils, un demi-homme, une honte.
Sébastien arriva en retard quinze minutes après le début du cours. Il s’excusa brièvement et s’assit à l’arrière de la classe.
— Vous n’êtes pas venus ensemble ? me dit Keny.
— Non, pas aujourd’hui, répondis-je sèchement.
— Non, pas aujourd’hui, répondis-je sèchement.
Elle ne releva pas.
À la fin du cours, Keny me proposa un café du distributeur et me traîna à l’extérieur. Dans un coin calme.
À la fin du cours, Keny me proposa un café du distributeur et me traîna à l’extérieur. Dans un coin calme.
— Tu t’es disputé avec Seb ?
— Pas vraiment, enfin un peu…
— Tu sais, je vous ai vus l’autre jour dans la ruelle en sortant de chez Caro.
— Pas vraiment, enfin un peu…
— Tu sais, je vous ai vus l’autre jour dans la ruelle en sortant de chez Caro.
Je commençais à parler, mais rien ne sortait de ma bouche. J’étais sous tension, le souffle coupé. Je ressentais comme un coup de poing dans le bide.
— On dirait que je t’ai donné un coup. Ne t’inquiète pas, je n’ai rien dit. Je m’en suis voulu.
— Comment ça ?
— Tu sais, ce qu’a dit Rachid sur moi, “j’écarte les cuisses pour m’intégrer”, j’ai pensé pareil pour toi. Je suis conne … On devrait aimer qui on veut … C’est comme si tout ça était ancré en nous.
— Comment ça ?
— Tu sais, ce qu’a dit Rachid sur moi, “j’écarte les cuisses pour m’intégrer”, j’ai pensé pareil pour toi. Je suis conne … On devrait aimer qui on veut … C’est comme si tout ça était ancré en nous.
Un long silence s’installa.
— Tu sais, je me suis disputé ce matin avec Seb. Il trouve que je suis lâche, lâche de ne pas m’assumer et de culpabiliser.
— Sami, tu n’es pas lâche ! Tu as su tenir tête à Rachid, tu m’as couvert, défendu. C’est moi qui suis lâche de penser ces choses horribles sur toi.
— Sami, tu n’es pas lâche ! Tu as su tenir tête à Rachid, tu m’as couvert, défendu. C’est moi qui suis lâche de penser ces choses horribles sur toi.
Je ne savais pas ce qui m’avait pris, mais je l’avais prise dans mes bras.
— Tu nous as vus, les deux vilains petits canards !
— Tu n’es pas lâche Sami, au contraire, tu as plus de cran que moi.
— Tu n’es pas lâche Sami, au contraire, tu as plus de cran que moi.
C’est à ce moment-là que je reçus un message de Seb : “J’aurais pas dû. Viens ce soir.”
— C’est Seb ?
— Oui…, il s’excuse et me demande de le rejoindre.
— Allez, va voir ton copain ; Eh Sami, je suis heureuse pour toi ! Faut que nous deux on fasse du ménage dans nos têtes. Le plus important, c’est ta vie, et ma vie. Le reste, ça suivra. On fera avec.
— Oui…, il s’excuse et me demande de le rejoindre.
— Allez, va voir ton copain ; Eh Sami, je suis heureuse pour toi ! Faut que nous deux on fasse du ménage dans nos têtes. Le plus important, c’est ta vie, et ma vie. Le reste, ça suivra. On fera avec.
Sur le chemin, je reçus un coup de téléphone de mon père :
— Salut fiston, alors tout se passe bien ?
— Ça va… Je commence à m’adapter au rythme. Je bosse, bosse sans répit
— C’est très bien mon fils, mais n’oublie pas de t’amuser à te détendre. Dis, moi, au moins il y a de belles filles dans ta classe ?
— Ça va… Je commence à m’adapter au rythme. Je bosse, bosse sans répit
— C’est très bien mon fils, mais n’oublie pas de t’amuser à te détendre. Dis, moi, au moins il y a de belles filles dans ta classe ?
Ma main se resserra autour du téléphone. Je sentis ma mâchoire se contracter, ce vieux réflexe qui me revenait depuis l’enfance chaque fois que je cherchais à contenir quelque chose. Je m’assis sur un banc du parc. Mes jambes avaient soudain perdu de leur assurance.
Je mis du temps à répondre… Contrairement à Seb, mon père n’était pas en France
Je mis du temps à répondre… Contrairement à Seb, mon père n’était pas en France
— Tu sais Papa, je ne suis pas un tombeur, j’ai peur de te décevoir…
— Arrête de dire n’importe quoi, tant que tu ne me ramène pas de fille noire, il paraît qu’à Lyon il y’en a plein…
— Arrête de dire n’importe quoi, tant que tu ne me ramène pas de fille noire, il paraît qu’à Lyon il y’en a plein…
Putain… Nos pères se ressemblent…
Un silence une mini coupure, et ce frisson qui me prit
Un silence une mini coupure, et ce frisson qui me prit
— Tu sais papa, j’ai peur que tu ne sois pas fier de moi, je suis loin d’être un tombeur…
— T’inquiète, quand tu reviendras au Maroc, tu iras voir Momo, il connaît les meilleures adresses de casa, tu sors de là bas t’es requinqué! La confiance en toi boostée aux hormones !
— T’inquiète, quand tu reviendras au Maroc, tu iras voir Momo, il connaît les meilleures adresses de casa, tu sors de là bas t’es requinqué! La confiance en toi boostée aux hormones !
Mon estomac se noua. J’avais la bouche sèche. Je gardai quelques secondes le téléphone contre ma cuisse, le temps de reprendre mon souffle sans qu’il l’entende. Autour de moi, les joggeurs continuaient leur course, les enfants criaient près du lac. Je restais là, assis sur mon banc, à sourire dans le vide pour donner le change à un homme qui se trouvait à trois mille kilomètres.
Je ne savais que dire face à cette remarque sexiste… S’il savait ce que j’étais…
Je ne savais que dire face à cette remarque sexiste… S’il savait ce que j’étais…
Je rigolais un peu pour faire passer mon malaise. La prostitution au Maroc était ce baume social qui sauvait les apparences…
Je mis fin à l’appel et gardai le téléphone dans ma main, humide de transpiration. Je restai assis, penché en avant, les avant-bras posés sur les cuisses, les yeux perdus sur le sol. Mon pouls cognait encore dans mes tempes. Un joggeur passa tout près de moi et je fis un mouvement de recul. Je relâchai lentement mon souffle, les paupières closes, attendant que mon cœur retrouve un rythme plus calme.
J’oubliais cet échange honteux et parti flâner dans la tête d’Or, la poussière dans les idées, et cette fatalité que je me faisais mienne.
Ce n’est pas moi qui changerait le Maroc. Je suis maintenant en France ici et j’ai des gens qui tiennent à moi.
Ce n’est pas moi qui changerait le Maroc. Je suis maintenant en France ici et j’ai des gens qui tiennent à moi.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Quand j’ouvris la porte ce soir-là, alors que Sami venait de sonner, j’avais encore les yeux humides. Il fut surpris de me voir dans un tel état. Comment pouvait-il en être autrement, lui qui n’avait connu que le Seb fort et sûr de lui. Mais la vérité, c’est que je n’étais pas si fort que ça, bien au contraire.
— Seb ? Qu’est-ce qui t’arrive ?
— Ma famille sait tout… mon père sait tout, Sami !
— Hein ? Mais comment ?
— Mon frère Nico m’a téléphoné ce matin, c’est pour ça que je suis arrivé en retard. Je trouvais mes parents bizarres le week-end dernier quand j’étais rentré à la maison. C’est ma mère qui a capté des SMS sur mon téléphone. Des SMS où on s’échangeait des cœurs et des phrases plutôt salaces.
— Ma famille sait tout… mon père sait tout, Sami !
— Hein ? Mais comment ?
— Mon frère Nico m’a téléphoné ce matin, c’est pour ça que je suis arrivé en retard. Je trouvais mes parents bizarres le week-end dernier quand j’étais rentré à la maison. C’est ma mère qui a capté des SMS sur mon téléphone. Des SMS où on s’échangeait des cœurs et des phrases plutôt salaces.
Je vis Sami blêmir devant mon mal-être. Il ne savait pas trop bien lire les émotions qui me traversaient. La honte, la peur… la culpabilité.
— Et qu’ont-ils pensé ? demanda-t-il du bout des lèvres.
— Mon frère savait déjà, il l’avait senti à mon attitude avec les filles. Ma mère s’est mise à pleurer, apparemment. Quant à mon père, il a hurlé dans la maison familiale que je n’étais qu’une sale tapette.
— Mon frère savait déjà, il l’avait senti à mon attitude avec les filles. Ma mère s’est mise à pleurer, apparemment. Quant à mon père, il a hurlé dans la maison familiale que je n’étais qu’une sale tapette.
Le silence se fit lourd, une larme coula lentement le long de ma joue quand Sami me prit dans ses bras pour me réconforter.
— Le pire, c’est mon frère. Il m’a sermonné. Pas parce que j’étais gay, mais parce que je le lui avais honteusement caché.
Ce que je ne pouvais pas savoir, c’est qu’aveuglé par la jalousie que j’éprouvais envers Nicolas, je ne voyais pas tout l’amour que me portaient mes parents, ni à quel point ils comptaient sur moi et sur ma réussite. Le chouchou, ce n’était pas Nicolas, c’était moi, et je ne l’avais pas vu. Tout se remit alors en place dans mon esprit, et je compris enfin les agissements de mon frère, toute cette exubérance, ce travail acharné pour se faire remarquer, et les filles qu’il ramenait à la maison afin d’attirer un peu d’attention.
— Je suis désolé, Sami, excuse-moi.
— T’excuser de quoi ? demanda-t-il en me caressant les cheveux pour me consoler.
— D’être un sale égoïste, qui ne pense qu’à sa gueule. Je m’en veux tellement de t’avoir parlé comme ça, mec. Je ne suis pas mieux, je ne réussis pas à avoir le contrôle de ma vie.
— Est-ce si important ? Et si on les envoyait se faire foutre, nos paternels, pour une fois ?
— Fais gaffe, tu commences à parler comme moi, mon pote, dis-je en sanglotant encore, mais avec enfin le sourire aux lèvres.
— T’excuser de quoi ? demanda-t-il en me caressant les cheveux pour me consoler.
— D’être un sale égoïste, qui ne pense qu’à sa gueule. Je m’en veux tellement de t’avoir parlé comme ça, mec. Je ne suis pas mieux, je ne réussis pas à avoir le contrôle de ma vie.
— Est-ce si important ? Et si on les envoyait se faire foutre, nos paternels, pour une fois ?
— Fais gaffe, tu commences à parler comme moi, mon pote, dis-je en sanglotant encore, mais avec enfin le sourire aux lèvres.
Alors Sami se mit à rire avant de m’embrasser et de me pousser dans la chambre, presque violemment. Il me laissa tomber sur le lit avant de monter sur moi et de m’embrasser à nouveau.
— Putain, j’ai tellement envie de toi, Sami.
— Je sais, moi aussi !
— T’es sûr de toi ? Je ne veux plus te brusquer.
— Je… je n’ai jamais été aussi sûr de ce que je voulais, dit-il en retirant sa chemise.
— Je sais, moi aussi !
— T’es sûr de toi ? Je ne veux plus te brusquer.
— Je… je n’ai jamais été aussi sûr de ce que je voulais, dit-il en retirant sa chemise.
Ses pectoraux finement velus se révélèrent enfin, plus de t-shirt de running pour m’interdire l’accès à ces beautés. Je me mis à bander fort en matant ses tétons dressés. Mon jean se tendit, et il me sentit grossir en riant.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Seb sous moi, je sentais son érection se presser contre mon pantalon. J’étais moi-même très dur, et je n’avais plus aucune appréhension, contrairement à mes premières tentatives avec Gaby. C’était ça que je voulais, c’était lui.
— Tu sais, Sami, me dit-il, si tu veux tu peux me prendre, ce sera plus soft pour toi.
Pour seule réponse, je déboutonnai mon jean et ma chemise. Je fis de même avec Seb en lui arrachant ses vêtements pour admirer ce torse glabre si excitant. Puis je retirai son pantalon et son boxer d’un coup, me permettant d’admirer ce fruit défendu, cette superbe verge, intacte. Il y avait aussi ce petit cul blanc que je n’imaginais pas prendre il y a encore quelques jours, et qui faisait palpiter mon sexe de désir.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Je regardais Sami avec amour, mon cœur battant la chamade, comme si c’était la première fois que j’allais me faire baiser par un mec. Je trouvai Sami très sûr de lui. Dans sa tête, il avait fini par faire son chemin, comme moi, et savait qui il était et ce qu’il voulait.
Après m’avoir bien lubrifié et allongé sur le dos, je relevai les cuisses afin de lui montrer où me la mettre. Il me saisit les chevilles afin de les relever, posa son énorme gland dénué de prépuce contre mon entrée et se mit à pousser. Ses muscles se bandèrent comme sa queue sous l’effort. Proéminents et recouverts d’un léger voile de sueur, ses biceps me firent perdre la tête. Je le voyais pousser fortement, mon anus résistant encore à cette délicieuse intrusion. Il était vraiment gros, plus imposant que Yann, et quand son gland passa finalement ma corolle, je me mis à gémir d’extase alors qu’il s’affaissa contre moi, imprimant son torse contre le mien. Pecs contre pecs, tétons contre tétons, je pouvais sentir son cœur battre à même ma peau.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Enfin j’étais en Seb. Une force irrésistible m’avait poussé à le pénétrer. Il me fallut beaucoup de concentration pour ne pas éjaculer directement dans son cul, tant son intérieur chaud et humide me procurait du plaisir. Je le voyais surpris par la taille de ma verge, mais ses yeux pétillaient de malice alors que mon gland venait de forcer son entrée.
— Je te veux entièrement en moi, beau gosse, dit-il.
Ses mains agrippèrent fermement mes fesses. Il les malaxa, les écarta, puis me donna une petite claque qui fit résonner mon postérieur tout lisse. Son expérience me mettait à l’aise et me fit lâcher prise. Il appuya de toutes ses forces sur mes fesses pour me contraindre à le pénétrer entièrement, jusqu’à la garde. Je voyais son beau visage se déformer par le plaisir.
— Oh Sami, elle est tellement grosse !
— T’aimes ça ?
— Comme un fou mon mignon. Maintenant sois gentil, et baise-moi bien à fond.
— T’aimes ça ?
— Comme un fou mon mignon. Maintenant sois gentil, et baise-moi bien à fond.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Sami se mit à me donner de forts coups de rein, de manière presque compulsive. Je gémissais de plus en plus fort. « Tant pis pour toi, Gaby, mais sa bite est vraiment trop bonne ». Agrippé à ses fesses, il continuait de me limer avec rigueur. Ma queue, dure comme la pierre, était prise en étau entre nos deux rangées d’abdos. Le frottement de nos ventres branlait naturellement mon sexe. Je reluquais ses biceps et cette peau mate qui me faisait frémir, tant détestée par les miens. C’était le péché ultime. Son corps luisait de sueur alors que ses couilles claquaient contre les miennes.
Il m’embrassa alors qu’il renforçait ses coups de reins. J’avais déjà baisé et été baisé de nombreuses fois depuis que j’étais à Lyon, mais c’était la première fois que je faisais vraiment l’amour.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Je sentais les cuisses et les jambes de Seb m’enlacer dans une étreinte bestiale alors que je continuais à lui rentrer dedans. C’était tellement bon que je ne pouvais plus arrêter mes va-et-vient. Il se mit à crier, et j’en fus surpris.
— Oh oui, vas-y, continue…
Avec ses mains, il m’agrippa les épaules afin de me maintenir fermement contre lui. Il y avait quelque chose de touchant à voir Seb se donner entièrement.
— Aaaah, putain, c’est trop bon. Putain, Sami, je vais jouir, vas-y plus FOOOORT !
Seb renforça encore son étreinte en poussant avec ses pieds sur mes fesses. C’était un démon lubrique en marche vers la jouissance. Une de ses mains glissa dans mes cheveux pour me forcer à l’embrasser. Ses jambes se mirent à flageoler, alors que moi-même j’allais exploser.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
— Putain, ta queue, Sami, ouiiii, je vieeeeens !
Ma bite expulsa le foutre en une vague douce et continue qui humidifia nos abdos pressés par la sueur. Sa peau se frottait contre la mienne, nous tapissant mutuellement de sperme. Au bord de la jouissance, Sami continua de me pilonner. Il se releva brièvement afin de me donner les deux ou trois coups de bite finaux. Ses fesses se crispèrent, et sa verge, profondément ancrée en moi, fut prise de spasmes. Je sentis sa chaleur se répandre dans mon ventre alors que le visage du mec que j’aimais arborait enfin l’expression de la liberté si longtemps refusée.
🕌 ◇ ------------------------ ◇ ⛪️
Avec Seb, nous sommes restés un long moment sur le lit, collés l’un à l’autre, jusqu’à ce que ma verge dégonfle lentement, au point de se faire expulser de son joli petit cul tout blanc. Je n’avais presque plus honte d’avoir de telles pensées impures tant je m’étais mis à l’aimer. Nous restions là, dans les bras l’un de l’autre, à nous couvrir de petits smacks et de petits bisous.
— J’en étais sûr, dit Seb.
— Quoi donc ? répondis-je inquiet.
— T’es un méga bon baiseur, dit-il en riant.
— Quoi donc ? répondis-je inquiet.
— T’es un méga bon baiseur, dit-il en riant.
J’éclatais alors de rire devant la spontanéité de mon Seb. Je ne ressentais plus de culpabilité, dans ses bras, j’étais juste bien, et à ma place.
— Je crois qu’on a tous les deux déçu nos pères, Sami, reprit-il d’un ton semi-sérieux.
— Je crois aussi, dis-je en riant, mais ça valait le coup.
— Tu crois… tu crois qu’on est des vilains garçons ?
— Oh non, pas tant que ça. Ils finiront par s’y faire. Nous sommes leurs fils prodigues, après tout.
— Je crois aussi, dis-je en riant, mais ça valait le coup.
— Tu crois… tu crois qu’on est des vilains garçons ?
— Oh non, pas tant que ça. Ils finiront par s’y faire. Nous sommes leurs fils prodigues, après tout.
FIN.
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