Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le silence de la grande maison — Chapitre 5 · Le secret
Auteur
Le silence de la grande maison
Chapitre 5 · Le secret
Les deux jours suivants furent étranges.
Le lendemain matin, Philippe était déjà parti quand Lucas descendit. Tania préparait le café en nuisette et peignoir entrouvert. Leurs regards se croisèrent. Aucun des deux ne sourit tout de suite. Il y avait encore la honte de la veille, et en même temps cette chose nouvelle, tiède, qui battait sous la peau.
Ils ne se touchèrent pas tout de suite. Juste un « bonjour » un peu trop bas. Puis Tania s’approcha pour lui tendre la tasse et son sein frôla le bras de Lucas. Elle ne s’écarta pas. Lui non plus.
Ce fut elle qui ferma la distance. Elle posa ses lèvres sur les siennes, rapidement, comme pour vérifier que la veille n’avait pas été un rêve. Le baiser devint aussitôt plus profond. Lucas l’attira contre le plan de travail. La nuisette remonta. Il glissa une main entre ses cuisses et la trouva déjà sans culotte, et déjà trempée.
Ils s’embrassaient encore quand un bruit de voiture passa dans la rue. Tous les deux se figèrent. Le cœur de Lucas battit trop fort. Tania avait les yeux écarquillés. Le bruit s’éloigna. Personne ne s’arrêta.
Lucas la souleva alors, l’assit sur le bord du plan de travail et s’enfonça en elle d’un seul mouvement. Tania étouffa un gémissement contre son épaule. Ils baisèrent là, debout, vite et fort, en tendant l’oreille vers l’entrée. Chaque craquement de la maison les faisait ralentir une seconde. Elle jouit en se mordant la lèvre jusqu’au sang, les ongles plantés dans ses épaules. Lucas la suivit peu après, en se vidant au fond d’elle par longues pulsations, le front collé au sien.
Ils restèrent un moment ainsi, le sexe encore en elle, en écoutant le silence.
— On est fous… murmura Tania.
— Je sais.
Le reste de la journée fut un mélange de tension et de normalité feinte. Philippe rentra en fin d’après-midi. Ils dînèrent tous les trois comme si de rien n’était. Tania évitait les regards trop longs. Lucas forçait la conversation. Sous la table, une seule fois, le pied de Tania vint frôler sa cheville. Juste une seconde. Philippe leva les yeux à ce moment-là. Lucas sentit son estomac se nouer. Mais le beau-père ne dit rien.
La nuit suivante, ce fut Lucas qui poussa la porte de sa chambre. Tania l’attendait presque. Elle était nue sous le drap. À peine eut-il refermé la porte qu’elle se redressa et l’embrassa. Ils se touchèrent longtemps avant de s’unir, plus lentement que la veille. Lucas descendit entre ses jambes et la lécha jusqu’à ce qu’elle doive plaquer un oreiller sur son visage pour étouffer ses gémissements. Elle mouillait tellement que ses cuisses en brillaient.
Quand il la pénétra enfin, ce fut sur le côté, une main fermement posée sur sa bouche. Chaque fois qu’un bruit montait de l’étage du bas, ils s’immobilisaient complètement, le sexe de Lucas au fond d’elle, en retenant leur souffle. Une fois, on entendit clairement Philippe se lever pour aller aux toilettes. Ils restèrent parfaitement immobiles pendant de longues minutes, le cœur battant à tout rompre. Quand les pas redescendirent et que la porte du bureau se referma, Lucas recommença à bouger, plus profondément. Tania jouit en silence, le corps entièrement tendu, puis une deuxième fois juste avant qu’il se répande en elle.
Ils restèrent allongés un long moment après, ses doigts traçant des cercles absents sur le ventre de Tania. Dehors, un chien aboya. Tous les deux sursautèrent.
— Élise m’a envoyé un message, dit-elle finalement à voix basse. Elle arrive demain en fin de matinée. Camille aussi, peut-être.
Lucas hocha la tête dans le noir. Le temps se réduisait.
Le dernier matin, Philippe partit de très bonne heure. Tania et Lucas se retrouvèrent encore une fois dans la cuisine. Puis dans le salon. Puis contre le mur du couloir de l’étage. Cette fois ce fut plus brutal, plus pressé. Tania avait une jambe relevée contre la hanche de Lucas. Il la pénétrait fort, presque avec colère, comme s’il voulait graver la sensation. À plusieurs reprises, ils s’arrêtèrent net en entendant une voiture ralentir dans la rue. Une fois, la sonnette de l’interphone retentit. Ils se séparèrent d’un bond, le cœur en panique. Ce n’était qu’un livreur. Quand la porte se referma, Lucas reprit Tania contre le mur sans même la laisser reprendre son souffle. Elle jouit en étouffant son cri contre son cou. Il se retira juste à temps et se répandit sur son ventre, en de longues giclées chaudes.
Après, elle resta adossée au mur, le sexe encore ouvert et brillant, le ventre marqué de sperme. Lucas l’embrassa longuement. Ses mains tremblaient un peu.
— Je sais pas si on pourra… recommencer, dit-elle.
— Moi non plus.
Mais ni l’un ni l’autre n’avait vraiment l’air d’y croire.
Vers onze heures, la voiture d’Élise se gara dans l’allée. Lucas descendit pour l’accueillir, encore le goût de Tania sur la langue. Tania était remontée prendre une douche. Quand elle redescendit, propre, habillée, le parfum bien en place, elle embrassa sa fille normalement. Personne n’aurait pu deviner.
Plus tard, alors qu’Élise parlait avec son père dans le jardin, Tania croisa Lucas dans le couloir. Leurs mains se frôlèrent. Juste un contact. Très bref.
Elle ne dit rien. Lui non plus.
Mais dans ses yeux, il y avait déjà la promesse que ce n’était pas fini.
Le lendemain matin, Philippe était déjà parti quand Lucas descendit. Tania préparait le café en nuisette et peignoir entrouvert. Leurs regards se croisèrent. Aucun des deux ne sourit tout de suite. Il y avait encore la honte de la veille, et en même temps cette chose nouvelle, tiède, qui battait sous la peau.
Ils ne se touchèrent pas tout de suite. Juste un « bonjour » un peu trop bas. Puis Tania s’approcha pour lui tendre la tasse et son sein frôla le bras de Lucas. Elle ne s’écarta pas. Lui non plus.
Ce fut elle qui ferma la distance. Elle posa ses lèvres sur les siennes, rapidement, comme pour vérifier que la veille n’avait pas été un rêve. Le baiser devint aussitôt plus profond. Lucas l’attira contre le plan de travail. La nuisette remonta. Il glissa une main entre ses cuisses et la trouva déjà sans culotte, et déjà trempée.
Ils s’embrassaient encore quand un bruit de voiture passa dans la rue. Tous les deux se figèrent. Le cœur de Lucas battit trop fort. Tania avait les yeux écarquillés. Le bruit s’éloigna. Personne ne s’arrêta.
Lucas la souleva alors, l’assit sur le bord du plan de travail et s’enfonça en elle d’un seul mouvement. Tania étouffa un gémissement contre son épaule. Ils baisèrent là, debout, vite et fort, en tendant l’oreille vers l’entrée. Chaque craquement de la maison les faisait ralentir une seconde. Elle jouit en se mordant la lèvre jusqu’au sang, les ongles plantés dans ses épaules. Lucas la suivit peu après, en se vidant au fond d’elle par longues pulsations, le front collé au sien.
Ils restèrent un moment ainsi, le sexe encore en elle, en écoutant le silence.
— On est fous… murmura Tania.
— Je sais.
Le reste de la journée fut un mélange de tension et de normalité feinte. Philippe rentra en fin d’après-midi. Ils dînèrent tous les trois comme si de rien n’était. Tania évitait les regards trop longs. Lucas forçait la conversation. Sous la table, une seule fois, le pied de Tania vint frôler sa cheville. Juste une seconde. Philippe leva les yeux à ce moment-là. Lucas sentit son estomac se nouer. Mais le beau-père ne dit rien.
La nuit suivante, ce fut Lucas qui poussa la porte de sa chambre. Tania l’attendait presque. Elle était nue sous le drap. À peine eut-il refermé la porte qu’elle se redressa et l’embrassa. Ils se touchèrent longtemps avant de s’unir, plus lentement que la veille. Lucas descendit entre ses jambes et la lécha jusqu’à ce qu’elle doive plaquer un oreiller sur son visage pour étouffer ses gémissements. Elle mouillait tellement que ses cuisses en brillaient.
Quand il la pénétra enfin, ce fut sur le côté, une main fermement posée sur sa bouche. Chaque fois qu’un bruit montait de l’étage du bas, ils s’immobilisaient complètement, le sexe de Lucas au fond d’elle, en retenant leur souffle. Une fois, on entendit clairement Philippe se lever pour aller aux toilettes. Ils restèrent parfaitement immobiles pendant de longues minutes, le cœur battant à tout rompre. Quand les pas redescendirent et que la porte du bureau se referma, Lucas recommença à bouger, plus profondément. Tania jouit en silence, le corps entièrement tendu, puis une deuxième fois juste avant qu’il se répande en elle.
Ils restèrent allongés un long moment après, ses doigts traçant des cercles absents sur le ventre de Tania. Dehors, un chien aboya. Tous les deux sursautèrent.
— Élise m’a envoyé un message, dit-elle finalement à voix basse. Elle arrive demain en fin de matinée. Camille aussi, peut-être.
Lucas hocha la tête dans le noir. Le temps se réduisait.
Le dernier matin, Philippe partit de très bonne heure. Tania et Lucas se retrouvèrent encore une fois dans la cuisine. Puis dans le salon. Puis contre le mur du couloir de l’étage. Cette fois ce fut plus brutal, plus pressé. Tania avait une jambe relevée contre la hanche de Lucas. Il la pénétrait fort, presque avec colère, comme s’il voulait graver la sensation. À plusieurs reprises, ils s’arrêtèrent net en entendant une voiture ralentir dans la rue. Une fois, la sonnette de l’interphone retentit. Ils se séparèrent d’un bond, le cœur en panique. Ce n’était qu’un livreur. Quand la porte se referma, Lucas reprit Tania contre le mur sans même la laisser reprendre son souffle. Elle jouit en étouffant son cri contre son cou. Il se retira juste à temps et se répandit sur son ventre, en de longues giclées chaudes.
Après, elle resta adossée au mur, le sexe encore ouvert et brillant, le ventre marqué de sperme. Lucas l’embrassa longuement. Ses mains tremblaient un peu.
— Je sais pas si on pourra… recommencer, dit-elle.
— Moi non plus.
Mais ni l’un ni l’autre n’avait vraiment l’air d’y croire.
Vers onze heures, la voiture d’Élise se gara dans l’allée. Lucas descendit pour l’accueillir, encore le goût de Tania sur la langue. Tania était remontée prendre une douche. Quand elle redescendit, propre, habillée, le parfum bien en place, elle embrassa sa fille normalement. Personne n’aurait pu deviner.
Plus tard, alors qu’Élise parlait avec son père dans le jardin, Tania croisa Lucas dans le couloir. Leurs mains se frôlèrent. Juste un contact. Très bref.
Elle ne dit rien. Lui non plus.
Mais dans ses yeux, il y avait déjà la promesse que ce n’était pas fini.
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Commentaires ()
Toujours la même émotion et la tendresse qui ressortent dans cette histoire.
Excellente et agréable à suivre.