Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une trahison inattendue — Chapitre 8 · La fin
Auteur
Une trahison inattendue
Chapitre 8 · La fin
La caméra brillait d'un reflet jaune dans la main de Savério. Il la posa sur la table basse, à côté du verre de vin intact, avec le soin méticuleux d'un homme qui range un outil après l'avoir utilisé. Le clic du plastique contre le bois résonna dans le silence.
Sofia ne bougea pas. Ses genoux restaient collés à sa poitrine, ses mains plaquées sur ses bras, les doigts enfonçant les bretelles du soutien-gorge rouge qui pendait autour de son cou comme un collier cassé. Le bas de son dos pressait la base du canapé. La moquette gardait l'empreinte humide de ses cuisses.
Sofia ne bougea pas. Ses genoux restaient collés à sa poitrine, ses mains plaquées sur ses bras, les doigts enfonçant les bretelles du soutien-gorge rouge qui pendait autour de son cou comme un collier cassé. Le bas de son dos pressait la base du canapé. La moquette gardait l'empreinte humide de ses cuisses.
— Je n'aurais pas pu continuer sans ça, dit Savério.
Sa voix était plate, sans colère, sans triomphe. Il resta debout au centre du salon, les bras le long du corps, et la regarda comme on regarde un incendie qui s'éteint.
— Tu as couché avec lui dans notre lit, Sofia. Dans notre lit. Et ensuite tu es revenue t'asseoir ici, à cette table, à boire ton vin comme si rien ne s'était passé.
Il s'interrompit. La lampe vacilla légèrement, projetant une ombre tremblante sur le mur derrière lui.
Il s'interrompit. La lampe vacilla légèrement, projetant une ombre tremblante sur le mur derrière lui.
— Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas te toucher sans voir son visage. Je ne pouvais pas te regarder sans me demander si tu pensais à lui. Alors oui — j'ai fait ça. Et maintenant c'est fait.
Sofia ne répondit pas. Ses lèvres s'ouvrirent, puis se refermèrent. Une larme coula le long de sa joue droite, suivit la ligne de sa mâchoire, tomba sur son genou. Elle ne l'essuya pas.
Sofia ne répondit pas. Ses lèvres s'ouvrirent, puis se refermèrent. Une larme coula le long de sa joue droite, suivit la ligne de sa mâchoire, tomba sur son genou. Elle ne l'essuya pas.
— Sors, dit-elle.
Le mot sortit comme un souffle, à peine audible.
— Va-t'en de cette pièce.
Savério la regarda un long moment. Puis il hocha lentement la tête, ramassa sa veste posée sur le dossier d'une chaise, et monta l'escalier. Ses pas grinçaient sur les marches. La porte de la chambre d'amis se referma avec un bruit sec.
Sofia resta seule dans le salon, recroquevillée contre le canapé, les yeux fixés sur la caméra posée sur la table.
Les jours suivants s'écoulèrent comme du sable dans un entonnoir bouché.
Le vendredi matin, Savério descendit à six heures. Sofia était déjà dans la cuisine, debout devant la machine à café, vêtue d'un jean et d'un pull gris qui lui tombait jusqu'à mi-cuisse. Elle ne leva pas les yeux quand il entra. Il ouvrit un placard, sortit une tasse, se servit du café. Leurs coudes se frôlèrent. Aucun des deux ne bougea.
Savério la regarda un long moment. Puis il hocha lentement la tête, ramassa sa veste posée sur le dossier d'une chaise, et monta l'escalier. Ses pas grinçaient sur les marches. La porte de la chambre d'amis se referma avec un bruit sec.
Sofia resta seule dans le salon, recroquevillée contre le canapé, les yeux fixés sur la caméra posée sur la table.
Les jours suivants s'écoulèrent comme du sable dans un entonnoir bouché.
Le vendredi matin, Savério descendit à six heures. Sofia était déjà dans la cuisine, debout devant la machine à café, vêtue d'un jean et d'un pull gris qui lui tombait jusqu'à mi-cuisse. Elle ne leva pas les yeux quand il entra. Il ouvrit un placard, sortit une tasse, se servit du café. Leurs coudes se frôlèrent. Aucun des deux ne bougea.
— Elena déjeune à la cantine, dit Sofia d'une voix neutre, en s'adressant à la cafetière.
— D'accord.
— D'accord.
Il but son café debout, appuyé contre le plan de travail, puis partit au travail sans un mot de plus. La porte d'entrée claqua. Sofia resta immobile, les deux mains enroulées autour de sa tasse, jusqu'à ce que le café soit froid.
Le samedi, il dormit sur le canapé. Le dimanche également. Le linge de Sofia traînait dans le panier de la salle de bain ; il le lava, le plia, le déposa sur le lit sans qu'elle soit dans la pièce. Quand elle rentra de courses avec Elena, elle trouva les piles de vêtements et les rangea sans commenter.
Le lundi soir, ils mangèrent en face à face. Des pâtes au pesto que Sofia avait préparées. Elena papotait de l'école, du dessin qu'elle avait fait, de la maîtresse qui avait dit bravo. Savério écoutait, acquiesçait, coupait les spaghettis pour sa fille. Sofia mâchait lentement, le regard baissé sur son assiette. Quand Elena monta se brosser les dents, le silence retomba comme une pierre.
Le samedi, il dormit sur le canapé. Le dimanche également. Le linge de Sofia traînait dans le panier de la salle de bain ; il le lava, le plia, le déposa sur le lit sans qu'elle soit dans la pièce. Quand elle rentra de courses avec Elena, elle trouva les piles de vêtements et les rangea sans commenter.
Le lundi soir, ils mangèrent en face à face. Des pâtes au pesto que Sofia avait préparées. Elena papotait de l'école, du dessin qu'elle avait fait, de la maîtresse qui avait dit bravo. Savério écoutait, acquiesçait, coupait les spaghettis pour sa fille. Sofia mâchait lentement, le regard baissé sur son assiette. Quand Elena monta se brosser les dents, le silence retomba comme une pierre.
— Il faut qu'on parle, dit Savério.
Sofia posa sa fourchette.
— Pas maintenant.
— Quand ?
— Quand ?
Elle se leva, déposa son assiette dans l'évier, et ouvrit le robinet. Le bruit de l'eau couvrit le bruit de sa respiration.
Mardi. Mercredi. Jeudi. La même mécanique silencieuse. Savério rentrait du travail, jouait avec Elena, lisait une histoire, la couchait. Puis il descendait, s'asseyait dans le fauteuil, et regardait le mur jusqu'à ce que l'heure avance assez pour qu'il aille dormir. Sofia restait dans la cuisine ou montait dans la chambre, fermant la porte derrière elle.
Une semaine passa. Puis trois jours de plus.
Mardi. Mercredi. Jeudi. La même mécanique silencieuse. Savério rentrait du travail, jouait avec Elena, lisait une histoire, la couchait. Puis il descendait, s'asseyait dans le fauteuil, et regardait le mur jusqu'à ce que l'heure avance assez pour qu'il aille dormir. Sofia restait dans la cuisine ou montait dans la chambre, fermant la porte derrière elle.
Une semaine passa. Puis trois jours de plus.
La maison d'Aubagne vivait sa vie habituelle — les jouets d'Elena éparpillés sur le carrelage, l'odeur de sauce tomate qui imprégnait les murs de la cuisine, le bruit du lave-linge qui tournait dans la buanderie — mais entre les deux adultes qui la peuplaient, quelque chose s'était figé, comme une blessure qu'on ne touche pas parce qu'on sait qu'elle brûle.
C'était un jeudi soir, dix jours après la nuit avec Catarina.
Elena était couchée depuis une heure. Savério lavait la vaisselle du dîner, manches retroussées, les avant-bras mouillés. Sofia rangeait les restes dans des Tupperware, debout à côté de lui. Pour la première fois depuis des jours, elle avait retiré son pull. Elle portait un débardeur blanc qui laissait voir ses épaules et le début de ses clavicules. Savério ne la regarda pas, mais il le remarqua.
Trois coups résonnèrent à la porte d'entrée.
C'était un jeudi soir, dix jours après la nuit avec Catarina.
Elena était couchée depuis une heure. Savério lavait la vaisselle du dîner, manches retroussées, les avant-bras mouillés. Sofia rangeait les restes dans des Tupperware, debout à côté de lui. Pour la première fois depuis des jours, elle avait retiré son pull. Elle portait un débardeur blanc qui laissait voir ses épaules et le début de ses clavicules. Savério ne la regarda pas, mais il le remarqua.
Trois coups résonnèrent à la porte d'entrée.
Ils se figèrent tous les deux. Personne ne venait à cette heure. Savério sécha ses mains sur un torchon, fronça les sourcils, et marcha vers le couloir. Sofia le suivit, essuyant ses doigts sur un coin de son débardeur.
Quand Savério ouvrit la porte, la lumière jaune de l'extérieur tomba sur un visage qu'il connaissait.
Marco Ferri se tenait sur le seuil, le torse bombé, la mâchoire serrée. Il portait une veste en cuir foncé, ses cheveux noirs étaient en désordre, et ses yeux — des yeux noirs et brillants — brûlaient d'une fureur qui crispait tous les muscles de son visage. Derrière lui, Catarina se tenait à trois pas, son manteau noir boutonné jusqu'au cou, ses cheveux roux coupés au carré encadrant son visage aux pommettes hautes. Elle avait le regard fixe et les lèvres serrées.
Quand Savério ouvrit la porte, la lumière jaune de l'extérieur tomba sur un visage qu'il connaissait.
Marco Ferri se tenait sur le seuil, le torse bombé, la mâchoire serrée. Il portait une veste en cuir foncé, ses cheveux noirs étaient en désordre, et ses yeux — des yeux noirs et brillants — brûlaient d'une fureur qui crispait tous les muscles de son visage. Derrière lui, Catarina se tenait à trois pas, son manteau noir boutonné jusqu'au cou, ses cheveux roux coupés au carré encadrant son visage aux pommettes hautes. Elle avait le regard fixe et les lèvres serrées.
— Espèce de fils de pute, cracha Marco.
Son poing partit avant que Savério n'ait pu reculer. Le coup le prit à la joue gauche. La tête de Savério bascula. Il trébucha en arrière, heurta le portemanteau fixé au mur, et les manteaux s'effondrèrent sur lui. Le goût du sang emplit sa bouche.
— Marco ! hurla Catarina depuis le seuil.
Marco s'avança dans le couloir, les poings levés, le souffle court. Savério se redressa, cracha un filet rouge sur le carrelage, et planta ses pieds. Il ne leva pas les poings. Il resta droit, le menton relevé, et regarda Marco droit dans les yeux avec un calme qui fit hésiter l'autre homme une fraction de seconde.
Sofia se plaça entre eux. Elle avait couru depuis la cuisine, pieds nus, et son corps fit barrage. Elle plaqua ses deux mains sur le torse de Marco et le poussa.
Sofia se plaça entre eux. Elle avait couru depuis la cuisine, pieds nus, et son corps fit barrage. Elle plaqua ses deux mains sur le torse de Marco et le poussa.
— Arrête ! Arrête ça immédiatement !
Marco tenta de contourner Sofia. Catarina entra dans le couloir, attrapa le bras de son mari à deux mains, et tira de toutes ses forces. Ses talons glissèrent sur le carrelage.
— Marco, tu te calmes. Tu te calmes maintenant, ou je te jure que je pars et que je ne reviens pas.
La voix de Catarina était basse, contrôlée, tranchante comme une lame. Marco s'immobilisa. Sa poitrine se soulevait par à-coups. Il fixait Savério par-dessus l'épaule de Sofia, les narines dilatées, les veines du cou gonflées.
La voix de Catarina était basse, contrôlée, tranchante comme une lame. Marco s'immobilisa. Sa poitrine se soulevait par à-coups. Il fixait Savério par-dessus l'épaule de Sofia, les narines dilatées, les veines du cou gonflées.
— Il a filmé ma femme, siffla Marco entre ses dents. Il a filmé ma femme et il m'a envoyé la vidéo. Tu sais ce que c'est, de recevoir ça sur son téléphone ? De voir sa femme à quatre pattes avec un —
— Et toi ? coupa Catarina, toujours accrochée à son bras. Toi, tu as couché avec la femme de cet homme pendant sept mois. Dans son lit. Tu veux qu'on reparle de qui a fait quoi ?
Le silence tomba sur le couloir comme un rideau. La respiration de Marco se ralentit. Il cligna des yeux, regarda Catarina, puis Sofia, puis Savério qui se tenait là, un filet de sang coulant de sa lèvre fendue, sans avoir riposté.
— Et toi ? coupa Catarina, toujours accrochée à son bras. Toi, tu as couché avec la femme de cet homme pendant sept mois. Dans son lit. Tu veux qu'on reparle de qui a fait quoi ?
Le silence tomba sur le couloir comme un rideau. La respiration de Marco se ralentit. Il cligna des yeux, regarda Catarina, puis Sofia, puis Savério qui se tenait là, un filet de sang coulant de sa lèvre fendue, sans avoir riposté.
— Entrez, dit Sofia d'une voix blanche. On ne va pas faire ça sur le pas de la porte.
Le salon sentait encore la poussière et le vin. La lampe jaune était allumée. La caméra avait disparu — Savério l'avait rangée quelque part. Sofia referma la porte derrière les quatre adultes et resta debout, adossée au mur, les bras croisés sur sa poitrine. Savério s'assit dans le fauteuil, essuya le sang de sa lèvre avec le dos de sa main. Marco refusa de s'asseoir. Catarina, elle, s'installa sur le bord du canapé, le dos droit, les mains jointes sur ses genoux. Son manteau était ouvert. Sous le col, on apercevait le bord de sa robe noire, la même que la première nuit.
Personne ne parla pendant un long moment. Le réfrigérateur bourdonnait dans la cuisine. Quelque part à l'étage, Elena remua dans son sommeil.
Le salon sentait encore la poussière et le vin. La lampe jaune était allumée. La caméra avait disparu — Savério l'avait rangée quelque part. Sofia referma la porte derrière les quatre adultes et resta debout, adossée au mur, les bras croisés sur sa poitrine. Savério s'assit dans le fauteuil, essuya le sang de sa lèvre avec le dos de sa main. Marco refusa de s'asseoir. Catarina, elle, s'installa sur le bord du canapé, le dos droit, les mains jointes sur ses genoux. Son manteau était ouvert. Sous le col, on apercevait le bord de sa robe noire, la même que la première nuit.
Personne ne parla pendant un long moment. Le réfrigérateur bourdonnait dans la cuisine. Quelque part à l'étage, Elena remua dans son sommeil.
— Alors comme ça, dit finalement Marco, la voix rauque, c'est comme ça que tu règles les problèmes ? Tu filmes ma femme ? Tu la fais baiser devant toi ?
Savério ne cilla pas. Il croisa le regard de Marco et le tint.
Savério ne cilla pas. Il croisa le regard de Marco et le tint.
— C'est toi qui as commencé, Marco. Tu as couché avec ma femme. Dans mon lit. Pendant sept mois. Tu as fait ça en sachant qu'elle était mariée, en sachant qu'elle avait une enfant. Alors ne viens pas me parler de ce que j'ai fait. Ce que j'ai fait, c'est te montrer ce que ça fait.
Marco ouvrit la bouche. La referma. Ses mains pendirent le long de ses cuisses.
Marco ouvrit la bouche. La referma. Ses mains pendirent le long de ses cuisses.
— Et la vidéo, dit Savério en se penchant en avant, les coudes sur les genoux, je l'ai envoyée à ta femme. Pas à ton patron. Pas à tes collègues. Pas sur internet. À ta femme. Parce que c'est elle qui avait le droit de savoir. Exactement comme j'avais le droit de savoir ce que Sofia faisait avec toi.
Catarina ne dit rien. Elle regardait ses mains jointes.
Sofia, adossée au mur, avait les yeux rouges. Elle mordillait l'intérieur de sa joue. Quand elle parla, sa voix était si basse que tout le monde se pencha pour l'entendre.
Catarina ne dit rien. Elle regardait ses mains jointes.
Sofia, adossée au mur, avait les yeux rouges. Elle mordillait l'intérieur de sa joue. Quand elle parla, sa voix était si basse que tout le monde se pencha pour l'entendre.
— J'ai fait une chose terrible. Je le sais. Je le savais quand je la faisais, et je le sais encore maintenant. Et ce que Savério a fait en retour — c'était terrible aussi. On est tous les deux coupables. Mais ce soir, on est tous les quatre dans cette pièce, et on a deux choix. Soit on continue à se détruire, soit on arrête.
Elle regarda Marco.
Elle regarda Marco.
— Toi et moi, c'est fini. Ça a été fini le jour où Savério a découvert tout. Et ce qui s'est passé aux toilettes de ce café — c'était une erreur de plus. La dernière.
Marco la fixa. Son visage se décomposa lentement, la colère s'écoulant comme un liquide qui s'évapore. Ce qui resta était quelque chose de fatigué, de vide. Il porta la main à sa nuque, la massa, et ferma les yeux un instant.
Marco la fixa. Son visage se décomposa lentement, la colère s'écoulant comme un liquide qui s'évapore. Ce qui resta était quelque chose de fatigué, de vide. Il porta la main à sa nuque, la massa, et ferma les yeux un instant.
— Catarina, murmura-t-il. Je suis désolé.
Catarina leva les yeux vers lui. Ses lèvres peintes de rouge sombre tremblèrent imperceptiblement. Elle ne répondit pas tout de suite. Elle déglutit, fit glisser ses doigts sur ses genoux, puis dit :
Catarina leva les yeux vers lui. Ses lèvres peintes de rouge sombre tremblèrent imperceptiblement. Elle ne répondit pas tout de suite. Elle déglutit, fit glisser ses doigts sur ses genoux, puis dit :
— Je sais. Je sais que tu l'es. Mais ce n'est pas à moi seul que tu dois des excuses.
Marco tourna la tête vers Savério. La mâchoire crispée. Puis il hocha lentement la tête.
Marco tourna la tête vers Savério. La mâchoire crispée. Puis il hocha lentement la tête.
— Savério. Je suis désolé. J'ai franchi une ligne. Je n'aurais jamais dû toucher à ta femme. Je n'aurais jamais dû entrer dans ta maison.
Savério le regarda longuement. Puis il se leva, marcha jusqu'à la table basse, et ouvrit le tiroir. Il en sortit une clé USB — noire, minuscule — et la posa sur la table.
Savério le regarda longuement. Puis il se leva, marcha jusqu'à la table basse, et ouvrit le tiroir. Il en sortit une clé USB — noire, minuscule — et la posa sur la table.
— C'est la seule copie, dit-il. La vidéo. Je n'en ai fait qu'une. Elle est là. Tu peux la prendre. Tu la détruis, tu la gardes, tu en fais ce que tu veux. Je n'ai jamais voulu te ruiner, Marco. Je voulais que tu saches.
Marco regarda la clé USB. Il la prit, la glissa dans la poche intérieure de sa veste en cuir, et recula d'un pas.
Catarina se leva du canapé. Elle ajusta son manteau, croisa les bras, et regarda Sofia.
Marco regarda la clé USB. Il la prit, la glissa dans la poche intérieure de sa veste en cuir, et recula d'un pas.
Catarina se leva du canapé. Elle ajusta son manteau, croisa les bras, et regarda Sofia.
— Sofia.
Sofia leva les yeux.
— Ce qui s'est passé entre nous cette nuit, dit Catarina d'une voix mesurée, ce n'était pas entre toi et moi. C'était entre eux. Tu n'étais pas mon ennemie. Tu n'as jamais été mon ennemie.
Sofia acquiesça. Ses doigts se crispèrent sur ses bras croisés.
Sofia acquiesça. Ses doigts se crispèrent sur ses bras croisés.
— Je sais, murmura-t-elle.
Catarina lui adressa un dernier regard — quelque chose de calme, de définitif — puis elle se tourna vers Marco.
— On part.
Marco hocha la tête. Il fit un pas vers la porte, s'arrêta, et regarda Savério une dernière fois.
Marco hocha la tête. Il fit un pas vers la porte, s'arrêta, et regarda Savério une dernière fois.
— Plus jamais. Plus jamais je ne poserai les yeux sur ta femme.
— Plus jamais, répondit Savério.
— Plus jamais, répondit Savério.
Marco ouvrit la porte. L'air frais de la nuit entra dans le couloir, portant l'odeur des pins et de la terre humide. Catarina passa la première. Marco la suivit. La porte se referma derrière eux avec un déclic.
Leurs pas s'éloignèrent sur le gravier. Une portière claqua. Le moteur démarra. Les phares balayèrent les volets fermés. Puis le silence revint.
Sofia et Savério restèrent immobiles dans le salon. La lampe jaune vibrait. Le réfrigérateur bourdonnait.
Leurs pas s'éloignèrent sur le gravier. Une portière claqua. Le moteur démarra. Les phares balayèrent les volets fermés. Puis le silence revint.
Sofia et Savério restèrent immobiles dans le salon. La lampe jaune vibrait. Le réfrigérateur bourdonnait.
Sofia se tourna vers Savério.
Il était debout au milieu de la pièce, la lèvre enflée, une trace de sang séché sur le menton. Sa chemise était déboutonnée au col. Il la regardait. Pour la première fois depuis dix jours, il la regardait vraiment — pas à travers le filtre de la colère, pas à travers celui de la vengeance. Ses yeux la parcouraient comme s'il la découvrait après une longue absence. Le débardeur blanc qui laissait ses épaules nues. Les clavicules saillantes. La courbe de ses seins sous le tissu fin. Ses pieds nus sur le carrelage froid.
Sofia fit un pas. Puis un autre. Elle s'arrêta devant lui, leva la main, et posa ses doigts sur sa lèvre fendue. Savério ferma les yeux.
Il était debout au milieu de la pièce, la lèvre enflée, une trace de sang séché sur le menton. Sa chemise était déboutonnée au col. Il la regardait. Pour la première fois depuis dix jours, il la regardait vraiment — pas à travers le filtre de la colère, pas à travers celui de la vengeance. Ses yeux la parcouraient comme s'il la découvrait après une longue absence. Le débardeur blanc qui laissait ses épaules nues. Les clavicules saillantes. La courbe de ses seins sous le tissu fin. Ses pieds nus sur le carrelage froid.
Sofia fit un pas. Puis un autre. Elle s'arrêta devant lui, leva la main, et posa ses doigts sur sa lèvre fendue. Savério ferma les yeux.
— Tu saignes, dit-elle.
— Ça va.
— Ça va.
Elle passa son pouce sur la blessure. Il frémit. Sa main attrapa le poignet de Sofia — pas brutalement, pas comme les jeudis soirs. Avec une pression lente, presque tremblante, comme quelqu'un qui retient quelque chose d'immense.
— Sofia.
— Tais-toi.
— Tais-toi.
Elle l'attira vers elle. Sa bouche se pressa contre la sienne — contre la lèvre fendue, contre le goût du sang, contre les dix jours de silence et de haine et de solitude. Le baiser fut doux d'abord, exploratoire, leurs lèvres se cherchant comme deux corps qui se reconnaissent après l'obscurité. Puis la douceur céda. La langue de Sofia entra dans la bouche de Savério, et il gémit — un son grave, rauque, qui venait du fond de sa gorge. Ses mains trouvèrent ses hanches, s'enfermèrent dessus, et il la plaqua contre lui.
Le corps de Sofia s'écrasa contre le sien. Elle sentit sous le tissu de son pantalon la dureté qui grandissait, qui pressait contre son bas-ventre. Elle se frotta contre lui, un mouvement lent et délibéré, et le souffle de Savério se coupa.
Le corps de Sofia s'écrasa contre le sien. Elle sentit sous le tissu de son pantalon la dureté qui grandissait, qui pressait contre son bas-ventre. Elle se frotta contre lui, un mouvement lent et délibéré, et le souffle de Savério se coupa.
— Chéri, souffla-t-elle contre sa bouche.
Le mot la traversa comme une décharge. Ses doigts trouvèrent le bord de son débardeur et le tirèrent vers le haut. Le tissu blanc passa sur sa tête et tomba par terre. Elle ne portait rien en dessous. Ses seins nus pressèrent la chemise de Savério, ses mamelons durcis frottant contre le coton, et elle arqua le dos en sentant la chaleur de son torse à travers le tissu.
Savério déboutonna sa chemise avec des doigts tremblants. Les boutons glissèrent un par un. Quand son torse fut nu, Sofia colla sa peau contre la sienne, et un frisson la parcourut entière — la chaleur de lui, l'odeur de lui, cette odeur de tabac froid et de savon qu'elle n'avait pas respirée depuis dix jours.
Savério déboutonna sa chemise avec des doigts tremblants. Les boutons glissèrent un par un. Quand son torse fut nu, Sofia colla sa peau contre la sienne, et un frisson la parcourut entière — la chaleur de lui, l'odeur de lui, cette odeur de tabac froid et de savon qu'elle n'avait pas respirée depuis dix jours.
— Je t'ai manqué, dit-elle, la voix brisée.
— Putain, oui.
— Putain, oui.
Il la souleva. Ses mains s'enfermèrent sous ses cuisses, et Sofia enroula ses jambes autour de sa taille. Il la porta jusqu'au canapé, s'agenouilla, et la déposa sur les coussins. Son dos s'enfonça dans le tissu. Savério se pencha sur elle, sa bouche descendant le long de son cou, ses lèvres traçant une ligne humide jusqu'à sa clavicule. Il mordit la peau tendre là où le cou rejoignait l'épaule. Sofia cria — un cri court, aigu — et ses ongles s'enfoncèrent dans son dos.
— Plus fort, dit-elle. Mords-moi plus fort.
Il obéit. Ses dents se refermèrent sur le muscle de son épaule, serrèrent, et Sofia se cambra sous lui, un gémissement profond lui arrachant la poitrine. La marque rouge s'imprima sur sa peau. Il la lécha, puis descendit plus bas.
Sa bouche atteignit ses seins. Il prit le mamelon gauche entre ses lèvres, le suça lentement, puis plus fort, tirant jusqu'à ce que le sein se tende et que Sofia gémit en se tordant. Sa langue tourna autour du mamelon durci, traçant des cercles serrés, puis il lâcha et souffla dessus. Le froid du souffle fit hérisser la peau de Sofia.
Il obéit. Ses dents se refermèrent sur le muscle de son épaule, serrèrent, et Sofia se cambra sous lui, un gémissement profond lui arrachant la poitrine. La marque rouge s'imprima sur sa peau. Il la lécha, puis descendit plus bas.
Sa bouche atteignit ses seins. Il prit le mamelon gauche entre ses lèvres, le suça lentement, puis plus fort, tirant jusqu'à ce que le sein se tende et que Sofia gémit en se tordant. Sa langue tourna autour du mamelon durci, traçant des cercles serrés, puis il lâcha et souffla dessus. Le froid du souffle fit hérisser la peau de Sofia.
— Mon Dieu, souffla-t-elle.
Il passa à l'autre sein. Sa main libre pétrissait le gauche, les doigts enfonçant la chair tendre, le pouce frottant le mamelon avec une pression brutale. Sofia attrapa sa tête, plaqua sa bouche contre sa poitrine, et se cambra. Ses hanches bougeaient seules, cherchant le contact de son bassin.
— Déshabille-toi, souffla-t-elle. Maintenant.
Savério se redressa. Ses mains allèrent à sa ceinture — le clic métallique, le cuir qui glisse, le pantalon qui tombe. Il porta la main à sa queue — raide, épaisse, la tête gonflée et violacée — et la tint dans sa main un instant, la pressant, avant de se pencher de nouveau sur Sofia.
Il arracha son jean. Le bouton sauta. Il tira le tissu sur ses hanches, le fit glisser le long de ses jambes, et le jeta par terre. Sofia ne portait plus que sa culotte — un slip blanc simple, mouillé, le tissu collé à sa chatte. Savério la regarda. Ses yeux descendirent le long de son ventre, s'attardèrent sur la toile humide, et il passa le pouce sur le tissu, juste là où les lèvres gonflées imprimaient leur forme.
Sofia ferma les yeux et gémit.
Il arracha son jean. Le bouton sauta. Il tira le tissu sur ses hanches, le fit glisser le long de ses jambes, et le jeta par terre. Sofia ne portait plus que sa culotte — un slip blanc simple, mouillé, le tissu collé à sa chatte. Savério la regarda. Ses yeux descendirent le long de son ventre, s'attardèrent sur la toile humide, et il passa le pouce sur le tissu, juste là où les lèvres gonflées imprimaient leur forme.
Sofia ferma les yeux et gémit.
— Regarde-moi, dit Savério.
Elle ouvrit les yeux. Il écarta le tissu de côté. Deux doigts glissèrent le long de la fente — lents, délibérés, sentant la chaleur et l'humidité. Il les enfonça en elle. Le mouvement fut brutal. Sofia cria, son dos se cambra, et sa chatte se contracta autour de ses doigts. Il les bougea — entrant, sortant, tournant — et le bruit mouillé de la pénétration emplit le salon.
— Tu es trempée, murmura-t-il. Tu mouilles comme une putain.
— Oui, souffla-t-elle. Ta putain. Je suis ta putain.
— Oui, souffla-t-elle. Ta putain. Je suis ta putain.
Il retira ses doigts, les porta à sa bouche, et les suça. Puis il se pencha, attrapa la culotte par la taille, et la tira. Le tissu glissa le long de ses cuisses, passa ses chevilles, disparut. Sofia était nue sous lui — les cuisses ouvertes, la chatte luisante, les lèvres gonflées et écartées.
Il ne perdit pas de temps. Il posa la tête de sa queue contre l'entrée et poussa. D'un seul coup. La queue s'enfonça en elle — profonde, épaisse, remplissant chaque repli — et Sofia hurla. Pas un cri de douleur. Un cri de reconnaissance, comme un corps qui retrouve sa place après une longue absence.
Il ne perdit pas de temps. Il posa la tête de sa queue contre l'entrée et poussa. D'un seul coup. La queue s'enfonça en elle — profonde, épaisse, remplissant chaque repli — et Sofia hurla. Pas un cri de douleur. Un cri de reconnaissance, comme un corps qui retrouve sa place après une longue absence.
— Oh putain, gémit-elle. Oh putain, oui. Encore. Baise-moi. Baise-moi fort.
Il la prit. Ses hanches martelaient les siennes — un rythme lourd, profond, presque bestial. Le bruit de leur chair — claque, claque, claque — résonnait dans le salon. Les seins de Sofia bondissaient à chaque coup, oscillant en cercles. Il les regarda, attrapa les deux dans ses mains, les pétrit brutalement, pinça les mamelons, et Sofia cria son nom.
— Savério ! Putain, Savério, oui, oui, oui !
Il la retourna. D'un mouvement vif, il la plaqua sur le ventre, ses seins écrasés contre le canapé, et il la prit par derrière. La queue s'enfonça dans sa chatte trempée avec un bruit obscène — schlick, schlick — et il se pencha sur son dos, sa bouche contre son oreille.
Il la retourna. D'un mouvement vif, il la plaqua sur le ventre, ses seins écrasés contre le canapé, et il la prit par derrière. La queue s'enfonça dans sa chatte trempée avec un bruit obscène — schlick, schlick — et il se pencha sur son dos, sa bouche contre son oreille.
— Tu es à moi, souffla-t-il. Tu m'entends ? Tu es à moi.
— Oui, oui, je suis à toi, je suis à toi, baise-moi, baise-moi !
— Oui, oui, je suis à toi, je suis à toi, baise-moi, baise-moi !
Ses hanches accélérèrent. Le rythme devint frénétique — des coups courts, secs, violents, qui faisaient trembler le canapé sur ses pieds. Les doigts de Sofia s'enfoncèrent dans les coussins. Sa tête basculait en arrière, ses cheveux emmêlés collés à sa figure trempée de sueur.
— Je vais jouir, souffla-t-elle. Je vais — oh putain — je —
L'orgasme la traversa comme une vague. Son corps entier se tendit, se cambra, et sa chatte se contracta autour de la queue de Savério — une, deux, trois contractions violentes qui la firent crier. Il ne s'arrêta pas. Il continua de la baiser à travers l'orgasme, prolongeant les vagues, arrachant des gémissements aigus à chaque coup.
Puis il se retira. Sofia gémit de perte. Il la retourna de nouveau, la plaqua sur le dos, et se pencha sur elle. Il prit sa queue dans sa main, la posa entre ses seins, et les écrasa autour d'elle. La tête émergeait du sillon, gonflée, violacée. Il commença à bouger — lentement d'abord, puis plus vite — et Sofia cracha sur sa propre poitrine, la salive coulant entre ses seins, lubrifiant le sillon.
Puis il se retira. Sofia gémit de perte. Il la retourna de nouveau, la plaqua sur le dos, et se pencha sur elle. Il prit sa queue dans sa main, la posa entre ses seins, et les écrasa autour d'elle. La tête émergeait du sillon, gonflée, violacée. Il commença à bouger — lentement d'abord, puis plus vite — et Sofia cracha sur sa propre poitrine, la salive coulant entre ses seins, lubrifiant le sillon.
— Baise mes seins, souffla-t-elle. Baise-les, putain.
Il obéit. Sa queue glissait entre les seins lourds, la tête ressortant à chaque coup, et Sofia la léchait chaque fois qu'elle passait à portée de sa langue. Le pré-couille coulait, mélangé à la salive, formant un filet brillant qui coulait le long de sa gorge.
Il obéit. Sa queue glissait entre les seins lourds, la tête ressortant à chaque coup, et Sofia la léchait chaque fois qu'elle passait à portée de sa langue. Le pré-couille coulait, mélangé à la salive, formant un filet brillant qui coulait le long de sa gorge.
— Je vais venir, grogna Savério.
— Viens sur moi. Viens sur mes seins. Viens partout.
— Viens sur moi. Viens sur mes seins. Viens partout.
Il accéléra — deux, trois derniers coups — puis se retira. Sa main pompa sa queue une dernière fois, et il jouit. La première giclée atteignit la gorge de Sofia, blanche et épaisse. La deuxième traversa sa poitrine, traçant une ligne entre ses seins. La troisième atterrit sur son mamelon gauche, coulant en une traînée lente. Il gémit — un gémissement long, rauque, animal — et sa queue pulsait encore, laissant échapper les dernières perles sur le ventre de Sofia.
Elle resta immobile, le sperme coulant sur sa peau, les yeux fermés, la poitrine soulevée par sa respiration. Puis elle ouvrit les yeux et le regarda.
Il la regardait aussi.
Elle resta immobile, le sperme coulant sur sa peau, les yeux fermés, la poitrine soulevée par sa respiration. Puis elle ouvrit les yeux et le regarda.
Il la regardait aussi.
Leurs yeux se tinrent. Quelque chose passa entre eux — pas un mot, pas un geste, mais cette chose sans nom qui existe entre deux personnes qui ont traversé le pire et qui se retrouvent de l'autre côté.
Savério s'effondra à côté d'elle. Son corps lourd s'enfonça dans le canapé. Il attira Sofia contre lui, et elle se blottit dans le creux de son épaule, sa joue collée à sa poitrine, le sperme tiède frottant entre leurs peaux. Ses doigts tracèrent des cercles sur son bras.
Savério s'effondra à côté d'elle. Son corps lourd s'enfonça dans le canapé. Il attira Sofia contre lui, et elle se blottit dans le creux de son épaule, sa joue collée à sa poitrine, le sperme tiède frottant entre leurs peaux. Ses doigts tracèrent des cercles sur son bras.
— C'est fini, murmura-t-elle.
— Oui.
— Plus jamais.
— Plus jamais.
— Oui.
— Plus jamais.
— Plus jamais.
Elle releva la tête. Ses lèvres trouvèrent les siennes — doucement, cette fois, sans urgence, sans faim. Un baiser lent, profond, qui sentait le sel et la sueur et l'avenir.
La maison d'Aubagne se tut autour d'eux. La lampe jaune brillait toujours. Quelque part à l'étage, Elena dormait, innocente, inconsciente. Le réfrigérateur bourdonnait. Les jouets traînaient sur le carrelage. L'odeur de sauce tomate flottait depuis la cuisine, mêlée maintenant à celle de leur amour, à celle de la sueur et du sperme et de la peau.
Savério serra Sofia contre lui. Elle ferma les yeux.
Dehors, le vent faisait grincer les volets. La nuit d'Aubagne s'étendait, calme et noire, au-delà des fenêtres fermées. Et dans le salon, sur le canapé usé par les années et les enfants et les repas et les disputes, deux corps nus et épuisés restaient enlacés — non plus comme des étrangers, non plus comme des ennemis, mais comme ce qu'ils avaient toujours été, au fond, sous les mensonges et la rage et la vengeance : un homme et une femme qui s'aimaient trop mal pour se quitter, et trop fort pour rester fâchés.
La maison d'Aubagne se tut autour d'eux. La lampe jaune brillait toujours. Quelque part à l'étage, Elena dormait, innocente, inconsciente. Le réfrigérateur bourdonnait. Les jouets traînaient sur le carrelage. L'odeur de sauce tomate flottait depuis la cuisine, mêlée maintenant à celle de leur amour, à celle de la sueur et du sperme et de la peau.
Savério serra Sofia contre lui. Elle ferma les yeux.
Dehors, le vent faisait grincer les volets. La nuit d'Aubagne s'étendait, calme et noire, au-delà des fenêtres fermées. Et dans le salon, sur le canapé usé par les années et les enfants et les repas et les disputes, deux corps nus et épuisés restaient enlacés — non plus comme des étrangers, non plus comme des ennemis, mais comme ce qu'ils avaient toujours été, au fond, sous les mensonges et la rage et la vengeance : un homme et une femme qui s'aimaient trop mal pour se quitter, et trop fort pour rester fâchés.
Sofia posa sa main sur le cœur de Savério. Il battait — régulier, fort, vivant.
— Je t'aime, dit-elle.
Il posa sa main sur la sienne.
— Je sais.
Et il ferma les yeux.
Il posa sa main sur la sienne.
— Je sais.
Et il ferma les yeux.
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Commentaires ()
Ce que Catherina a dit ne fait sourire un peu.
Est-ce que ça veut dire que Catherina n’en a jamais voulu à Sophia d’avoir baissé avec son mari? J’en doute!
J’ai lu un très beau récit qui a pris exactement la direction opposée à ce que je pensais.
Ils sont rares les auteurs qui abordent ce genre d’histoire avec autant de définitions, de précision et de réalisme.
L’auteur nous à livré une version de ce qui pourrait ce passer réellement dans la vie.
J’ai particulièrement aimé le fait que l’auteur aie écrit son livre en entier et qu’il le publie en entier à intervalles régulières quotidiennement. Nous avons donc suivi l’histoire avec intérêt sans rien perdre à l’histoire.
Bravo à l’auteur
Vraiment magnifique
Sublime
J’ai vraiment beaucoup beaucoup apprécié
Sublime
Quel histoire
Il y a tout
L’histoire d’un couple
Du sexe trop bon trop excitant