Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le renouveau — Chapitre 8 · La poutre
Auteur
Le renouveau
Chapitre 8 · La poutre
La porte claque. Les talons de Camille résonnent dans le couloir, s'éloignent, puis le silencieux de l'ascenseur avale le dernier écho. Jean reste debout au milieu du salon, verre de whisky à la main, les yeux fixés sur la porte fermée. L'air de l'appartement porte encore son parfum — ce mélange de sueur, de lubrifiant et de cuir qui s'est imprégné dans les tissus pendant la séance. Il boit une gorgée. Le whisky brûle le fond de la gorge. Il repose le verre sur la table, à côté du saucisson entamé et des cacahuètes qui traînent encore.
Il regarde ses mains. Les doigts épais, la trace blanche à l'annulaire gauche, le cal de corde sur l'index droit. Il frotte le cal avec le pouce. Puis il se tourne vers le buffet en chêne massif qui trône contre le mur du fond, celui que Claire avait choisi dans un magasin de meubles bretons il y a trois ans. Il tire le tiroir du bas. Le bois résiste, gonflé par l'humidité. Il donne un coup de paume. Le tiroir cède avec un grincement.
Dedans, empilés sous des factures et des notices d'appareils ménagers, un vieux carnet de croquis à la couverture noire, gondolé par l'humidité. Jean le sort, le pose sur la table basse, l'ouvre. Les pages jaunies portent des dessins techniques — des schémas de charpente, des croquis d'assemblage de mortaise et tenon, des notes manuscrites au crayon à papier. Un héritage de son père, charpentier de formation, qui lui apprend à lire une poutre, à sentir le grain du bois, à reconnaître un chêne de qualité au toucher.
Jean prend un crayon à papier dans le tiroir du buffet. Il s'assied dans le fauteuil, le carnet sur les genoux. La bedaine déborde du caleçon quand il se penche en avant. Il pose la pointe du crayon sur la page blanche.
Il dessine.
D'abord une ligne horizontale, longue, épaisse — la poutre vue de profil. Il ajoute les arêtes, les chanfreins, les marques de sciage sur le dessus. Puis, à chaque extrémité, deux cercles. Des anneaux. Il les dessine fermes, ronds, avec un ancrage visible — des boulons traversants qui percent le bois de part en part, maintenus par des écrous borgnes. Il hachure le bois autour des anneaux pour indiquer le renfort. Il note les dimensions au crayon : « 2,40 m », « 12 x 12 cm », « chêne massif ». Il dessine une vue de face, puis une de dessus. Il ajoute les détails de fixation — des équerres métalliques, des tirefonds.
Il s'arrête. Le crayon reste suspendu au-dessus de la page. Il regarde le schéma. Les anneaux de fer, aux deux bouts. La poutre horizontale, solide, capable de soutenir un poids suspendu au milieu. Il repense aux mots de Camille, sa voix rauque après la séance, le whisky qui tremblait légèrement dans son verre : « être attachée à une poutre dans la grange de mes grands-parents en Dordogne, suspendue dans le noir. »
Il pose la pointe du crayon sur le schéma, au centre de la poutre, sur le bois entre les deux anneaux. Il écrit en lettres capitales, appuyées, lisibles : LAGONDE.
Le crayon marque le papier. Les lettres sont là, noires, nettes. Le safeword de Camille. Le mot qui, prononcé, doit tout arrêter. Le mot qui, dans leur contrat tacite, représente la seule faille dans l'édifice de sa domination, la seule porte de sortie qu'il s'est engagé à respecter.
Jean lève le crayon. Le regarde. Puis il le rabat sur le mot, d'un trait sec, horizontal, qui barre les six lettres d'un seul mouvement. Le trait mord le papier, creuse une rainure grise dans l'épaisseur du carnet.
Il ferme le carnet.
Les jours suivants, Jean ne prend pas son téléphone. Il le pose sur l'étagère de l'entrée, écran contre le mur, et ne le regarde pas. Pas de message à Camille. Pas d'appel. Le silence est délibéré, mesuré, comme tout ce qu'il entreprend. Il mange seul, dort seul, se lève à six heures comme chaque matin. Il consulte ses dossiers clients, rédige deux rapports de gestion, signe des avenants. Mais le carnet reste sur la table basse, ouvert à la page du schéma.
Le mardi, il s'installe devant l'ordinateur portable posé sur la table de la salle à manger. Il tape dans la barre de recherche : « grange ancienne location Dordogne Périgord ». Les résultats affluent — des gîtes rénovés, des fermes restaurées, des hangars convertis en espaces événementiels. Pas ce qu'il cherche. Il affine : « grange non rénovée location temporaire ». Il ajoute des critères : « poutres apparentes chêne », « charpente d'origine ». Il parcourt les annonces, écarte les propositions trop modernisées, trop propres. Il veut de la poussière, de la patine, du bois qui a cent ans.
Il finit par trouver, sur Leboncoin, une annonce sobre : « Grange ancienne 80m², charpente d'origine, location à la journée. Contact M. Faure, agriculteur, Montignac. » Pas de photos de la grange elle-même, juste un plan sommaire et une vue aérienne. Il appelle. Le fermier, la voix traînante et méfiante, lui explique que la grange sert au stockage du foin l'été mais qu'elle est vide d'octobre à avril. Il accepte de la louer pour une journée à un prix raisonnable. Quand Jean demande s'il peut modifier l'une des poutres — percer, fixer des anneaux — le fermier hésite. Jean précise :
Il regarde ses mains. Les doigts épais, la trace blanche à l'annulaire gauche, le cal de corde sur l'index droit. Il frotte le cal avec le pouce. Puis il se tourne vers le buffet en chêne massif qui trône contre le mur du fond, celui que Claire avait choisi dans un magasin de meubles bretons il y a trois ans. Il tire le tiroir du bas. Le bois résiste, gonflé par l'humidité. Il donne un coup de paume. Le tiroir cède avec un grincement.
Dedans, empilés sous des factures et des notices d'appareils ménagers, un vieux carnet de croquis à la couverture noire, gondolé par l'humidité. Jean le sort, le pose sur la table basse, l'ouvre. Les pages jaunies portent des dessins techniques — des schémas de charpente, des croquis d'assemblage de mortaise et tenon, des notes manuscrites au crayon à papier. Un héritage de son père, charpentier de formation, qui lui apprend à lire une poutre, à sentir le grain du bois, à reconnaître un chêne de qualité au toucher.
Jean prend un crayon à papier dans le tiroir du buffet. Il s'assied dans le fauteuil, le carnet sur les genoux. La bedaine déborde du caleçon quand il se penche en avant. Il pose la pointe du crayon sur la page blanche.
Il dessine.
D'abord une ligne horizontale, longue, épaisse — la poutre vue de profil. Il ajoute les arêtes, les chanfreins, les marques de sciage sur le dessus. Puis, à chaque extrémité, deux cercles. Des anneaux. Il les dessine fermes, ronds, avec un ancrage visible — des boulons traversants qui percent le bois de part en part, maintenus par des écrous borgnes. Il hachure le bois autour des anneaux pour indiquer le renfort. Il note les dimensions au crayon : « 2,40 m », « 12 x 12 cm », « chêne massif ». Il dessine une vue de face, puis une de dessus. Il ajoute les détails de fixation — des équerres métalliques, des tirefonds.
Il s'arrête. Le crayon reste suspendu au-dessus de la page. Il regarde le schéma. Les anneaux de fer, aux deux bouts. La poutre horizontale, solide, capable de soutenir un poids suspendu au milieu. Il repense aux mots de Camille, sa voix rauque après la séance, le whisky qui tremblait légèrement dans son verre : « être attachée à une poutre dans la grange de mes grands-parents en Dordogne, suspendue dans le noir. »
Il pose la pointe du crayon sur le schéma, au centre de la poutre, sur le bois entre les deux anneaux. Il écrit en lettres capitales, appuyées, lisibles : LAGONDE.
Le crayon marque le papier. Les lettres sont là, noires, nettes. Le safeword de Camille. Le mot qui, prononcé, doit tout arrêter. Le mot qui, dans leur contrat tacite, représente la seule faille dans l'édifice de sa domination, la seule porte de sortie qu'il s'est engagé à respecter.
Jean lève le crayon. Le regarde. Puis il le rabat sur le mot, d'un trait sec, horizontal, qui barre les six lettres d'un seul mouvement. Le trait mord le papier, creuse une rainure grise dans l'épaisseur du carnet.
Il ferme le carnet.
Les jours suivants, Jean ne prend pas son téléphone. Il le pose sur l'étagère de l'entrée, écran contre le mur, et ne le regarde pas. Pas de message à Camille. Pas d'appel. Le silence est délibéré, mesuré, comme tout ce qu'il entreprend. Il mange seul, dort seul, se lève à six heures comme chaque matin. Il consulte ses dossiers clients, rédige deux rapports de gestion, signe des avenants. Mais le carnet reste sur la table basse, ouvert à la page du schéma.
Le mardi, il s'installe devant l'ordinateur portable posé sur la table de la salle à manger. Il tape dans la barre de recherche : « grange ancienne location Dordogne Périgord ». Les résultats affluent — des gîtes rénovés, des fermes restaurées, des hangars convertis en espaces événementiels. Pas ce qu'il cherche. Il affine : « grange non rénovée location temporaire ». Il ajoute des critères : « poutres apparentes chêne », « charpente d'origine ». Il parcourt les annonces, écarte les propositions trop modernisées, trop propres. Il veut de la poussière, de la patine, du bois qui a cent ans.
Il finit par trouver, sur Leboncoin, une annonce sobre : « Grange ancienne 80m², charpente d'origine, location à la journée. Contact M. Faure, agriculteur, Montignac. » Pas de photos de la grange elle-même, juste un plan sommaire et une vue aérienne. Il appelle. Le fermier, la voix traînante et méfiante, lui explique que la grange sert au stockage du foin l'été mais qu'elle est vide d'octobre à avril. Il accepte de la louer pour une journée à un prix raisonnable. Quand Jean demande s'il peut modifier l'une des poutres — percer, fixer des anneaux — le fermier hésite. Jean précise :
— Des anneaux de fer, boulonnés, démontables. Je peux remettre en état après.
Le fermier accepte, à condition qu'il n'abîme pas la charpente porteuse.
Le mercredi, Jean prend la route. Deux heures de trajet jusqu'à Montignac. La grange se dresse au bout d'un chemin de terre, entre un champ labouré et un bosquet de châtaigniers. Les murs sont en pierre de taille, le toit en tuiles canal, la porte en bois massif qui grince sur ses gonds rouillés. À l'intérieur, l'odeur de foin sec et de poussière. La lumière filtre par les interstices des tuiles, dessinant des lignes obliques sur le sol de terre battue. Et là, au-dessus, la charpente — des poutres en chêne, brutes, non rabotées, avec encore des traces d'écorce par endroits. Jean pose la main sur l'une d'elles. Le grain est rugueux, les fibres dures sous les doigts. Il la mesure au mètre : douze par douze centimètres de section, deux mètres quarante entre les points d'appui. Exactement ce qu'il a dessiné.
Il prend des photos, des mesures, note l'entraxe entre les poutres. Il repart avec un plan précis en tête.
Le jeudi, il achète le matériel. Chez un quincaillier du quartier, il commande deux anneaux de fer forgé, galvanisés, à boulonner, avec un diamètre intérieur de six centimètres — assez larges pour passer une corde ou une menotte. Il achète des boulons traversants de douze, des écrous borgnes, des rondelles. Chez un scieur de la zone artisanale, il fait couper une section de poutre en chêne massif aux dimensions exactes. Le bois est sec, dense, lourd — il le sent dans les bras quand il le charge dans le coffre de la voiture.
Le vendredi, il bricole. Dans son garage, à même le sol bétonné, il perce la poutre aux deux extrémités avec une perceuse à colonne et un foret à bois de quatorze millimètres. Les trous sont nets, précis, alignés. Il insère les boulons traversants, fixe les anneaux, serre les écrous avec une clé dynamométrique jusqu'à ce que le métal morde le bois sans le fendre. Il vérifie la solidité en tirant sur les anneaux, en suspendant son propre poids — quatre-vingt-deux kilos — au centre de la poutre posée entre deux tréteaux. Les anneaux tiennent. Le bois ne ploie pas.
Puis il prend un marqueur noir, à pointe large, et il écrit sur la face avant de la poutre, entre les deux anneaux, en lettres capitales : LAGONDE. L'encre bave légèrement dans le grain du chêne, s'infiltre dans les fibres. Il regarde le mot. Puis il prend le marqueur, le pose sur le premier L, et trace une barre noire, épaisse, définitive, qui traverse les six lettres de part en part.
Le mot est là. Barré. Le safeword de Camille, inscrit sur le bois qui la suspendra.
Jean range la poutre dans le coffre, avec les cordes, les menottes, le sac de matériel. Il rentre dans l'appartement, prend son téléphone sur l'étagère de l'entrée. Cinq messages de Camille, répartis sur quatre jours. Les deux premiers sont brefs : « Maître, j'espère que vous allez bien. » Le troisième, plus long : « Maître, je m'inquiète de votre silence. Ai-je fait quelque chose de mal ? » Le quatrième : un simple « Maître ? » Le cinquième, envoyé hier soir : « Maître, je vous attends. »
Il ne répond à aucun. Il ouvre un nouveau message. Il tape :
« Tiens-toi prête, je passe te prendre dans ton appartement dimanche prochain à 13h. N'oublie pas de bien respecter toutes les règles auxquelles tu dois te plier. »
Il relit. Il envoie.
Dimanche. Jean se lève à cinq heures trente. Il prend une douche froide, café noir, tartine de confiture. Il charge la voiture : la poutre dans le coffre, les sacs de matériel sur la banquette arrière, une couverture en laine, une lampe torche, une bouteille d'eau. Il s'habille : jean, chemise grise, veste en cuir, baskets.
Il sonne à la porte à treize heures pile.
Elle ouvre. Elle porte une nuisette en dentelle noire, transparente, qui s'arrête au-dessus du milieu des cuisses. Dessous, un string si fin qu'il disparaît entre les fesses. Des bas en résille, noirs, maintenus par un porte-jarretières en satin. Des escarpins noirs, talons de douze centimètres. Les cheveux blonds tombent en cascades sur les épaules. Le maquillage est sobre — un trait d'eye-liner, un rouge à lèvres nude. Elle porte un collier de cuir noir, avec une petite plaque gravée « J ».
Elle s'agenouille dès que la porte est fermée. Genoux sur le carrelage de l'entrée, mains derrière la tête, regard baissé.
Le mercredi, Jean prend la route. Deux heures de trajet jusqu'à Montignac. La grange se dresse au bout d'un chemin de terre, entre un champ labouré et un bosquet de châtaigniers. Les murs sont en pierre de taille, le toit en tuiles canal, la porte en bois massif qui grince sur ses gonds rouillés. À l'intérieur, l'odeur de foin sec et de poussière. La lumière filtre par les interstices des tuiles, dessinant des lignes obliques sur le sol de terre battue. Et là, au-dessus, la charpente — des poutres en chêne, brutes, non rabotées, avec encore des traces d'écorce par endroits. Jean pose la main sur l'une d'elles. Le grain est rugueux, les fibres dures sous les doigts. Il la mesure au mètre : douze par douze centimètres de section, deux mètres quarante entre les points d'appui. Exactement ce qu'il a dessiné.
Il prend des photos, des mesures, note l'entraxe entre les poutres. Il repart avec un plan précis en tête.
Le jeudi, il achète le matériel. Chez un quincaillier du quartier, il commande deux anneaux de fer forgé, galvanisés, à boulonner, avec un diamètre intérieur de six centimètres — assez larges pour passer une corde ou une menotte. Il achète des boulons traversants de douze, des écrous borgnes, des rondelles. Chez un scieur de la zone artisanale, il fait couper une section de poutre en chêne massif aux dimensions exactes. Le bois est sec, dense, lourd — il le sent dans les bras quand il le charge dans le coffre de la voiture.
Le vendredi, il bricole. Dans son garage, à même le sol bétonné, il perce la poutre aux deux extrémités avec une perceuse à colonne et un foret à bois de quatorze millimètres. Les trous sont nets, précis, alignés. Il insère les boulons traversants, fixe les anneaux, serre les écrous avec une clé dynamométrique jusqu'à ce que le métal morde le bois sans le fendre. Il vérifie la solidité en tirant sur les anneaux, en suspendant son propre poids — quatre-vingt-deux kilos — au centre de la poutre posée entre deux tréteaux. Les anneaux tiennent. Le bois ne ploie pas.
Puis il prend un marqueur noir, à pointe large, et il écrit sur la face avant de la poutre, entre les deux anneaux, en lettres capitales : LAGONDE. L'encre bave légèrement dans le grain du chêne, s'infiltre dans les fibres. Il regarde le mot. Puis il prend le marqueur, le pose sur le premier L, et trace une barre noire, épaisse, définitive, qui traverse les six lettres de part en part.
Le mot est là. Barré. Le safeword de Camille, inscrit sur le bois qui la suspendra.
Jean range la poutre dans le coffre, avec les cordes, les menottes, le sac de matériel. Il rentre dans l'appartement, prend son téléphone sur l'étagère de l'entrée. Cinq messages de Camille, répartis sur quatre jours. Les deux premiers sont brefs : « Maître, j'espère que vous allez bien. » Le troisième, plus long : « Maître, je m'inquiète de votre silence. Ai-je fait quelque chose de mal ? » Le quatrième : un simple « Maître ? » Le cinquième, envoyé hier soir : « Maître, je vous attends. »
Il ne répond à aucun. Il ouvre un nouveau message. Il tape :
« Tiens-toi prête, je passe te prendre dans ton appartement dimanche prochain à 13h. N'oublie pas de bien respecter toutes les règles auxquelles tu dois te plier. »
Il relit. Il envoie.
Dimanche. Jean se lève à cinq heures trente. Il prend une douche froide, café noir, tartine de confiture. Il charge la voiture : la poutre dans le coffre, les sacs de matériel sur la banquette arrière, une couverture en laine, une lampe torche, une bouteille d'eau. Il s'habille : jean, chemise grise, veste en cuir, baskets.
Il sonne à la porte à treize heures pile.
Elle ouvre. Elle porte une nuisette en dentelle noire, transparente, qui s'arrête au-dessus du milieu des cuisses. Dessous, un string si fin qu'il disparaît entre les fesses. Des bas en résille, noirs, maintenus par un porte-jarretières en satin. Des escarpins noirs, talons de douze centimètres. Les cheveux blonds tombent en cascades sur les épaules. Le maquillage est sobre — un trait d'eye-liner, un rouge à lèvres nude. Elle porte un collier de cuir noir, avec une petite plaque gravée « J ».
Elle s'agenouille dès que la porte est fermée. Genoux sur le carrelage de l'entrée, mains derrière la tête, regard baissé.
— Bonjour, Maître.
Jean ne dit rien. Il pose sa main sur la tête de Camille, dans les cheveux blonds. Il sent la chaleur du cuir sous ses doigts. Puis il ouvre sa braguette.
Camille lève les yeux. Ses mains quittent la nuque, descendent sur les cuisses de Jean. Elle tire le caleçon vers le bas. La bite de Jean pend, molle, épaisse à la base. Elle la prend dans la main droite, porte la bouche au gland. Sa langue dessine un cercle autour du frein, lentement, comme elle l'a appris. Elle ne suce pas encore. Elle attend.
Camille lève les yeux. Ses mains quittent la nuque, descendent sur les cuisses de Jean. Elle tire le caleçon vers le bas. La bite de Jean pend, molle, épaisse à la base. Elle la prend dans la main droite, porte la bouche au gland. Sa langue dessine un cercle autour du frein, lentement, comme elle l'a appris. Elle ne suce pas encore. Elle attend.
— Continue, dit Jean.
Elle prend le gland dans la bouche. Ses lèvres se referment, humides, chaudes. Elle avance, prend la queue plus profondément, puis se retire. Le va-et-vient est rituel, codifié : trois mouvements lents, puis un profond où elle enfonce la bite jusqu'au fond de la gorge. Elle bégaie légèrement, la salive coule sur sa main droite qui tient la base. Elle pompe, la tête oscillant, les cheveux balayant le bas-ventre de Jean. La bite durcit dans sa bouche, gonfle contre sa langue. Elle accélère, les lèvres serrées, la joue creusée par l'aspiration. Jean la regarde, les mains sur les hanches. Il ne bouge pas. C'est elle qui fait tout le travail.
La bite de Jean est raide maintenant, tendue, les veines saillantes. Camille la suce avec application, la main gauche venue caresser les couilles pendant que la droite suit le mouvement de sa bouche. Un bruit mouillé, obscène, de succion et de salive, emplit l'entrée. Elle émet un petit gémissement, le regard levé vers lui. Les yeux sont vitreux, la bouche pleine.
Jean pose sa main sur son épaule.
La bite de Jean est raide maintenant, tendue, les veines saillantes. Camille la suce avec application, la main gauche venue caresser les couilles pendant que la droite suit le mouvement de sa bouche. Un bruit mouillé, obscène, de succion et de salive, emplit l'entrée. Elle émet un petit gémissement, le regard levé vers lui. Les yeux sont vitreux, la bouche pleine.
Jean pose sa main sur son épaule.
— C'est bon.
Camille se retire, essuie la bouche du dos de la main. Elle reste à genoux, la bite de Jean dressée devant son visage.
— Merci, Maître.
Jean range sa bite, ferme sa braguette. Il regarde Camille, toujours à genoux.
— Lève-toi.
Elle obéit. Il fait le tour de son corps. Il examine la nuisette, la dentelle, le string. Il soulève le tissu à l'arrière, vérifie le plug — un plug en métal chromé, taille moyenne, correctement inséré. Il fait glisser un doigt le long de la fente, sous le string. Le doigt revient humide.
— Tu es mouillée.
— Oui, Maître.
— Tu n'as pas joui sans permission depuis notre dernière séance ?
— Non, Maître.
— Tu as porté le plug chaque jour ?
— Chaque jour, Maître.
— Tu as répondu à mes messages dans les trente minutes ?
— Oui, Maître.
— Tu n'as pas joui sans permission depuis notre dernière séance ?
— Non, Maître.
— Tu as porté le plug chaque jour ?
— Chaque jour, Maître.
— Tu as répondu à mes messages dans les trente minutes ?
Un silence. Camille baisse les yeux.
— Maître, vous ne m'avez pas envoyé de message.
Jean la regarde.
— C'est juste. Il ne dit rien d'autre. Il regarde le collier, la boucle, la plaque gravée. C'est nouveau, et cette initiative de la part de Camille lui plaît beaucoup. Il regarde sa montre.
— On y va.
La route file sous les roues. Jean conduit, les mains à dix heures dix sur le volant. Camille est assise côté passager, les jambes croisées, la nuisette remontée sur les cuisses. Le chauffage de la voiture crache de l'air tiède. Personne ne parle. Le paysage défile — la sortie de la ville, la rocade, puis la nationale qui serpente entre les collines. Les champs de tournesols, les vignes, les bosquets de chênes. Camille regarde par la fenêtre. Ses mains sont posées sur les genoux, les doigts entrelacés.
— Où allons-nous, Maître ?
— Tu verras.
— Tu verras.
Elle ne pose pas d'autre question. La voiture quitte la nationale, prend une départementale étroite, puis un chemin de terre. Les amortisseurs grincent sur les ornières. La grange apparaît au bout du chemin, entre le champ labouré et le bosquet de châtaigniers. Jean gare la voiture devant la porte.
Il sort, ouvre le coffre, sort la poutre. Le chêne est lourd dans ses bras. Il la porte sur l'épaule, prend le sac de cordes. Camille attend près de la voiture, les bras croisés sur la poitrine.
Il sort, ouvre le coffre, sort la poutre. Le chêne est lourd dans ses bras. Il la porte sur l'épaule, prend le sac de cordes. Camille attend près de la voiture, les bras croisés sur la poitrine.
— Viens, dit-il.
Il pousse la porte de la grange. Le bois grince sur les gonds. L'odeur de foin sec et de poussière les prend à la gorge. La lumière filtre par les tuiles, en lignes obliques sur la terre battue. La charpente est là, au-dessus, les poutres en chêne brut, sombres, patinées par le temps.
Jean dépose sa poutre sur le sol. Il sort du sac deux équerres métalliques, des tirefonds, une perceuse sur batterie. Il grimpe sur l'échelle du fermier, posée contre le mur. Il fixe sa poutre entre deux solives de la charpente, à environ deux mètres du sol. Les équerres la maintiennent horizontalement, solide, les anneaux de fer pendant à chaque extrémité. Il tire sur la poutre pour tester. Elle ne bouge pas d'un millimètre.
Il redescend. Il se retourne vers Camille, restée près de la porte.
Elle regarde la poutre. Ses yeux parcourent le bois, les anneaux, les fixations. Puis elle voit le mot. LAGONDE. Les lettres noires, en capitales, sur le chêne. Et le trait noir, épais, qui barre le mot de part en part.
Son visage ne change pas. Pas immédiatement. Mais sa main droite se porte à sa gorge, le bout des doigts touchant le collier de cuir. Ses yeux restent fixés sur le mot barré. Sa mâchoire se crispe, un mouvement infinitésimal, le muscle du masséter qui bombe sous la peau.
Jean la regarde. Il ne dit rien. Il laisse le silence faire son travail.
Camille déglutit. Sa poitrine se soulève sous la dentelle, un mouvement plus ample que la respiration normale. Elle lève les yeux vers Jean.
Jean dépose sa poutre sur le sol. Il sort du sac deux équerres métalliques, des tirefonds, une perceuse sur batterie. Il grimpe sur l'échelle du fermier, posée contre le mur. Il fixe sa poutre entre deux solives de la charpente, à environ deux mètres du sol. Les équerres la maintiennent horizontalement, solide, les anneaux de fer pendant à chaque extrémité. Il tire sur la poutre pour tester. Elle ne bouge pas d'un millimètre.
Il redescend. Il se retourne vers Camille, restée près de la porte.
Elle regarde la poutre. Ses yeux parcourent le bois, les anneaux, les fixations. Puis elle voit le mot. LAGONDE. Les lettres noires, en capitales, sur le chêne. Et le trait noir, épais, qui barre le mot de part en part.
Son visage ne change pas. Pas immédiatement. Mais sa main droite se porte à sa gorge, le bout des doigts touchant le collier de cuir. Ses yeux restent fixés sur le mot barré. Sa mâchoire se crispe, un mouvement infinitésimal, le muscle du masséter qui bombe sous la peau.
Jean la regarde. Il ne dit rien. Il laisse le silence faire son travail.
Camille déglutit. Sa poitrine se soulève sous la dentelle, un mouvement plus ample que la respiration normale. Elle lève les yeux vers Jean.
— Maître...
— Oui ?
— C'est...
— Oui ?
— C'est...
Elle ne finit pas sa phrase. Ses yeux retournent au mot barré. LAGONDE. Le trait noir. Le safeword qu'elle a choisi, celui qui doit tout arrêter, inscrit sur le bois qui va la suspendre. Barré. Comme s'il ne comptait plus. Comme si, dans cette grange, le mot n'avait plus de pouvoir.
Jean s'approche d'elle. Il pose sa main sur sa nuque, sous les cheveux. La peau est chaude, moite.
Jean s'approche d'elle. Il pose sa main sur sa nuque, sous les cheveux. La peau est chaude, moite.
— Tu m'as parlé d'une poutre. D'une grange. Du noir. C'est ce que je t'ai préparé.
Camille ne bouge pas. Sa respiration est courte, rapide. Le bout de ses doigts tremble sur le collier.
— Retire la nuisette, dit Jean.
Elle porte les mains aux bretelles. Elle les fait glisser sur les épaules. La dentelle tombe, révèle les seins, le ventre plat, le string noir qui disparaît entre les fesses. Les bas en résille s'arrêtent en haut des cuisses. Les escarpins restent aux pieds.
— Le string aussi.
Elle le retire. Elle est nue, à part les bas, le porte-jarretières, les escarpins et le collier. Le plug chromé brille entre ses fesses. Sa peau est parsemée de chair de poule. L'air de la grange est frais, humide, chargé de poussière.
Jean prend le sac de matériel. Il en sort une corde rouge, la même que celle de la dernière séance. Il en sort aussi deux paires de menottes en acier, à manchons de cuir. Il fait signe à Camille de s'approcher de la poutre.
Elle avance. Ses talons claquent sur la terre battue. Elle s'arrête sous la poutre, face à elle. Le mot LAGONDE est à hauteur de ses yeux, barré, noir sur le chêne.
Jean prend son poignet gauche. Il lève le bras de Camille, attache la menotte à l'anneau de fer gauche. Le clic de l'acier. Puis le droit, à l'anneau droit. Les bras écartés, tendus au-dessus de la tête. Les pointes des pieds touchent à peine le sol. Le corps de Camille est suspendu, étiré, les côtes visibles sous la peau, les seins tirés vers le haut par la tension.
Jean recule. Il la regarde. Elle est là, les bras en croix, attachée à la poutre, exactement comme elle l'a décrit. La grange autour d'elle, les murs de pierre, la poussière qui danse dans les rayons de lumière. Le mot barré juste devant ses yeux.
Il prend un foulard noir dans le sac. Il le plie. Il se place derrière elle.
Jean prend le sac de matériel. Il en sort une corde rouge, la même que celle de la dernière séance. Il en sort aussi deux paires de menottes en acier, à manchons de cuir. Il fait signe à Camille de s'approcher de la poutre.
Elle avance. Ses talons claquent sur la terre battue. Elle s'arrête sous la poutre, face à elle. Le mot LAGONDE est à hauteur de ses yeux, barré, noir sur le chêne.
Jean prend son poignet gauche. Il lève le bras de Camille, attache la menotte à l'anneau de fer gauche. Le clic de l'acier. Puis le droit, à l'anneau droit. Les bras écartés, tendus au-dessus de la tête. Les pointes des pieds touchent à peine le sol. Le corps de Camille est suspendu, étiré, les côtes visibles sous la peau, les seins tirés vers le haut par la tension.
Jean recule. Il la regarde. Elle est là, les bras en croix, attachée à la poutre, exactement comme elle l'a décrit. La grange autour d'elle, les murs de pierre, la poussière qui danse dans les rayons de lumière. Le mot barré juste devant ses yeux.
Il prend un foulard noir dans le sac. Il le plie. Il se place derrière elle.
— Ferme les yeux.
Elle les ferme. Il noue le foulard sur ses yeux, opaque, total. L'obscurité. Comme dans la grange de ses grands-parents, quand elle était enfant, quand elle imaginait être suspendue dans le noir, attachée, incapable de bouger, incapable de voir, à la merci de celui qui l'avait mise là.
Jean s'éloigne. Ses pas crissent sur la terre battue. Camille entend le bruit, essaie de tourner la tête, mais les menottes limitent les mouvements. Elle tire sur les anneaux. Le métal résonne contre le fer. La poutre ne cille pas.
Jean s'éloigne. Ses pas crissent sur la terre battue. Camille entend le bruit, essaie de tourner la tête, mais les menottes limitent les mouvements. Elle tire sur les anneaux. Le métal résonne contre le fer. La poutre ne cille pas.
— Maître ?
Pas de réponse.
Elle écoute. Le silence de la grange, le vent dans les tuiles, un oiseau quelque part. Le bruit de sa propre respiration, courte, saccadée. La tension dans les épaules, les bras, les poignets. Les pointes des pieds qui cherchent le sol, qui ne le trouvent pas. Le froid de l'air sur la peau nue, sur les seins, sur le ventre, entre les cuisses.
Puis elle sent quelque chose. Un contact. Le bout des doigts de Jean sur le flanc gauche, juste sous les côtes. Un effleurement si léger qu'elle pourrait l'imaginer. Mais non. Les doigts descendent, lentement, sur la hanche, sur la cuisse, puis disparaissent.
Elle frissonne. Sa peau se hérisse. Elle ne sait pas où il est, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il va faire. Elle tire sur les menottes. Le métal grince.
Puis elle sent quelque chose. Un contact. Le bout des doigts de Jean sur le flanc gauche, juste sous les côtes. Un effleurement si léger qu'elle pourrait l'imaginer. Mais non. Les doigts descendent, lentement, sur la hanche, sur la cuisse, puis disparaissent.
Elle frissonne. Sa peau se hérisse. Elle ne sait pas où il est, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il va faire. Elle tire sur les menottes. Le métal grince.
— Maître, s'il vous plaît...
Un claquement. Sa main droite sur la fesse gauche, ferme, bruyante. Le son ricoche sur les murs de pierre. Camille gémit, la joue rougie, le corps qui oscille légèrement sous l'impact.
— Tu ne parles pas sans permission.
Elle serre les lèvres. Elle hoche la tête.
Les mains de Jean reviennent. Elles couvrent son dos, ses épaules, le creux des reins. Elles descendent sur les fesses, écartent les globes, exposent le plug chromé. Il le saisit, le tourne doucement dans l'anus, puis le retire d'un coup sec. Camille pousse un cri, un cri court, avalé par la poussière de la grange. Son anus reste ouvert, béant, préparé par des jours de port du plug. Il est humide de lubrifiant, le rose brillant dans la pénombre.
Jean met deux doigts dans sa bouche, les en ressort trempés de salive, et les presse contre l'entrée béante. Il pousse. Les doigts entrent, glissent, s'enfoncent dans le conduit chaud et serré. Camille gémit, ses hanches qui reculent pour les prendre plus profondément. Il les remue, écarte les parois, prépare. Il ajoute un troisième doigt. L'anus résiste, puis cède, avale les trois phalanges. La chair est chaude, visqueuse, vivante autour de ses doigts.
Il retire les doigts. Il ouvre sa braguette. Sa bite est déjà dure, dressée, veines gonflées. Il crache dans sa main, étale la salive sur le gland. Il se place derrière Camille, pose le gland contre l'anus ouvert.
Il pousse.
Le gland passe le sphincter d'un coup. Camille halète, le corps qui se tend dans les menottes, les bras qui tirent sur les anneaux. La bite s'enfonce, centimètre par centimètre, le long de la gaine. Elle est serrée, brûlante, les parois qui serrent la queue de Jean comme un poing. Il pousse jusqu'à la garde, ses couilles qui viennent s'écraser contre la chatte mouillée.
Il reste là. Immobile. Sentant les contractions de l'anus autour de sa bite, les pulsations du sang dans le conduit. Camille respire par à-coups, le corps qui oscille légèrement, suspendu.
Puis il commence à bouger. Lentement d'abord, des va-et-vient courts qui ne sortent qu'à moitié. Le bruit mouillé de la sodomie, le frottement du lubrifiant, le claquement léger des couilles contre la chatte. Puis il accélère. Des coups plus longs, plus profonds, qui retirent la bite presque entièrement avant de la renfoncer d'un coup. Camille crie, un cri rauque, animal, qui résonne dans la grange. Ses seins oscillent sous la force des coups, les pointes qui durcissent sous le froid.
Jean la prend par les hanches. Il la tire en arrière à chaque coup, s'enfonçant plus profondément, la bite qui bute contre le fond de la gaine. Le bruit de chair contre chair, sec, répétitif, obscène. Le cul de Camille rougit sous les impacts, les fesses qui tremblent à chaque mouvement. Elle gémit, elle crie, elle supplie.
Les mains de Jean reviennent. Elles couvrent son dos, ses épaules, le creux des reins. Elles descendent sur les fesses, écartent les globes, exposent le plug chromé. Il le saisit, le tourne doucement dans l'anus, puis le retire d'un coup sec. Camille pousse un cri, un cri court, avalé par la poussière de la grange. Son anus reste ouvert, béant, préparé par des jours de port du plug. Il est humide de lubrifiant, le rose brillant dans la pénombre.
Jean met deux doigts dans sa bouche, les en ressort trempés de salive, et les presse contre l'entrée béante. Il pousse. Les doigts entrent, glissent, s'enfoncent dans le conduit chaud et serré. Camille gémit, ses hanches qui reculent pour les prendre plus profondément. Il les remue, écarte les parois, prépare. Il ajoute un troisième doigt. L'anus résiste, puis cède, avale les trois phalanges. La chair est chaude, visqueuse, vivante autour de ses doigts.
Il retire les doigts. Il ouvre sa braguette. Sa bite est déjà dure, dressée, veines gonflées. Il crache dans sa main, étale la salive sur le gland. Il se place derrière Camille, pose le gland contre l'anus ouvert.
Il pousse.
Le gland passe le sphincter d'un coup. Camille halète, le corps qui se tend dans les menottes, les bras qui tirent sur les anneaux. La bite s'enfonce, centimètre par centimètre, le long de la gaine. Elle est serrée, brûlante, les parois qui serrent la queue de Jean comme un poing. Il pousse jusqu'à la garde, ses couilles qui viennent s'écraser contre la chatte mouillée.
Il reste là. Immobile. Sentant les contractions de l'anus autour de sa bite, les pulsations du sang dans le conduit. Camille respire par à-coups, le corps qui oscille légèrement, suspendu.
Puis il commence à bouger. Lentement d'abord, des va-et-vient courts qui ne sortent qu'à moitié. Le bruit mouillé de la sodomie, le frottement du lubrifiant, le claquement léger des couilles contre la chatte. Puis il accélère. Des coups plus longs, plus profonds, qui retirent la bite presque entièrement avant de la renfoncer d'un coup. Camille crie, un cri rauque, animal, qui résonne dans la grange. Ses seins oscillent sous la force des coups, les pointes qui durcissent sous le froid.
Jean la prend par les hanches. Il la tire en arrière à chaque coup, s'enfonçant plus profondément, la bite qui bute contre le fond de la gaine. Le bruit de chair contre chair, sec, répétitif, obscène. Le cul de Camille rougit sous les impacts, les fesses qui tremblent à chaque mouvement. Elle gémit, elle crie, elle supplie.
— Maître... Maître, s'il vous plaît...
— S'il vous plaît quoi ?
— Plus fort.
— S'il vous plaît quoi ?
— Plus fort.
Il la baise plus fort. Des coups de boutoir, la bite qui ravage l'anus. Le lubrifiant coule le long des cuisses, mêlé à la cyprine qui dégouline de la chatte. Le bruit devient obscène — le frottement humide, les claquements, les cris de Camille, le souffle de Jean.
Il la baise pendant de longues minutes. Son ventre s'écrase contre ses fesses à chaque coup, la bedaine qui déborde du pantalon ouvert. Ses mains serrent les hanches de Camille, les doigts qui s'enfoncent dans la chair, laissant des marques blanches qui rougissent. Il sent la bite pulser dans l'anus, les couilles qui se contractent. Il résiste. Il ne veut pas jouir. Pas encore.
Il se retire. La bite sort avec un bruit mouillé, obscène. L'anus de Camille reste ouvert, béant, le rose vif visible dans la pénombre. Elle gémit de perte, le corps qui oscille dans les menottes.
Jean fait le tour. Il se place devant elle en montant sur un petit escabeau. Il lui prend le menton, soulève son visage. Le foulard est toujours sur ses yeux. Il ne le retire pas.
Il la baise pendant de longues minutes. Son ventre s'écrase contre ses fesses à chaque coup, la bedaine qui déborde du pantalon ouvert. Ses mains serrent les hanches de Camille, les doigts qui s'enfoncent dans la chair, laissant des marques blanches qui rougissent. Il sent la bite pulser dans l'anus, les couilles qui se contractent. Il résiste. Il ne veut pas jouir. Pas encore.
Il se retire. La bite sort avec un bruit mouillé, obscène. L'anus de Camille reste ouvert, béant, le rose vif visible dans la pénombre. Elle gémit de perte, le corps qui oscille dans les menottes.
Jean fait le tour. Il se place devant elle en montant sur un petit escabeau. Il lui prend le menton, soulève son visage. Le foulard est toujours sur ses yeux. Il ne le retire pas.
— Ouvre la bouche.
Elle ouvre. Il pose le gland sur sa langue, humide de lubrifiant et de son propre cul. Elle ne bronche pas. Elle suce, nettoie la bite avec sa bouche, la langue qui tourne autour du gland, qui lèche le frein, qui descend jusqu'aux couilles. Jean la regarde, la bite enfoncée dans la bouche, les lèvres qui glissent sur la tige. Il la sent la prendre profondément, le gland qui bute contre le fond de la gorge. Elle bégaie, la salive qui coule sur le menton, sur les seins. Elle ne recule pas.
Il se retire. Il retourne derrière elle. Il pose le gland contre l'anus ouvert. Il s'enfonce à nouveau, d'un seul coup, jusqu'à la garde. Camille hurle. Il la baise, brutale, sans préliminaire, des coups secs et rapides qui font claquer les fesses contre son ventre. Il glisse une main entre ses cuisses, trouve la chatte trempée, enfonce deux doigts dedans. La bite dans le cul, les doigts dans la chatte, la cloison qui les sépare si fine qu'il sent sa propre bite à travers la chair.
Camille crie, supplie, tire sur les menottes. Les anneaux grincent. La poutre ne cille pas. Le mot LAGONDE est là, barré, devant ses yeux aveugles.
Il se retire. Il retourne derrière elle. Il pose le gland contre l'anus ouvert. Il s'enfonce à nouveau, d'un seul coup, jusqu'à la garde. Camille hurle. Il la baise, brutale, sans préliminaire, des coups secs et rapides qui font claquer les fesses contre son ventre. Il glisse une main entre ses cuisses, trouve la chatte trempée, enfonce deux doigts dedans. La bite dans le cul, les doigts dans la chatte, la cloison qui les sépare si fine qu'il sent sa propre bite à travers la chair.
Camille crie, supplie, tire sur les menottes. Les anneaux grincent. La poutre ne cille pas. Le mot LAGONDE est là, barré, devant ses yeux aveugles.
— Maître... je... je vais jouir...
— Pas sans permission.
— Pas sans permission.
Elle gémit, un gémissement long, déchiré. Elle serre les cuisses, essaie de retenir l'orgasme. La bite l'élargit, les doigts la fouillent, les coups de boutoir la secouent. Elle tremble de tout le corps, les muscles qui se contractent autour de la bite et des doigts.
Jean accélère. Il sent la montée, la tension dans ses couilles, la bite qui durcit encore. Il la baise sans relâche, le bruit obscène de la sodomie qui emplit la grange. Il retire les doigts de la chatte, les porte à la bouche de Camille. Elle lèche, suce sa propre cyprine, les doigts enfoncés dans la joue.
Jean accélère. Il sent la montée, la tension dans ses couilles, la bite qui durcit encore. Il la baise sans relâche, le bruit obscène de la sodomie qui emplit la grange. Il retire les doigts de la chatte, les porte à la bouche de Camille. Elle lèche, suce sa propre cyprine, les doigts enfoncés dans la joue.
— Jouis, dit-il.
Elle jouit. Un cri, un vrai cri, qui résonne dans la pierre et le bois. Son anus se contracte violemment autour de la bite, son corps se cambre, les jambes qui tremblent. La cyprine gicle de sa chatte, coule sur les cuisses, dégouline sur la terre battue. Les menottes grincent dans les anneaux. Le corps oscille, suspendu, pris de spasmes.
Jean la sent jouir autour de lui, les contractions qui pompent sa bite. Il lâche. Il éjacule. Des jets chauds de sperme qui remplissent l'anus, qui débordent, qui coulent le long des fesses. Il gémit, un grondement sourd dans la poitrine, les hanches qui s'écrasent contre les fesses. Il reste enfoncé, la bite qui pulse, qui vide les dernières gouttes.
Il se retire. Le sperme coule de l'anus béant, blanc, épais, dégouline sur la chatte, sur les cuisses, sur les bas en résille. Camille pend dans les menottes, le corps mou, la respiration courte. Des gouttes de sueur perlent sur son dos, sur ses seins. Le foulard est humide, collé au visage.
Jean recule. Il regarde. Elle est là, suspendue, attachée à la poutre, exactement comme dans son fantasme. La grange, le noir, la poussière, le bois. Et le mot LAGONDE, barré, noir sur le chêne, juste devant ses yeux.
Il ne la détache pas. Pas encore. Il laisse le silence de la grange l'envelopper, laisse le sperme couler, laisse le froid mordre sa peau. Il prend la lampe torche, l'éteint, la range. La lumière des tuiles faiblit, les rayons obliques s'allongent, deviennent orangés. Le soir tombe sur la Dordogne.
Camille pend dans le noir. Elle ne dit rien. Ses doigts s'accrochent aux chaînes des menottes. Ses lèvres bougent, sans un son. Le mot barré est là, à portée d'elle, dans l'obscurité.
Jean la sent jouir autour de lui, les contractions qui pompent sa bite. Il lâche. Il éjacule. Des jets chauds de sperme qui remplissent l'anus, qui débordent, qui coulent le long des fesses. Il gémit, un grondement sourd dans la poitrine, les hanches qui s'écrasent contre les fesses. Il reste enfoncé, la bite qui pulse, qui vide les dernières gouttes.
Il se retire. Le sperme coule de l'anus béant, blanc, épais, dégouline sur la chatte, sur les cuisses, sur les bas en résille. Camille pend dans les menottes, le corps mou, la respiration courte. Des gouttes de sueur perlent sur son dos, sur ses seins. Le foulard est humide, collé au visage.
Jean recule. Il regarde. Elle est là, suspendue, attachée à la poutre, exactement comme dans son fantasme. La grange, le noir, la poussière, le bois. Et le mot LAGONDE, barré, noir sur le chêne, juste devant ses yeux.
Il ne la détache pas. Pas encore. Il laisse le silence de la grange l'envelopper, laisse le sperme couler, laisse le froid mordre sa peau. Il prend la lampe torche, l'éteint, la range. La lumière des tuiles faiblit, les rayons obliques s'allongent, deviennent orangés. Le soir tombe sur la Dordogne.
Camille pend dans le noir. Elle ne dit rien. Ses doigts s'accrochent aux chaînes des menottes. Ses lèvres bougent, sans un son. Le mot barré est là, à portée d'elle, dans l'obscurité.
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