Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les vents de la passion — Chapitre 4 · Aurore
Auteur
Les vents de la passion
Chapitre 4 · Aurore
Le combat a cessé et le fracas des armes a cédé la place aux cris de joie des vainqueurs.
Les deux goélettes se sont éloignées, l’une d’elles penche dangereusement sur tribord, sûrement une voie d’eau. Mais que ces pirates aillent au diable, les vaincus n’ont pas le droit au chapitre.
Lorsque le calme est revenu, le marquis et sa famille rejoignent le pont supérieur. La vision des nombreux corps et du sang qui jonchent le sol, des matelots qui s’activent à ramasser les malheureux bouleverse les trois femmes. Ils croisent alors le capitaine, et Aurore l’entend confirmer que personne n’a retrouvé Ines. La jeune femme en a perdu connaissance, à l’idée que son amante ait péri seule dans les eaux sombres de l’océan.
Aurore est prostrée. Elle voudrait crier qu’elle l’aimait, que chaque centimètre de sa peau la réclame, que l’on ne devrait pas mourir quand on est un ange… Mais elle doit taire leur idylle, sa famille ne comprendrait pas. Une cérémonie dédiée aux hommes morts au combat est organisée et, en hommage à Ines, une croix ornée de fleurs blanches en papier a été jetée à la mer, accompagnée des prières de l’aumônier à son intention.
Puis la Daphnée reprend sa route vers l’est. La vie à bord reprend son cours, avec les coups de cloche aux changements de quart, les cris lors des manœuvres et le claquement des voiles. Aurore est abattue, Ines lui manque, elle ne sourit plus et pleure parfois. Souvent, le soir, elle monte sur le pont et reste longtemps à regarder les flots et les étoiles, comme si elle cherchait dans les cieux un signe de sa maîtresse.
Après une escale de plusieurs jours à Madagascar, la frégate est repartie vers le nord-est, en évitant l’archipel des Seychelles, qui est un repaire de pirates. Près de deux semaines plus tard, la Daphnée atteint la pointe de l’Inde et double le fort de Vattakottai. Encore quelques jours et le navire entrera dans le port de Pondichéry.
C’est un événement ! La foule s’est amassée sur les quais et acclame le navire qui arrive de France avec moult marchandises, des nouvelles du royaume et de Sa Majesté. On raconte déjà que la frégate a échappé à l’attaque de pirates, et qu’elle a coulé un navire de la terrible Mary Ruthless, Marie Sans-pitié comme on la nomme ici ! À peine débarqués, le capitaine et le marquis se rendent chez François Martin, le fondateur et premier gouverneur de Pondichéry.
Celui-ci a fait apprêter une confortable maison pour l’envoyé du Roi et sa famille, des domestiques et des esclaves ont été mis à leur disposition, et bien entendu toute une logistique de transport et de protection pour leurs déplacements.
Au fil des semaines, Aurore réapprend à vivre, elle découvre aussi ce pays si différent du sien. La chaleur, les couleurs, les odeurs… tout diffère. Les populations ne se mélangent pas, la ville est même coupée en deux : la ville blanche, réservée aux Européens, et la ville noire, où vivent les Indiens. Beaucoup de monde rend visite à ses parents, y compris des émissaires des maharadjahs et des seigneurs locaux, pour qui être reçu par « l’envoyé du Roi Louis » apporte du prestige. Aurore est impressionnée lorsqu’ils arrivent, assis dans leurs fauteuils à baldaquin, perchés en haut d’un éléphant que suivent leurs escortes et leurs épouses. Aurore les trouve d’ailleurs fort belles. Leur peau presque noire et leurs yeux profonds, cernés de khôl, leur donnent immanquablement un aspect de princesse. Elles portent des tenues très colorées, et parfois des couleurs peintes sur leurs visages, ainsi que des bijoux jusque sur leur nez ! Lors d’une visite au palais du chef militaire local, Sher Khan Lodies, des saris de soie brodés de fils d’or ont été offerts à la marquise et à sa fille. Des servantes indiennes les ont emmenées dans une pièce et les ont aidées à s’en revêtir. Quand Aurore se trouvait nue au milieu de ces servantes, ces dernières étaient, à leur tour, admiratives de la blancheur de sa peau.
Mais Aurore déambule souvent dans la maison, sans but, emprunte à la mélancolie. Pour lui occuper l’esprit, sa mère lui propose de l’aider à organiser des bals pour la bonne société de Pondichéry. Aurore se prend au jeu et retrouve un peu de sa légèreté. Le temps fait son œuvre et la jeune marquise accompagne de plus en plus souvent son père lors de ses déplacements, en quête de plantes rares. Parfois, ils en profitent pour visiter des palais où ils sont reçus comme des rois, ou bien des temples en ruine. C’est dans ces édifices, tandis que son père a le nez plongé dans les massifs végétaux, qu’Aurore a découvert d’étranges bas-reliefs représentant des scènes où des hommes au phallus proéminent et dressé pénètrent des femmes, voire d’autres hommes, seuls ou à plusieurs, dans toutes les positions. Quelle mystérieuse civilisation osait afficher aussi ouvertement les verges, les vulves et des actes sexuels qu’Aurore n’imaginait pas un instant ? Cela n’est pas sans émouvoir la jeune marquise, qui ne trouve pas souvent le sommeil après de tels spectacles. Elle se caresse longuement la nuit et, comme le lui avait appris Ines, introduit ses doigts dans son petit orifice, pour se faire jouir sans se déflorer. L’Inde est un pays bien étonnant, où la religion cohabite avec la sexualité, dans une impudeur bien trop excitante pour cette jeune femme, enserrée dans le carcan de son éducation.
La volupté, la sensualité et le plaisir des sens semblent exacerbés ici-bas. On prétend que la chaleur en est la cause. Ainsi, un soir, Aurore décide d’aller voir son cheval qu’elle affectionne. À peine entrée dans l’écurie, au fond de la salle, elle remarque, dans la pénombre, deux palefreniers indiens. Ils sont totalement nus, l’un est plus jeune que le second. Tout d’abord gênée, Aurore pense rebrousser chemin, mais la nudité des deux hommes la fascine. Elle tente alors de se cacher, mais il y a peu d’options et elle doit se contenter de se plaquer maladroitement derrière un pilier. Elle observe alors une scène troublante. Le jeune homme tient la verge du plus âgé dans sa bouche et la suce lentement. Ils l’ont vue entrer, mais ils ont continué, sans se soucier de sa présence. Aurore, fascinée par cette découverte, les a regardés faire jusqu’au bout. Quand l’homme a joui, elle a ressenti un sentiment de plénitude, l’homme savourait son orgasme et elle trouvait cela beau. Elle en a rêvé des nuits entières par la suite. Que ressent un homme quand cela lui arrive ? Est-ce comme ce qu’elle ressent lorsqu’elle se caresse ? Et le jeune homme, quel plaisir ressent-il lorsque la verge glisse entre ses lèvres ? Aurore se pose tellement de questions à propos du plaisir masculin. Elle espère pouvoir vivre ces moments un jour et amener un homme à la jouissance. Autant de fantasmes qui la font mouiller bien souvent. Elle se réfugie alors dans sa chambre, ou au fond du jardin, derrière des palétuviers, où elle relève sa robe et se caresse pour se soulager.
Pourtant, Aurore sait qu’elle ne laisse pas indifférents nombre de jeunes officiers et de riches colons que le marquis reçoit parfois. Mais le mariage ressemble à ses yeux à une prison. L’un de ces jeunes hommes, de bonne famille, fils d’un noble de Savoie, se montre fort galant avec elle. Il s’en est même ouvert au marquis, ce qui amène ses parents à parler de fiançailles à leur fille. Mais elle n’est pas prête, et sa réaction ne se fait pas attendre :
Les deux goélettes se sont éloignées, l’une d’elles penche dangereusement sur tribord, sûrement une voie d’eau. Mais que ces pirates aillent au diable, les vaincus n’ont pas le droit au chapitre.
Lorsque le calme est revenu, le marquis et sa famille rejoignent le pont supérieur. La vision des nombreux corps et du sang qui jonchent le sol, des matelots qui s’activent à ramasser les malheureux bouleverse les trois femmes. Ils croisent alors le capitaine, et Aurore l’entend confirmer que personne n’a retrouvé Ines. La jeune femme en a perdu connaissance, à l’idée que son amante ait péri seule dans les eaux sombres de l’océan.
Aurore est prostrée. Elle voudrait crier qu’elle l’aimait, que chaque centimètre de sa peau la réclame, que l’on ne devrait pas mourir quand on est un ange… Mais elle doit taire leur idylle, sa famille ne comprendrait pas. Une cérémonie dédiée aux hommes morts au combat est organisée et, en hommage à Ines, une croix ornée de fleurs blanches en papier a été jetée à la mer, accompagnée des prières de l’aumônier à son intention.
Puis la Daphnée reprend sa route vers l’est. La vie à bord reprend son cours, avec les coups de cloche aux changements de quart, les cris lors des manœuvres et le claquement des voiles. Aurore est abattue, Ines lui manque, elle ne sourit plus et pleure parfois. Souvent, le soir, elle monte sur le pont et reste longtemps à regarder les flots et les étoiles, comme si elle cherchait dans les cieux un signe de sa maîtresse.
Après une escale de plusieurs jours à Madagascar, la frégate est repartie vers le nord-est, en évitant l’archipel des Seychelles, qui est un repaire de pirates. Près de deux semaines plus tard, la Daphnée atteint la pointe de l’Inde et double le fort de Vattakottai. Encore quelques jours et le navire entrera dans le port de Pondichéry.
C’est un événement ! La foule s’est amassée sur les quais et acclame le navire qui arrive de France avec moult marchandises, des nouvelles du royaume et de Sa Majesté. On raconte déjà que la frégate a échappé à l’attaque de pirates, et qu’elle a coulé un navire de la terrible Mary Ruthless, Marie Sans-pitié comme on la nomme ici ! À peine débarqués, le capitaine et le marquis se rendent chez François Martin, le fondateur et premier gouverneur de Pondichéry.
Celui-ci a fait apprêter une confortable maison pour l’envoyé du Roi et sa famille, des domestiques et des esclaves ont été mis à leur disposition, et bien entendu toute une logistique de transport et de protection pour leurs déplacements.
Au fil des semaines, Aurore réapprend à vivre, elle découvre aussi ce pays si différent du sien. La chaleur, les couleurs, les odeurs… tout diffère. Les populations ne se mélangent pas, la ville est même coupée en deux : la ville blanche, réservée aux Européens, et la ville noire, où vivent les Indiens. Beaucoup de monde rend visite à ses parents, y compris des émissaires des maharadjahs et des seigneurs locaux, pour qui être reçu par « l’envoyé du Roi Louis » apporte du prestige. Aurore est impressionnée lorsqu’ils arrivent, assis dans leurs fauteuils à baldaquin, perchés en haut d’un éléphant que suivent leurs escortes et leurs épouses. Aurore les trouve d’ailleurs fort belles. Leur peau presque noire et leurs yeux profonds, cernés de khôl, leur donnent immanquablement un aspect de princesse. Elles portent des tenues très colorées, et parfois des couleurs peintes sur leurs visages, ainsi que des bijoux jusque sur leur nez ! Lors d’une visite au palais du chef militaire local, Sher Khan Lodies, des saris de soie brodés de fils d’or ont été offerts à la marquise et à sa fille. Des servantes indiennes les ont emmenées dans une pièce et les ont aidées à s’en revêtir. Quand Aurore se trouvait nue au milieu de ces servantes, ces dernières étaient, à leur tour, admiratives de la blancheur de sa peau.
Mais Aurore déambule souvent dans la maison, sans but, emprunte à la mélancolie. Pour lui occuper l’esprit, sa mère lui propose de l’aider à organiser des bals pour la bonne société de Pondichéry. Aurore se prend au jeu et retrouve un peu de sa légèreté. Le temps fait son œuvre et la jeune marquise accompagne de plus en plus souvent son père lors de ses déplacements, en quête de plantes rares. Parfois, ils en profitent pour visiter des palais où ils sont reçus comme des rois, ou bien des temples en ruine. C’est dans ces édifices, tandis que son père a le nez plongé dans les massifs végétaux, qu’Aurore a découvert d’étranges bas-reliefs représentant des scènes où des hommes au phallus proéminent et dressé pénètrent des femmes, voire d’autres hommes, seuls ou à plusieurs, dans toutes les positions. Quelle mystérieuse civilisation osait afficher aussi ouvertement les verges, les vulves et des actes sexuels qu’Aurore n’imaginait pas un instant ? Cela n’est pas sans émouvoir la jeune marquise, qui ne trouve pas souvent le sommeil après de tels spectacles. Elle se caresse longuement la nuit et, comme le lui avait appris Ines, introduit ses doigts dans son petit orifice, pour se faire jouir sans se déflorer. L’Inde est un pays bien étonnant, où la religion cohabite avec la sexualité, dans une impudeur bien trop excitante pour cette jeune femme, enserrée dans le carcan de son éducation.
La volupté, la sensualité et le plaisir des sens semblent exacerbés ici-bas. On prétend que la chaleur en est la cause. Ainsi, un soir, Aurore décide d’aller voir son cheval qu’elle affectionne. À peine entrée dans l’écurie, au fond de la salle, elle remarque, dans la pénombre, deux palefreniers indiens. Ils sont totalement nus, l’un est plus jeune que le second. Tout d’abord gênée, Aurore pense rebrousser chemin, mais la nudité des deux hommes la fascine. Elle tente alors de se cacher, mais il y a peu d’options et elle doit se contenter de se plaquer maladroitement derrière un pilier. Elle observe alors une scène troublante. Le jeune homme tient la verge du plus âgé dans sa bouche et la suce lentement. Ils l’ont vue entrer, mais ils ont continué, sans se soucier de sa présence. Aurore, fascinée par cette découverte, les a regardés faire jusqu’au bout. Quand l’homme a joui, elle a ressenti un sentiment de plénitude, l’homme savourait son orgasme et elle trouvait cela beau. Elle en a rêvé des nuits entières par la suite. Que ressent un homme quand cela lui arrive ? Est-ce comme ce qu’elle ressent lorsqu’elle se caresse ? Et le jeune homme, quel plaisir ressent-il lorsque la verge glisse entre ses lèvres ? Aurore se pose tellement de questions à propos du plaisir masculin. Elle espère pouvoir vivre ces moments un jour et amener un homme à la jouissance. Autant de fantasmes qui la font mouiller bien souvent. Elle se réfugie alors dans sa chambre, ou au fond du jardin, derrière des palétuviers, où elle relève sa robe et se caresse pour se soulager.
Pourtant, Aurore sait qu’elle ne laisse pas indifférents nombre de jeunes officiers et de riches colons que le marquis reçoit parfois. Mais le mariage ressemble à ses yeux à une prison. L’un de ces jeunes hommes, de bonne famille, fils d’un noble de Savoie, se montre fort galant avec elle. Il s’en est même ouvert au marquis, ce qui amène ses parents à parler de fiançailles à leur fille. Mais elle n’est pas prête, et sa réaction ne se fait pas attendre :
— Me fiancer ? Mais pourquoi faire ? Que ferais-je d’un mari, Père ? J’aime ma liberté et je ne souhaite nullement m’en défaire pour un homme, me comprenez-vous ?
Ses parents restent perplexes, il faudra bien lui trouver un parti, riche de préférence, avant qu’elle ne soit trop avancée dans l’âge, elle vient d’avoir vingt ans, l’âge où les prétendants les mieux nantis se bousculent. Finalement éconduit, le jeune homme se tournera vers une autre jeune femme.
Les occasions se multiplient pendant près d’un an, mais la réponse d’Aurore ne change pas. Le marquis reçoit alors le comte Arnaud de la Ferrière, fraîchement arrivé de France, qui se déclare auprès de ses parents. C’est un homme de dix ans son aîné, mais qui est riche et qui a sa place à Versailles. C’est un beau parti pour une marquise de province, et il est bel homme. Aurore est furieuse contre son père, qui accepte de donner sa fille en mariage sans même la consulter. Mais elle sait qu’elle n’a pas le choix et qu’il ne pense qu’à son avenir. Elle sait aussi que si elle persiste dans son refus, son père a le droit de l’expédier au couvent.
Les modalités arrangées, la dot fixée, le mariage a lieu deux mois plus tard à Pondichéry. Une fête somptueuse est donnée en présence des notables et se prolonge jusque tard dans la nuit. À l’heure dite, Aurore, devenue comtesse, se retire dans sa chambre. Sa camériste l’aide à se préparer et à enfiler une chemise de nuit quasi transparente, puis elle se retire, laissant Aurore attendre son époux qui la rejoint seul. Le comte entre dans la chambre et regarde Aurore, devinant ses formes sous l’étoffe impudique.
Les occasions se multiplient pendant près d’un an, mais la réponse d’Aurore ne change pas. Le marquis reçoit alors le comte Arnaud de la Ferrière, fraîchement arrivé de France, qui se déclare auprès de ses parents. C’est un homme de dix ans son aîné, mais qui est riche et qui a sa place à Versailles. C’est un beau parti pour une marquise de province, et il est bel homme. Aurore est furieuse contre son père, qui accepte de donner sa fille en mariage sans même la consulter. Mais elle sait qu’elle n’a pas le choix et qu’il ne pense qu’à son avenir. Elle sait aussi que si elle persiste dans son refus, son père a le droit de l’expédier au couvent.
Les modalités arrangées, la dot fixée, le mariage a lieu deux mois plus tard à Pondichéry. Une fête somptueuse est donnée en présence des notables et se prolonge jusque tard dans la nuit. À l’heure dite, Aurore, devenue comtesse, se retire dans sa chambre. Sa camériste l’aide à se préparer et à enfiler une chemise de nuit quasi transparente, puis elle se retire, laissant Aurore attendre son époux qui la rejoint seul. Le comte entre dans la chambre et regarde Aurore, devinant ses formes sous l’étoffe impudique.
— Madame, je sais combien l’appréhension de ce moment doit vous rendre fébrile. Sachez que je n’ai nullement l’intention de vous presser, et moins encore de vous forcer.
— Monsieur, vos égards me touchent. Croyez que je m’attacherai à vous satisfaire et à remplir mon devoir d’épouse. Je vous demande seulement, si vous le permettez, de ne point presser la chose.
— Monsieur, vos égards me touchent. Croyez que je m’attacherai à vous satisfaire et à remplir mon devoir d’épouse. Je vous demande seulement, si vous le permettez, de ne point presser la chose.
Le comte remplit deux coupes de vin et en tend une à sa femme. Elle s’approche, le fixe dans les yeux et porte la coupe à ses lèvres. Puis elle pose la coupe, dénoue le lacet autour de son cou et laisse choir sa chemise de nuit à ses pieds. Arnaud découvre le corps nu d’Aurore, ses seins blancs, son ventre plat, la beauté de son épouse le subjugue. Il lui prend la main et l’amène au bord du lit. Aurore s’allonge et demande à son mari de lui accorder que les chandelles soient éteintes. La pudeur de sa jeune épouse l’émeut et, sans un mot, Arnaud de la Ferrière répond à sa demande. Il se dénude ensuite, pour seule lumière la pleine lune qui s’invite à travers la fenêtre. Leurs yeux s’habituent à la pénombre et Aurore devine le sexe déjà bandé de son époux.
Quand il s’allonge près d’elle, il ose à peine la toucher. Elle ne l’ose pas non plus. Il entend le souffle d’Aurore, sa respiration trahit son émotion. Arnaud pose la main sur la hanche de la jeune femme, qui frémit au contact de sa peau. Il se rapproche et pose un baiser sur ses lèvres. Aurore lui rend son baiser, leurs corps se touchent et elle sent son membre dur contre sa cuisse.
Quand il s’allonge près d’elle, il ose à peine la toucher. Elle ne l’ose pas non plus. Il entend le souffle d’Aurore, sa respiration trahit son émotion. Arnaud pose la main sur la hanche de la jeune femme, qui frémit au contact de sa peau. Il se rapproche et pose un baiser sur ses lèvres. Aurore lui rend son baiser, leurs corps se touchent et elle sent son membre dur contre sa cuisse.
— Vous êtes déjà dur, Monsieur ?
Arnaud prend la main de sa femme et la pose sur sa verge en érection.
— La seule contemplation de votre beauté m’a rendu plus dur que la pierre, le sentez-vous, Madame ?
Aurore est surprise, sous ses doigts la peau du sexe d’Arnaud est douce. Son membre est assez long et plutôt épais, bien ferme. Un gros gland domine cette queue qui laisse à la mariée une impression plutôt exaltante. Arnaud guide la main de sa femme, il la fait aller et venir sur sa bite. Aurore se sent mouillée et un fourmillement au creux de son ventre lui fait pousser de profonds soupirs. Son homme embrasse sa bouche et sa gorge, puis ses seins, sa bouche finit par descendre sur son pubis qu’il embrasse passionnément. Excitée, Aurore écarte ses jambes, puis les resserre en bougeant ses cuisses, pour faire monter plus haut son désir. Arnaud continue son cheminement jusqu’à ce que sa bouche happe une à une les lèvres humides et parfumées, qu’il sépare avec sa langue. Aurore gémit et caresse les cheveux de son mari. Elle sent la langue la pénétrer, puis ressortir et caresser son clitoris, elle mouille abondamment et gémit de plus belle. C’est alors qu’Arnaud se redresse, il remonte vers son visage en restant entre ses jambes. Elle a compris, le moment est venu. Aurore passe ses bras autour du cou de son époux, elle le fixe droit dans les yeux et murmure : Prends-moi maintenant !
Arnaud, fou de désir, se penche sur ce corps si doux, si beau. Et tandis que son gland écarte la vulve trempée et s’enfonce en elle, il regarde l’innocence quitter les yeux de sa femme et laisser la place à la maîtresse.
Elle a poussé un cri quand la queue de son mari a déchiré son hymen, puis un autre lorsque sa bite a atteint le fond de ses entrailles. Elle imaginait cela moins gros, mais ressent de plus en plus de plaisir, tant la verge va et vient au rythme de ses hanches. Elle relève ses jambes et le sexe d’Arnaud va encore plus loin. Aurore se cambre dans un nouveau râle, son chant est comme une plainte, tant le corps musclé de son époux et sa verge profondément en elle lui font vivre mille émotions. Elle pose ses mains sur les fesses de son homme et les pousse pour qu’il la baise encore plus fort. Enfin, elle jouit, sans retenue, sans se cacher, elle veut qu’il la regarde, qu’il la sente jouir. Leurs deux corps en sueur, leurs salives, leurs gémissements, tout ne fait plus qu’un, jusqu’à ce que la semence asperge son vagin. Délivrance pour lui, fierté pour elle qui découvre le pouvoir de son sexe sur le désir de son époux.
Arnaud embrasse Aurore longuement, la câline avec tendresse avant de retirer son sexe de son ventre. Puis il s’allonge près d’elle. Elle n’ose parler, mais se blottit contre lui. Il lui sourit.
Arnaud, fou de désir, se penche sur ce corps si doux, si beau. Et tandis que son gland écarte la vulve trempée et s’enfonce en elle, il regarde l’innocence quitter les yeux de sa femme et laisser la place à la maîtresse.
Elle a poussé un cri quand la queue de son mari a déchiré son hymen, puis un autre lorsque sa bite a atteint le fond de ses entrailles. Elle imaginait cela moins gros, mais ressent de plus en plus de plaisir, tant la verge va et vient au rythme de ses hanches. Elle relève ses jambes et le sexe d’Arnaud va encore plus loin. Aurore se cambre dans un nouveau râle, son chant est comme une plainte, tant le corps musclé de son époux et sa verge profondément en elle lui font vivre mille émotions. Elle pose ses mains sur les fesses de son homme et les pousse pour qu’il la baise encore plus fort. Enfin, elle jouit, sans retenue, sans se cacher, elle veut qu’il la regarde, qu’il la sente jouir. Leurs deux corps en sueur, leurs salives, leurs gémissements, tout ne fait plus qu’un, jusqu’à ce que la semence asperge son vagin. Délivrance pour lui, fierté pour elle qui découvre le pouvoir de son sexe sur le désir de son époux.
Arnaud embrasse Aurore longuement, la câline avec tendresse avant de retirer son sexe de son ventre. Puis il s’allonge près d’elle. Elle n’ose parler, mais se blottit contre lui. Il lui sourit.
— Tu es rassurée ?
— Oui, et je te remercie, tu as su me rassurer. J’espère que je t’ai satisfait.
— Tu es si belle, et si offerte, je ne m’attendais pas à cela, répond-il en caressant ses jambes.
— Oui, et je te remercie, tu as su me rassurer. J’espère que je t’ai satisfait.
— Tu es si belle, et si offerte, je ne m’attendais pas à cela, répond-il en caressant ses jambes.
Aurore ferme les yeux, pour la première fois depuis longtemps, son corps est apaisé. Elle s’endort contre son homme, heureuse de ce qu’elle a découvert.
Au fil des jours, les deux époux se découvrent un peu plus. Ils font souvent l’amour et Arnaud initie son épouse à de nouveaux plaisirs. Elle découvre la fellation et le goût de la semence. Elle aime la sentir jaillir dans sa bouche, alors que la queue d’Arnaud palpite entre ses doigts. Aurore est bonne élève, docile quand il le faut et torride quand son mâle l’emporte dans les limbes de l’orgasme. Quand, un après-midi, Arnaud lui prend le cul pour la première fois, Aurore pousse des râles, gémit, mais encourage son époux à recommencer dès le lendemain. Lui en raffole, mais il a du mal à tenir longtemps dans cet orifice si étroit que le moindre de ses mouvements peut déclencher son éjaculation. Une complicité au lit s’installe, dans un profond respect et de la confiance entre les deux époux. Le comte de la Ferrière est très amoureux de sa femme, et les deux s’investissent dans la construction de leur couple.
Un matin, Arnaud lui annonce qu’il doit se rendre à Bengalore, à l’ouest, dans l’intérieur du pays, il partira le lendemain. Aurore souhaite l’accompagner, mais Arnaud refuse, la route n’est pas sûre et il rentrera dans six jours au plus. Avant son départ, Aurore le rejoint dans leur chambre. Elle lui caresse les fesses et lui baisse son pantalon, libérant sa bite.
Au fil des jours, les deux époux se découvrent un peu plus. Ils font souvent l’amour et Arnaud initie son épouse à de nouveaux plaisirs. Elle découvre la fellation et le goût de la semence. Elle aime la sentir jaillir dans sa bouche, alors que la queue d’Arnaud palpite entre ses doigts. Aurore est bonne élève, docile quand il le faut et torride quand son mâle l’emporte dans les limbes de l’orgasme. Quand, un après-midi, Arnaud lui prend le cul pour la première fois, Aurore pousse des râles, gémit, mais encourage son époux à recommencer dès le lendemain. Lui en raffole, mais il a du mal à tenir longtemps dans cet orifice si étroit que le moindre de ses mouvements peut déclencher son éjaculation. Une complicité au lit s’installe, dans un profond respect et de la confiance entre les deux époux. Le comte de la Ferrière est très amoureux de sa femme, et les deux s’investissent dans la construction de leur couple.
Un matin, Arnaud lui annonce qu’il doit se rendre à Bengalore, à l’ouest, dans l’intérieur du pays, il partira le lendemain. Aurore souhaite l’accompagner, mais Arnaud refuse, la route n’est pas sûre et il rentrera dans six jours au plus. Avant son départ, Aurore le rejoint dans leur chambre. Elle lui caresse les fesses et lui baisse son pantalon, libérant sa bite.
— Je vais t’offrir un souvenir qui te laissera sur ta faim… Ainsi tu n’auras de cesse de rentrer pour baiser ton épouse…
Arnaud sourit, sa femme est décidément merveilleuse. Il sent les mains d’Aurore sur sa queue et la voit se mettre à genoux pour commencer par lécher son gland très lentement. Il bande immédiatement, puis la brûlure de la bouche d’Aurore envahit son sexe, tandis que sa main le branle. Arnaud halète, elle l’excite beaucoup. Aurore, elle, lèche sa queue tout du long et sa langue descend sur les couilles gonflées de son homme. Ses lèvres remontent et gobent de nouveau la queue, gluante de salive. Arnaud est comblé, sa femme le suce merveilleusement bien, mais sans s’y attendre, il sent un doigt pénétrer son anus. Il gémit : Aah ! Aurore, que me fais-tu… Son épouse ne répond pas, la verge est entièrement entrée dans sa gorge et son doigt masse la prostate de son mari, déclenchant rapidement son éjaculation. Aurore avale les multiples jets qui coulent dans sa gorge. Puis elle libère le membre qui ramollit à peine, essuie sa bouche d’un revers de la main et se relève, les yeux pétillants.
— Allez, Monsieur, et sachez qu’à votre retour, votre épouse aura toujours grand-soif de votre semence et de vos coups de reins…
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