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Couverture de Voyage d’affaires, par Ontentetu
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Voyage d’affaires — Chapitre 4

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Ontentetu
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Voyage d’affaires

Chapitre 4

Marc l’abandon – Partie 1
Élise a complètement sauté une coche dans l’ascenseur. Deux secondes plus tôt, elle était collée à lui, ses hanches contre les siennes, sa bouche qui cherchait la sienne comme si le reste du monde avait disparu. Maintenant, elle recule d’un demi-pas, juste assez pour le regarder et elle lâche :
— Tu me prends pour une chienne, c’est ça ? Tu penses que parce que je t’ai laissé m’embrasser, c’est toi qui décides ?
Je me fige, le dos contre le miroir. Je ne comprends pas. Elle a encore une main sur mon torse. Elle ne la retire pas. Même en m’accusant, elle reste là, le regard planté dans le mien, la voix basse mais tranchante.
— C’est moi qui décide de qui je baise, Marc. Pas toi. Pas personne.
La porte s’ouvre au rez-de-chaussée. Elle sort la première, sans se retourner. Je la suis. Dans le hall, elle ralentit juste assez pour que je la rattrape, puis elle enchaîne, sur le même ton, comme si rien n’avait basculé :
— Tu vas devoir me mériter. Me prouver ce que tu vaux. Parce que là, pour l’instant, t’as l’air d’un gars qui croit que sourire et retenir mon prénom, ça suffit.
J’ouvre la bouche. Rien ne sort. Élise pousse la porte de l’hôtel.
Dehors, l’air de la nuit est froid.
Pendant une seconde, ce n’est plus Montréal. Dans la noirceur, les phares rouges des VUS nord-américains se transforment en petites lumières de voitures européennes.
Mon esprit bascule et me ramène tout droit à mon premier amour. Malgré sa petite taille, Sarah dégageait exactement la même aura, la même force de caractère et la même prestance qu’Élise.
Ado, j’étais un petit génie à l’école, ce qui m’avait permis de décrocher une bourse pour intégrer un programme universitaire ultra-sélectif à Londres. Sauf que, même avec des facilités académiques, j’avais dû consacrer tout mon temps à mes livres. Comme on peut s’en douter, j’étais un génie en maths, et non en match avec les filles.
Sarah, la fille d’un bon ami de mon père, fréquentait justement l’université où je venais d’être accepté, mais entamait sa dernière année de cursus. Comme je n’avais encore jamais quitté le nid familial, mon père s’était arrangé pour que j’aille habiter chez Sarah afin de faciliter mon intégration. J’avais fait le voyage avec le père de celle-ci, qui venait lui rendre visite. Pour ma première semaine là-bas, Denis était avec nous, avec elle.
Je me revois encore le jour de mon arrivée, l’air frais comme ce soir avec Élise.
Intimidé et dépaysé dans cette immense métropole, plongé dans un décor de film européen, je regardais partout. Puis Sarah apparut. Elle s’avança vers nous avec une prestance naturelle, le regard léger d’une grande dame qui daigne te prêter son attention et un sourire éclatant qui illuminait toute la pièce. Elle était pourtant toute menue, exactement comme Élise, et comme elle, elle possédait ce même charisme hypnotique qui me rendait un peu obsédé.
Sarah était ravie de retrouver son père, qu’elle n’avait pas vu depuis Pâques, mais elle avait tout de même pris le temps de m’accueillir à mon arrivée.
La première soirée, son père était allé rapidement se coucher après le souper, qui s’était bien passé. Sarah avait vraiment l’air de m’apprécier et j’avais l’impression qu’elle flirtait même. Elle me posait plein de questions et riait à mes blagues qui n’étaient pas très drôles, mais elle me poussait à avoir confiance en moi. J’étais extrêmement gêné à l’époque, et elle était tellement belle. J’aurais déjà, à ce moment-là, déplacé une montagne l’avant-midi si elle me l’avait demandé, et l’aurais replacée l’après-midi si elle avait changé d’avis.
En me faisant visiter l’appartement, alors que son père dormait déjà, on avait passé la soirée ensemble et elle avait fait toutes les pièces sauf sa chambre, car son père y logeait. S’attardant un peu dans chaque lieu, elle me montra où étaient rangés les produits ménagers et la place exacte de chaque chose, précisant au passage :
— J’ai horreur du désordre.
En disant cela, une lueur fugace dans son regard me fit sentir tout petit, et elle, immense, alors que nos tailles disaient tout l’inverse. Je sentais qu’elle me jaugeait. Elle était très tactile, très proche. Je sentais son parfum et j’avais souvent une vue plongeante sur son décolleté quand elle se penchait pour ci ou pour ça. Elle insistait sur la place des objets, parfaitement rangés, et sur le fait que le désordre la perturbait, puis cassait le sérieux étrange que la conversation avait pris avec un beau sourire à pleines dents :
— Mais je sais que tu es le genre de garçon ordonné et qui fait le ménage. Je ne suis pas inquiète avec… un mec comme toi…
Sa voix était suave et ses pupilles dilatées. Moi, je sentais toutes mes hormones de jeune adulte qui partaient en vrille. Une chaleur montait dans mon ventre, mes mains devenaient moites, et je bandais déjà sans pouvoir rien y faire. La honte arrivait en même temps, sourde.
Nous étions rendus dans la petite salle de bain et elle me dit que son critère, c’est que si je n’étais pas prêt à donner un baiser sur la bolle, alors c’est que je n’avais pas bien fait le travail. Elle me demanda si j’étais prêt à la laver.
— Maintenant ? Tu veux dire ?
— Ça te fera une pratique, ça ne sera pas très difficile.
Elle était tellement collée à moi que mon cerveau ne disait plus rien, et mon corps faisait n’importe quoi. Elle me tendit les produits et la brosse, et je frottai et frottai pendant qu’elle m’encourageait.
— Est-ce que c’est assez propre ?
— Es-tu prêt à donner un bec sur la bolle ?
Après un moment à recommencer et voyant que c’était son réel critère, je me résolus. Elle me flattait le dos avec un regard qui disait « fais-le… pour moi ». Je me penchai donc en hésitant et donnai un bec sur la porcelaine froide.
— What the fuck, il l’a fait.
C’était elle qui l’avait dit. Elle s’était mise à rire en sortant de la salle de bain, me laissant seul à genoux devant une toilette. J’entendais encore son rire clair dans le corridor pendant qu’elle parlait à son père comme si de rien n’était. Il parlait de moi, c’était sûr. Je l’entendais glousser. Je ne bougeais pas, il parlait de moi longtemps, je l’entendais faire des onomatopées. C’était clair qu’il m’imitait à embrasser le bol encore et encore. J’entendais des smoutch et les deux qui riaient de moi en boucle. Je bandais à repenser à elle, si proche toute la soirée, à son parfum et puis au baiser sur le matériel froid. Encore et encore, et je passais ma langue. Je me réveillai en sursaut devant un bol de porridge et Sarah qui me demandait si j’allais être là pour faire le souper ce soir.
— On mange les trois comme hier, c’était cool ! avait dit Sarah avant de rajouter :
— Ah, mais papa et moi, on va arriver tard… Ça te dérangerait de préparer quelque chose ?
— Fais attention, elle va finir par te dicter quoi faire comme une vraie cheffe de maison !
Qu’avait dit Gaston, un gars du bureau, alors qu’Élise me montrait où elle rangeait tous les dossiers avec son ordre strict ?
Durant cette première semaine, comme je ne connaissais encore personne à Londres, je cherchais naturellement à attirer l’attention de Sarah. Bien sûr, elle passait le plus clair de son temps avec son père. Je comprenais. Elle le voyait rarement, et il n’était là que pour quelques jours. Même si je me sentais parfois un peu de trop, je me disais que la meilleure façon de me faire apprécier, c’était de me rendre utile.
Je me mis à faire le ménage chaque jour pour garder l’appartement impeccable. Je rangeais mes affaires avant même qu’elle ait à le demander. Je passais l’aspirateur, je lavais la vaisselle, je m’assurais que tout était à sa place. Quand elle traversait la cuisine pendant que je nettoyais, elle ne s’arrêtait presque pas. Juste un regard rapide, parfois un petit « c’est bien » en passant. Sophie était souvent là, assise quelque part dans le salon ou dans un coin de la cuisine, à regarder sans rien dire.
Un soir, pendant que je finissais de ranger la cuisine, elle entra chercher un verre d’eau. Je me tournai vers elle :
— T’as passé une bonne journée avec ton père ?
Elle hocha la tête, le verre à la main.
— Ouais. Ça faisait longtemps.
— Si t’as besoin de quelque chose, tu me dis. Je peux faire le souper demain, si tu veux.
Elle me regarda une seconde, un petit sourire au coin des lèvres.
— T’es vraiment serviable, toi. C’est rare.
— J’aime ça, que ce soit propre. Et puis… j’aime bien être utile.
Elle but une gorgée, puis posa le verre.
— Continue comme ça. Mon père t’aime bien.
Elle ressortit. Sophie était assise dans le coin du salon. Elle leva les yeux.
— Et toi, je suis certaine que c’est pour l’amour de son père que tu fais ça…
C’était Sophie, la meilleure amie de Sarah. Cette fille semblait pouvoir aller et venir quand elle voulait, sans que Sarah ait besoin d’être là. Comme la fois où j’arrivais de l’école et qu’elle était là, à étudier dans la chambre de Sarah toute seule :
— Salut, Sarah est déjà là ?
— Non, elle ne rentre pas ce soir.
Un frisson m’était sorti du dos. Mes épaules s’étaient crispées.
— Ah oui… Et… pourquoi ?
Des ondes sourdes dans mes oreilles, les mains qui tremblaient. J’avais entendu Sophie répondre :
— Elle est avec un homme ce soir.
Un coup de poing au ventre donné par Mike Tyson. Mon monde s’était écroulé. L’air m’avait manqué d’un coup.
— Ouais. Il a lancé son entreprise il y a six ans et il espère entrer en bourse d’ici trois ans. Pourtant, il a fait des études en histoire de l’art.
Mike était en train de livrer un combat légendaire contre moi. Je sentais mes yeux se mouiller. Je ne bougeais plus, le dos à la porte ouverte de la chambre de Sarah. Une larme avait coulé sur ma joue, chaude, avant de refroidir.
— Ok…
Sophie avait rangé son sac de chips. Je pensais tout de suite que personne ne pouvait manger dans la chambre de Sarah, mais ma gorge s’était serrée et je n’étais pas capable de dire un mot. Sophie rangeait ses trucs dans son sac, laissant le silence peser. Mon estomac se contractait.
— Elle aime les gars intelligents qui réussissent. En plus, il est beau et musclé, champion d’athlétisme…
J’avais le goût de m’effondrer sur le parquet. Mes jambes tremblaient. La pétasse continuait :
— Et elle m’a dit qu’il avait un gros bat et qu’il sait s’en servir. En tout… d’après elle, c’est son meilleur coup.
J’entendais le commentateur sportif qui annonçait le coup de grâce du match de boxe. Je restais planté debout. Des sons étranges sortaient de ma bouche. Mon cœur battait trop fort dans mes tempes.
Juste avant de partir, elle finit de dire en fermant la porte :
— T’es pas trop mal parti… Avec un peu de gym, tu passes pas trop pire, et t’es cultivé. Mais c’est sûr qu’un gars vierge à 19 ans…
La porte se referma. Sophie m’avait abandonné, avec une partie de mon innocence.
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