Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ana sous les bombes — Chapitre 1
Auteure
Ana sous les bombes
Chapitre 1
Il pleut des bombes et il pleut sur mon cœur.
Je regarde le ciel prendre feu derrière la fenêtre, derrière la bougie que ma mère a voulu allumer pour fêter mes trente ans. Comme s'il y avait quelque chose à fêter.
Je regarde le ciel prendre feu derrière la fenêtre, derrière la bougie que ma mère a voulu allumer pour fêter mes trente ans. Comme s'il y avait quelque chose à fêter.
J'étouffe à l'intérieur. Comme un rat pris au piège. Nous vivons tous entassés là dans notre tombeau.
Trente ans, tu parles, quelle importance. Je pourrais tout aussi bien en avoir cent, sans doute vais-je mourir avant d'en avoir trente et un.
Trente ans, tu parles, quelle importance. Je pourrais tout aussi bien en avoir cent, sans doute vais-je mourir avant d'en avoir trente et un.
Il pleut des bombes et à chaque impact mon cœur se serre. Je n'entends pas ma mère, ni les canaris piailler dans leur cage étroite. Décidément, nous sommes tous en cage dans cette baraque.
Je pense à Ana.
Ana là-bas sous le ciel qui brûle, Ana au milieu des décombres, Ana sous les bombes.
Ana là-bas sous le ciel qui brûle, Ana au milieu des décombres, Ana sous les bombes.
En me levant un peu trop brusquement, les pieds de ma chaise crissent bruyamment sur le parquet.
Je n'écoute pas ma mère qui me demande où je vais.
Je descends la volée d'escalier qui mène à notre rue ou du moins ce qu'il en reste.
Je serre mes bras contre mon ventre et m'enfonce entre les squelettes éventrés des bâtiments en ruine.
Je n'écoute pas ma mère qui me demande où je vais.
Je descends la volée d'escalier qui mène à notre rue ou du moins ce qu'il en reste.
Je serre mes bras contre mon ventre et m'enfonce entre les squelettes éventrés des bâtiments en ruine.
Je pense à Ana. Et quand je pense à Ana, mon corps se met à bouillir et mon cœur tambourine si fort dans ma poitrine qu'il semble vouloir en sortir pour trotter deux pas devant moi.
Quand je pense à Ana, mon sang afflue jusqu'à mes joues. J'ai soudain tant besoin d'elle, une telle soif d'elle, une telle faim de son corps.
Parmi les rares immeubles encore debout, il y a le sien, tout tordu, tout cabossé, un rescapé comme nous tous. J'enjambe les tas de briques et de gravats, quelques herbes folles viennent écorcher mes jambes nues. J'entre.
La cage d'escalier est déserte. Un havre de paix et de silence.
Le dos contre le mur, à mi-hauteur des marches, je tends l'oreille, parfaitement immobile.
Personne. Parfait.
La cage d'escalier est déserte. Un havre de paix et de silence.
Le dos contre le mur, à mi-hauteur des marches, je tends l'oreille, parfaitement immobile.
Personne. Parfait.
Je fais glisser ma culotte le long de mes jambes. Elle est légèrement humide là où le tissu a frotté contre mon sexe. Je la garde serrée dans ma main droite et termine ma course devant la porte de l'appartement 1B.
Je frappe doucement.
La porte s'ouvre laissant entrer la lumière sur le palier. Ana semble irradier de sa propre lumière.
Son sourire est franc et doux. Elle agrippe ma main et m'attire à elle, ferme la porte pour me plaquer contre celle-ci.
Son sourire est franc et doux. Elle agrippe ma main et m'attire à elle, ferme la porte pour me plaquer contre celle-ci.
Nos bouches se trouvent et se soudent immédiatement, comme si paradoxalement, nous nous étions tenues en apnée pendant des jours et qu'enfin nous pouvions respirer, respirer l'air de l'autre.
Sa langue se glisse entre mes lèvres, sa bouche vient cueillir mes soupirs à la source.
Je m'accroche à elle comme à une bouée de sauvetage en plein naufrage. Le tissu de nos deux robes est léger, je sens ses hanches contre les miennes, son ventre chaud et ses seins contre les miens.
Sa langue se glisse entre mes lèvres, sa bouche vient cueillir mes soupirs à la source.
Je m'accroche à elle comme à une bouée de sauvetage en plein naufrage. Le tissu de nos deux robes est léger, je sens ses hanches contre les miennes, son ventre chaud et ses seins contre les miens.
Ses mains se font pressantes, inquisitrices. Je me presse contre elle, avide de ses baisers.
Quand elle glisse sans main entre mes cuisses, je la sens sourire contre mes lèvres. Je suis trempée et ses caresses pourtant si légères me font presque jouir.
Quand elle glisse sans main entre mes cuisses, je la sens sourire contre mes lèvres. Je suis trempée et ses caresses pourtant si légères me font presque jouir.
Quand elle rompt le baiser, je crois mourir, je cherche un peu d'oxygène mais c'est elle qui insuffle la vie en moi.
Sa langue glisse le long de ma mâchoire jusqu'à ma gorge, laissant une trace humide sur mes clavicules. Je ferme les yeux, les mains perdues dans ses cheveux.
Elle s'est agenouillée. Ses doigts remontent derrière mes genoux, soulevant ma jupe, découvrant ma toison humide. J'ouvre les yeux. Soudain je veux voir, je veux photographier chaque détail de cet instant pour pouvoir la revivre encore et encore quand elle sera loin de moi.
Nos regards se croisent un instant furtif et je lis dans ces yeux un désir qui décuple le mien.
Elle enfouit son visage dans mes boucles brunes, je sens son souffle chaud, brûlant à l'intérieur de mes cuisses puis une caresse, douce et sensuelle entre mes chairs. La langue est souple, curieuse, elle lèche, elle lape, elle suce.
Elle devient sauvage et je sens mes forces me quitter, mes genoux plier.
La langue se fait légère sur le clitoris et dure quand elle entre en moi.
Dehors, dedans, dehors, dedans.
Je plaque une main sur ma bouche pour ne pas crier. J'y enfonce mes doigts mais ce geste ne semble qu'augmenter mon plaisir.
Ana grogne et gémit entre mes cuisses. Elle me bouffe comme si c'était la fin du monde, et finalement, n'est-ce pas un peu le cas ?
Nos regards se croisent un instant furtif et je lis dans ces yeux un désir qui décuple le mien.
Elle enfouit son visage dans mes boucles brunes, je sens son souffle chaud, brûlant à l'intérieur de mes cuisses puis une caresse, douce et sensuelle entre mes chairs. La langue est souple, curieuse, elle lèche, elle lape, elle suce.
Elle devient sauvage et je sens mes forces me quitter, mes genoux plier.
La langue se fait légère sur le clitoris et dure quand elle entre en moi.
Dehors, dedans, dehors, dedans.
Je plaque une main sur ma bouche pour ne pas crier. J'y enfonce mes doigts mais ce geste ne semble qu'augmenter mon plaisir.
Ana grogne et gémit entre mes cuisses. Elle me bouffe comme si c'était la fin du monde, et finalement, n'est-ce pas un peu le cas ?
L'orgasme me surprend autant qu'elle. Je tente de m'agripper à quelque chose mais ce sont ses bras sous mes fesses qui me soutiennent pour ne pas que je m'effondre par terre. Nous restons quelques secondes ainsi suspendues dans une position inconfortable. Je laisse les vagues de plaisir m'envahir, m'inonder toute entière.
Toujours à genoux, elle me regarde pour s'assurer que j'ai repris mes esprits, essuie ses lèvres avec la pulpe de son pouce puis m'entraîne dans la cuisine.
— Je t'ai préparé une surprise pour ton anniversaire !
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