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Couverture de Jeux de garçons, par Gagou
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jeux de garçons — Chapitre 4 · Interlude pédestre

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Jeux de garçons

Chapitre 4 · Interlude pédestre

Le crépitement du feu dans la cheminée du gîte auvergnat était le seul bruit qui perçait le silence paisible de la nuit. Gaëtan et Antoine, encore chauds des ébats amoureux qui venaient de les consumer, étaient blottis l’un contre l’autre, en cuillère. Gaëtan s’était endormi, sentant les pectoraux bouillants d’Antoine contre ses omoplates ainsi que son sexe bien bandé contre ses fesses. C’était l’extase de sa douce chaleur, le parfum de sa peau et de sa sueur mêlés, qui l’enlaçait dans une intimité parfaite.
Le lendemain matin, à son réveil, Antoine fut excité. Sa main, guidée par une envie irrésistible, se posa délicatement sur la hanche de Gaëtan, puis glissa lentement le long de sa jambe jusqu’à atteindre son boxer. Il admirait la légère bosse sous le tissu mauve tout en caressant tendrement ce qu’il désirait.
Un frisson parcourut le corps de Gaëtan, un frisson subtil et un gémissement rompirent le calme de l’aurore. Antoine, sentant la réponse de son amant, déposa un baiser léger sur sa nuque. Le chibre de Gaëtan se mit à enfler, si bien qu’il menaçait désormais de rompre l’élastique du boxer.
— Oh et puis zut… !
Antoine râla d’impatience en délivrant d’un coup la queue de son meilleur ami afin de l’empoigner. Gaëtan gémit. Quel plaisir de se faire réveiller ainsi. Antoine lui secoua la tige dans un mouvement lent et ferme, répondant au rythme naissant de son excitation.
— Laisse-moi encore dormir Toinou ! se plaignit la marmotte.
Antoine s’en foutait, il se redressa et plaqua Gaëtan sur le dos afin de pouvoir le chevaucher. La peau de leurs cuisses se colla et leurs couilles s’effleurèrent, un contact brûlant qui relança le feu entre eux. Il ajusta sa position, pressant sa verge contre celle de Gaët, leurs freins entrèrent en contact.
Dans une scène merveilleusement excitante, Antoine prit les deux membres dans sa main, les caressant virilement pour les faire vibrer à l’unisson. Les mouvements étaient synchronisés, et leurs queues se mirent à suinter. Mus par l’excitation, ils mouillaient tous les deux, les va-et-vient se voyant facilités par cette lubrification naturelle.
Antoine manipulait ces deux queues nerveuses avec une habileté surprenante. Les deux chibres dans sa main permettaient de ressentir pleinement les frottements délicats. Les glands, hypersensibles, se touchaient, se séparaient, se percutaient dans un ballet lubrique. Le frein de Gaëtan, délicat et sensible, se frottait au frein d’Antoine, plus épais et plus charnu.
— Aaaaah, je vais jouir mon pote ! dit Gagou à bout.
Ils atteignirent simultanément l’orgasme. Les jets de foutre jaillirent de leurs pines pour arroser le visage et les cheveux de Gaëtan. Antoine, sans hésitation, embrassa son amant, sa langue récupérant au passage le jus viril. Ils découvrirent la saveur salée et amère du sperme.
— Je voulais te goûter copain ! murmura Antoine avant de lui administrer un baiser langoureux chargé de semence.
♦♦♦ ------------------------- ♦♦♦
Le soleil encore timide filtrait à travers les volets du gîte auvergnat. Gaëtan, les cheveux en bataille, bâillait largement, son corps encore marqué par la nuit passée. Antoine était déjà debout, préparant le café sur le petit réchaud. L’air frais et pur de la montagne pénétrait la pièce, chassant les derniers vestiges de la nuit, mais pas tous. Le regard de Gaëtan se posa sur le Chesterfield.
Un sourire léger et narquois effleura ses lèvres. Antoine, suivant le regard de son pote, tourna la tête. Il comprit immédiatement. Il échangea avec Gaët un sourire complice. Ils ne parlèrent pas de la nuit passée, pas besoin de mots. Le canapé, témoin silencieux de leurs ébats, disait tout. La fatigue du lendemain matin ne pouvait effacer les traces de leur passion intense, car elles étaient légion.
Antoine, mug de café fumant à la main, analysait la scène de crime passionnel. Des auréoles de foutre, témoins silencieux d’une nuit débridée, ornaient le cuir lisse, un spectacle aussi impressionnant que gênant. Les coussins, éparpillés sur le sol, portaient également les stigmates de leurs exploits buccaux.
Le petit-déjeuner fut simple : du pain croustillant, du fromage de vache frais local et de la confiture de myrtilles. Mais l’ambiance était particulière, imprégnée d’une complicité silencieuse, d’une intimité profonde tissée au fil des années. Ils étaient meilleurs amis, et désormais ils pouvaient vraiment dire qu’ils avaient tout partagé… enfin, presque tout.
Le Parc des Volcans d’Auvergne les attendait, une symphonie de roches basaltiques parsemées d’épicéa et de sapin Douglas. La randonnée promettait d’être ardue, mais la promesse de la beauté sauvage apaisait toute inquiétude. La conversation s’engagea naturellement, fluide comme un torrent de montagne. Gaëtan évoqua le dernier caprice de son fils, une petite peste adorable qui disait « non » tout le temps. Antoine, avec un sourire amusé, raconta les difficultés rencontrées pour convaincre sa fille de terminer ses devoirs avant de s’adonner à son jeu vidéo favori.
Leurs paroles, anodines en apparence, tissaient un voile discret sur ce qui s’était passé entre eux la nuit dernière et ce matin. Pourtant, aucune mention ne fut faite. Ce n’était pas une omission calculée, mais une absence naturelle, le silence confortable d’une compréhension tacite. L’intimité partagée n’était qu’un besoin, un moment, un soupir dans le souffle de leur vie. Un besoin animal, comme Gaëtan l’avait formulé dans ses pensées, simple et sans jugement. Ils ne cherchaient pas de définition, pas d’étiquette.
C’était une facette de leur amitié, aussi banale pour eux que de jouer aux jeux vidéo. Et Gaëtan le vivait très bien. Il flirtait et roucoulait comme un minot avec son meilleur ami. Élodie, sa femme, était désormais très loin de ses pensées. C’était une parenthèse avant un retour à la réalité qui saurait lui rappeler ses devoirs envers sa famille. Mais pour l’heure, Gaëtan marchait avec le sourire béat de l’homme qui ne comprenait pas encore où cette histoire allait le mener.
Le sentier grimpait, sinueux et rocailleux. Gaëtan, l’œil rivé sur le paysage époustouflant, apercevait par moments les cuisses blanches d’Antoine, galbées sous le tissu léger de son short. Une vague de chaleur le parcourut, un frisson délicieux et interdit. Ces jambes finement velues, il les avait explorées la nuit passée, leurs courbes, leur douceur… Il rêvassait, perdu dans le souvenir de la peau chaude et lisse contre la sienne. Le parfum de la terre volcanique, le souffle du vent dans ses cheveux… tout s’entremêlait avec les sensations de la nuit. Il se remémora la première fois qu’il avait eu envie de son pote lors de leur voyage en Bretagne. Voir son meilleur ami en boxer l’avait laissé rêveur. Et dans la camionnette aménagée, il n’avait pas su quoi faire de cette belle érection que les petites fesses bien fermes de son ami avaient suscitées.
Antoine, lui, observait discrètement les mouvements de Gaëtan. Le jeu de lumière sur son cul, dévoilé par son sac à dos un peu trop bas, le faisait fantasmer. Les fesses de son pote le hantaient depuis leur dernier échange intime. Il avait hâte de les écarter à nouveau pour rentrer dedans. L’idée le faisait sourire, un sourire discret, presque malicieux, qu’il cachait derrière ses lunettes de soleil.
Le chemin se fit plus escarpé. Ils durent escalader des rochers, se tendre la main pour se soutenir, leurs doigts se frôlant brièvement. Un courant électrique imperceptible, un murmure silencieux. L’intensité de leurs regards furtifs, malgré le soleil éclatant, était bien réelle. Mais elle était seulement visible par l’avifaune locale. Au cœur de cette nature brute et sauvage, leur intimité trouvait un écho puissant, secret et partagé. L’air était dense, chargé à la fois de l’odeur de la nature et de la tension contenue entre eux.
Soudain, un imprévu. Une chute de pierres obstrua le passage. Antoine, agile, s’élança pour dégager le chemin, son pied glissant sur une roche moussue. Il vacilla, une exclamation étouffée sur ses lèvres. Gaëtan, réagissant instantanément, le rattrapa. Il l’empoigna comme il put, une main sur sa taille, l’autre sur… ses fesses, l’attirant contre lui avec une force surprenante. Ce fut un instant suspendu entre ciel et terre, ils restèrent immobiles, corps contre corps, un souffle partagé, les regards qui se croisèrent, leurs peaux entrant en contact. Un silence lourd, riche de non-dits et de désirs refoulés. Puis, le calme revint, aussi subitement qu’il était parti.
— Merci mon pote ! dit Antoine, le regard plein d’affection.
Ils poursuivirent leur ascension, l’incident oublié. L’aventure les attendait, aussi palpitante que leur nuit passée. Le sommet était proche, et avec lui, une vue imprenable sur les volcans endormis.
♦♦♦ ------------------------- ♦♦♦
Le vent fouettait le visage d’Antoine et de Gaëtan, transportant avec lui l’odeur âcre des sapins et la fraîcheur humide de la mousse. Assis au sommet d’une colline, au cœur du Parc des Volcans, ils contemplaient un panorama époustouflant. Des volcans endormis, coiffés de nuages, se dressaient à l’horizon, une mer de verdure ondulant à leurs pieds.
Ils grignotaient des barres de céréales, le silence ponctué par le bruissement du vent et le craquement des emballages. Le soleil couchant peignait le ciel de teintes flamboyantes, un spectacle grandiose qui contrastait étrangement avec la simplicité de leur pause. Gaëtan, toujours le plus impulsif, brisa le calme.
— T’as déjà baisé en pleine nature mec ?
Antoine sursauta, s’étouffant sur sa barre de céréale. Il hésita, regardant le paysage, puis se tourna vers son ami.
— Non, avoua-t-il finalement. Jamais. Mais… j’y ai pensé. Plusieurs fois même.
Un silence pesant s’installa, lourd de sous-entendus. Ils se regardèrent intensément, leurs yeux se rencontrant dans un échange muet. Le soleil plongeait de plus en plus bas, son éclat embrasant l’horizon. Gaëtan posa sa main sur la cuisse d’Antoine. Il le caressait doucement en dérivant dangereusement vers son entrejambe.
Antoine fut pris d’un frisson et la réaction de son corps fut immédiate, sa verge se mit à gonfler. Gaëtan admirait le short de son pote qui devint bien vite trop étroit pour contenir sa fabuleuse bite. Les yeux brillants d’excitation, il lui murmura :
— Ça te dit… on le fait ?
À nouveau, ils se regardèrent avant de s’esclaffer de rire.
— T’es con mec, on n’est pas des ados ! dit Antoine, un large sourire sur le visage.
— Même pas une petite pipe ? rétorqua narquoisement Gaët.
— Peut-être un jour, mais le soleil décline, et on doit rentrer en attendant. Allez viens, et arrête de dire des conneries.
« On n’est pas des ados ». Cette petite phrase anodine devait rester longtemps ancrée dans les pensées de Gaëtan. Sous-entendu que les deux amis étaient désormais gouvernés par leurs hormones. Gaëtan chassa d’un revers de la main cette pensée néfaste qui le déstabilisait et l’empêchait d’accomplir ses envies : assouvir avec son meilleur pote les fantasmes qu’il n’avait pas pu assouvir avec sa femme. Antoine se leva en mettant une tape fraternelle sur l’épaule de Gaëtan.
— Tu sais quoi mec ?
— Oui ?
— T’es vraiment mon pote, du coup un jour je te raconterais vraiment ce qui s’est passé quand je suis retourné chercher la cuisinière le lendemain chez Léna.
Antoine toisait narquoisement Gaëtan avec son grand sourire de blondinet, alors que l’autre se mit à fulminer.
— T’es qu’un sale enfoiré, répondit Gaët en essayant de lui botter le cul. Plus jamais de la vie je te suce si tu ne me racontes pas !
Antoine riait et se délectait de ce flirt. Quant à Gaët, il tentait de résister à ses sentiments, mais il se voilait la face. La randonnée, initialement prévue comme une simple escapade, s’était transformée en une introspection profonde, une confirmation de leur amitié, de leur identité individuelle et de la complexité des relations humaines. Ils avaient trouvé un équilibre, un terrain d’entente au-delà de leurs instants de passion. Leur intimité restait leur secret, mais elle n’était pas un poids, mais une simple facette, un détail insignifiant face à la grandeur de leur lien… du moins c’était ce dont Gaëtan essayait de se persuader.
Oui, ils étaient bisexuels, et oui ils allaient baiser ensemble, et il ne faudrait pas s’attendre à mieux ce soir quand ils arriveraient au gîte.
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