Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Il n’y a pas d’âge pour évoluer — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Il n’y a pas d’âge pour évoluer
Chapitre 1
Depuis quelques jours, Karima s’inquiétait de sa collègue Anissa. Elle, d’habitude enjouée, affichait une mine chiffonnée laissant clairement transparaître un gros souci.
Aussi profita-t-elle d’un déjeuner face à face à la cafétéria de leur entreprise pour l’interroger franco :
— Quelque chose ne va pas chez toi. Peux-tu me dire de quoi il s’agit ?
— Cela se voit tant que ça ?
— Évidemment. Tu ne ris plus, tu ne souris même plus, tu as l’air de traîner ta misère... Tu es malade ?
— Non, pas du tout. C’est autre chose.
— Mais alors, quoi ?
— Bon, je veux bien te le dire, mais jure-moi de n’en parler à personne.
— Je le jure.
— Olivier m’a quittée.
— Quoi ? Ton cher petit mari t’a plaqué ? Et pourquoi ? Pour qui ?
— Pour une minette, à ce que j’ai compris. Plus jeune que moi, bien sûr.
— Bienvenue au club.
— C’est vrai que tu es aussi passée par là et c’est pourquoi j’accepte de t’en parler. Cela fait combien de temps ? Un an, deux ans ?
— Dix-huit mois, pour être précise. Je ressens d’autant mieux ta situation qu’elle m’a fait très mal, moi aussi. J’ai pris alors un coup de vieux terrible alors que j’ai à peine dépassé les quarante ans. J’ai bien cru que j’étais devenue définitivement obsolète.
— Moi, j’approche des cinquante alors, tu t’imagines… Mais toi, tu t’en es remise. Comment as-tu fait ?
— Passé le coup de bambou, j’ai décidé de sortir. Voir du monde, tout en déménageant et en menant avec Mario notre procédure de divorce. Quand j’ai eu mon nouvel appart, je me suis mise à aller en boîte avec une cousine plus jeune que moi qui a le diable au corps et le feu au cul... J’ai fait des rencontres plus ou moins satisfaisantes et pour te le dire franchement, j’ai beaucoup baisé... J’avais besoin de me prouver que je n’étais pas old fashion.
— En somme, tu es devenue libertine, si je comprends bien !
— Libertine ? Pas dans le vrai sens du mot... Mais... Entraînée par ma cousine, j’ai fréquenté quelques clubs libertins. Je n’avais jamais autant baisé de ma vie. D’un côté, ça m’a fait du bien, car j’avais besoin, comme je te l’ai dit, de me prouver que j’étais encore désirable. Mais d’un autre côté, j’ai compris que cela ne durerait qu’un temps, et puis j’ai rencontré Mike. Cela s’est produit non en boîte, mais dans un café avec des potes. C’est un Américain qui vit en France, un peu plus jeune que moi, un coup en or au lit, mais pas que. Notre vie de couple est très libre. Je n’ai pas envie de repartir dans une histoire à la con. Mais pour l’instant, ça va très bien.
— Tu as bien de la chance, je t’envie. Moi, je n’attire personne avec mes gros nichons, mes cheveux tout blancs que je n’ai même plus envie de teindre et mon gros cul. Alors que toi, tu es restée canon, bien balancée, à te demander pourquoi Mario t’a quittée.
— C’est le cas de tous ces hommes qui manquent de confiance en soi... Monsieur avait besoin de chair fraîche... Quant à toi, tu te sous-estimes. Tu n’es pas grosse, tu es pulpeuse et je suis bien placée pour savoir que beaucoup d’hommes aiment les femmes dans ton genre. Quant à tes cheveux, ils te donnent un charme incroyable et ne les teins surtout pas, ça te rend très sexy.
— Pour baiser, je suppose.
— Bien sûr, mais toute relation commence par là. Comment crois-tu que j’ai séduit Mike au début ? Parce qu’il paraît que je suis une affaire au plumard. Aimes-tu le sexe, d’abord ?
— Je t’avoue que j’en ai perdu le goût alors que dans ma jeunesse, j’ai adoré ça... Mais... Avec le temps, la routine, les enfants... Et au fond, je ne m’en porte pas plus mal.
— Mais tu peux retrouver l’envie. Il faut que tu sortes de ton cocon. Viens avec nous, on va te présenter du monde.
— Nous ?
— Mike et moi !
— Je t’avoue que je l’sens pas... Aller en boîte échangiste, sauna libertin ou un autre truc de ce genre... C’est plus de mon âge !
— On n’en est pas là. Il faut que tu retrouves d’abord ton corps, à séduire, l’envie de baiser en somme... Changer ta garde-robe... Que tu t’habilles plus sexy, que tu cherches à redevenir désirable...
— Tu y vas fort !
— On va aller chez toi et tu vas me montrer ta collection de mémé... Puis on ira dans des boutiques pour que tu t’habilles plus sexy... Franchement si j’étais un homme là... J’oserais pas t’aborder...
— Merci, c’est gentil…
— Excuse-moi, mais tu vois l’turc... Tu es d’accord ou pas ?
— Je te remercie de ta franchise... J’veux bien essayer... dit-elle après quelques secondes de réflexion.
— Alors, on passe à l’action et le plus tôt sera le mieux... J’veux pas te revoir triste comme en ce moment.
— Cela se voit tant que ça ?
— Évidemment. Tu ne ris plus, tu ne souris même plus, tu as l’air de traîner ta misère... Tu es malade ?
— Non, pas du tout. C’est autre chose.
— Mais alors, quoi ?
— Bon, je veux bien te le dire, mais jure-moi de n’en parler à personne.
— Je le jure.
— Olivier m’a quittée.
— Quoi ? Ton cher petit mari t’a plaqué ? Et pourquoi ? Pour qui ?
— Pour une minette, à ce que j’ai compris. Plus jeune que moi, bien sûr.
— Bienvenue au club.
— C’est vrai que tu es aussi passée par là et c’est pourquoi j’accepte de t’en parler. Cela fait combien de temps ? Un an, deux ans ?
— Dix-huit mois, pour être précise. Je ressens d’autant mieux ta situation qu’elle m’a fait très mal, moi aussi. J’ai pris alors un coup de vieux terrible alors que j’ai à peine dépassé les quarante ans. J’ai bien cru que j’étais devenue définitivement obsolète.
— Moi, j’approche des cinquante alors, tu t’imagines… Mais toi, tu t’en es remise. Comment as-tu fait ?
— Passé le coup de bambou, j’ai décidé de sortir. Voir du monde, tout en déménageant et en menant avec Mario notre procédure de divorce. Quand j’ai eu mon nouvel appart, je me suis mise à aller en boîte avec une cousine plus jeune que moi qui a le diable au corps et le feu au cul... J’ai fait des rencontres plus ou moins satisfaisantes et pour te le dire franchement, j’ai beaucoup baisé... J’avais besoin de me prouver que je n’étais pas old fashion.
— En somme, tu es devenue libertine, si je comprends bien !
— Libertine ? Pas dans le vrai sens du mot... Mais... Entraînée par ma cousine, j’ai fréquenté quelques clubs libertins. Je n’avais jamais autant baisé de ma vie. D’un côté, ça m’a fait du bien, car j’avais besoin, comme je te l’ai dit, de me prouver que j’étais encore désirable. Mais d’un autre côté, j’ai compris que cela ne durerait qu’un temps, et puis j’ai rencontré Mike. Cela s’est produit non en boîte, mais dans un café avec des potes. C’est un Américain qui vit en France, un peu plus jeune que moi, un coup en or au lit, mais pas que. Notre vie de couple est très libre. Je n’ai pas envie de repartir dans une histoire à la con. Mais pour l’instant, ça va très bien.
— Tu as bien de la chance, je t’envie. Moi, je n’attire personne avec mes gros nichons, mes cheveux tout blancs que je n’ai même plus envie de teindre et mon gros cul. Alors que toi, tu es restée canon, bien balancée, à te demander pourquoi Mario t’a quittée.
— C’est le cas de tous ces hommes qui manquent de confiance en soi... Monsieur avait besoin de chair fraîche... Quant à toi, tu te sous-estimes. Tu n’es pas grosse, tu es pulpeuse et je suis bien placée pour savoir que beaucoup d’hommes aiment les femmes dans ton genre. Quant à tes cheveux, ils te donnent un charme incroyable et ne les teins surtout pas, ça te rend très sexy.
— Pour baiser, je suppose.
— Bien sûr, mais toute relation commence par là. Comment crois-tu que j’ai séduit Mike au début ? Parce qu’il paraît que je suis une affaire au plumard. Aimes-tu le sexe, d’abord ?
— Je t’avoue que j’en ai perdu le goût alors que dans ma jeunesse, j’ai adoré ça... Mais... Avec le temps, la routine, les enfants... Et au fond, je ne m’en porte pas plus mal.
— Mais tu peux retrouver l’envie. Il faut que tu sortes de ton cocon. Viens avec nous, on va te présenter du monde.
— Nous ?
— Mike et moi !
— Je t’avoue que je l’sens pas... Aller en boîte échangiste, sauna libertin ou un autre truc de ce genre... C’est plus de mon âge !
— On n’en est pas là. Il faut que tu retrouves d’abord ton corps, à séduire, l’envie de baiser en somme... Changer ta garde-robe... Que tu t’habilles plus sexy, que tu cherches à redevenir désirable...
— Tu y vas fort !
— On va aller chez toi et tu vas me montrer ta collection de mémé... Puis on ira dans des boutiques pour que tu t’habilles plus sexy... Franchement si j’étais un homme là... J’oserais pas t’aborder...
— Merci, c’est gentil…
— Excuse-moi, mais tu vois l’turc... Tu es d’accord ou pas ?
— Je te remercie de ta franchise... J’veux bien essayer... dit-elle après quelques secondes de réflexion.
— Alors, on passe à l’action et le plus tôt sera le mieux... J’veux pas te revoir triste comme en ce moment.
Et les deux collègues quittèrent la table avec des projets plein la tête.
*************
Plusieurs semaines ont coulé sous les ponts. Dans l’intervalle, Anissa a pris en compte les conseils de Karima et a renouvelé sa garde-robe en la rendant plus jeune, voire même plus sexy.
— Mets des décolletés pour montrer tes gros nichons ! Lui dit Karima et les hommes se sont mis à se retourner à son passage.
Tous les week-ends, elles ne ratent pas l’occasion d’« aller en boîte », accompagnées de temps à autre par Mike, le fiancé de Karima, et Anissa a fait quelques rencontres, dont l’une a fini au lit et Anissa a fait l’amour pour la première fois depuis... Elle a oublié de compter les mois... Le mec qui lui a fait la cour – plus jeune qu’elle – était gentil, mais légèrement inhibé et ne l’a pas satisfaite. Lorsque Karima, le lendemain, l’a interrogée d’un :
— Alors ?
Elle a répondu :
— Bof !
Et d’expliquer que l’homme bandait mou et que c’était bref. Pour conclure qu’elle n’était décidément plus dans la course. Ce à quoi Karima répondit :
— Tu es dingue ! Des mecs pas terribles au plumard sont plus nombreux que tu ne le penses... Moi, avant de connaître Mike, j’en ai mis dans mon lit... Mais j’me suis pas découragée et j’ai remis le couvert... Allez, on ressort ce soir tous les trois !
Ce soir-là, il faisait chaud. Karima portait une robe lui arrivant à mi-cuisses, très décolletée, dos nu, révélant l’absence de soutien-gorge. Anissa avait choisi un pantalon corsaire très moulant et un chemisier boutonné sur le devant dévoilant la naissance de ses seins lourds, également dépourvus de soutien, ce qui leur donnait l’impression d’être en suspension.
— Tu es terriblement bandante, tu vas faire un malheur ! Lui dit Mike à l’oreille.
Anissa rougit devant le compliment masculin, mais sans se faire beaucoup d’illusions pour autant.
Néanmoins, en s’agitant sur la piste de danse, elle ne tarda pas à trouver autour d’elle une flopée de mâles attirés par cette femme visiblement seule et montant sans complexe son corps en mouvement et ses cheveux argentés brillant sous les spotlights.
L’un d’eux, plus hardi, lui offrit un verre et l’entraîna vers une table isolée pour un brin de conversation. Il était grand, brun, la trentaine, dit s’appeler Rachid et travailler comme pompier. Il plut aussitôt à Anissa, mais instruite par sa mauvaise expérience tout autant que par prudence, le présenta à Karima et Mike.
En fin de soirée, tous décidèrent d’aller prendre un café dans un bistrot, ouvert la nuit pour les ouvriers qui finissent leur service, ou qui prennent le service dans les heures qui viennent...
Pendant la conversation, Rachid mit la main sur la cuisse d’Anissa, qui se laissa faire. Karima et Mike ne cessaient de s’embrasser, prélude à un coït de plus en plus imminent. Une tension érotique monta autour de la table tant et si bien que Karima, la voix un peu rauque, déclara :
— Allez, on va prendre un dernier verre chez nous tous les quatre...
Assis à l’arrière de la voiture, Anissa et Rachid ne tardèrent guère à se galocher à leur tour. Le pompier avait glissé la main dans le corsage largement déboutonné d’Anissa et soupesant un sein glorieux, plein de sève, déclenchant une onde de chaleur dans le bas-ventre de sa propriétaire.
Lorsque Rachid lui prit la main pour la placer sur le devant de son pantalon, le contact de la tige rigide, qui ne demandait qu’à jaillir de la braguette, la fit frissonner des orteils à la racine des cheveux. Elle se rendit compte qu’elle éprouvait une puissante envie de baiser avec ce type et que l’acte allait inéluctablement se produire chez Karima et Mike.
À suivre...
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