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✦ DeuxD I.A. XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

I.A. — Chapitre 2 · Où s'arrête la réalité ?

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I.A.

Chapitre 2 · Où s'arrête la réalité ?

Résumé.
Armelle et Nathan forment un couple établi. Ils sont heureux mais constatent que leur sexualité a faibli. Un rêve de Nathan, lui fait proposer d'inviter un autre homme. Armelle refuse, catégorique, car elle sait que son époux est un jaloux pathologique. Comme il insiste, elle lui propose de lui montrer une vidéo qu'elle transformerait grâce à l'I.A. pour la mettre à la place de l'actrice. Ainsi Nathan serait mis en situation et, pour elle, confirmerait que cette invitation à caractère Candauliste est une erreur et qu'il ne supporterait pas.
Après un premier essai, essai basique, Nathan insiste afin que l'expérience continue. Mais, cette fois-ci en demandant à Armelle de faire porter à l'actrice, des vêtements que lui aurait acheté. De la lingerie plus que coquine. Mais aussi de travailler la vidéo sur un temps plus long.
Elle accepte avec toujours de la réticence quant à la tolérance de son époux pour cette sexualité si différente.
 
 
Dans la chambre. Nathan a visionné la nouvelle vidéo.
 
Il fait nuit. Je n'arrive pas à dormir. Mais cette fois-ci je ne rêve pas. Je réfléchis. Enfin si réfléchir à un sens dans mon cas. Je revois la vidéo. Je suis troublé, c'est évident. 
Ma jalousie est bien établie. Dans ce monde, c'est presque une tare. Sauf chez les… Mais il ne faut pas s'aventurer sur ces chemins-là. Moi je suis jaloux même pas par éducation, par religion, mais non, pire, juste comme si j'étais propriétaire. Mais quel con je fais. Qui a le droit, à notre époque de décider ce qui est bon ou pas bon pour son épouse ? Certes je ne suis pas… Je n'ai pas été un jaloux tyrannique. Non, plutôt du genre à faire une remarque pour un regard, pour une tenue jugée trop légère, pour une bise trop accentuée. Il y a seulement un an cette idée d'inviter un homme ne m'aurait même pas effleurée, pire je l'aurais exécrée. Alors pourquoi ? Pourquoi ce rêve ? Pourquoi cette Séverine que je ne connais que par les confidences de mon épouse ? Cette collègue qui lui aurait avoué son libertinage. Je l'ai rencontrée une fois, avant de savoir, et j'ai le souvenir d'une femme certes mignonne mais bien banale. Armelle est autrement plus belle. Je ne connais pas son mari. À la rigueur lui peut avoir envie de coucher ailleurs, mais moi ? J'ai tout ce qu'il faut à la maison. Notre libido faiblit et alors ? Notre expérience de jeu avec la lingerie de pute que j'avais acheté a été plus que probante, la preuve que nous pouvions la réveiller par autre chose que le Candaulisme. Alors pourquoi ?
Pourquoi Armelle m'a parlé de sa collègue. Pour voir ma réaction ? Peut-être que cela lui a donné des idées ? Qu'elle voudrait essayer ? Mais non, elle dit elle-même que je suis trop jaloux !
Alors quoi ? Un test ? Suis-je donc si pervers pour tester la fidélité d'Armelle par ce genre de proposition ? Évidemment qu'elle n'a pas sauté sur l'occasion. Elle a tout de suite vu le défaut, ma jalousie. Le piège était trop gros. Mais est-ce que c'était un piège ? Ce rêve ! Et si c'était un piège, il n'avait pas vraiment marché, car je n'avais pas pu obtenir de mon épouse une réponse claire. 
Je me débats dans mes contradictions. On dit la nature humaine complexe, alors j'en suis un étalon. Oh, pas un étalon avec une grosse… Non, comme un mètre étalon. 
Je n'arrive pas à dormir. Pourquoi ? Je n'ose en découvrir la raison. Il faut que je retourne voir la vidéo.
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Armelle est arrivée hier soir avec la nouvelle vidéo. Je n'ai pas voulu qu'elle reste avec moi pour pouvoir vraiment imaginer que ce sera, alors que si elle reste à côté de moi, mon imagination n'arrivera pas à décoller.
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Cela commence comme la première fois et après tout c'est bien normal, car c'est la même vidéo qui sert de support. 
Le mari qui fait un travelling. Je me vois dans le miroir. Cette fois-ci c'est une chemise à moi.
L'amant, le même, lui est d'origine et n'a pas été modifié.
Armelle qui entre. Elle porte la robe d'été. À nouveau le regard vers moi, assis dans le fauteuil et le "Coucou chéri" avec sa vraie voix.
La robe qui tombe. La lingerie, oui la lingerie que j'ai achetée et qu'elle arrive à intégrer dans la vidéo. C'est magique. De l'avoir vu la porter, ici, à la maison, donne une consistance particulière à la scène. C'est bien elle, c'est Armelle.
Armelle qui s'agenouille, qui défait ceinture, zip, élastique.
Mais cette fois-ci le film continue. L'homme est nu. Il se couche sur le lit. Elle se met sur lui en 69. Le mari filme depuis le fauteuil. Il est trop loin, mais on voit tout de même le couple s'activer. On voit, plutôt on devine, Armelle sucer le sexe, l'homme attirer la fente vers ses lèvres en plaçant ses mains sur les fesses. Cela dure quelques secondes et puis, sans voir les détails, Armelle montre des signes d'excitation.
Il faut me pincer pour que je revienne à la réalité. C'est pourtant bien elle qui se redresse et vient chevaucher l'homme. Si je ne savais pas pour l'I.A. ! C'est parfaitement imité. J'avais entendu parler… Il y a déjà des applications grand public… Un humoriste en fait son show quotidien… Avatar… C'est fou, même une petite entreprise comme celle ou travaille Armelle peut maintenant faire ce genre de choses. 
Elle le chevauche. Même son visage est réaliste. Maintenant on voit le sexe qui…
Ils jouissent. 
C'est elle. Je retrouve sa voix dans les petits cris.
Non, ce n'est pas elle, quelques secondes alors qu'elle se retourne vers le mari, le visage change. L'actrice reprend sa place. C'est fou !
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—Alors ? Elle m'a demandé.
 
Que répondre ? Je ne sais quoi dire, car je ne sais que penser. Certes je n'ai pas hurlé comme un mari, mari jaloux qui découvre sa femme avec un amant, mais pas bandé comme un mari heureux de voir sa femme avec un amant. 
Je l'ai félicitée pour la qualité du travail. J'ai confirmé que l'illusion était parfaite. Je croyais lui faire plaisir en disant :
 
—Je pouvais suivre sur ton visage tout le bien que tu te faisais.
—Mais, mais, ce n'est pas moi, juste une illusion.
—Illusion parfaite. Je sais chérie.
—Alors ? 
—Alors, je ne sais pas. 
—Pas de jalousie ?
—Si, mais… Je ne sais plus. Il faut me laisser du temps.
—Mais tu n'as pas ressenti de colère ?
—Non. Pas vraiment. Tu sais plus je réfléchis moins je sais. Et si toi tu me disais ce que tu aurais envie. Supposons que ce soit toi qui décides. Déjà es-tu opposée ou pas ?
—Chéri, je ferai ce que tu voudras.
—Vraiment ? 
—Je suis comme toi, je ne sais pas. Par contre ce que je sais c'est que tout ce travail m'excite un peu.
—Alors on est sur la bonne voie.
—Si tu le dis.
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Le silence de la nuit amplifie tout. Je suis seul, vraiment seul. Armelle n'est pas derrière la porte pour connaître mon verdict. Elle dort. 
Sans bruit je me lève te retourne dans le salon.
Dans la pénombre, je lance la vidéo, sur le grand écran. Tout de suite elle prend une autre dimension :
Je filme la chambre. Je me vois dans le miroir. Je les vois arriver. Je la vois à genoux devant l'homme, toucher son sexe avec la main. Puis sur le lit, sa croupe est superbe, les mains de l'homme la magnifient, sa tête bouge, je ne vois pas le sexe que sa bouche doit prendre mais tous les mouvements font penser qu'elle le suce avec avidité. Surtout depuis cette sorte de secousse qui s'est propagée dans son corps. Puis en cavalière. Elle est belle. L'homme la complimente. Il a raison c'est une maîtresse magnifique. La pièce résonne de ses petits cris, de ce bruit si excitant qui dénonce le plaisir, de la liqueur qui suinte du vagin… Et puis elle s'effondre. 
Et puis ce visage qui gâche tout, qui rappelle que c'est une illusion, un deepfake ! Elle était si belle.
Oui, c'est moi, c'est bien moi qui ai pensé cela. Je trouve Armelle belle alors qu'elle fait l'amour avec un autre homme. Cette fois-ci pas de doute, ma déception vient de cette intruse qui apparaît à la fin, qui gâche tout, qui me prive de ce que… Mon Dieu, est-ce possible ? J'ai aimé. Pendant des secondes, des minutes je me suis vu dans la chambre. C'est moi qui filmais, c'est moi qui étais dans le fauteuil et je regardais… Oui, avec envie, excitation. 
Elle a tort. J'ai changé. Ne me demandez pas pourquoi, l'âge peut être, l'idée qu'il faut profiter de tout ce que la vie peut vous apporter.
Elle ne va pas me croire. C'est si étrange.
L'écran est noir. La vidéo semble continuer mais sans images. Je vais arrêter et puis : 
 
"""""""—Waouh. Si je m'attendais ! Oh, Armelle excuse-moi. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je sais qu'on avait parlé de juste donner l'impression, mais une fois… Vraiment excuse-moi…Tu aurais dû m'arrêter, on aurait refilmé en plus soft comme tu avais demandé. C'est la voix de l'amant.
—Mon Dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai honte, mais honte. Armelle, sans aucun doute.
—Non, c'est ma faute. Je me suis laissé emporter.
—Mais non, c'est moi. Tu as fait ce qu'il fallait pour que ce soit crédible. Mais quand je me suis retrouvée sur toi et que tu…
—Tu vois bien. Je n'ai pas pu résister. Je ne devais pas te caresser avec ma bouche, on devait juste faire comme si… Mais tu étais si prêt…
—D'accord tu l'as fait mais moi, de mon côté je n'avais pas à te… Enfin tu vois… Te sucer. Et puis te sauter dessus et me prendre avec ton… sexe.
—Bon, écoutez… C'est une autre voix, probablement celui qui filmait, le supposé mari. On ne va pas discuter pendant des heures pour décider qui a fait, qui n'a pas fait, qui est responsable. C'est fait et on ne peut pas revenir en arrière. Il faut se rendre à l'évidence, vous avez dérapé. Armelle tu voulais une vidéo pour ton mari et bien tu l'as. Et crois-moi, elle est tout à fait réaliste. Pas besoin de faire tourner les machines, peut-être juste pour mettre son visage à la place du mien, peut être mettre un visage de femme à la fin, la toute fin, et ce sera parfait. C'est le principal, non ?
—Facile à dire. J'ai trompé mon mari. Et tout cela parce que je lui ai affirmé que j'étais capable de modifier une vidéo.
—Tu ne pouvais pas savoir que le temps machine était bloqué pour des mois.
—J'aurais dû lui dire à ce moment-là. Pas m'enfermer dans mon mensonge. Mais que je suis conne. J'aurais dû refuser. Rester avec ce jeu inversé bien réel qui avait bien marché. Lui en amant avec un mari virtuel dans le pouf, et pas l'inverse.
—Il est trop tard pour revenir en arrière.
—C'est vrai. En tout cas, je suis toujours persuadée qu'il ne va pas aimer.
—Si comme tu le penses il est encore très jaloux et possessif, alors quand il va t'entendre et te voir sur moi…
—Ne va pas croire que… J'ai juste dérapé… Daniel, et au fait pas un mot à Séverine. Elle serait trop contente, depuis le temps qu'elle voulait m'entraîner…
—Je suis désolé, mais je ne mens jamais à ma femme. C'est la règle. Libertins mais honnête.
—Au moins je peux compter sur votre discrétion. Marc, pas un mot. Ma réputation serait perdue et surtout cela risquerait d'arriver aux oreilles de Nathan. Ce serait terrible. Jamais il ne me pardonnerait.
—Promis. Mais si tu veux mon avis, ce qui est arrivé est un peu de sa faute. Ce que tu as fait c'est pour lui. Pour qu'il se teste. Et franchement il n'avait pas à te faire porter cette robe et cette lingerie.
—C'est ma faute. J'ai eu le malheur de lui dire de choisir. Mais, évidemment il ne pensait pas que je la porterais vraiment. Surtout je n'aurais jamais dû commencer et vous demander de m'aider. Déjà pour la première fois, c'était déjà chaud.
—Juste une question. Vous avec donc tourné des plans avec la robe et la lingerie. Sans indiscrétions, ça ne l'a pas émoustillé ?
—Si, bien sûr.
—Alors, tu ne peux pas demander à Daniel de rester insensible à ton charme… Et donc que vous n'êtes pas vraiment coupables. Moi je trouve que tu es une bonne épouse de vouloir aider ton mari dans ses goûts.
—C'est vrai, d'autant que je suis persuadée qu'il ne supportera pas de me voir, même s'il pense que c'est purement artificiel, comme je l'ai été. Oh, mon Dieu, quand j'y pense ? Daniel tu te rends compte de ce que nous avons fait ?
—Oui, bien sûr. On s'est donné du plaisir. Il n'y a pas mort d'homme. Et si jamais ton mari se révèle, contrairement à ce que tu penses, libertin, au moins tu sais maintenant que ce ne serait pas une mauvaise idée. C'était super bien, non ?
—Tais-toi, déjà que je culpabilise, alors si en plus je pense à ça…"""""""""""""""""
 
L'écran est toujours noir, mais le son a disparu. Armelle a dû faire une fausse manœuvre en supprimant l'image mais pas le son de la fin de leur "mise en scène".
J'ai du mal à réaliser. La vidéo est un montage ? Une vraie vidéo ? Armelle est bien Armelle ? 
Je reviens au début. Le début de la fin, de l'écran noir, mais des paroles enregistrées.
Une autre fois. J'écoute, je décortique, j'analyse.
J'enregistre les échanges sur mon téléphone. 
Petit à petit je comprends. Je comprends que l'I.A. est restée dans les cartons ou juste pour me faire apparaître dans le miroir. Pas plus. Ah si, et c'est le plus drôle. À la fin des deux vidéos, le visage de la femme était, "Elle" une fausse image. Un monde inversé. Ce qui est faux est en réalité la vérité.
Mais pourquoi elle ne m'a pas parlé tout simplement que ce n'était pas possible ?
Mais pourquoi se lancer dans cette aventure ?
Elle avait envie de baiser ? Elle avait trouvé un prétexte ?
Pourtant elle paraissait sincère et sa honte semblait bien réelle. Mais elle pensait à quoi ? Je le comprends ce Daniel, le mari de Séverine, ce libertin. Avoir dans ses bras une femme telle qu'Armelle. En plus que l'idée idiote d'un mari stupide et paillard avait habillé d'une lingerie à damné un saint. Mais le résultat est bien là. Ils ont baisé et on ne peut douter de leur plaisir. J'ai encore les cris d'Armelle dans l'oreille.
Soi-disant que ce n'était pas le programme. Qu'ils devaient simuler, mais que Daniel… Évidemment la culotte fendue rendait la minette de ma femme plus qu'à portée de… De lèvres…
Je vais vérifier. Il doit bien être possible, maintenant que je sais, de distinguer si vraiment c'est simulé et surtout à partir de quand ils ont perdu pied.
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Début normal. La robe tombe. Les mains caressent. La chemise, les mains qui passent sur la peau. Elle se baisse, me regarde, défait ceinture, zip élastique. Tiens, elle hésite à prendre le sexe en main. J'avais pris cela pour de la retenue mais avec ce que j'ai entendu on pourrait prendre cela pour de l'hésitation. Pourtant elle le fait. Il est vrai que sans cela, la scène ne voulait plus dire grand-chose. Les lèvres. Mais en regardant avec un œil critique, si cela n'avait pas été Armelle, cela aurait fait assez basique. En plus, sur le lit, lorsqu'ils sont en 69, on ne voit pas grand-chose. C'était fait exprès. Probablement que pour simuler il fallait en montrer le moins possible. D'ailleurs, si on regarde bien ce n'est pas vraiment convaincant. D'accord sa tête bouge mais l'amplitude ne marche pas. Et lui, les cuisses de ma femme le cache. D'accord ses mains sur les fesses, mais pour le reste.
C'est là. C'est très net. Il doit ne plus se retenir. Elle sursaute. Je vois bien qu'elle lève la tête, la tourne pour regarder derrière elle, comme si elle voulait comprendre. Mais il doit insister.
Voilà, c'est à ce moment-là que le scénario dérape. Les mouvements sont plus convaincants. Les petits bruits aussi. Et aussi, évidemment lorsqu'elle se relève et vient s'empaler sur lui. Le doute n'est plus permis. Elle se baise… Elle se donne du plaisir… Elle jouit… Lui aussi… Elle s'effondre sur lui. Elle fait un geste. L'image s'arrête.
L'image mais pas le son…
 
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Retour dans la chambre après le deuxième visionnage de la vidéo.
 
Elle dort. Elle ne sait pas. Je suis retourné dans la chambre. Elle repose tranquillement à côté de moi. Je la regarde dans son sommeil. Elle parait si paisible. Et pourtant je réalise son tourment. Je lui ai tant demandé. Certes, sans vraiment le savoir, je l'ai mise dans une condition inconfortable. Tout cela pour m'aider et me faire prendre conscience que ma jalousie était encore présente. 
Mais, c'est comme si j'étais un autre. Armelle avait tort, j'avais changé. En voulant me persuader du contraire, elle m'avait trompé. Mais comme l'a dit le faux mari, Marc je crois, témoin de tout, j'étais responsable. Enfin, pas de tout quand même. Certes j'avais acheté la lingerie. Certes j'avais voulu cette deuxième vidéo et j'avais fait tout mon possible pour la rendre la plus réaliste possible. Mais je ne savais pas qu'en faisant ce choix je mettrais Armelle dans une situation impossible. J'étais dans mon trip, trip proposé par elle, trip virtuel alors que…
Pourquoi elle ne m'a pas dit tout simplement que ce n'était pas possible ?
Peut-être parce qu'elle avait envie tout au fond d'elle-même d'aller voir ailleurs ? Pourtant non, j'avais la réponse dans les échanges après le tournage, ces conversations qui expliquent comment ils ont débordé. Elle parle même de honte !
Je ferme les yeux. Je revois la scène. La lingerie n'était pas une mauvaise idée. Elle est magnifique avec. Sa poitrine, ses tétons, son pubis et cette fente dans le tissu du string, tissu qui se moule par une humidité que l'on devine et qui fait aligner fente avec fente. J'imagine ce que la caméra n'a pas enregistré, plan étudié pour ne pas trop montrer, pour faire croire, pour ne pas montrer que ni Daniel, ni Armelle suce et caresse. Mais mon imagination rend toutes choses transparentes. La secousse qui déstabilise ma femme, provient de cette bouche qui trouve sa fente, de la langue qui se glisse, des mains qui plaquent son sexe contre le visage de Daniel. Cette secousse qui dans mon imagination lui fait ouvrir les lèvres pour expulser un soupir mais qui se posent sur le gland. Un gland qu'elle a sous les yeux depuis un moment et qu'elle simule de sucer. Sa bouche devient gourmande.
Et puis le plus beau. Surtout depuis que je sais que c'est elle, oui bien elle et non pas un avatar. La façon dont elle s'empale, son visage brillant de sueur, la transpiration qui coule entre ses seins à mesure que sa chevauchée est…
Je bande. Oui, ma queue est tendue. 
 
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Quelques jours plus tard.
 
Ils sortent. Ce n'est pas comme une sortie d'usine ou tout le personnel débauche en même temps. Non, ce sont des bureaux qui se vident progressivement, ou chacun quitte son travail en fonction de son propre planning, chacun ayant une grande autonomie du moment que les projets avancent au bon rythme.
Ah, la voilà. Je ne l'ai vue qu'une fois, mais je ne pense pas me tromper, même si je suis assez loin pour ne pas me faire remarquer.
Ah, zut, Armelle est juste derrière elle. Elles papotent. De quoi ? De leur travail ? De moi ? Par la conversation j'ai appris que Daniel était le mari de Séverine et donc qu'elle était au courant de tout et j'imagine maintenant du débordement du couple pendant la prise de vue. 
J'imagine la première fois ou Armelle a parlé de son projet. Avant ou après qu'elle se rend compte qu'il était irréalisable ?
Laquelle a eu l'idée de renverser le problème et de faire d'une réalité une fiction ?
J'imagine que Daniel a été tout de suite sélectionné comme acteur principal. 
 
Ah, voilà, elles se séparent.
Je suis Séverine. Elle se dirige vers une station de métro. Il n'y a pas trop de monde. Je monte dans le même wagon.
Elle me découvre. Une seconde elle hésite mais c'est moi qui parle le premier. 
—Bonsoir. Je crois que l'on se connait. Nathan, le mari d'Armelle.
—Oui, bien sûr. Bonsoir.
—Si vous avez une minute j'aimerais vous parler. Elle doit se demander si c'est en relation avec ce qu'elle sait des vidéos. Mais je lui souris.
 
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Il y a peu de monde dans le café. J'ai proposé une table un peu à l'écart.
 
—Si je vous dis, que je sais tout, enfin je pense, vous n'allez peut-être ne pas me croire ?
—Encore faut-il que je sache de quoi vous voulez parler.
—Eh bien voilà. C'est l'histoire d'un couple…Etc, etc… Sachant que l'épouse travaille dans une entreprise qui utilise l'Intelligence Artificielle… Etc, etc… La réalité rejoint la fiction… Etc, etc… Mais une bande son apporte un éclairage nouveau…
—Vous êtes sérieux ? Vous ne me racontez pas des histoires pour me tirer les vers du nez ?
—Je peux vous la faire écouter, je l'ai sur mon téléphone.
 
Elle écoute. 
 
—Ah, oui vous avez raison.
—J'imagine que vous étiez informée. Je veux dire des vidéos et du dérapage. 
—Comme le disait Daniel, nous ne nous cachons rien. Et pour tout vous dire je suis contente pour elle et pour lui aussi. Je vous choque ? 
—J'ai dépassé ce stade. J'imagine que c'est vers vous qu'Armelle s'est tournée pour ce projet.
—Bien sûr. Elle sait pour notre libertinage. Daniel s'est tout de suite porté volontaire. Au fait Armelle est-elle au courant que vous savez tout ?
—Non, je voulais vous voir avant.
—Et pour faire quoi ? Vous n'allez tout de même pas lui reprocher ce qu'il s'est passé. La pauvre ! 
—Non, mais je voulais vous soumettre une idée.
—Une idée ? Laquelle. Je vous préviens, je ne ferai rien qui puisse lui nuire d'une façon ou d'une autre.
—Laissez-moi vous expliquer.
 
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Le froid est de retour. Cela me va bien. Surtout que c'est moi qui ai choisi la tenue d'Armelle.
Je n'ai pas parlé de la bande son. J'ai juste fait comprendre que la vidéo m'avait vraiment troublé. Cela évacuait la présence de ce sinistre con de jaloux que j'étais avant. Elle a accepté facilement lorsque je lui ai proposé :
 
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—J'aimerais organiser une soirée un peu comme ton essayage de la lingerie. En plus élaborée, mieux préparée, avec des rebondissements. Tu veux bien ?
—Je garde un très bon souvenir, alors d'accord.
—Je m'occupe de tout. Même des habits.
—Oh, là ! Je crains le pire.
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—Décidément tu aimes bien me voir les seins comme ça. 
 
Elle me dit, alors que je lui propose un ensemble corset-porte jarretelle qui, en effet, laisse la poitrine découverte, avec même un support qui fait comme le soutien-gorge de l'autre fois. 
 
—Reconnais que c'est très beau. Cela met ta poitrine en valeur. Et ne me dis pas… J'avance mes paumes de main et en effleure les tétons… Que ce n'est pas sensible.
—Oh que si… Elle frémit… C'est plus élégant que l'autre fois. Le string doit bien peser cinq grammes…. Elle rit.
—J'ai réservé pour Vingt heures trente.
—Oh, on sort. Je ne savais pas.
—Tu ne sais pas tout. Je te réserve plein de surprises.
—Si elles sont comme notre petit jeu de l'autre fois, alors je suis impatiente.
—Bien plus élaborées.
 
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Le restaurant est plutôt chic, intime, connu pour que les couples illégitimes puissent y dîner et en quelques marches pouvoir y rejoindre une chambre qui servira d'écrin à leurs ébats.
Nous dînons, nous dansons. Une sorte de rappel de certaines de nos soirées avant et après notre mariage. Je me fais câlin, mais sans excès. Si je pose ma main dans le creux de son décolleté du dos, elle est légère, peu insistante, toute en effleurement. Mais je me colle tout contre elle. Elle sourit et me taquine alors qu'elle sent une érection. C'est vrai que je bande lorsque je pense à… Comme j'ai changé !
 
—On va où ? Elle me questionne alors qu'au lieu de prendre le chemin de la sortie, je nous dirige dans le hall de l'hôtel.
—J'ai réservé une chambre. Un autre cadre, un autre jeu…
—Cachottier.
—Viens, ne le faisons pas attendre.
—Attendre, mais qui ?
—La surprise.
—Nathan, ne me dit pas que…
—Je ne dis pas, je ne dis rien. Laisse-toi guider. J'ai tout prévu pour que notre imagination soit satisfaite.
—Chéri, je…
—Chut.
 
L'ascenseur nous laisse au deuxième étage. Quelques mètres et nous arrivons en face de la chambre. 
 
—Tu veux bien attendre une seconde, le temps que j'aille vérifier que tout va bien. 
 
Je n'arrive pas à savoir ce qu'elle pense. Mais lorsque j'ouvre la porte, que je dois placer la carte dans le réceptacle afin que l'éclairage démarre, je vois bien qu'elle pense à une mise en scène. C'est ce que je veux.
Quelques secondes je reviens. Je garde la porte entrouverte.
 
—Tu veux bien avancer et te tourner ?
—Me tourner ? Pourquoi ?
—Pour mettre le bandeau. Je lui montre ce que je tiens dans la main.
—Oh, pourquoi ?
—Pour que tes autres sens soient exacerbés. 
—Nathan, qu'est-ce que tu prépares ?
—Ce sera à toi de l'imaginer. Je te donnerai tout ce qu'il faut pour réaliser tes fantasmes.
—Mes fantasmes ?
—Chérie, il y a au moins une chose que j'ai apprise de tout ce qui est arrivé depuis ce rêve, c'est que devons laisser vivre nos envies.
—Tu es bien mystérieux.
—C'est le but. Tourne-toi.
 
Elle le fait. Je l'aveugle avec le bandeau. Je veille à ce qu'il ne puisse pas bouger.
 
—Voila. Prends ma main, je suis ton guide.
 
Nous entrons. Je referme la porte. Je la guide pour passer l'entrée. 
 
—Voila. Tu sens sa présence ?
—Sa présence ? Mais qui ?
—Il est assis dans un fauteuil. Il te regarde. 
—Nathan ?
—Chut. Dis-moi si je ne me suis pas trompé.
—Mais comment ?
—Décris-le-moi. Décris-moi cet homme. Imagine que tu puisses le choisir. Cela peut être un pur fantasme ou bien le souvenir d'une rencontre, une silhouette, quelqu'un qui t'a fait rêver, avec qui tu aimerais faire l'amour, juste toi et lui.
—Nathan !
—Joue le jeu. Tiens, donne-lui un prénom.
—Un prénom ?
—Oui, ensuite tu lui donneras une silhouette, un visage et moi je te monterai, je montrerai ta beauté, combien tu es désirable…
—Daniel. 
—Oh, Daniel. Joli prénom. Cela lui va bien. Je tire sur le zip de la robe. C'est assez pour que sa poitrine déborde. Si tu veux je peux t'aider ?
—Oui.
—Il est plus jeune que moi ?
—Oui. Le zip est totalement ouvert.
—Il est brun.
—Oui. Je tire sur la robe, qui passe sans résistance l'épaule et glisse sur le sol.
—Il te regarde. Il voit comme tu es belle. Oh, il se lève, il s'approche. Je lui laisse la place. Daniel soyez doux avec elle…
 
Daniel est en réalité dans cette pièce. Séverine a été "touchée" par ma réaction. Elle a tout de suite été d'accord pour que Daniel participe à ce que je voulais être une sorte d'initiation, autant pour elle que pour moi. Mais je voulais aussi que la réalité ne prenne sa place qu'après un jeu et non pas comme une simple rencontre à l'hôtel entre un couple et un amant.
Je ne mens pas, il avance vers nous. En silence je lui cède la place. 
Il est face à elle. Elle ne sait pas que c'est lui. Je suis persuadé qu'elle est dans la même illusion que notre première fois. Elle pense que c'est moi. Je compte sur cette ambiguïté pour qu'elle se libère. J'ai été d'un égoïsme fou. Je n'ai pensé qu'à moi entraînant Armelle dans cette quête un peu ridicule et la mettant en danger. Des signes montrent qu'elle se sent toujours coupable d'avoir cédé à Daniel. 
Cette fois-ci, il n'y a pas de doutes. Je ne peux pas me cacher derrière un I.A. quelconque. Il n'y a pas de place pour le doute, sauf, et c'est que je veux pour Armelle. J'ai poussé le vice jusqu'à demander à Daniel de porter mon eau de toilette. Je veux que, au moins au début, mon épouse se sente libre.
Ces baisers dans le cou sont ceux de Daniel.
Ces mains qui se promènent sur son corps et déclenchent des soupirs sont celles de Daniel. Elle le cherche mais n'ose pas tendre ses mains pour s'associer. 
Non, elle est une épouse qu'un mari offre, avec sa permission, aux caresses d'un amant.
Cette bouche qui joue avec chaque téton alors qu'une main le pousse encore un peu plus en avant est bien celle de Daniel.
Et le reste, tout le reste.
Est-ce qu'elle se rend compte que la main qui saisit la sienne n'est pas celle de son mari ? Elle sourit lorsqu'elle sent le bord du lit derrière elle. Elle sourit encore alors qu'il l'aide à s'allonger. Elle l'aide alors que la même main tire sur le string pour libérer sa fente.
Finalement, qu'elle importance, que ce soient des mains étrangères qui repoussent les cuisses pour se créer un chemin ? L'important, c'est que les cuisses s'écartent sans résister, que le bassin avance, que ma femme gémisse dès que les lèvres de Daniel viennent à la source du plaisir.
C'est encore plus beau que lorsqu'on est acteur. On a toute liberté pour regarder estimer, évaluer le niveau du plaisir procuré par ces caresses. Ce petit soupir ! Ce feulement ! Ces cuisses qui s'ouvrent et se referment. Je voudrais participer, caresser cette poitrine, embrasser ces lèvres rouges, rouges comme dans la chanson de Michel Sardou. Le coquin pensait il a celles que Daniel butine, lorsqu'il chantait sa chanson ? 
Rouge comme les lèvres d'une femme quand l'amour la rend folle.
Il y met tout son cœur. Il est expert, avec Séverine ils ont connu tant de partenaires. Chacun, chaque rencontre doit être la source d'inspirations nouvelles, de caresses différentes. Il sait, il sent comment Armelle réagit. Il faut dire que le coquin a déjà goûté à ce fruit, la fois ou elle était sur lui en 69 et qu'il était censé simuler. Mais, je le comprends, comment résister, surtout qu'elle portait cette culotte pousse au crime, qui par sa simplicité, sa minimalité faisait office d'énorme panneau avec une flèche clignotante.
Elle gémit. Elle a posé ses mains sur la chevelure de celui qui lui mange le minou, lèche ses petites lèvres, aspire son clitoris. Elle va se rendre compte… C'est obligatoire… Daniel a les cheveux denses alors que moi j'ai un début de calvitie sur le front. Mais non. Elle le guide. Elle est partie. J'avais essayé de l'exciter au mieux pendant le repas et nos danses, mais c'est au-dessus de mes espérances.
Elle gronde. Elle tend son ventre vers les caresses. Daniel a attrapé des tétons et les fait rouler. C'est une chose que je fais aussi, qu'elle aime, qu'elle adore.
Putain je n'en reviens pas. Elle est avec Daniel ? C'est d'ailleurs un signe qu'elle m'ai donné ce prénom lorsque je lui demandais. Je comprends qu'elle garde un souvenir particulier de cette rencontre, de ce débordement, de ce moment ou est s'est sentie emportée. Je ne lui en veux pas. C'est de ma faute, tout est de ma faute. Et après tout, ce jeu que j'ai organisé, c'est surtout pour elle. Elle m'avait avoué craindre de ne pas pouvoir faire l'amour avec un autre homme en ma présence. C'est la raison de ce bandeau….
Mais je ne résiste pas au plaisir de la pousser encore plus loin et m'avouer…
 
—C'est bon, Chérie, hein. Il te donne du plaisir. Je lui susurre à l'oreille.
—Oui ! Ouiii ! C'est bon. Il… Ohhhh
—Pour moi aussi, c'est bon. Je vous vois, c'est magnifique. Merci mon amour.
—Je… Ohhhh… Ouiiiiii
—Jouis mon amour, laisse-toi emporter, je suis avec toi.
 
Elle est partie. Elle est dans ce moment où le monde pourrait s'écrouler mais où rien ne pourrait stopper la montée du plaisir, le moment ou la jouissance est là, vous enveloppe, vous entraîne, vous transcende. La petite mort mérite bien son nom. Une mort dont on revient. Une mort que l'on regrette de ne pas pouvoir faire durer plus longtemps.
 
Elle revient. Elle était arquée pour chercher celui qui lui donnait du plaisir. Ses reins retrouvent la douceur du lit. Quelques secondes ou Daniel se libère de la délicate pression des cuisses.
Elle respire plus calmement. Je ne quitte pas son visage de mon regard. Ses traits se détendent et puis, au-dessus du bandeau je vois comme un pli, sa bouche se pince…
 
—Nathan ? Nathan ?
—Je suis là ma chérie. Je lui prends la main.
—Je… Je ne comprends pas… Tu me parlais et…
—Chut.
 
Je pose mes lèvres sur ses lèvres. Je me penche contre son oreille.
 
—Je sais tout. Non, ne bouge pas, laisse-moi t'expliquer. Je sais pour la vidéo. Je sais pour Daniel. Je sais pour Séverine. Je sais que la vidéo est une vraie vidéo.
—Nathan, Nathan, je…
—Chut mon amour. Je ne te reproche rien, au contraire. J'ai été égoïste. J'ai voulu me racheter.;
—Te racheter mais… 
—Je vais te dire… Non, garde ton bandeau… Laisse-moi terminer. J'ai pensé que nous pourrions… comme notre jeu, mais en innovant vraiment… Oui, il y a un autre homme… Tu le connais, c'est Daniel…
—Daniel, mais…
—C'est lui qui vient de te donner cette jouissance.
—Oh, Nathan.
—C'était très beau, magnifique. Je l'ai partagée, par l'esprit, avec toi. Tu t'étais trompée. Je ne suis plus jaloux. Je n'ai été qu'un pauvre con. On aurait pu connaître cela bien avant. Mais c'est grâce à toi que tout cela peut se réaliser.
—Je… Tu… 
—Ecoute. Nous pouvons tout arrêter si tu le désires. Ce n'est pas mon souhait. Mais je t'écouterai. Ce serait dommage. Pendant que nous parlons, Daniel s'est déshabillé. Tu ne peux pas le voir, mais il bande. Il a envie de toi. Lui aussi a gardé le souvenir de la vidéo. Comme toi, je l'imagine, d'ailleurs c'est son prénom que tu as donné.
—Je…
—J'en suis heureux. Si tu le désires j'adorerais vous voir terminer ce que vous aviez commencé…
—Nathan.
—Juste un oui ou un non, chérie. Si tu veux tu peux garder ou enlever le bandeau. Je ne veux rien t'imposer.
 
Quelques secondes et puis.
 
—Tu veux bien me donner la main ?
—Bien sûr.
—Alors oui. Et je garde le bandeau.
 
C'est donc cela le partage. Cette main qui me parle, qui me transmet la plus infime sensation alors que mon regard associe cette conversation muette avec la réalité.
Daniel qui, avec tendresse et délicatesse, caresse les jambes et les cuisses d'Armelle. Petit à petit elle se décontracte. Séverine m'avait dit combien son mari libertin savait s'adapter aux situations. Je le remercie par un sourire de cette avance progressive. Ses lèvres qui remplacent ses mains. Ses baisers dans l'intérieur des cuisses. 
Et puis, et Armelle le ressent, Daniel qui se glisse entre les cuisses ouvertes. Qui fait frotter son gland sur la fente, déclenchant un soupir et une crispation de la main.
Et puis ce sexe qui avance et disparaît dans un vagin qui ne peut cacher son envie.
Cette lente possession, ce mouvement si naturel, ce corps qui, par de simples mouvements des reins propulse ce bâton de chair dans la fente de ma femme.
Il la possède. Il est délicat. Il avance, la main se crispe. Il recule la main se relâche. Il avance les lèvres se pincent. Il recule les lèvres se relâchent.
C'est beau. C'est fou comme c'est beau. 
Et puis la main d'Armelle qui me lâche. Je vois cette main me chercher. Elle trouve ma jambe. Le bras la guide. Elle… Oh, elle cherche… Elle se plaque sur mon sexe. Oh, je comprends… Mon Dieu même dans ce moment-là mon épouse vérifie que je suis bien…
Elle sourit. Je bande. Mais elle ne s'arrête pas là. Elle cherche à…
Je comprends. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire je me déshabille. Mon sexe apparaît, en grande forme.
Elle doit sentir mon retour. Sa main cherche à nouveau. Elle le trouve. Elle s'en saisit. Ma femme me tient par la queue alors qu'un homme la baise. Mais elle cherche à m'attirer vers elle.
Deux secondes plus tard j'amène mon gland au niveau de ses lèvres. Rouges mais aussi brûlantes aurait dû ajouter le chanteur. 
Elle me suce. Enfin elle a bien du mal car Daniel se fait plus conquérant. 
Il comprend. Alors pour la première fois, sa voix met "un visage" sur la queue qui possède. (Comprenne qui pourra, précisent les auteurs.)
 
—Mets-toi en levrette. Ce sera plus confortable.
 
Plus confortable pour qui ? Armelle met une seconde pour vraiment réaliser que c'est bien la voix de Daniel. D'ailleurs au même moment ou il parle il recule pour la libérer.
C'est magique. Elle bouge. Elle a retrouvé la souplesse de sa jeunesse. Adieu le mal de dos.
La main qui appuie sur ses reins pour la faire descendre un peu, se fait comprendre. D'ailleurs le contact du gland contre sa fente n'est-il pas le signe que tout est aligné…
C'est encore plus beau comme ça. Daniel a posé ses mains bien à plat sur les hanches et il avance. Enfin il avance, mais j'ai bien l'impression qu'Arlette anticipe un peu en reculant. Il se retrouve vite en pays conquis et maintenant il profite de son avantage. Déjà on peut entendre le bruit de son ventre qui claque sur les fesses de ma femme. Comme on peut entendre ces petits souffles expirés chaque fois que la queue est propulsée au plus profond, une belle queue bien dure, bien longue, bien grosse, une queue à rendre jaloux un mari cocu. Un mari cocu peut-être, mais pas jaloux un mari Candauliste pour qui le plaisir de son épouse passe avant tout.
Il la bourre et c'est délicieusement pervers. Je comprends maintenant tout ce qu'une vidéo ne peut pas vraiment montrer. Une ambiance, un air qui est chargé de tant d'effluves.
Mais Daniel, me fait signe. Il me montre que…
Arlette, sans le savoir, a fait le bon choix. D'acteur transporté par son rôle dans une vidéo d'IA, il se décline comme partenaire expérimenté et je ne doute pas un seul instant que ce qu'il me propose ne soit une figure déjà expérimentée par lui. 
Arlette a la tête légèrement penchée vers le lit. Je me dis que j'ai deux possibilités :
Légèrement soulever son menton pour lui faire découvrir mon gland qui est tout près.
Légèrement appuyer sur sa tête afin que ses lèvres découvrent mon sexe, alors que je me suis allongé juste devant elle, encadrant ses deux bras par mes deux jambes.
Je choisis la seconde. 
Il n'y a pas que la tête qui plonge, elle entraîne les épaules tout en laissant la croupe encore plus provocante.
C'est magique. Je n'ai qu'à laisser officier son amant. Un grand coup de rein propulse la queue, ravageant une fente grasse, mais aussi poussant des lèvres gourmandes sur mon mandrin et aller presqu'à me gober tout entier.
C'est merveilleux.
C'est jouissif.
C'est pervers, délicieusement pervers.
Mon épouse me pompe et me branle de ses lèvres qui coulissent autour de ma hampe. C'est Daniel qui la commande. C'est lui qui décide du rythme et de la puissance.
Je sais, je suis un mauvais mari Candauliste. En principe, je ne devrais que regarder. Mais que voulez-vous, c'est mon épouse qui m'a invité. Est-ce qu'elle en a conscience ? Qu'importe, je me réjouis à l'avance du moment où nous regarderons la vidéo de ce moment. Moi, je n'ai pas l'IA, mais j'ai deux caméras. Deux angles de vue. Deux points de vue. Il en faudrait trois. Une par acteur. Je ferai mieux la prochaine fois.
Sur la vidéo bidon je ne pouvais pas voir le visage de Daniel lorsque ma femme le chevauchait. En ce moment, je suis face à lui. Il est juste dans l'axe. Son sourire se crispe. Je comprends qu'il se libère et qu'il crache sa semence dans le vagin de ma femme. Il doit l'inonder, si sa liqueur est à l'aune de ses couilles. Voila une pensée d'un mari Candauliste, heureux pour son épouse. 
Il ne me faut que quelques secondes de plus pour que moi aussi je libère ma purée. Putain que je suis vulgaire. Je m'en fous, c'est trop bon.
-----------------------------------
Nous reposons sur le lit. J'ai enlevé le bandeau à Armelle. Il y a eu un moment un peu délicat, le retour à la réalité. Mais j'ai ouvert la bouteille de champagne que nous avions mis au frais dans le frigo-bar.
 
— À toi, ma Chérie. À toi aussi Daniel. Merci de m'avoir fait découvrir l'Intelligence Artificielle. Je ris
—Moque-toi. C'est facile. En tout cas j'avais essayé.
—Heureusement que les serveurs étaient occupés. Tu te rends compte on serait passé à côté de tout cela.
 
On trinque. Le champagne a le goût du succès. On devrait mettre un cierge à Don Pérignon. 
À propos de cierge. C'est quoi cette chandelle qui semble pointer des cuisses de Daniel ? Je sais pourquoi. Il regarde une goutte qui perle aux coins des lèvres de ma femme. Une goutte qui ne peut être que… 
Mais c'est bien sûr, comme pourrait le dire l'inspecteur Bourrel !
De la liqueur de mec… Et pas n'importe laquelle, celle d'un mari tout nouveau candauliste, libertin. Un mari qui lui aussi se sent pousser. Des ailes, mais non. Un gourdin qui se réveille.
Et le regard de cette femme, adultère par erreur, libertine par contagion qui constate qu'elle est capable de réveiller des ardeurs qui ne demandent qu'à être honorées, juste par cette goutte qu'elle attrape d'une langue gourmande…
Que c'est beau la vie… Encore une chanson.
 
FIN
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Jccdslx
11 mai 2024 à 08:20
Vous avez bien raison. J’adore vos histoires et raz le bol des moralisateurs de tout poil.
In fine, votre couple s’aime et se retrouve toujours même après avoir fait l’amour avec de multiples partenaires. La fidélité c’est dans la tête et pas dans le cul, n’en déplaise aux grincheux.
Soyez respectueux
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Jacques du Canada
7 mai 2024 à 22:14
Une personne peut refuser la tricherie, ça ne veut pas dire qu’il ou qu’elle n’aime pas sa ou son conjoint-conjointe. Ça ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pardonner!Ça veut dire qu’ils refuse les mensonges et la trahison. Le couple est une entité, la trahison mine le couple et la confiance disparaît. Sans confiance l’amour fait défaut.
De votre coté, pour penser tout les deux de la sorte,vous ne vous mentez pas. Vous vous êtes expliqués et vous vous dirigez vers vos objectifs et vous goûts commun.
Je suis certain que comme les autres si un de vous deux commence à mentir ou à cacher des choses à l’autre il y aura une réunion du conseil d’administration. Je suis certain aussi que s’il y a récidive il y aura aussi une autre discussion encore plus sévère.
Le mensonge et la trahison sont les pires choses qui puissent arriver à un couple.
Modifié 7 mai 2024 à 22:21
Soyez respectueux
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DeuxD
6 mai 2024 à 07:42
Bonjour
C'est notre défaut et nous en avons conscience. Nous sommes désespérément optimistes. Chaque fois nous nous disons; cette fois ci la fin sera réaliste, la fautive ou le fautif seront punis. Mais inexorablement nous dévions de ce but. Que voulez vous nous ne pouvons nous empêcher de mettre l'amour comme ingrédient. Et nous avons la faiblesse de penser, car nous le vérifions très souvent chez nos amis, chez nos partenaires que si l'amour n'est pas présent le couple libertin ne dure pas. Alors la femme ou le mari infidèle a droit au pardon. C'est vérifié dans ce récit. Vous avez oublié que si la femme a fauté c'était pour la bonne cause et seulement emportée par son scénario qui a dérapé.
Mais nous allons nous soigner. Promis ! Juré ! Craché ! Avalé !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Jacques du Canada
Jacques du Canada
5 mai 2024 à 18:36
Je pensais que vous étiez différent!
Mais non , vous faites de très longs récits, très bien écrit mais qui , à part quelques uns au bout de la ligne reviennent au même.
Comment croire qu’un homme reconnu comme jaloux depuis toujours par sa femme change du jour au lendemain pour permettre touts les délires qu’il pense désirés par elle-même .
Ça prend toute sorte de monde pour faire un monde. Vous, vous semblez demeurer seulement dans votre monde.
Je peux comprendre que les récits de ce genre peuvent être pour vous, plus facile à écrire. Ça n’empêche pas qu’au moins ils devraient donner l’illusion d’être possible.
Modifié 5 mai 2024 à 18:37
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Photo de profil de La Chipie
La Chipie
5 mai 2024 à 12:44
C’est trop facile. Encore 1 cocu content. Alors que si il avait réservé 1 chambre attaché sa femme sur 1 chaise et baiser 1 autre femme là d’accord.
Soyez respectueux
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