Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
À la pharmacie — Chapitre 2 · Mise en bouche
Auteur
À la pharmacie
Chapitre 2 · Mise en bouche
— Bon, j'y vais, ad'taleur !
— Atteeends ! Tu vas où ?
— Ben, à la pharmacie, comme tu m'as demandé hier soir…
— Et beh ! C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, p'tit salopiot !
— Naaaaannnn… Je ne fais que t'obéir, répond Erwan avec un large sourire. Je prends la voiture.
— La voiture ? Pour aller à la pharmacie ?
— Euh oui : je vais pas à celle du centre-ville, je préfère une autre un peu plus loin, où on va jamais. Y en a une à côté du C.H.U.
— T'as honte ?
— Un peu, oui.
— Pfff…
— Tu préfères y aller toi ?
— Non, non, c'est bon. Va où tu veux…
— Atteeends ! Tu vas où ?
— Ben, à la pharmacie, comme tu m'as demandé hier soir…
— Et beh ! C'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, p'tit salopiot !
— Naaaaannnn… Je ne fais que t'obéir, répond Erwan avec un large sourire. Je prends la voiture.
— La voiture ? Pour aller à la pharmacie ?
— Euh oui : je vais pas à celle du centre-ville, je préfère une autre un peu plus loin, où on va jamais. Y en a une à côté du C.H.U.
— T'as honte ?
— Un peu, oui.
— Pfff…
— Tu préfères y aller toi ?
— Non, non, c'est bon. Va où tu veux…
Une demi-heure plus tard, Erwan revient. Il a un petit sachet à la main. Apparemment, il a trouvé son bonheur.
— Cool, t'as trouvé. T'as fait comment, t'as pris en rayon ?
— J'ai cherché une minute, puis ça ma saoulé. Je suis allé voir un préparateur pour lui demander.
— Ah, et t'as dit quoi ?
— J'ai demandé un lubrifiant pour lutter contre la sécheresse vaginale, "car ma copine a des problèmes de sécheresse"
— T'es chié !
— T'aurais voulu que je dise que c'est pour me lancer dans la sodomie ?
— Ben oui ! Avec un peu de chance, le mec aurait pu croire que c'était pour toi et il t'aurait dragué !
— Pfff… J'ai pris des capotes aussi.
— Euhh, on en avait encore quelques-unes, on va pas consommer tout le stock non plus ! Y a une date de péremption, tu sais !
— C'était au cas où…
— J'ai cherché une minute, puis ça ma saoulé. Je suis allé voir un préparateur pour lui demander.
— Ah, et t'as dit quoi ?
— J'ai demandé un lubrifiant pour lutter contre la sécheresse vaginale, "car ma copine a des problèmes de sécheresse"
— T'es chié !
— T'aurais voulu que je dise que c'est pour me lancer dans la sodomie ?
— Ben oui ! Avec un peu de chance, le mec aurait pu croire que c'était pour toi et il t'aurait dragué !
— Pfff… J'ai pris des capotes aussi.
— Euhh, on en avait encore quelques-unes, on va pas consommer tout le stock non plus ! Y a une date de péremption, tu sais !
— C'était au cas où…
Lilly reprend un peu son sérieux. Elle prend le sachet en main, l'ouvre et dit d'une voix un peu hésitante :
— T'emballe pas trop, hein ? J'ai envie d'essayer… Un peu. Mais j'ai peur d'avoir mal. Et là, comme ça, à blanc… ça me branche pas des masses.
— T'inquiète, ma Lilly, dit Erwan en la prenant dans ses bras. J'ai acheté la vaseline au cas où, parce qu'on en a parlé hier. Je serai pas frustré si tu changes d'avis.
— Promis ?
— Bon, je serai un peu frustré sur le moment, si je t'en parle et que t'es pas chaude, c'est sûr. Mais on en a déjà discuté : c'est pas mon fantasme absolu.
— C'est quoi ton fantasme ?
— C'est toi, juste toi.
— O.K., donc t'es prêt pour un missionnaire à chaque fois ? demande-t-elle, pour le provoquer
— Oui, si c'est avec toi !
— Ben oui avec moi ! Nan-mé-oh ! dit-elle en se dégageant et en le tapant sur le torse pour rire
— T'inquiète, ma Lilly, dit Erwan en la prenant dans ses bras. J'ai acheté la vaseline au cas où, parce qu'on en a parlé hier. Je serai pas frustré si tu changes d'avis.
— Promis ?
— Bon, je serai un peu frustré sur le moment, si je t'en parle et que t'es pas chaude, c'est sûr. Mais on en a déjà discuté : c'est pas mon fantasme absolu.
— C'est quoi ton fantasme ?
— C'est toi, juste toi.
— O.K., donc t'es prêt pour un missionnaire à chaque fois ? demande-t-elle, pour le provoquer
— Oui, si c'est avec toi !
— Ben oui avec moi ! Nan-mé-oh ! dit-elle en se dégageant et en le tapant sur le torse pour rire
La conversation s'arrête là. Ils préparent le repas et parlent d'autre chose. Le déjeuner terminé, ils vont chez la mère d'Erwan, visite prévue depuis quelques jours. Ils passent l'après-midi là-bas à discuter, faire une petite promenade pour s'aérer, prendre un goûter amélioré acheté à la boulangerie-pâtisserie à quelques pas, et même jouer au Scrabble. C'est surtout pour faire plaisir à leur hôte, car leur niveau à chacun est bien moindre que le sien. Elle les bat à plate couture, comme à chaque fois.
Le soir arrivant, la mère d'Erwan leur propose d'aller dîner au restaurant pour terminer la journée tranquillement. Elle hésite vaguement en leur suggérant, car "les jeunes sortent le samedi soir". Ils balaient cette idée d'un revers de main et acceptent la proposition. Ils choisissent tous trois une crêperie à laquelle ils se rendent à pied. Il y a un peu de monde, nous sommes samedi soir. Mais ils peuvent s'asseoir à table sans attendre. Le service est un peu plus lent à cause du succès du restaurant, mais ils ont tout leur temps, alors ce n'est guère gênant.
Notre petit couple rentre chez lui peu après onze heures du soir. Lilly hésite un peu à bosser ses cours, Erwan non : il est un peu tôt pour se coucher, aussi va-t-il regarder un film. Elle propose :
— Je me mets par terre devant le canap' et je bosse sur la table basse. Toi, tu mets un casque pour ton film et tu me caresses les cheveux en même temps. Ça te va ?
— Bien sûr ! Je vais regarder "Les évadés", comme ça c'est bien long et on en profitera longtemps !
— Je vais pas bosser des heures non plus !
— Il dure un peu plus de deux heures.
— Ouais ben je bosse une heure max !
— As you wish.
— Bien sûr ! Je vais regarder "Les évadés", comme ça c'est bien long et on en profitera longtemps !
— Je vais pas bosser des heures non plus !
— Il dure un peu plus de deux heures.
— Ouais ben je bosse une heure max !
— As you wish.
La fin de soirée se passe ainsi : Erwan suit les mésaventures d'Andy et les mauvais traitements qu'il subit, tandis qu'il caresse la chevelure de sa chérie avec plus ou moins d'assiduité selon son attention au film. Lilly, elle, révise ses cours de topologie, et sa concentration est en dents de scie, les doigts dans ses cheveux lui procurant un certain bien-être, peu propice pour s'intéresser aux 3-sphères et autres tores. Vers minuit et quart, elle annonce qu'elle arrête pour aujourd'hui. Effectivement, quand elle a annoncé une heure, c'était bien une heure. Erwan fait pause sur la télécommande et retire son casque. Ils font un peu le point sur le cours, elle essaie de le coincer sur les espaces de Banach mais il est incollable. De guerre lasse, elle abandonne après deux ou trois minutes.
— On va se coucouche ? propose Erwan
— Oui… ou pas. On pourrait se regarder une petite vidéo ? suggère Lilly en appuyant bien sur le dernier mot, laissant peu de doute sur le genre auquel elle pense
— Tiens ? Madame serait-elle d'humeur câline, ce soir ?
— Câline ? Moui… Coquine, ouiiii !
— Tu veux qu'on se refasse un film, comme hier ?
— Ben hier, on a vu dix minutes et après comme t'étais jaloux tu m'as dit de me retourner pour que je vois plus l'écran !
— Je me suis retourné aussi, et ce que j'ai vu était bien mieux que ce qu'il y avait sur ! Bien bien mieux… ajouta-t-il en caressant la joue de Lilly du dos des doigts
— Et tu sais que j'aime pas commencer un truc si c'est pour pas le finir !
— T'as raison, moi non plus. Je vais reprendre "The Shawshank redemption", j'étais pile à la moitié, plaisante Erwan
— Oui, vas-y. Je peux prendre ta tablette ? Je vais me coucher et regarder la suite du film documentaire sur la reproduction humaine d'hier toute seule pour me former, répond-elle du tac-au-tac
— Ou alors, on coupe la poire en deux et on en regarde un autre.
— Ça me va.
— Oui… ou pas. On pourrait se regarder une petite vidéo ? suggère Lilly en appuyant bien sur le dernier mot, laissant peu de doute sur le genre auquel elle pense
— Tiens ? Madame serait-elle d'humeur câline, ce soir ?
— Câline ? Moui… Coquine, ouiiii !
— Tu veux qu'on se refasse un film, comme hier ?
— Ben hier, on a vu dix minutes et après comme t'étais jaloux tu m'as dit de me retourner pour que je vois plus l'écran !
— Je me suis retourné aussi, et ce que j'ai vu était bien mieux que ce qu'il y avait sur ! Bien bien mieux… ajouta-t-il en caressant la joue de Lilly du dos des doigts
— Et tu sais que j'aime pas commencer un truc si c'est pour pas le finir !
— T'as raison, moi non plus. Je vais reprendre "The Shawshank redemption", j'étais pile à la moitié, plaisante Erwan
— Oui, vas-y. Je peux prendre ta tablette ? Je vais me coucher et regarder la suite du film documentaire sur la reproduction humaine d'hier toute seule pour me former, répond-elle du tac-au-tac
— Ou alors, on coupe la poire en deux et on en regarde un autre.
— Ça me va.
Excitée, elle allume le téléviseur pendant que lui s'empare de son téléphone et y lance une recherche rapide. Des miniatures s'affichent, plus si miniatures que cela sur leur grand écran. Il y en a quatre. La première propose "Sept vierges et un étalon". La deuxième, une sorte de série parodique d'un soap opera de début d'après-midi : "Les queues de la bourre". Sur la troisième, un titre qui attire leur attention : "Chuck et Dick à Miconos". Ils s'arrêtent là.
— T'as déjà vu des videos gays ? demande Lilly
— Lesbiennes, oui. Gays avec des mecs, nan, jamais.
— Pourquoi ?
— Euh… l'occasion s'est pas présentée. Et puis, c'est pas trop mon truc. Et toi ?
— Nan, jamais non plus. Alors que des lesbiennes, oui. C'est dur de passer à côté quand même… répond-elle d'un air blasé
— Tu veux qu'on mette ce film pour voir ?
— Ben ouais, ce serait marrant, non ?
— Marrant, je sais pas. Mais faut pas mourir idiot, non ? Allez, on met celui-là, lui dit-il
— Lesbiennes, oui. Gays avec des mecs, nan, jamais.
— Pourquoi ?
— Euh… l'occasion s'est pas présentée. Et puis, c'est pas trop mon truc. Et toi ?
— Nan, jamais non plus. Alors que des lesbiennes, oui. C'est dur de passer à côté quand même… répond-elle d'un air blasé
— Tu veux qu'on mette ce film pour voir ?
— Ben ouais, ce serait marrant, non ?
— Marrant, je sais pas. Mais faut pas mourir idiot, non ? Allez, on met celui-là, lui dit-il
Le film commence, et Chuck & Dick perdent pas leur temps. Une minute à peine et l'un des deux est déjà à genoux en train de sucer l'autre, sous la douche. Ils sont nus, bien entendu.
— Wouah ! C'est violent ! s'exclame Erwan
— Tout autant que deux nénettes qui se bouffent le minou, répond Lilly un peu agacée
— Ça te fait pas bizarre ?
— Bizarre ? Non. C'est marrant ! C'est la première fois que je vois ça, c'est rigolo… Et toi, ça te gêne ?
— Je sais pas trop… Je suis pas à l'aise.
— Tu veux qu'on change ? propose Lilly, conciliante
— Non, non. Y a pas de raison que ce soit toujours dans un sens. Je vais m'habituer.
— Tout autant que deux nénettes qui se bouffent le minou, répond Lilly un peu agacée
— Ça te fait pas bizarre ?
— Bizarre ? Non. C'est marrant ! C'est la première fois que je vois ça, c'est rigolo… Et toi, ça te gêne ?
— Je sais pas trop… Je suis pas à l'aise.
— Tu veux qu'on change ? propose Lilly, conciliante
— Non, non. Y a pas de raison que ce soit toujours dans un sens. Je vais m'habituer.
Chuck continue donc sa fellation. Ou Dick, leurs noms ne sont pas tatoués sur leurs fesses. Même en gros plan très serré, on devine que la bouche est celle d'un homme. Difficile donc pour Erwan de faire abstraction. Lilly, elle, se régale. C'est surtout le petit côté interdit qui lui plaît. La scène en elle-même n'est pas plus excitante que ça, ce qui la chauffe le plus c'est la transgression.
Au bout de quelques minutes, Chuck/Dick laisse sa place à Dick/Chuck et les rôles s'inversent. Pour le spectateur qu'est Erwan, ça ne change pas grand-chose. Lilly, elle, se laisse un peu prendre au jeu. Le changement n'est pas pour lui déplaire : une autre bouche, une autre queue, c'est toujours sympa à regarder. Le deuxième mec met tout autant d'ardeur que son chéri à pomper cette bite de compétition.
Puis, Chuck/Dick arrête son amant, sort de la douche, se sèche vite fait et va se positionner à quatre pattes sur le lit. Gros plan sur son fessier poilu, son scrotum et son anus pas épilé. Lilly et Erwan, sourient simultanément en se regardant : décidément non, ils n'avaient pas l'habitude de ce genre d'image. Dick/Chuck arrive, une capote déjà en place (y a des coupures dans le montage ? Naannn ! Serait-ce un film quelque peu bâclé ?) et commence à pénétrer Chuck/Dick. Ce dernier se masturbe en même temps.
Lilly regarde Erwan. Il a les sourcils froncés. Il semble… concentré en fait.
— Ça te plaît ? demande-t-elle
— Moyen-moyen… C'est space quand même ! Et toi, tu veux continuer ?
— Veux, non. Peux, oui sans problème. Tu veux qu'on arrête ?
— J'essaie encore cinq minutes…, propose-t-il
— Moyen-moyen… C'est space quand même ! Et toi, tu veux continuer ?
— Veux, non. Peux, oui sans problème. Tu veux qu'on arrête ?
— J'essaie encore cinq minutes…, propose-t-il
Les cinq minutes qui suivent sont une succession de gros plans de Dick/Chuck qui sodomise puissamment Chuck/Dick, d'autres entre les cuisses de l'actif pour voir le passif s'astiquer en même temps, des têtes concentrés des deux acteurs, de plans plus larges où l'on voit l'homme à quatre pattes sur le lit et l'autre debout derrière qui fait des va-et-vient. Ça commence à chauffer dans la culotte de Lilly. Elle regarde Erwan, baisse les yeux pour voir son entrejambe. Sous son jean's, elle ne devine pas grand-chose. Elle ne dit rien et continue le film. Cinq minutes de plus s'écoulent. Brusquement, Dick/Chuck sort de l'anus de son compagnon, arrache son préservatif à la vitesse de l'éclair, et éjacule sur les fesses velues Chuck/Dick, tandis que celui-ci arrive à se faire jouir simultanément avec la main. Belle synchronisation ! Et quelle mise en scène millimétrée !
Lilly est de plus en plus excitée. Elle se rapproche d'Erwan sur le canapé et met directement la main entre ses cuisses.
— Tu bandes ?
— Pas vraiment…
— T'es allergique à ça ?
— Je crois pas… Mais ça m'excite pas vraiment.
— Moi, ça m'a bien chauffée !
— Je vais te chercher une banane ? Un concombre ?
— Chiche ! Je le fais devant toi et tu me regardes sans me toucher. T'es cap' ?
— Ben non… Rien que d'imaginer la scène… tu sens ? dit-il en montrant du menton son entrejambe, toujours sous la main de Lilly
— Moui, un peu.
— Excuse-moi de ne pas être aussi bien pourvu que Chuck et Dick ! rigole Erwan
— Estime-toi heureux de par être comme eux, sinon y aurait pas moyen !
— Quoi ? Qu'on baise ? Que tu me suces ?
— Non, qu'on fasse… derrière derrière
— Ah ! Et là, du coup… avec mon petit calibre ça te fait pas peur, c'est ça ? Je sais pas comment je dois le prendre, plaisante Erwan
— En l'occurrence, c'est moi qui vais prendre, là, hi hi hi !
— T'as envie d'essayer là, maintenant ?
— Peut-être… Et toi, t'en dis quoi ?
— J'en dis que tu m'excites terriblement quand tu prends les devants !
— Pas vraiment…
— T'es allergique à ça ?
— Je crois pas… Mais ça m'excite pas vraiment.
— Moi, ça m'a bien chauffée !
— Je vais te chercher une banane ? Un concombre ?
— Chiche ! Je le fais devant toi et tu me regardes sans me toucher. T'es cap' ?
— Ben non… Rien que d'imaginer la scène… tu sens ? dit-il en montrant du menton son entrejambe, toujours sous la main de Lilly
— Moui, un peu.
— Excuse-moi de ne pas être aussi bien pourvu que Chuck et Dick ! rigole Erwan
— Estime-toi heureux de par être comme eux, sinon y aurait pas moyen !
— Quoi ? Qu'on baise ? Que tu me suces ?
— Non, qu'on fasse… derrière derrière
— Ah ! Et là, du coup… avec mon petit calibre ça te fait pas peur, c'est ça ? Je sais pas comment je dois le prendre, plaisante Erwan
— En l'occurrence, c'est moi qui vais prendre, là, hi hi hi !
— T'as envie d'essayer là, maintenant ?
— Peut-être… Et toi, t'en dis quoi ?
— J'en dis que tu m'excites terriblement quand tu prends les devants !
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