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Couverture de Ce que Marianne s’autorise, par EntreDeux
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ce que Marianne s’autorise — Chapitre 3 · La visite

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Ce que Marianne s’autorise

Chapitre 3 · La visite

Je connaissais Philippe Maréchal depuis plusieurs années sans avoir jamais éprouvé la moindre curiosité à son égard. Il travaillait avec Antoine, partageait certains de ses patients, le remplaçait pendant ses congés et venait suffisamment régulièrement au cabinet pour que je puisse mettre un visage sur son nom bien avant de réellement faire sa connaissance. Nous avions également dîné deux ou trois fois ensemble, dans ces repas où il parlait fort, riait volontiers de ses propres plaisanteries et manifestait cette familiarité un peu pesante des hommes qui considèrent qu’une longue connaissance professionnelle les dispense progressivement de certaines distances.
Philippe avait soixante-deux ans et, à mes yeux, n’avait franchement rien pour plaire. Il était gros, vraiment gros, avec un ventre considérable qui précédait presque le reste de son corps lorsqu’il marchait, des épaules lourdes, un cou épais, des joues rouges et des cheveux gris devenus rares sur le sommet du crâne. Ses chemises tiraient toujours sur son ventre, particulièrement lorsqu’il s’asseyait, et les boutons du milieu semblaient parfois retenir à grand-peine une masse de chair que la moindre position inconfortable faisait déborder au-dessus de sa ceinture. Il avait cette respiration légèrement sonore des hommes auxquels quelques kilos de moins ne feraient certainement pas de mal, ce qui m’avait souvent amusée chez un médecin capable d’expliquer très sérieusement à ses patients les conséquences du surpoids.
Ses mains ne rachetaient rien de cette apparence. Elles étaient larges, épaisses, avec des doigts courts et charnus, des ongles soigneusement coupés mais presque carrés, et une alliance qui semblait trop serrée autour de son annulaire. Je les avais remarquées plusieurs fois lorsqu’il tenait un verre ou manipulait des documents au cabinet, sans jamais imaginer qu’elles puissent appartenir à un homme que j’aurais eu envie de laisser s’approcher de moi. Philippe n’était pas seulement éloigné de mes goûts ; il représentait presque tout ce qui me déplaisait physiquement chez un homme, cette corpulence excessive, cette peau souvent rouge, cette manière d’occuper beaucoup trop de place et de paraître parfaitement satisfait de lui-même.
Son caractère ne compensait pas particulièrement son physique, car Philippe n’était pas méchant mais appartenait à cette catégorie d’hommes persuadés que leur bonhomie excuse beaucoup de choses : une main qui s’attarde un peu trop longtemps sur une épaule, un compliment qui dépasse légèrement les limites de la politesse, un regard suffisamment insistant pour qu’une femme sache exactement ce qu’il pense, puis ce sourire tranquille qui semble vouloir transformer l’indiscrétion en plaisanterie. Je l’avais toujours trouvé un peu lourd, parfois franchement agaçant, sans jamais le considérer comme dangereux et encore moins comme séduisant.
J’étais rentrée depuis moins d’une heure et m’étais changée immédiatement après ma tournée, abandonnant ma robe de travail pour un vieux short de coton et un débardeur devenu trop large à force d’être lavé. Mes cheveux étaient attachés sans soin, j’étais pieds nus et je préparais quelques tomates dans la cuisine lorsque la sonnette retentit.
Antoine avait oublié une enveloppe nécessaire pour une réunion et avait demandé à Philippe, qui passait dans le secteur, de venir la chercher. Dès que j’ouvris la porte, je vis son regard descendre sur moi sans qu’il cherche réellement à le dissimuler, passant de mes jambes nues à mon short puis remontant jusqu’à ma poitrine avant de retrouver mon visage avec cette expression satisfaite qui me rappelait immédiatement pourquoi je l’avais toujours trouvé indiscret. Le débardeur, dont le coton avait perdu une grande partie de sa tenue, suivait librement les mouvements de ma poitrine et son encolure laissait apparaître davantage de peau que je ne l’avais remarqué en l’enfilant.
Quelques jours auparavant, ce regard m’aurait surtout agacée. Depuis Monsieur Delorme, pourtant, je ne pouvais plus prétendre qu’il me laissait entièrement indifférente, et je ressentis malgré moi cette petite satisfaction nouvelle, presque honteuse, de savoir que ce corps auquel j’accordais si peu de valeur pouvait encore retenir ainsi l’attention d’un homme. J’en fus d’autant plus contrariée que Philippe était précisément le dernier homme dont j’aurais souhaité recevoir un compliment.
Je lui indiquai le bureau d’Antoine et retournai à la cuisine en supposant qu’il repartirait dès qu’il aurait trouvé l’enveloppe. Quelques minutes plus tard, il revint avec les documents mais, au lieu de gagner immédiatement l’entrée, resta dans l’encadrement de la porte à me regarder couper mes tomates, puis accepta le verre d’eau que je lui proposai presque machinalement. Il n’avait aucune raison de s’attarder et je le savais aussi bien que lui ; pourtant, il posa son enveloppe sur la table, but lentement et continua à m’observer avec une franchise qui ne ressemblait en rien à l’embarras de Monsieur Delorme.
Philippe avait terminé son verre mais ne semblait pas pressé de repartir. Il continuait à m’observer avec cette assurance légèrement insolente qui m’avait toujours agacée chez lui, jusqu’à ce qu’il me fasse remarquer, presque au milieu d’une conversation sans intérêt sur les vacances du cabinet, que j’étais décidément une très belle femme. Je tournai la tête vers lui avec un sourire incrédule, lui répondant qu’il exagérait et que je n’avais plus vingt ans depuis longtemps, mais il ne se démonta pas, ajoutant qu’à trente-sept ans je n’avais certainement pas de raisons de me plaindre de ma silhouette, que mes jambes étaient magnifiques et que je possédais surtout cette élégance naturelle que beaucoup de femmes cherchaient à obtenir à grand renfort d’artifices.
— Tu es gentil, Philippe, mais tu devrais peut-être changer de lunettes.
— Je n’en ai pas besoin pour voir que tu es belle, Marianne.
Je haussai les épaules en riant, davantage pour dissimuler mon embarras que par véritable modestie, puis me retournai vers le plan de travail. Je savais que Philippe aimait complimenter les femmes et je me méfiais de cette facilité qu’il avait à transformer une conversation ordinaire en tentative de séduction, mais il avait parlé avec une franchise qui me surprenait. Je n’étais pas habituée à entendre un homme s’attarder sur mes qualités physiques avec autant d’insistance, surtout lorsque je portais un vieux short et un débardeur informe, les cheveux attachés à la va-vite et presque aucun maquillage.
Je retournai à mes tomates avec un sourire que je m’efforçais de dissimuler, puis me penchai pour récupérer un saladier dans le placard inférieur. Le mouvement fit légèrement remonter mon short, dont le coton souple épousait étroitement mes fesses. Autant je n’avais jamais réussi à aimer ma poitrine, ces deux malheureux gants de toilette auxquels je la comparais parfois avec une sévérité presque comique, autant je n’avais jamais eu à me plaindre de mes fesses, rondes, hautes et fermes malgré ma maigreur. C’était même l’une des rares parties de mon corps que je regardais volontiers dans une glace, et je savais que ce vieux short, beaucoup moins innocent qu’il n’en avait l’air, les mettait particulièrement bien en valeur.
Lorsque je me redressai, Philippe avait cessé de faire semblant de s’intéresser à notre conversation et regardait franchement le bas de mon corps. Je lui adressai un sourire légèrement moqueur, mais il ne parut nullement embarrassé d’avoir été surpris, se contentant de me répéter que j’étais une très belle femme et que je n’avais décidément aucune raison de regretter mes vingt ans. Je haussai les épaules en lui répondant qu’il était bien aimable, sans pouvoir m’empêcher d’éprouver une certaine satisfaction : je connaissais les qualités de ma silhouette, même si je préférais habituellement que les hommes aient la délicatesse de ne pas les examiner avec autant d’insistance.
Je repris mon couteau et continuai à préparer le repas, consciente désormais que son attention ne se limitait plus à mes jambes ou à ma poitrine. Philippe était toujours aussi gros, toujours aussi peu séduisant à mes yeux, mais sa manière de me regarder, sans chercher à dissimuler ce qu’il trouvait attirant chez moi, commençait à me troubler plus que je n’avais envie de l’admettre.
Philippe ne fit aucun commentaire déplacé, mais son sourire s’élargit légèrement et ses yeux revinrent presque aussitôt vers mon visage. Je connaissais suffisamment son caractère pour comprendre qu’il avait parfaitement apprécié ce qu’il venait de voir, et cette certitude m’embarrassa d’autant plus que ses compliments résonnaient encore dans mon esprit. Je retrouvais devant moi son gros ventre tendu sous sa chemise, ses joues rouges et ce crâne dégarni qui n’avaient jamais éveillé chez moi la moindre attirance, mais je ne lui demandai pas de partir et continuai à préparer mes tomates, consciente désormais de la légèreté de mon vêtement et de l’attention qu’il me portait.
Lorsqu’il vint se placer derrière moi pour mettre son verre dans l’évier, son ventre effleura mon dos et je pris soudain conscience de toute la masse de son corps, de cette chaleur lourde, presque étouffante, de sa respiration légèrement bruyante et de l’odeur mêlée de son eau de toilette et de sa peau échauffée par la température de la pièce. Je n’aimais rien de cette proximité : son ventre était trop gros, son souffle trop présent, et je retrouvais exactement cette impression désagréable qu’il me donnait parfois lorsqu’il se penchait au-dessus de mon épaule pour regarder un document au cabinet, avec cette différence que nous étions cette fois seuls dans ma cuisine et qu’il n’avait aucune raison professionnelle de se tenir aussi près de moi.
Je posai le couteau sur la planche sans me retourner, parfaitement consciente que Philippe se tenait toujours derrière moi. Je sentais son ventre effleurer mon dos, sa respiration légèrement bruyante près de mon épaule et cette présence massive qui aurait dû m’inciter à m’écarter. Pourtant, après quelques secondes d’hésitation, je laissai descendre ma main le long de mon flanc, cherchai la sienne à tâtons et, lorsque mes doigts rencontrèrent les siens, je les saisis pour les attirer contre ma taille, sans même tourner la tête pour découvrir son expression.
Le contact me surprit : ses doigts étaient plus chauds que je ne l’aurais imaginé et sa paume beaucoup plus large que celle d’Antoine, couvrant presque entièrement le côté de mon ventre. Je gardai quelques secondes ma main sur la sienne tandis que Philippe demeurait immobile derrière moi ; je sentais toujours son ventre contre mon dos, cette masse molle qui me déplaisait autant que sa proximité me troublait, mais je ne fis aucun geste pour l’éloigner.
Je me retournai finalement pour lui faire face et découvris sa chemise tendue sur son ventre, son visage rouge, son front légèrement humide et ce cou épais qui disparaissait à moitié dans le col. Son ventre formait entre nous une séparation encombrante, presque ridicule, et je retrouvai sur son visage ce sourire satisfait dont j’avais si souvent détesté l’assurance. Je levai pourtant les yeux vers lui, puis me surpris à regarder sa bouche avec une curiosité que je n’avais jamais éprouvée auparavant.
Philippe ne m’embrassa pas immédiatement ; il posa simplement ses deux mains sur mes hanches. Je restai devant lui quelques secondes avant de me rapprocher suffisamment pour que nos visages se rencontrent. Sa bouche était large, un peu humide, et son baiser possédait une lenteur étonnante. Je sentis sa main se resserrer contre ma taille tandis que l’autre glissait dans mon dos, remontait sous le débardeur et venait prendre mon sein à pleine paume. Le contact fut direct, sans hésitation. Son pouce trouva presque aussitôt mon téton et le fit durcir sous une pression ferme, précise, qui n’avait rien de brutal. Un frisson me traversa le ventre, si net que je m’écartai un instant pour le regarder, surprise par l’intensité de la sensation.
Il ne sourit pas davantage et continua simplement à caresser mon sein sous le tissu, lentement, en cercle, puis pinça légèrement le bout entre le pouce et l’index. Je sentis une chaleur se répandre entre mes cuisses, immédiate et embarrassante. Je n’avais pas l’habitude que mon corps réponde aussi vite à un homme qui me déplaisait autant. Pourtant, lorsque sa bouche reprit la mienne, je me pressai contre lui de moi-même, mon ventre contre le sien, mes seins contre sa chemise tendue.
Ses mains bougèrent de nouveau : l’une resta sur mon sein, l’autre glissa sous l’élastique de mon short et trouva directement ma peau. Ses doigts épais se glissèrent entre mes jambes, écartèrent mes lèvres et découvrirent que j’étais déjà mouillée. Il ne fit aucun commentaire et se contenta de caresser, d’abord doucement, puis avec une assurance croissante, le majeur remontant jusqu’au clitoris et le frottant avec une précision qui me fit fermer les yeux. Je posai les deux mains sur le plan de travail derrière moi, tandis que mes jambes s’écartaient d’elles-mêmes. Philippe suivit le mouvement, glissa un doigt en moi, puis deux, et continua de masser mon clitoris du pouce tout en les faisant aller et venir. Le rythme était lent, appuyé, exactement ce qu’il fallait pour que la tension monte sans précipitation.
Je sentis mon souffle se raccourcir tandis qu’une vague de chaleur me remontait du bas-ventre jusqu’à la poitrine. Je n’aurais jamais cru qu’un homme comme lui puisse savoir aussi exactement où et comment toucher. Son ventre appuyait contre le mien, sa respiration sonore frôlait mon oreille, et pourtant mon corps s’ouvrait sous ses doigts. Lorsque je jouis, ce fut presque malgré moi : un spasme long, silencieux, qui me fit trembler contre le plan de travail pendant qu’il continuait de bouger en moi, prolongeant la sensation jusqu’à ce que je retienne sa main.
Je restai quelques secondes le front contre son épaule, le cœur battant fort, avant de relever la tête. Il me regardait avec cette même expression satisfaite, mais ses doigts étaient encore humides de moi et je ne pouvais plus prétendre que rien ne s’était passé. Je déboutonnai sa chemise sans un mot. Son ventre apparut, lourd, strié de rougeurs, mais je ne m’arrêtai pas. Je baissai la fermeture de son pantalon, glissai la main dans son caleçon et pris son sexe. Il était déjà dur, chaud dans ma paume, mais nettement moins imposant que sa corpulence aurait pu le laisser imaginer. Je le sortis et le caressai quelques instants, sentant son pouls sous mes doigts ; une pensée ironique me traversa : tout ce ventre, toute cette masse, et finalement si peu de volume entre les doigts. Puis je m’agenouillai.
Je le pris lentement dans ma bouche, en commençant par le gland. Le goût fut immédiatement désagréable, un peu amer, presque métallique, quelque chose que je n’aurais pas supporté longtemps chez un autre. Je m’écartai à peine, le temps de respirer, puis revins, plus profondément cette fois, la langue pressée contre la peau. Philippe ne fit aucun geste. Ses mains restèrent le long de son corps ou prirent appui sur le plan de travail derrière moi ; il ne toucha pas mes cheveux, ne guida rien. Je pouvais m’arrêter quand je voulais, et je le savais. Je continuai pourtant, non par goût, mais parce que la sensation de le sentir durcir davantage sous ma langue, de l’entendre retenir son souffle, me donnait une satisfaction étrange qui compensait presque l’amertume initiale. Je m’écartai de nouveau au bout de quelques minutes, le goût encore présent, et me relevai.
Il me fit pivoter face au plan de travail, baissa mon short et mon slip d’un seul geste et me pénétra debout. Son sexe entra facilement, glissant dans l’humidité qu’il avait lui-même provoquée. Il n’était pas particulièrement épais, et la sensation fut d’abord discrète, presque trop légère, avant que ses doigts ne reviennent sur mon clitoris. Il posa une main sur mon bas-ventre, l’autre sur mon sein, et commença à bouger. Ses coups étaient lents, mesurés, réguliers. Chaque fois qu’il s’enfonçait, son ventre venait presser contre mes fesses et sa main descendait pour caresser mon clitoris avec la même précision qu’auparavant. Je sentis très vite une deuxième vague monter. Je m’appuyai des deux avant-bras sur le bois froid, la tête baissée, et laissai le plaisir se construire sans chercher à le contrôler. Lorsque je jouis de nouveau, ce fut plus fort que la première fois : je me contractai autour de lui, les jambes tremblantes, tandis qu’il continuait exactement le même rythme, ni plus vite ni plus fort, comme s’il savait que c’était précisément ce qui me faisait jouir.
Il me retourna ensuite et me souleva pour m’asseoir sur le bord de la table. Je sentis le bois sous mes cuisses. Il écarta mes jambes, se positionna entre elles et me pénétra de nouveau. Cette fois, je pouvais le voir. Son visage était rouge, son front brillant, son ventre se soulevait à chaque poussée. Rien dans son apparence ne m’attirait. Pourtant, lorsque ses doigts revinrent sur mon clitoris et que son sexe frotta exactement au bon endroit, je sentis le plaisir revenir une troisième fois, plus diffus, plus long. Je passai les bras autour de son cou, non par tendresse, mais pour me tenir tandis que mon corps se contractait de nouveau autour du sien. Il jouit peu après, en moi, le souffle court, le visage enfoui dans mon cou.
Nous restâmes quelques instants ainsi, son poids contre moi, ma respiration encore irrégulière. Puis je le repoussai doucement. Il se retira, rajusta ses vêtements avec des gestes lents. Je descendis de la table, remis mon short et mon débardeur, les jambes encore un peu faibles. Le plaisir physique avait été réel, net, presque surprenant par sa facilité. Rien d’autre n’avait changé. Philippe n’était devenu ni plus beau ni plus estimable. Il récupéra l’enveloppe, vérifia les documents et lissa sa chemise sur son ventre.
Je repris le couteau que j’avais abandonné, tandis qu’il s’arrêtait près de la porte de la cuisine, me regarda et sourit de cette manière familière que je connaissais depuis des années.
— À bientôt, Marianne.
Je ne répondis pas. Je le suivis jusqu’à la porte et le regardai descendre les marches. Arrivé près de sa voiture, il se retourna légèrement.
Je refermai la porte derrière lui.
Lorsque je retournai dans la cuisine, les tomates attendaient toujours sur la planche. Je pris le verre dans lequel il avait bu, le déposai dans l’évier et passai un peu d’eau sur le plan de travail. Mon téléphone vibra : Antoine voulait savoir si Philippe avait trouvé son enveloppe, et je répondis que tout s’était bien passé.
Une dizaine de minutes plus tard, un second message arriva. Philippe avait écrit deux mots.
À bientôt.
Je laissai le message sans réponse et continuai à couper mes tomates.
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Chapitre 4 · Les jours suivants
Marianne, infirmière libérale, est mariée à Antoine depuis onze ans. Depuis quelques jours, les regards qu'elle croise pendant ses tournées de soins ont réveillé en elle un désir qu'elle croyait éteint. Entre la tendresse de son mari et les pensées qui la gardent éveillée, elle commence à changer ses habitudes sans toujours savoir pourquoi. Jusqu'où est-elle prête à aller pour retrouver le goût de vivre ?
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Commentaires ()

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Photo de profil de hinéros
hinéros
25 octobre 2026 à 19:57
Le déclic. Non prévisible, non prévu.
La libération ?
Marianne sait-elle où elle en est ?
Vivement la suite !
Marcbrydges
25 octobre 2026 à 17:55
Superbe histoire ,envoûtante, pleine d érotisme  bravo
Photo de profil de mozart
mozart
25 octobre 2026 à 17:22
Toujours aussi bien raconté. Les pensées de Marianne sur ses goûts et qualités qu'elle aime ou pas se confondent avec la réalité. Comment va t'elle gérer cette situation vis à vis de son Mari. En connaissant le personnage ..." Phillipe".
Agréable suite et toujours aussi plaisant à lire. 
Merci pour le partage.
Photo de profil de Jojo33bdx
Jojo33bdx
25 octobre 2026 à 14:21
Ahhh... ça  y est, Marianne s'est  laissée aller avec cet homme qu'elle ne  semble pourtant pas apprécier !!! Est ce le début de la "nouvelle  Marianne" ? 
On pourrait se mettre à  spéculer sur l'avenir "sexuel" de cette femme, mais je préfère  le découvrir dans les prochains chapitres.... oui j'ai  bien écrit  : les prochains au pluriel  car je souhaite sincèrement qu'il  y en ai beaucoup d'autres.

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