Fantasme
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Histoire 8 : l'ombre du lac — Chapitre 1 · La récompense du cabinet Vasseur et la rencontre fortuite
Auteur
Histoire 8 : l'ombre du lac
Chapitre 1 · La récompense du cabinet Vasseur et la rencontre fortuite
La Mercedes noire fend l’air lourd de la fin d’après-midi, laissant derrière elle le tumulte d’asphalte de la ville et les bilans comptables asphyxiants du cabinet Vasseur. Après un trimestre record marqué par des négociations financières épuisantes où j'ai dû une fois de plus tout orchestrer, la direction a voulu marquer le coup. Elle nous a offert, à Nadia et à moi-même, un week-end d’exception dans une propriété privée complètement isolée.
L’atmosphère dans l’habitacle est d’une légèreté presque grisante. Les dossiers urgents sont enfin fermés, le mode avion est activé, et un sentiment euphorique de liberté retrouvée nous gagne au fil des kilomètres. Dès le départ, j'ai voulu marquer la rupture avec le quotidien du cabinet. Loin du tailleur strict et boutonné jusqu'au col que j'arbore au bureau, je me lâche enfin. Aujourd'hui, j'ai opté pour une tenue délibérément audacieuse : une jupe bien plus courte que d'habitude qui remonte sur mes cuisses quand je conduis, soutenue par des bas magnifiques dont le reflet satiné capte la lumière du couchant. J'ai aussi déboutonné mon chemisier un peu plus que de raison, à tel point qu'au moindre mouvement, on devine la dentelle noire de mes dessous. Quant à Nadia, elle a revêtu une longue robe noire vertigineusement fendue sur la jambe, dévoilant avec insolence la courbe de sa cuisse à chaque mouvement.
Nadia a baissé un peu sa vitre pour laisser filer l'air tiède de la campagne et s’amuse à régler le volume de la radio, fredonnant avec un enthousiasme contagieux. Ses yeux glissent régulièrement sur mes jambes découvertes et le décolleté de mon chemisier.
— Ma chérie, lance-t-elle avec un sourire radieux et un regard pétillant, tu te rends compte ?
— Quarante-huit heures complètes sans associés qui hurlent au téléphone, sans contrats de trois cents pages à relire… Et puis alors, regarde-moi cette tenue ! Mais dis-moi, tu vas à la chasse ou quoi ? Franchement, aujourd'hui, tu es une vraie bombe. Le cabinet ne s'en remettrait pas s'ils te voyaient comme ça.
— Écoute, rétorque-je en lui jetant un coup d'œil malicieux, à côté d'une bombe pareille, il faut bien que j'assure !
— Quarante-huit heures complètes sans associés qui hurlent au téléphone, sans contrats de trois cents pages à relire… Et puis alors, regarde-moi cette tenue ! Mais dis-moi, tu vas à la chasse ou quoi ? Franchement, aujourd'hui, tu es une vraie bombe. Le cabinet ne s'en remettrait pas s'ils te voyaient comme ça.
— Écoute, rétorque-je en lui jetant un coup d'œil malicieux, à côté d'une bombe pareille, il faut bien que j'assure !
Un éclat de rire franc nous échappe en chœur, faisant résonner l'habitacle de la Mercedes. C'est le rire spontané de deux femmes complices qui relâchent enfin la pression accumulée depuis des mois. En apparence, nous formons un binôme professionnel impeccable et redoutable. En réalité, notre lien dépasse le cadre du travail. Depuis un an tout au plus, notre complicité s'est teintée de quelques parenthèses charnelles et de moments intimes partagés, sans pour autant que nous soyons en couple ni que nous nous devions quoi que ce soit.
Nadia se penche légèrement vers moi, posant une main taquine sur ma cuisse, juste au-dessus du haut de mon bas, tandis que je maintiens le volant.
— Et avoue… tu as déjà planifié ton emploi du temps minute par minute, n'est-ce pas ? La baignade à dix heures, la lecture à onze heures… Maître Valérie ne décroche jamais vraiment !
— Je plaide coupable, réponds-je en riant, amusée par sa provocation et la chaleur de son contact. Mais je te promets d'essayer d'improviser un peu.
— Je plaide coupable, réponds-je en riant, amusée par sa provocation et la chaleur de son contact. Mais je te promets d'essayer d'improviser un peu.
Au bout d’une longue allée de gravier ombragée par des chênes centenaires, la bâtisse apparaît enfin. C’est une demeure imposante en pierre de taille, entourée d'un parc immense dont les pelouses s'étendent à perte de vue avant de se perdre dans une forêt dense. Un peu plus bas, masqué par l’épaisse frondaison, je devine l'éclat paisible d’un lac privé.
Je coupe le contact de la Mercedes. Le silence de la campagne s'impose immédiatement, lourd, presque oppressant de chaleur estivale.
— C’est absolument magnifique, murmure Nadia en étirant ses bras au-dessus de sa tête avec une grâce indolente. Son épaule vient frôler la mienne dans un mouvement calculé. On va être merveilleusement bien ici, Valérie.
Je réprime un sourire en retirant mes lunettes de soleil pour croiser son regard complice. Habituée à tout régenter au cabinet, l'idée de relâcher la pression durant deux jours loin de tout, uniquement en sa compagnie, commence doucement à faire son chemin. Nous descendons de voiture. L'air chaud sent l'herbe coupée et la résine. Sans me douter un seul instant de ce qui se prépare derrière moi, je pose un pied sur le pare-chocs arrière de la Mercedes pour réajuster la bride de mon talon aiguille. Le genou plié, la jupe remonte généreusement, offrant une vue troublante sur la naissance de ma cuisse et le haut satiné de mes bas.
C'est à cet instant précis qu'un bruit sec de moteur thermique s'interrompt du côté des sous-bois.
Un jeune homme émerge de l'ombre des arbres, une débroussailleuse lourde portée en bandoulière. Il est trempé de sueur, son t-shirt sombre collé à son ventre enrobé. L'allure un peu gauche, le pas pataud, il s'avance... et se fige net.
Léo reste cloué sur place, complètement affolé par la beauté sauvage et la sensualité décontractée des deux femmes qui se tiennent devant lui. Ses yeux s'écarquillent, passant de la vision envoûtante de ma cuisse dévoilée sur le pare-chocs à la grande robe noire fendue de Nadia, qui laisse deviner des kilomètres de peau dorée. Il devient rouge pivoine en un instant, la gorge sèche.
En entendant le crissement des pas sur le gravier, je me redresse précipitamment et me retourne, remettant ma jupe en place d'un geste rapide.
— Léo ? lancé-je, la voix marquée par une surprise hésitante.
— V... Valérie ? bafouille-t-il, la voix qui déraille complètement sous le coup de l'émotion. Je... je ne savais pas que c'était vous les hôtes du week-end !
— Moi non plus, avoué-je en faisant quelques pas vers lui, encore étonnée.
— V... Valérie ? bafouille-t-il, la voix qui déraille complètement sous le coup de l'émotion. Je... je ne savais pas que c'était vous les hôtes du week-end !
— Moi non plus, avoué-je en faisant quelques pas vers lui, encore étonnée.
Cela fait plus d'un an que je ne l'ai pas croisé. Dans mes souvenirs, Léo est cet adolescent timide, un peu balourd et effacé que je vois une fois par an lors d'un passage rapide chez sa mère, qui est une vieille amie. En le regardant aujourd'hui, je constate qu'il n'a pas vraiment changé : toujours cette silhouette empâtée, épaules voûtées, cette démarche mal assurée et cet air perpétuellement dépassé. Mais là, sous le choc de notre présence et de nos tenues, il est au bord de l'asphyxie. Il tente d'expliquer maladroitement qu'il travaille ici pour l'été pour l'entretien du parc, mais les mots s'enchevêtrent dans sa bouche.
À côté de la voiture, Nadia ne s'est pas éloignée. Elle s’adosse à la carrosserie, jouant sciemment avec la fente de sa robe noire qui s'entrouvre un peu plus, observant le désarroi du garçon avec un plaisir non dissimulé.
— Léo, je te présente Nadia, ma secrétaire au cabinet, enchaîné-je pour le sortir de son supplice.
— B... bonjour... Enchanté, murmure-t-il en baissant précipitamment les yeux vers le sol, incapable de soutenir nos regards sans piquer un fard monumental. L... laissez-moi vous aider avec les valises, ajoute-t-il en bafouillant pour donner une contenance à sa panique. C'est lourd, je vais porter ça.
— B... bonjour... Enchanté, murmure-t-il en baissant précipitamment les yeux vers le sol, incapable de soutenir nos regards sans piquer un fard monumental. L... laissez-moi vous aider avec les valises, ajoute-t-il en bafouillant pour donner une contenance à sa panique. C'est lourd, je vais porter ça.
Il se précipite vers le coffre d'un pas lourd, saisit la plus grande valise et souffle sous l'effort, évitant soigneusement de frôler ma jupe ou la robe de Nadia. Il s'engage à toute vitesse sur les marches du perron, le cou encore écarlate. Nadia se rapproche de moi, calant son épaule contre la mienne, un sourire cruellement moqueur dessiné sur les lèvres.
— Eh bien, murmure Nadia à mon oreille avec un petit rire étouffé, ton programme d'improvisation commence très fort… Le pauvre petit est à deux doigts de l'arrêt cardiaque.
Nous le regardons s'éloigner vers la grande porte en bois. Le week-end vient à peine de commencer, mais la présence inattendue de ce garçon dépassé par les événements charge déjà l'atmosphère d'une tension tout à fait particulière.
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