Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La descente aux enfers — Chapitre 3 · L’engrenage irréversible
Auteur
La descente aux enfers
Chapitre 3 · L’engrenage irréversible
L’écran redevint noir, me laissant face à mon propre reflet, hagard, les yeux brûlés par l'incompréhension et l'effroi. Le silence revint dans la pièce, plus lourd encore qu'avant le visionnage. Mais ce n’était pas le silence de la solitude ; c’était celui d’une cellule psychologique dont les murs se rapprochaient.
Puis, au lieu de tout éteindre, mes doigts agirent d'eux-mêmes. Un réflexe pavlovien. Je ramenai le curseur au début.
À la seconde lecture, la douleur commença étrangement à s'émousser. Mon cerveau de dépendant, surentraîné par des années de consommation compulsive de porno sur internet, me détacha de la réalité.
Le mécanisme de défense s'enclencha : je ne commençai à ne plus voir ma femme mais à voir une actrice.
Je me mis à analyser le grain de l'image, le cadrage, le rythme. La distance de l’écran filtrait l'horreur pour la transformer en un contenu numérique familier.
Il était trois heures du matin. Dehors, la nuit était totale. Dans le salon, la seule source de lumière était le reflet bleuâtre du moniteur sur mon visage livide. Je regardais le film pour la cinquième fois.
C'est à cet instant précis que le court-circuit psychologique se produisit.
Le dégoût laissa place à une chaleur diffuse, interdite, terrifiante.
Mes pulsations cardiaques s'accélérèrent à nouveau, mais la panique avait muté en une excitation sauvage.
Je me surpris à me caresser le sexe.
Je réalisai, dans un vertige de culpabilité, que Marie venait de donner vie aux fantasmes les plus sombres que je recherchais sur les forums de discussion.
Elle s'était réapproprié les codes exacts de mes vices pour me punir, et ce faisant, elle était devenue l'incarnation absolue de mon addiction.
Elle n'avait jamais été aussi désirable, aussi transgressive. L'humiliation ultime devint le carburant d'un désir monstrueux.
Quand les premières lueurs de l'aube filtrèrent à travers les volets du salon, Je n'avais pas fermé l'œil. J'étais épuisé, brisé en tant que mari, mais une force nouvelle et obscure m’exaltait.
À la seconde lecture, la douleur commença étrangement à s'émousser. Mon cerveau de dépendant, surentraîné par des années de consommation compulsive de porno sur internet, me détacha de la réalité.
Le mécanisme de défense s'enclencha : je ne commençai à ne plus voir ma femme mais à voir une actrice.
Je me mis à analyser le grain de l'image, le cadrage, le rythme. La distance de l’écran filtrait l'horreur pour la transformer en un contenu numérique familier.
Il était trois heures du matin. Dehors, la nuit était totale. Dans le salon, la seule source de lumière était le reflet bleuâtre du moniteur sur mon visage livide. Je regardais le film pour la cinquième fois.
C'est à cet instant précis que le court-circuit psychologique se produisit.
Le dégoût laissa place à une chaleur diffuse, interdite, terrifiante.
Mes pulsations cardiaques s'accélérèrent à nouveau, mais la panique avait muté en une excitation sauvage.
Je me surpris à me caresser le sexe.
Je réalisai, dans un vertige de culpabilité, que Marie venait de donner vie aux fantasmes les plus sombres que je recherchais sur les forums de discussion.
Elle s'était réapproprié les codes exacts de mes vices pour me punir, et ce faisant, elle était devenue l'incarnation absolue de mon addiction.
Elle n'avait jamais été aussi désirable, aussi transgressive. L'humiliation ultime devint le carburant d'un désir monstrueux.
Quand les premières lueurs de l'aube filtrèrent à travers les volets du salon, Je n'avais pas fermé l'œil. J'étais épuisé, brisé en tant que mari, mais une force nouvelle et obscure m’exaltait.
Le bruit de la clé dans la serrure m’a fait l’effet d'un choc électrique.
Après deux jours d'attente fiévreuse, passés à visionner le film en boucle jusqu'à en saturer mes rétines, elle était enfin là.
J’étais assis dans le fauteuil du salon, plongé dans la pénombre, la clé USB posée bien en évidence sur la table basse, juste à côté de son mot. Tes copains l’ont aussi reçu.
Cette phrase qui aurait dû me tuer m'emplissait désormais d'une audace nouvelle, presque divine. Mes craintes de la veille s'étaient évaporées : qu'importaient les rires des autres !!
Ils avaient vu Marie. Ils savaient de quelle reine du porno j'étais le possesseur.
La porte s’est ouverte. Marie est entrée, sa valise à la main. Elle avait le visage fermé, les traits tirés par la fatigue et la colère. Elle s'attendait sans doute à trouver un champ de ruines. Un homme en larmes, à genoux, ou un fou furieux prêt à briser la vaisselle.
Quand ses yeux ont croisé les miens, elle s'est figée.
Mon calme l’a déstabilisée.
— Tu es encore là, a-t-elle dit, la voix blanche.
Je me suis levé lentement. Je ne ressentais aucune rage, aucune envie de hurler. Juste une fascination magnétique qui m'attirait vers elle. Je la regardais et, sous ses vêtements de tous les jours, je ne voyais plus la femme qui partageait mes factures. Je voyais l'actrice incandescente de la vidéo. Celle qui avait dominé trois hommes avec une assurance royale. Elle était devenue mon fantasme absolu, purifiée par sa propre infidélité.
— Je suis là, Marie. Et j'ai regardé.
Elle a jeté un coup d’œil vers la table basse, apercevant la clé USB. Un sourire méprisant a étiré ses lèvres.
— Alors tu sais. Ils savent tous. Tu es détruit, Marc !? C’est le prix à payer pour tes saloperies sur internet. Et maintenant, on fait quoi ???
Je me suis approché d'elle, brisant la distance de sécurité qu'elle tentait de maintenir. Mon cœur battait la chamade.
Je l'ai fixée droit dans les yeux, le regard brillant, habité par une certitude absolue.
— Détruit ? Non, Marie. Tu n'as pas compris. C'est exactement ça que je veux.
Elle a froncé les sourcils, un éclair d'incompréhension et de stupeur traversant son regard noir.
— De quoi tu parles ?
— Le film, ai-je chuchoté, la voix tremblante d'une excitation que je ne cherchais même plus à cacher.
Tu as été incroyable. Ta prestation a été sublime. Les angles, la lumière, ta façon de les regarder, de les dominer.
Tu as donné vie à tout ce que je cherchais derrière mon écran depuis des années. Tu t'es offerte à eux pour me punir, mais tu m'as offert le plus beau des spectacles.
Marie a reculé d'un pas, l'expression figée par une horreur naissante. Elle s'attendait à ma honte, pas à mon adoration pervertie.
— Tu es complètement fou… a-t-elle soufflé.
— Non, je suis lucide. Les copains ont vu la vidéo, ils crèvent tous de jalousie, je le sais, je le sens. Et je m'en fous. Je suis prêt à te partager, Marie. Je suis prêt à ce qu'on recommence, à ce que tu voies d'autres hommes, si c'est le prix à payer pour que tu restes cette femme-là.
On va former une équipe. Je serai ton premier spectateur.
Un silence de mort a envahi la pièce. Le visage de Marie se décomposa. La colère laissa place à une expression de dégoût profond, une sidération viscérale, presque de la nausée.
Elle venait de réaliser avec effroi que sa vengeance parfaite venait d'alimenter ma maladie.
En voulant me briser, elle avait créé mon monstre idéal.
Elle m'a regardé comme si j'étais un étranger, un insecte répugnant.
— Tu es grand malade, a-t-elle dit d'une voix coupante comme du verre. Il faut que tu te soignes. C'est fini. Tu me dégoûtes.
Après deux jours d'attente fiévreuse, passés à visionner le film en boucle jusqu'à en saturer mes rétines, elle était enfin là.
J’étais assis dans le fauteuil du salon, plongé dans la pénombre, la clé USB posée bien en évidence sur la table basse, juste à côté de son mot. Tes copains l’ont aussi reçu.
Cette phrase qui aurait dû me tuer m'emplissait désormais d'une audace nouvelle, presque divine. Mes craintes de la veille s'étaient évaporées : qu'importaient les rires des autres !!
Ils avaient vu Marie. Ils savaient de quelle reine du porno j'étais le possesseur.
La porte s’est ouverte. Marie est entrée, sa valise à la main. Elle avait le visage fermé, les traits tirés par la fatigue et la colère. Elle s'attendait sans doute à trouver un champ de ruines. Un homme en larmes, à genoux, ou un fou furieux prêt à briser la vaisselle.
Quand ses yeux ont croisé les miens, elle s'est figée.
Mon calme l’a déstabilisée.
— Tu es encore là, a-t-elle dit, la voix blanche.
Je me suis levé lentement. Je ne ressentais aucune rage, aucune envie de hurler. Juste une fascination magnétique qui m'attirait vers elle. Je la regardais et, sous ses vêtements de tous les jours, je ne voyais plus la femme qui partageait mes factures. Je voyais l'actrice incandescente de la vidéo. Celle qui avait dominé trois hommes avec une assurance royale. Elle était devenue mon fantasme absolu, purifiée par sa propre infidélité.
— Je suis là, Marie. Et j'ai regardé.
Elle a jeté un coup d’œil vers la table basse, apercevant la clé USB. Un sourire méprisant a étiré ses lèvres.
— Alors tu sais. Ils savent tous. Tu es détruit, Marc !? C’est le prix à payer pour tes saloperies sur internet. Et maintenant, on fait quoi ???
Je me suis approché d'elle, brisant la distance de sécurité qu'elle tentait de maintenir. Mon cœur battait la chamade.
Je l'ai fixée droit dans les yeux, le regard brillant, habité par une certitude absolue.
— Détruit ? Non, Marie. Tu n'as pas compris. C'est exactement ça que je veux.
Elle a froncé les sourcils, un éclair d'incompréhension et de stupeur traversant son regard noir.
— De quoi tu parles ?
— Le film, ai-je chuchoté, la voix tremblante d'une excitation que je ne cherchais même plus à cacher.
Tu as été incroyable. Ta prestation a été sublime. Les angles, la lumière, ta façon de les regarder, de les dominer.
Tu as donné vie à tout ce que je cherchais derrière mon écran depuis des années. Tu t'es offerte à eux pour me punir, mais tu m'as offert le plus beau des spectacles.
Marie a reculé d'un pas, l'expression figée par une horreur naissante. Elle s'attendait à ma honte, pas à mon adoration pervertie.
— Tu es complètement fou… a-t-elle soufflé.
— Non, je suis lucide. Les copains ont vu la vidéo, ils crèvent tous de jalousie, je le sais, je le sens. Et je m'en fous. Je suis prêt à te partager, Marie. Je suis prêt à ce qu'on recommence, à ce que tu voies d'autres hommes, si c'est le prix à payer pour que tu restes cette femme-là.
On va former une équipe. Je serai ton premier spectateur.
Un silence de mort a envahi la pièce. Le visage de Marie se décomposa. La colère laissa place à une expression de dégoût profond, une sidération viscérale, presque de la nausée.
Elle venait de réaliser avec effroi que sa vengeance parfaite venait d'alimenter ma maladie.
En voulant me briser, elle avait créé mon monstre idéal.
Elle m'a regardé comme si j'étais un étranger, un insecte répugnant.
— Tu es grand malade, a-t-elle dit d'une voix coupante comme du verre. Il faut que tu te soignes. C'est fini. Tu me dégoûtes.
Elle me mit une claque que j’entends encore résonner dans mon appartement vide.
Elle empoigna fermement la poignée de sa valise, fit demi-tour et franchit le pas de la porte sans un regard en arrière.
Le claquement sec de la porte d'entrée a résonné lui aussi dans tout l'appartement.
Le claquement sec de la porte d'entrée a résonné lui aussi dans tout l'appartement.
Je suis resté seul au milieu du salon. Elle était partie, mais elle m'avait laissé son œuvre.
J'ai plongé ma main dans ma poche, mes doigts se resserrant sur le plastique froid de la clé USB.
Elle m'avait quitté, oui, mais dans ma tête, le film continuait de tourner.
Et je savais déjà que je ne pourrais plus jamais m'en passer.
J'ai plongé ma main dans ma poche, mes doigts se resserrant sur le plastique froid de la clé USB.
Elle m'avait quitté, oui, mais dans ma tête, le film continuait de tourner.
Et je savais déjà que je ne pourrais plus jamais m'en passer.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()