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✦ HighLow_93 L’envers du désir XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’envers du désir — Chapitre 4 · Ne plus pouvoir s'en passer

9 minutes
151
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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HighLow_93
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L’envers du désir

Chapitre 4 · Ne plus pouvoir s'en passer

Je sens monter en moi une jalousie confuse, incapable de choisir son objet.
Je devrais être furieux.
Je devrais partir, ou faire une entrée fracassante.
Je devrais déjà être en train de me demander comment l’affronter, ce soir, avec quelle voix, quels mots, quelle dignité.
Mais je ne bouge pas.
Parce qu’au milieu de la peur, de la honte et de la nausée, il y a autre chose encore.
Cette chaleur basse, insupportable, revenue dans mon ventre.
Le même réveil obscène que ce matin.
Comme si mon corps, au lieu de fuir ce qu’il voit, s’en approchait.
La femme blonde se tourne légèrement vers la baie vitrée.
Par réflexe, je me plaque contre le mur.
J’attends quelques secondes interminables avant de reprendre ma position. Ils se lèvent tous et s'en vont faire le fond de la pièce, ils disparaissent dans l'obscurité
Je sens monter en moi une jalousie confuse, incapable de choisir son objet.
Je devrais être furieux.
Je devrais partir.
Je devrais déjà être en train de me demander comment l’affronter, ce soir, avec quelle voix, quels mots, quelle dignité.
Mais je ne bouge pas.
Parce qu’au milieu de la peur, de la honte et de la nausée, il y a autre chose encore.
Cette chaleur basse, insupportable, revenue dans mon ventre.
Le même réveil obscène que ce matin.
Comme si mon corps, au lieu de fuir ce qui pourrait le détruire, voulait s’en approcher.
Soudain, la femme blonde tourne la tête vers la baie vitrée.
Son regard semble se poser exactement là où je me trouve.
Par réflexe, je me plaque contre le mur.
Mon cœur s’emballe. M’a-t-elle vu ? Je retiens mon souffle, ridicule silhouette dissimulée dans une impasse, à deux doigts de me faire surprendre en train d’espionner ma propre femme.
J’attends quelques secondes interminables avant d’oser reprendre ma position.
À l’intérieur, quelque chose a changé.
Ils sont tous debout.
Il échange quelques mots avec la femme ronde et timide qui récupère son sac. Le jeune homme se dirige déjà vers le fond de la pièce. Candice s’est relevée et reprend son sac et son manteau. La blonde a quitté son fauteuil. Elle paraît parfaitement détendue. Elle écrase sa cigarette, puis rejoint les autres.
Ils s’éloignent ensemble, vers le fond de l’atelier, une partie plus sombre dont je ne discerne rien.
Je me décale pour essayer de les suivre du regard.
L’un après l’autre, ils disparaissent dans l’obscurité.
La blonde est la dernière.
Pendant une seconde, sa silhouette se découpe encore dans la lumière ambrée. Puis elle disparaît à son tour.
Je reste seul, face à cette pièce désormais vide.
J'attends qu'ils reviennent.
Une minute passe. Puis deux.
Personne.
Je ne distingue aucune porte, aucun escalier, rien qui puisse m'indiquer où ils sont allés.
Seulement cinq verres abandonnés sur une table basse et, dans une coupelle, la cigarette écrasée de la blonde.
Je la fixe un long moment. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là.
Cinq minutes, peut-être dix.
À l'intérieur, rien ne bouge. La pièce est déserte, éclairée par deux suspensions au-dessus d'une grande table basse. Les verres sont toujours là, ainsi que quelques vêtements abandonnés sur le dossier d'un fauteuil.
Je regarde ma montre.
Dix-sept heures vingt-trois.
Je pourrais entrer.
C'est une possibilité qui ne m'avait pas encore traversé l'esprit. Pousser cette porte, traverser la pièce, découvrir où ils sont passés. Je n'aurais même pas besoin d'inventer un prétexte. Après tout, je suis son mari.
Mais je ne le fais pas.
Parce que je sais que, si j'entre, quelque chose se terminera.
Je devrai lui expliquer ma présence, mes soupçons, ce que j'ai fait ce matin. Il faudra parler, se justifier, probablement pleurer. Nous retrouverons cette manière épuisante de nous faire du mal en essayant de nous rassurer.
Et surtout, je cesserai d'imaginer.
Cette dernière pensée me surprend.
Je ne veux pas cesser d'imaginer.
Un mouvement derrière la vitre me ramène brusquement à la réalité.
La blonde vient de réapparaître.
Elle traverse la pièce avec cette assurance tranquille qui m'avait frappé tout à l'heure.
Je peux maintenant mieux distinguer sa tenue. Elle porte un pantalon de cuir noir, très ajusté sur les jambes, légèrement bouffant au niveau des hanches, comme une culotte de cheval. Il disparaît dans une paire de hautes bottes noires à talons. Un chemisier blanc, impeccable, orné d'un jabot qui lui descend sur la poitrine, complète cet étrange ensemble.
Il ne lui manque qu'une cravache.
Il y a quelque chose de presque militaire dans son allure. Une rigidité élégante, une autorité naturelle. Elle pourrait commander un régiment ou diriger une maison de couture avec la même indifférence. Son vêtement évoque une forme de sophistication vaguement provocante. Ses cheveux blonds, coupés en un carré plongeant d'une précision géométrique, accentuent encore cette impression. Elle est belle, magnétique, glaciale. D’une beauté froide, presque sévère, qui doit intimider beaucoup de gens.
Elle s'arrête devant la table et récupère son paquet de cigarettes.
Puis elle se dirige vers la porte.
Je recule instinctivement.
Elle sort sur la petite terrasse trottoir, elle n’est qu’à quelques mètres de moi.
Je recule et glisse dans le renfoncement d'une porte cochère. Je ne la vois plus, mais j’entends ses pas qui se rapprochent. Elle s’arrête. Je distingue le petit bruit sec du briquet, puis le froissement de son chemisier lorsqu'elle croise les bras. Elle prend une longue bouffée, rejette la fumée vers le ciel gris.
— Oui allô, dit-elle. C’est Magda.
Sa voix est grave, légèrement rauque.
Je tends l'oreille.
— Non, non. Tout va comme vous l’avez demandé.
Un silence.
— Oui, elle est arrivée. Très à l’heure.
Elle écoute.
— Non. Pas de douche.
Elle écoute.
— En effet, elle semble vouloir obéir.
Je sens mon estomac se contracter et mon sexe se tendre davantage.
La blonde écoute son interlocuteur, puis laisse échapper un petit rire.
— Nous verrons. Vous avez raison, elle semble parfaite et l’idée semble faire son chemin. Elle a l’occasion de voir autre chose aujourd’hui et je crois qu’elle va avoir envie d’aller plus loin.
Nouveau silence.
— Oui, bien sûr. Vous recevrez la vidéo ce soir.
Elle raccroche.
Je reste immobile dans mon renfoncement, scié parce que je viens d'entendre.
Elle parlait très explicitement de Candice, de son obéissance, de sa volonté d’aller plus loin et d’une vidéo !
Elle jette sa cigarette qui atterrit à quelques centimètres de moi et s’en retourne à l’intérieur.
Je regarde la porte se refermer, puis ma montre. Dix-sept heures trente et une.
Je devrais partir…
Mais je ne peux pas. Pas encore. J’ai l’impression de négocier entre mon excitation qui me dévore et la honte qui me ronge. Ces deux sensations me font sentir vivant.
À dix-huit heures cinq, Candice réapparaît. Seule.
Je la vois sortir de l'obscurité et traverser la pièce. Elle porte ses affaires et a les cheveux détachés. C'est la première chose que je remarque.
Ses longues mèches noires tombent maintenant sur ses épaules. Elle prend son temps et remet quelque chose dans son sac que je ne distingue pas.
Puis elle sourit. Elle tourne la tête vers le fond de la pièce et dit quelque chose.
Je ne distingue personne, mais elle semble attendre une réponse.
Puis la blonde réapparaît à son tour.
Elle rejoint Candice.
Elles parlent quelques instants.
La blonde lui prend doucement le menton entre deux doigts.
Un geste étonnant.
Intime, presque maternel, mais qui possède aussi quelque chose d'autoritaire.
Candice ne se dérobe pas.
La blonde approche son visage, lui murmure quelque chose à l'oreille.
Elle ne sourit plus et acquiesce en baissant les yeux.
Je cherche les deux hommes. Ils ne sont pas là. La femme ronde non plus.
Candice s’apprête à sortir, elle sort son téléphone et compose un message.
Je recule précipitamment et en profite pour filer.
Mon téléphone vibre dans ma poche.
Lorsque je retrouve enfin ma voiture, je m'assieds derrière le volant et ferme les yeux.
Je suis épuisé. J'ai passé près de trois heures à suivre ma femme, à épier ses gestes, à imaginer ce qui pouvait se passer derrière une porte et ça m’a mis en transe.
Je sors le téléphone et lis le message, il vient bien de Candice.
« Mon amour, je rentre ! J'ai passé un moment délicieux avec ma copine du yoga. J'ai déjà hâte de la revoir la semaine prochaine ! Je t'embrasse. »
Je reste quelques secondes à contempler l'écran. Une copine du yoga…
Elle ne me raconte pas qu’elle a retrouvé quatre personnes dans un lieu privé et disparu dans une pièce pendant plus d’une heure.
Je pourrais raconter ce que j'ai vu, ce que j'ai entendu. Je pourrais même répéter les paroles de cette femme, mot pour mot. Mais je suis encore incapable d'expliquer ce qui s'est réellement passé derrière cette porte. Et plus incapable encore d'avouer ce que tout cela a provoqué en moi. Je baisse les yeux vers mon pantalon.
Je n'avais pas connu cela depuis des mois.
Je devrais me sentir soulagé, à la place, je me sens coupable.
Parce que je commence à comprendre que je n'ai pas seulement suivi Candice pour découvrir la vérité. Je l'ai suivie parce que j'avais envie de ressentir encore ce que j'avais éprouvé ce matin. Et que j'ai peur, maintenant, de ne plus pouvoir m'en passer…
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Chapitre 5 · Prête à aller plus loin
Depuis sept mois, Paul ne ressent plus le moindre désir pour Candice. Ce soir pourtant, il rentre bouleversé, habité par un trouble qu'il ne reconnaît pas. Sa femme, radieuse, lui parle de son cours de yoga avec un enthousiasme qu'il ne lui connaissait plus. Mais quelque chose dans son regard, dans son sourire un peu trop large, éveille une question que Paul n'arrive pas à taire. Entre eux, une normalité de façade et, quelque part, un secret qui pèse.
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