Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La peur de l’amour — Chapitre 3 · Le cœur ou la carapace ?
Auteur
La peur de l’amour
Chapitre 3 · Le cœur ou la carapace ?
Fin du chapitre précédent :
« Putain, il m’a démontée. Quelle violence par rapport à la baise d’hier soir… J’ai l’impression qu’il m’a punie. C’était de la rage, que de la violence. Et cette phrase : « Je te baise comme le bout de viande que tu dis être. » Il était si doux, si tendre au réveil. Sam, il t’a traitée comme tu mérites de l’être, comme tu dois l’être. Alors pourquoi lui as-tu dit d’arrêter ? »
Suite de l’histoire :
Patrick se dirigeait vers la cuisine, le sexe encore dur, les émotions en ébullition. En entrant dans la cuisine, il s’arrêta net.
Émilie était là, assise à la table, un café devant elle. Nue. Une main pétrissant l’un de ses seins généreux, l’autre glissée entre ses cuisses. Elle le vit, sourit, et écarta un peu plus les jambes en le voyant en érection.
— Alors, chéri… murmura-t-elle d’une voix rauque. Je m’attendais à vous entendre faire l’amour, pas à une baise sauvage comme celle-là.
Patrick, en observant la scène, répondit :
— Je n’ai jamais traité une femme comme ça, Émilie, jamais. D’un côté, je regrette presque et de l’autre, comme elle ne veut pas être aimée, je l’ai défoncée comme elle voulait l’être.
Émilie émit un petit rire, ses doigts accélérant leur danse.
— Mmm… Tu as l’air… très frustré.
— J’avais envie de lui faire l’amour et de la baiser mais pas aussi fort. Je n’ai eu ni l’un ni l’autre.
Elle se leva et s’approcha de lui.
— Moi, je veux bien les deux, Patrick. Faire l’amour… et être baisée.
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De son côté, Samantha serrait les draps contre elle, les yeux fermés. Elle revivait la magnifique baise d’hier soir, puis ses mains sur sa peau, son souffle contre son cou, la façon dont il l’avait regardée, le moment où ils étaient front contre front pendant qu’ils faisaient l’amour, ses jouissances, ses paroles avant de s’endormir. Et ce matin… Ce matin, il l’avait détruite. Pas seulement physiquement. Émotionnellement. Comme s’il avait voulu lui arracher cette carapace une bonne fois pour toutes.
« Comment peut-il baiser aussi bien un soir et me démonter comme un démon le lendemain ? Comment peut-il faire l’amour et baiser ? »
Les gémissements d’Émilie parvenaient jusqu’à sa chambre, étouffés mais distincts.
« Est-ce qu’ils font l’amour ou est-ce qu’ils baisent ? » Samantha ne savait pas. Mais ces cris… ces sons… Ils résonnaient en elle comme un écho de ce qu’elle avait vécu la veille.
« Hier soir, c’était de la baise, puis de l’amour. Ce matin, de la rage. Et maintenant… ? Et plus tard… ? »
La première jouissance d’Émilie explosa, longue, bruyante, sincère. Samantha sentit son propre corps réagir, traître. Ses doigts glissèrent entre ses cuisses, sans qu’elle pût les en empêcher. « Putain. » Elle se détesta instantanément, car ça l’excitait malgré elle.
Est-ce que c’était de la jalousie ? Ou juste du désir ? Ou pire… de la frustration, parce qu’elle savait très bien qu’il aurait pu être en elle, à elle, à cet instant ?
Un silence s’installa. Trop long. Trop lourd. Il fallait qu’elle sache.
Samantha se leva, resta nue, ouvrit la porte sans un bruit et avança comme une somnambule. La scène qui s’offrit à elle la cloua sur place.
Émilie, empalée sur Patrick, ses hanches ondulant avec une grâce obscène, ses mains agrippées à ses épaules, l’embrassait langoureusement, ce qui fit monter les larmes aux yeux de Samantha. Ce n’était pas une baise. Pas comme celle de ce matin. C’était de l’amour. Et ça, ça la déchira bien plus que les fessées, bien plus que les mots crus.
Émilie tourna la tête, un sourire malicieux aux lèvres.
— Tu nous rejoins, ma belle ? On ne sera pas de trop à deux pour le vider.
Samantha, la voix tremblante, les doigts toujours humides de son propre désir :
— Mais… vous faites l’amour ?
Émilie ne cessa pas ses mouvements, un sourire presque tendre aux lèvres.
— Patrick a beaucoup de tendresse à donner, ma chérie. Et ce matin… il avait besoin de faire l’amour, de donner de la tendresse. Toi, tu le lui as refusé. Moi… je n’ai pas hésité à prendre ce qu’il voulait donner : de l’amour.
Elle fit une petite pause, puis :
— Alors, ma belle ? Tu nous rejoins, et on s’offre un petit trio bien chaud ? Ou bien tu préfères qu’il te défonce comme une pute, comme ce matin ? À moins que tu préfères filer te faire défoncer au sauna ou dans la forêt du Coteau ?
Patrick, les mains fermement agrippées aux hanches d’Émilie, releva la tête, un sourire en coin.
— Ou alors on va au sauna tous les trois. On s’éclate, on baise, et après… on se câline. À trois ou à deux, si Samantha persiste à vouloir être un bout de viande.
Émilie émit un gémissement, ses mouvements devenant plus lents, plus sensuels.
— Mmm… Bonne idée. Mais une autre fois. Aujourd’hui, j’ai vraiment envie d’un trio avec de l’amour et de la baise. Mais comme Sam ne veut pas faire l’amour alors qu’elle en meurt d’envie, j’ai comme l’impression que ce sera un duo.
— Perso, ça me va, répondit Patrick.
— Elle veut nous faire croire qu’elle ne ressent rien pour toi. Mais elle nous ment et se ment à elle-même. C’est triste.
— C’est marrant, c’est ce que je lui ai dit ce matin avant de la défoncer.
Samantha, les larmes aux yeux, attrapa son imperméable et son sac, les doigts tremblants.
— Je vous laisse tous les deux.
Patrick haussa les épaules, triste.
— Comme tu veux, Sam.
Émilie, déjà en train de se remettre en mouvement, lui lança avec un clin d’œil :
— Bonne baise, Sam… Round deux dans la chambre, Patrick ? Cette fois, je veux une bonne baise.
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Samantha claqua la porte derrière elle, nue sous son imperméable, le cœur battant à tout rompre. Pourquoi était-elle partie ? Elle aurait pu rester. Elle aurait pu les rejoindre. Ou au moins, lui crier sa rage en pleine face. Mais non. Elle avait fui. Comme une lâche.
Pourquoi est-ce que son corps, sa voix, ses mains, son sexe la hantaient à ce point ? La baise de la veille, le moment où il l’avait aimée, la défonce brutale de ce matin, qui avait laissé des traces bien plus profondes que les marques sur sa peau, revenaient sans cesse à son esprit. Et puis il y avait eux. Émilie, empalée sur lui, leurs bouches collées…
Elle serrait les poings. Elle les haïssait. Elle les haïssait parce qu’ils avaient ce qu’elle n’osait même pas s’avouer qu’elle voulait. Parce qu’ils osaient être heureux, libertins, amoureux.
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Une heure et demie plus tard, elle poussait la porte de la maison, l’âme en lambeaux. Et puis… elle les vit. Là. Sur le lit. Nus. Émilie, blottie contre Patrick, sa tête posée sur son épaule, sa main caressant son sexe. Et lui… lui caressait tendrement le dos d’Émilie.
Quelque chose en elle craqua. Les larmes jaillirent, chaudes, amères, incontrôlables.
Émilie se redressa d’un coup, les yeux écarquillés, avant de sortir du lit en toute hâte, suivie de près par Patrick.
— Sam… qu’est-ce qu’il y a, ma belle ? murmura Émilie en lui relevant le menton, son ton soudainement doux.
Samantha, au bord de la crise de nerfs, les mots sortaient par saccades entre deux sanglots :
— J’me… j’me suis tapée deux mecs, Émilie… Aucun orgasme, aucune jouissance. Rien. Et je… je n’arrive pas à me sortir Patrick de la tête. Notre baise d’hier soir… l’amour après… la tendresse de ce matin… le démontage de ce matin… et puis vous deux… toi empalée sur lui, vos bouches collées… Il a cassé quelque chose en moi… Je ne suis plus la même… Je me fais peur…
Émilie ne dit rien. Elle lui releva simplement la tête et l’embrassa. Tendrement. Sa langue allant au contact de la sienne. Comme pour lui dire : « Je suis là. Tout va bien. »
Et derrière elle, Patrick se colla contre son dos, son torse chaud contre ses omoplates, ses lèvres effleurant sa nuque.
— On est là, Sam, murmura-t-il. On est là. Je ne sais pas si je dois être désolé ou heureux.
Samantha rompit le baiser avec Émilie, le souffle court, les lèvres encore vibrantes. Pourquoi est-ce que ça lui faisait du bien ? Pourquoi est-ce que le contact d’Émilie, aussi doux soit-il, la faisait bouillir ? Et lui… Lui, derrière elle, si proche, si présent, si doux, si avenant.
Elle se retourna vers Patrick, les yeux brillants de larmes et de désir refoulé. Sa voix était brisée.
— T’es sûr de vouloir de moi, Patrick ? Vraiment sûr ?
Il ne répondit pas avec des mots. Il n’en avait pas besoin. Ses lèvres capturèrent les siennes dans un baiser vorace, ses mains glissant le long de son dos avant de s’emparer de ses fesses. Puis, d’un geste fluide, il la souleva et la déposa sur le lit avant de reprendre ses baisers tout en la pénétrant.
Samantha gémit contre sa bouche, ses ongles s’enfonçant dans ses épaules. C’était différent. Différent de ce matin, différent d’hier soir. C’était les deux à la fois. Brutal et tendre. Possessif et libérateur. Patrick variait le rythme pour le plus grand bonheur de Samantha. Et elle explosa. Son premier orgasme la frappa comme une vague, violente, inattendue, ses jambes tremblant autour de ses hanches.
Patrick ne s’arrêta pas. Leurs bouches ne se quittèrent plus, leurs souffles mêlés, leurs langues dansant comme si c’était la dernière fois. Et pour la première fois, Samantha ne lutta pas. Elle s’abandonna.
Émilie, assise à côté d’eux, les observait, une main glissée entre ses propres cuisses, l’autre caressant distraitement son sein.
— Putain… murmura-t-elle, la voix remplie de désir. Vous êtes… magnifiques.
Samantha jouit à nouveau, plus fort cette fois, son corps se cambrant sous lui, ses doigts agrippant ses épaules comme pour ne pas tomber dans le vide. Et dans un souffle, entre deux gémissements, elle lâcha les mots qu’elle n’avait jamais osé dire à voix haute :
— Je t’aime… Patrick… Je suis désolée… Mais putain, je t’aime…
Patrick grogna contre ses lèvres, son rythme devenant plus frénétique, comme s’il voulait lui aussi lui avouer quelque chose. Mais il ne dit rien. Pas encore. Il finit par jouir en elle, puis lui dit :
— Tu dis ça maintenant, et dans deux heures, tu m’envoies me balader, ou est-ce que tu as compris qu’on peut baiser, être libertin et aimer et se laisser aimer ?
— J’aurais dû te laisser m’aimer ce matin. J’ai été conne. Je suis désolée. Je t’ai dans la peau, et si tu veux bien de moi comme compagne… compagne et salope…, eh bien je crois que je serais la plus heureuse.
— Je ne demande rien de plus, Sam. T’aimer, te partager et que tu acceptes de me partager.
— Oui, chéri. Putain, ça fait bizarre de prononcer ce mot. J’accepte tout cela. Je t’aime. J’aimerais beaucoup sucer ta belle queue pendant qu’Émilie me lèche la chatte.
— (Émilie) Oh oui ! Je vais bouffer ta petite chatte, ma chérie, pendant que tu suces ton homme. Et ensuite, je vois bien un 69. On se bouffe la chatte mutuellement pendant que Patrick passe de mon cul ou de ma chatte à ta bouche, ou inversement.
— (Samantha) J’adore l’idée. Viens, mon cœur, ma bouche t’attend.
— Tiens, ton biberon, ma puce.
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Commentaires ()
Un jolie couple qui aime le sexe et qui se sont compris
C’est une femme amoureuse qui aime le sexe et pas une moins que rien
Lui l’a compris et la respecte
C’est cela le plus important le respect de l autre
Magnifique couple
Vivement la suite
Très excitante
Bravo a vous