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Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Histoire 5 "le nouveau stagiaire" — Chapitre 1 · L'arrivée

11 minutes
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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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Le cabinet prend vie dès la première ligne — on sent le café, la cire, le tictac de la comtoise — et ça installe une atmosphère qu'on ne quitte plus. Ce qui régale, c'est la mécanique des regards : chaque femme a sa façon bien à elle d'observer l'arrivant, et ça se lit dans un geste, une posture, un silence. Tout se passe dans les détails, rien n'est dit franchement, et la tension s'installe sans qu'on ait le temps de s'en apercevoir.

Histoire 5 "le nouveau stagiaire"

Chapitre 1 · L'arrivée

Quand je pousse la lourde porte du cabinet ce matin-là, il est huit heures et demie. L'entrée sent encore le café filtre qui finit de passer, le papier sec et la cire à parquet. Nadia est déjà là, immense et très élancée dans sa robe noire ajustée, debout près de la grosse photocopieuse qui ronronne doucement dans l'angle.
— Salut Valérie, me dit-elle sans se retourner, sa voix grave glissant dans le silence de la pièce.
— Salut ma belle.
Je pose mon sac sur le rebord du bureau. À quarante-six ans, avec deux grands garçons à la maison et une vie bien rangée, on croit avoir fait le tour des petites secousses du quotidien. On connaît le rythme, les angles, le décor. Et ici, le décor, c'est ce vieux parquet qui craque et le balancier de l'horloge comtoise du couloir qui égraine les secondes avec un tictac lourd, régulier.
Les volets intérieurs en bois ne sont qu'entrouverts ; la lumière grise et fraîche de ce lundi de septembre glisse en bandes étroites sur le sol blond, soulevant une poussière silencieuse. Metz se réveille à peine. En bas, dans la rue, les rares voitures font chuintoir leurs pneus sur l'asphalte humide.
La photocopieuse émet un bip aigu, puis recache sa lumière verte derrière le capot. Un froissement de papier. Un glissement. Nadia ne se retourne pas quand la grande porte cochère du rez-de-chaussée claque tout en bas, suivi du choc sourd d'un pas hésitant dans l'escalier.
Elle laisse le silence reprendre toute sa place, pesant, tiède. Puis, sans lever les yeux des feuillets qu'elle rassemble, elle me demande :
— C'est lui ?
Je m'approche de la fenêtre, ma tasse tiède entre les mains. À travers les carreaux légèrement déformés par l'âge, je regarde la rue.
Un jeune homme vient d'émerger du trottoir d'en face. Sous sa veste de costume un peu étroite, on devine une carrure imposante — des épaules larges, le dos carré, un torse bien bâti de sportif qui jure avec sa démarche mal assurée. Il a vingt-trois ans à peine, des traits fins, une lèvre inférieure un peu charnue et des cheveux bruns très courts qui bouclent sur le front. Il tient une serviette en cuir marron, trop neuve, serrée à deux mains contre sa poitrine. Il s'arrête devant la plaque de cuivre gravée du cabinet. Il baisse les yeux, vérifie l'adresse, rougit d'un coup — une tache pourpre qui monte jusqu'à ses oreilles —, puis pousse le battant.
— C'est lui, dis-je en me redressant.
Le parquet craque sous mes talons. Nadia pose sa liasse de documents sur la tablette d'un geste d'une lenteur mesurée. Elle essuie la paume de ses mains sur les côtés de sa robe noire, lissant le tissu sur ses hanches. Puis elle lève enfin la tête. Nadia est grande, magnifique, avec un regard sombre, calme, chirurgical — ce regard des femmes qui prennent le temps de tout observer sans jamais cligner des paupières.
— Il a quel âge ?
— Vingt-trois ans.
— Il sort de la fac ?
— Master deux de droit privé. Il commence ce matin. C'est Maître Vasseur qui a signé sa convention.
Nadia hoche la tête. Lentement. Un seul mouvement de menton, les lèvres closes. La photocopieuse émet un dernier ronronnement avant de se remettre en veille.
En bas du couloir, la serrure joue. Le verrou tourne avec un déclic métallique qui fait sursauter le silence. La porte du premier étage s'ouvre lentement, frottant à peine sur le tapis d'entrée.
Lucas apparaît sur le paillasson de velours. Il s'arrête net. Il est grand, vraiment grand, les épaules rentrées comme s'il avait peur de cogner le cadre de la porte.
Ses yeux balayent la pièce : les boiseries sombres, les classeurs en chêne alignés, la grande table d'accueil, Nadia debout, et moi appuyée contre mon bureau. On entend la goutte d'eau du robinet de la kitchenette qui tombe dans l'évier. Plic. Lucas déglutit. Sa pomme d'Adam monte, descend, bloque un instant. La rougeur envahit son cou, grimpe le long de ses tempes, brûlante. Ses doigts se crispent sur la poignée de sa serviette au point d'en faire blanchir les phalanges.
— Bonjour... Je suis Lucas. Le stagiaire.
Sa voix est plus grave qu'on ne l'imaginerait, un peu enrouée au bout, étouffée par la nervosité. Le son flotte une seconde dans la pièce avant de s'éteindre. Il rougit encore plus en réalisant la faiblesse de sa voix.
Au fond, le parquet grince. La grande porte en acajou du bureau directorial s'ouvre. Maître Vasseur sort. Costume sombre, cravate grise impeccablement nouée, chevelure argentée lissée en arrière. Le bruit de ses chaussures à semelles de cuir sur le bois ciré marque un rythme sec, régulier, maître des lieux.
— Ah, Lucas. Bienvenue. Suivez-moi.
Vasseur pose une main lourde sur l'épaule du garçon et le guide vers son bureau. La porte se referme. Le pêne glisse dans la gâche. Clack.
Seules dans la pièce, Nadia et moi ne faisons pas un geste. Nadia se rassoit, fait glisser son fauteuil à roulettes qui émet un petit roulement étouffé, puis pose ses doigts longs sur le clavier. On n'entend plus que le déclic sec de ses touches. Je l'observe depuis la fenêtre. Nous ne disons rien. Mais au coin de mes lèvres, un pli se dessine. Nadia esquisse exactement le même sourire, imperceptible, les yeux fixés sur son écran.
Dix minutes passent. Le balancier de la comtoise continue de battre.
La porte de Vasseur se rouvre. Lucas en sort le premier, le visage encore chaud, tenant toujours sa serviette comme un bouclier. Vasseur l'accompagne jusqu'à la petite alcôve près de la fenêtre du fond, où attend un petit bureau en acajou, une chaise en cuir sombre, un ordinateur éteint et un buvard vert.
— Vous vous installez là, dit Vasseur d'une voix posée. Nadia vous montrera les dossiers administratifs. Valérie s'occupe du fond et des recherches. Vous travaillerez avec nous trois.
— D'accord, Maître. Merci.
— Bonne journée d'installation.
Le patron repart. Sa porte se referme à nouveau. Le silence revient, encore plus lourd.
Lucas reste debout à côté de la chaise. Sa grande carcasse dépasse du meuble. Il pose très doucement sa serviette sur le parquet, s'assoit en faisant attention à ne pas faire grincer le siège, ajuste son buvard du bout des doigts. Il pose ses deux mains à plat sur le bureau, puis ne sait plus quoi en faire. Il se met à tourner et retourner une alliance imaginaire autour de son annulaire. Le teint toujours aussi rouge.
À dix heures, le parquet craque légèrement sous les pas de Nadia.
Elle ne se presse pas. Le froissement de sa robe noire accompagne sa démarche élancée. Elle glisse derrière la chaise de Lucas, s'arrête juste dans son dos. Sa présence est immédiate, imposante. Elle se penche doucement au-dessus de son épaule droite pour regarder l'écran.
— Vous avez ouvert le mauvais fichier.
Sa voix est très près de son oreille. Lucas sursaute. Ses épaules se bloquent, sa carrure athlétique manquant de frôler le buste de Nadia.
— Pardon ?
— Le dossier Keller. C'est le dossier de recherche de Valérie. Le vôtre, c'est la succession Martin. Dans le dossier partagé.
Nadia se penche encore un peu plus. Son parfum — une note tiède, sombre, un peu poivrée — enveloppe le jeune homme. Elle avance sa main droite, aux ongles parfaitement limés, et pose ses doigts fins sur la souris pour déplacer le curseur. Au passage, le dos de sa main frôle la peau chaude du poignet de Lucas.
Le garçon a un mouvement de recul instinctif, presque violent. Il retire sa main du bureau, beaucoup trop vite, heurtant au passage son bloc-notes qui glisse sur le bois. Une rougeur cuisante, presque douloureuse, monte de son col jusqu'à la racine de ses cheveux bouclés.
— Pardon... Je suis désolé, balbutie-t-il, les yeux bêtement fixés sur les touches du clavier.
— Ce n'est pas grave, répond Nadia d'un ton parfaitement lisse.
Elle se redresse avec une lenteur calculée. Elle le détaille du regard : la largeur de son dos tendu sous la veste, la courbe de son cou, la chaleur qui se dégage de sa peau. Nadia conserve ce regard fixe, sans cligner des yeux. Un minuscule pli s'imprime au coin de sa bouche. Sans un mot de plus, elle repart vers son poste, ses talons marquant le parquet d'un toc... toc... toc... très lent.
Lucas ne bouge plus. Sa respiration est courte, audible dans la pièce silencieuse. Il fixe son écran, mais ses yeux ne lisent rien. La marque du parfum de Nadia flotte encore autour de lui.
À midi pile, la sonnette de la porte d'entrée retentit. Un coup sec.
La porte claque doucement. C'est Sophie.
Elle est plus petite — un mètre soixante-trois —, avec des cheveux châtain brun relevés en une queue de cheval souple qui laisse sa nuque dégagée. Elle porte une jupe droite en laine grise, un chemisier couleur ivoire et des ballerines qui ne font presque aucun bruit sur le sol. Elle tient son sac contre elle.
Dès qu'elle franchit le seuil et aperçoit le nouveau venu, elle s'arrête. Ses pommettes se colorent aussitôt d'un rose très vif.
— Bonjour... Je ne vous dérange pas ?
Je lève les yeux de mon dossier avec un vrai sourire.
— Non du tout. Entre, Sophie.
Sophie s'avance dans l'allée centrale. Le froissement de sa jupe accompagne ses pas. Elle s'arrête tout près du bureau de Lucas. Le garçon se dresse à demi sur son siège, mal à l'aise dans son grand corps. Ils se regardent. Leurs yeux se croisent et la rougeur du stagiaire repart instantanément, violente, incontrôlable.
— Je suis Sophie, dit-elle d'une voix douce. Enseignante d'anglais à la fac... Je passais voir Valérie et prendre un café avant mon cours.
— Lucas, parvient-il à articuler. Le nouveau stagiaire.
— Enchantée, Lucas.
Elle lui tend une main fine. Il s'avance pour la prendre, son genou heurtant le tiroir du bureau dans un choc mat. Sa main est grande, très chaude, mais elle tremble légèrement quand elle enveloppe celle de Sophie. Le contact s'étire une seconde de trop. Sophie rougit à son tour, baissant brièvement les yeux avant de retirer sa main.
Elle glisse vers la kitchenette. On entend le bruit de la cuillère qui tourne dans la tasse, le cliquetis de la céramique. Elle revient s'adosser contre le rebord de mon bureau, juste en face du garçon. Elle buvotte son expresso à petites gorgées, le couvant du regard par-dessus la tasse.
Lucas est cerné par le silence. Nadia l'observe depuis son fauteuil. Je le regarde depuis mon coin. Sophie le détaille depuis mon bureau. Le garçon ne sait plus où poser les yeux. Il réajuste son col de chemise qui le serre, baisse la tête, la relève, plus rouge que jamais. Sa carrure imposante tranche terriblement avec sa timidité de gamin.
Au fond du couloir, le verrou de Vasseur claque. La porte s'ouvre.
— Lucas. Vous êtes prêt ? Nous avons un rendez-vous au palais. Prenez votre veste.
— Oui, Maître !
Le jeune homme se dresse d'un bond. Trop vite. Son coude tape dans le pot à crayons qui bascule. Les stylos roulent sur le buvard et s'éparpillent sur le parquet dans un bruit de ferraille. Il se laisse tomber à genoux pour tout ramasser, les mains tremblantes, le visage littéralement en feu.
Quand il se redresse, cramoisi, il attrape sa veste, remet sa serviette sous son bras et emboîte le pas à Vasseur sans oser jeter un seul regard vers nous. La porte du couloir se referme derrière eux dans un choc lourd.
Le silence revient. L'horloge comtoise reprend toute la place avec son tictac régulier.
Nadia pivote lentement sur son siège. Ses longs bras croisés sur sa robe noire, elle observe la porte encore vibrante, puis tourne la tête vers moi. Elle a ce demi-sourire lent qui s'étire sur ses lèvres.
— Pas mal, le nouveau stagiaire.
Je lève les yeux au ciel en fermant mon dossier d'un geste sec pour me donner une contenance, mais le sourire me gagne malgré moi.
— Arrête. Je pourrais être sa mère.
Nadia ne répond rien. Elle hausse juste un sourcil, détend ses lèvres, puis se remet à taper sur son clavier, le déclic des touches meublant à nouveau le calme du cabinet. Sophie, adossée à mon bureau, boit son café en souriant doucement dans sa tasse.
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Chapitre 2 · La pause café
Dans le cabinet de Maître Vasseur, l'après-midi s'étire dans un silence de papier et de parquet ciré. Lucas, vingt-trois ans, stagiaire intimidé et athlétique, tente de passer inaperçu derrière ses dossiers. Mais quand Nadia propose un café, la petite kitchenette sous l'escalier devient soudain beaucoup trop étroite. L'air se charge de quelque chose que le jeune homme ne sait pas encore nommer — et la journée n'est pas terminée.
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hinéros
18 octobre 2026 à 21:54
Un bon début.
Un peu timoré ce stagoaire, non ?    Inexpérimenté très probablement...pour le plaisir de ces dames....

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