Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Week-end sous la pluie — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Week-end sous la pluie
Chapitre 3
Week-end sous la pluie
Chapitre 3
L'invitation et la brûlure
Chapitre 3
L'invitation et la brûlure
Lesbienne
L'invitation et la brûlure
Nous avons traversé quelques rues, le pas de plus en plus rapide sans même qu'on s'en rende compte. Nos semelles frappaient les pavés mouillés, résonnaient un peu dans le silence. La pluie tombait toujours, mais je ne l'entendais plus. Chaque mètre, chaque virage me rapprochait d'elle. Mon corps entier en frémissait.
Elle ralentit enfin devant un immeuble ancien, façade claire rongée d'humidité. Elle sortit ses clés sans me lâcher, le geste sûr, rapide, presque pressé. Comme si c'était trop risqué de rompre le contact, même une seconde.
La porte grinça en s'ouvrant. L'air chaud du hall nous enveloppa — pierre mouillée, bois ciré, une odeur de vieux immeubles que je connaissais bien. Nous montâmes l'escalier, nos doigts entrelacés, nos pas feutrés sur les marches. Toujours main dans la main... Le silence nous liait, vibrant d'une attente partagée... Mais je sentais sa respiration s'accélérer, comme la mienne.
Devant son appartement, elle glissa la clé dans la serrure, tourna vivement le poignet. La porte céda d'un coup. Elle m'attira à l'intérieur, referma derrière nous sans un mot.
Le silence tomba aussitôt. Plus de pluie, plus de ville. Juste nos souffles — courts, irréguliers — suspendus dans cet espace qui, déjà, semblait nous appartenir.
Je n'eus pas le temps de regarder autour. Elle m'avait déjà plaquée contre la porte. Doucement, mais sans hésiter. Ses mains encadraient mon visage, ses lèvres trouvèrent les miennes avec une urgence tranquille. Ce baiser-là ne laissait plus place au doute. Tout ce qu'on avait contenu depuis le café remontait d'un coup.
Ce baiser n'avait plus rien de timide. Il était dense, exigeant, traversé de tout ce qu'on avait retenu depuis la galerie.
Ses doigts se glissèrent dans mes cheveux mouillés, tirant doucement pour m'attirer davantage. Je sentis sa chaleur me gagner, et mon corps céda — mes reins, surtout, contre la pression du sien.
Tout le reste s'effaçait. Il ne restait que la porte froide dans mon dos, sa bouche contre la mienne, et ce désir en nous — lourd, tendu, prêt à rompre.
Elle m'embrassait encore, son corps contre le mien, puis elle s'écarta juste assez pour saisir ma main.
Son souffle était court. Dans ses yeux, une intensité presque fiévreuse. Sans un mot, elle m'entraîna à travers l'entrée sombre.
L'appartement s'ouvrait dans une lumière douce, presque étouffée. Pas de carrelage froid, pas de parquet qui grince : juste un tatami fin posé au sol, et cette sensation étrange que nos pas devenaient plus calmes, plus intimes, rien qu'en le foulant.
Elle ôta ses chaussures d'un geste rapide et m'invita à faire de même, toujours sans lâcher mes doigts.
Le salon baignait dans une lumière douce, tamisée par une lampe en papier de riz. Sa clarté diffuse dessinait des ombres souples sur les murs clairs.
Au centre, une table basse en bois sombre, presque nue, entourée de coussins posés à même le sol. Contre un mur, une étagère discrète alignait quelques livres, des céramiques, un vase mince où séchait une branche de sakura — fragile, silencieuse.
Je n'avais pas le temps de m'attarder. Elle m'entraîna à travers la pièce, nos épaules se frôlant, ses cheveux humides effleurant parfois ma joue.
Chaque détail s'imprimait pourtant en moi, comme si je pénétrais un espace intime, gardé.
En passant devant un paravent de bois clair tendu de papier, elle s'arrêta. Ses mains vinrent se poser sur ma taille, me ramenant contre elle.
Sa bouche reprit la mienne, plus lente cette fois, mais chargée d'une intensité calme qui me fit fermer les yeux.
Dans l'air flottait une odeur discrète — bois, peut-être un reste de thé — qui se mêlait au goût de ses lèvres.
Puis elle m'entraîna encore, jusqu'à une pièce plus intime. La chambre.
Un futon bas s'étendait là, recouvert de draps blancs qui captaient la lumière douce d'une lampe posée au sol.
Sur la commode, une estampe délicate représentait une vague immense, figée dans son élan.
Elle s'arrêta devant le lit, me fit face. Ses mains quittèrent les miennes, vinrent frôler ma veste trempée.
Lentement, sans me quitter des yeux, elle la fit glisser de mes épaules. Elle tomba au sol dans un froissement discret.
— Bienvenue chez moi, souffla-t-elle, sa voix basse et posée.
Et dans ce décor épuré, où chaque objet semblait pesé, pensé, il ne restait plus que deux présences : elle et moi. Brûlantes. Prêtes à se dénuder sans défense.
Elle avait laissé tomber ma veste, et dans ce simple geste, j'avais senti ce que cela signifiait.
On déposait tout : la rue, la pluie, les regards. Tout ce qui appartenait à l'extérieur.
Ici, il n'y avait plus que nous.
Elle recula d'un pas. Juste assez pour me voir. Son souffle restait court.
Dans ses yeux, une lueur — sombre, claire à la fois — qui me traversa comme une onde. Et je frissonnai.
La lampe en papier diffusait une lumière chaude qui enveloppait la pièce d'une intimité irréelle.
Nos ombres s'étiraient sur les murs clairs, se rejoignant déjà, comme une promesse silencieuse.
Elle fit glisser sa veste à son tour. Sa main remonta aussitôt sur ma nuque, m'attira contre elle.
Ses lèvres retrouvèrent les miennes, avec une urgence qui me coupa le souffle.
Je répondis sans réserve, mes mains glissant jusqu'à ses hanches, sentant la finesse de sa taille sous le tissu encore humide.
Puis elle se détacha. Se tourna vers moi. Et défit sa robe.
Alors je la vis vraiment.
Sa peau, pâle, avait cette douceur mate, comme le grain d'un papier de riz.
Ses épaules fines dessinaient une ligne fragile, presque hésitante, qui contrastait avec la fermeté tranquille de sa poitrine.
La courbe de ses hanches, subtile, mais nette, semblait appeler mes mains. Une invitation sans mots.
Ses jambes, longues, légères, prenaient racine dans ce corps souple, gracile, qui semblait tenir dans un souffle.
Elle se tenait là, sans bouger, me laissant le temps.
Ses yeux fixés sur moi, sombres, habités d'un feu calme. Confiance. Désir. Rien de forcé.
Elle était belle — d'une beauté rare, sans éclat ni démonstration, mais pleine.
Elle vibrait au-delà du corps.
Étrangère et familière. Énigme et évidence.
Mon souffle se coupa net. Un élan vif, incontrôlable, me traversa. Je m'avançai.
Nos lèvres se retrouvèrent. Nos corps, à leur tour.
Et l'après-midi bascula.
Elle s'étira longuement. Changeante.
Fougue et lenteur se succédaient sans logique, comme deux rythmes mêlés.
Nos bouches, nos mains, dévoraient chaque fragment de peau.
Nos soupirs, nos gémissements, emplissaient l'air.
Les draps froissés nous emportaient. Brûlantes. Fatiguées. Affamées.
Le temps, lui, s'était évaporé.
On trébucha presque jusqu'au futon, encore prises dans un baiser qui ne voulait pas finir.
Elle me fit basculer, doucement.
Son geste était sûr, précis, tendre aussi — et c'est ce mélange-là qui me désarma.
Le drap, encore frais, contre mon dos.
Et entre mes cuisses, déjà, cette chaleur vive, battante.
Elle se pencha au-dessus de moi, ses cheveux noirs retombant autour de mon visage comme une nuit douce.
Son parfum mêlait encore la pluie et la chaleur de sa peau.
Sa main glissa sur ma joue, suivit la ligne de mon cou, puis s'arrêta à la clavicule.
Je fermai les yeux. Le frisson se propagea, net, précis.
— Tu es belle... murmura-t-elle, si bas que je crus l'avoir rêvé.
Ses lèvres quittèrent les miennes, descendirent lentement sur ma peau.
Elles s'attardèrent dans le creux de mon cou, aspirant juste assez pour marquer.
Ses doigts, déjà, exploraient plus bas, frôlant le tissu de ma chemise, caressant à travers lui la courbe de mon sein.
Chaque geste portait une intensité calme, contenue.
Un désir qui, longtemps, trouvait enfin un langage.
Dans cette chambre japonaise épurée, où chaque chose semblait posée avec justesse, nos corps, eux, commençaient à tout défaire.
La pudeur. Le silence. L'avant.
Ses doigts s'attardèrent sur ma chemise, jouant un instant avec le tissu, comme pour retenir le temps.
Puis, d'un geste sûr, elle l'ouvrit, bouton après bouton.
L'air tiède toucha ma peau, mais c'était son regard qui me brûlait vraiment.
Elle me regardait comme on regarde quelque chose de rare. De fragile.
Son intensité me troubla ; je détournai les yeux, sans y penser.
— Regarde-moi, souffla-t-elle.
Alors je le fis. Et dans ses yeux, je perdis toute gêne.
Sa bouche descendit sur ma poitrine. Ses lèvres traçaient un chemin lent, parsemé de baisers humides.
Elle s'attarda sur mes seins — ses doigts caressaient l'un pendant que sa langue goûtait l'autre.
Un gémissement m'échappa. Mes mains, déjà, s'étaient glissées dans ses cheveux noirs, encore humides de pluie.
Elle sourit contre ma peau, comme si ce soupir l'avait appelée à continuer.
Sa bouche descendit encore.
Ses baisers effleuraient mon ventre, l'un après l'autre, chacun rallumant la fièvre qui montait en moi.
Elle se glissa entre mes cuisses, les écartant doucement. Pas de brutalité.
Juste cette autorité calme, sûre, qui me fit frissonner jusqu'au creux du ventre.
Ses mains m'enveloppèrent d'abord, lentes, patientes, caressant l'intérieur de mes cuisses avec une précision presque cruelle.
L'attente me laissa haletante.
Puis, enfin, ses lèvres se posèrent là — là où brûlait tout le reste.
Sa langue traça une première caresse, si douce qu'elle m'arracha le souffle.
Je me cambrai, un cri étouffé franchissant mes lèvres.
Elle me tenait. Me goûtait.
Chaque mouvement était attentif, mesuré, comme si elle cherchait, dans chacun de mes frémissements, le langage secret de mon plaisir.
Mes doigts se refermaient dans ses cheveux, la guidant sans mots, la suppliant presque.
Le temps s'éloigna.
Il ne restait plus que sa bouche, ses mains, et cette chaleur qui montait en moi, nerveuse, vivante, dévorante.
Ma mélancolie, mes doutes — tout avait disparu.
Il n'y avait plus que cette vague intérieure, ce point de rupture, ce cri silencieux au bord de l'éclat.
Quand je revins à moi, elle me regardait, un sourire aux lèvres.
Ses doigts effleuraient mon visage avec une douceur étonnante, presque enfantine.
— Mizuki... j'aimerais prendre une douche. C'est possible ?
— Bien sûr, répondit-elle, dans un sourire calme. Viens.
— Bien sûr, répondit-elle, dans un sourire calme. Viens.
Elle m'entraîna jusqu'à la salle d'eau. Prépara quelques serviettes, me montra les flacons de savon et de shampooing, puis s'éclipsa sans un mot.
Je laissai couler l'eau fraîche sur ma peau, comme pour effacer les heures brûlantes d'avant.
La buée envahit vite la pièce. L'eau ruisselait déjà sur ma nuque quand j'entendis la porte coulisser.
Je me retournai.
Mizuki entrait. Nue.
Ses cheveux noirs plaqués à sa peau, ses seins pleins, ses hanches souples, à peine marquées, comme une promesse.
Elle ne dit rien. Son regard suffisait. Il portait une fièvre nouvelle, une intensité que je ne lui connaissais pas encore.
Elle s'approcha. Lentement.
Son corps effleura le mien.
Ses seins frôlèrent ma poitrine. Ses mains glissèrent sur mes épaules, descendirent dans mon dos, s'arrêtèrent sur mes hanches.
Un frisson me traversa, malgré la chaleur moite qui nous enveloppait.
Nos bouches n'étaient plus qu'à quelques millimètres. Nos souffles se mêlaient déjà.
On resta là, suspendues. Puis, d'un seul élan, on céda.
Nos lèvres se heurtèrent, voraces.
Nos langues s'accrochèrent, se repoussèrent, se retrouvèrent, sans mesure.
Je la serrai contre moi, mes seins écrasés aux siens, mes mains agrippant ses fesses pour la plaquer davantage.
Ses soupirs résonnaient contre le carrelage, se mêlant au martèlement de l'eau.
Ma bouche glissa dans son cou, aspirant sa peau mouillée, puis descendit jusqu'à sa poitrine.
Je goûtai le creux entre ses seins, sentis ses tétons durcis sous ma langue, tendus, avides.
Elle m'offrait sa gorge, la tête renversée, ses doigts perdus dans mes cheveux trempés.
— Ne t'arrête pas... souffla-t-elle, brisée.
J'ai obéi. Mes mains descendirent le long de ses hanches, jusqu'à l'intérieur de ses cuisses.
Sa peau glissait sous mes doigts, déjà tremblante malgré l'eau.
Elle écarta les jambes, s'ouvrit à moi sans retenue.
Je la caressai lentement, sentant ses gémissements s'épaissir, plus rauques, plus profonds.
Puis elle se cambra contre le mur, secouée, haletante.
Je me suis agenouillée. L'eau ruisselait sur mon dos.
Mes lèvres embrassèrent ses cuisses, lentement,
je léchai les gouttes qui coulaient le long de ses jambes, avant de plonger entre elles.
Sa plainte monta aussitôt.
Ses doigts se crispèrent dans mes cheveux, ses jambes tremblaient autour de moi.
Ma langue jouait sur son clitoris, l'aspirait, le traquait, le reprenait.
Je la sentais onduler contre mon visage, incapable de se retenir.
Elle jouit violemment, son cri perdu dans le vacarme de l'eau.
Quand son corps s'apaisa, haletant, elle m'attira contre elle.
Elle m'embrassa avec avidité, me partageant sa jouissance dans un baiser fiévreux.
Mais déjà, elle me renversait contre le carrelage.
Sa bouche descendit sur moi. J'ai crié aussitôt.
Sa langue me dévorait, ses doigts s'enfonçaient en moi, précis, affamés.
Je m'accrochai au mur, tremblante, emportée par une jouissance brute, violente, presque douloureuse.
On resta là un moment, serrées l'une contre l'autre.
L'eau continuait de couler, battant nos peaux, comme pour laver l'excès.
Nos corps glissaient l'un contre l'autre, nos fronts collés, nos souffles encore désordonnés.
Elle m'embrassa. Doucement cette fois.
Ses lèvres mouillées frôlèrent les miennes.
— Reste encore... murmura-t-elle dans la vapeur.
Je fermai les yeux. Incapable de penser à autre chose qu'à elle.
À cette chaleur.
À ce lien incandescent, qui ne nous lâchait plus.
Quand on quitta la cabine, trempées, riant encore, on savait.
La douche n'avait été qu'un prélude.
Nos corps brûlaient d'aller s'achever sur le futon.
Mizuki éteignit l'eau d'un geste lent.
Le silence tomba d'un coup, seulement troublé par le goutte-à-goutte du pommeau et nos souffles encore courts.
Elle attrapa une serviette, l'ouvrit doucement et m'y enveloppa, comme on recueille un enfant.
Ses gestes avaient une infinie douceur. Elle sécha mes épaules, mes bras, mes cuisses, comme si chaque fragment de peau devait garder la mémoire de ses mains.
Je fis de même.
Je posai la serviette sur sa nuque, effleurai sa peau ruisselante.
Ses cheveux noirs collaient encore à ses joues. Je les repoussai doucement pour déposer un baiser sur son front.
Elle ferma les yeux, se laissa faire.
Ce sourire à peine esquissé me serra le cœur — une tendresse vive, presque douloureuse.
On sortit de la salle d'eau, main dans la main, laissant derrière nous la buée et l'odeur de savon.
Dans la chambre, elle tira les draps du futon.
Nous nous y glissâmes, nues, encore humides, serrées l'une contre l'autre.
Nos corps ne savaient plus s'arrêter.
À peine le souffle revenu, je l'attirai à moi.
Mes lèvres retrouvèrent les siennes.
Mes doigts glissèrent entre ses cuisses, cherchant sa chaleur.
Elle gémit aussitôt, se frottant à ma main avec une ardeur brute.
Je glissai deux doigts en elle. Sa chair se referma sur moi, vive, haletante.
Son dos se cambra si fort qu'elle sembla quitter le futon.
Puis elle retomba contre moi.
Et dans un geste sûr, elle me fit basculer sur le côté.
Face à face.
Nos jambes entrelacées.
Nos sexes collés.
Je sentis son clitoris contre le mien.
On commença à se frotter. Fort. Désordonné. Instinctif.
Un ballet de hanches.
Le futon grinçait. Nos gémissements se répondaient.
La chaleur entre nous devenait insupportable.
Elle jouit la première, son cri rauque me traversa.
Et je la suivis, emportée à mon tour, dans un souffle court et brûlant.
Essoufflées, on éclata d'un rire court, tremblant.
Puis elle glissa à nouveau le long de mon corps, animée d'une faim neuve.
Je la sentis écarter mes cuisses, s'agenouiller entre elles.
Sa langue revint sur moi — plus avide, plus pressante.
Elle m'aspirait, traquait chaque frémissement, s'enfonçait en moi de ses doigts rapides, précis, déchaînés.
Je perdis toute maîtrise.
Je gémissais sans retenue, la tête rejetée en arrière, le corps secoué de vagues qui ne finissaient pas.
Je la tirai à moi. Renversai la position.
Cette fois, ce fut moi au-dessus d'elle.
Je la chevauchai, offerte, lui abandonnant mon sexe sans mesure.
Elle m'engloutit aussitôt.
Sa langue tournoyait, sa succion m'arrachait le souffle.
Un nouvel orgasme m'éclata dans le ventre, si fort que mes cuisses tremblaient en l'écrasant presque.
Et on continua.
Longtemps.
Insatiables.
Nos bouches, nos mains, nos corps entiers voués à cette fièvre animale, à ce besoin presque sacré de boire l'autre.
Jusqu'à ce que la fatigue, enfin, nous terrasse.
On s'effondra l'une contre l'autre. Étourdies.
Humides de sueur, de plaisir, d'eau oubliée.
Nos jambes encore emmêlées.
Nos sexes gonflés, palpitants.
Et ce silence doux, après la tempête.
Dans le silence retombé, je sentais encore ses doigts sur ma peau.
Sa langue entre mes cuisses.
Ses cris résonnaient dans ma poitrine.
Cet après-midi-là, nous avions tout franchi.
Toutes les limites. Tous les seuils.
Et il ne restait plus qu'une vérité nue :
je l'avais possédée,
elle m'avait possédée,
et nous étions devenues amantes.
Au-delà du retour.
— Habille-toi, murmura-t-elle dans un sourire. Je veux t'emmener quelque part.
— Habille-toi, murmura-t-elle dans un sourire. Je veux t'emmener quelque part.
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Commentaires ()
J'aime la forme du texte, permettant de "ressentir" les émotions , nous "incluant" dans l'action.
Toutefois je pense qu'il y a eu un problème de formatage de la mise en page lors de la publication, car il y a un saut de ligne à chaque fin de phrase.