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Couverture de L’héritage de la maison Vale - tome 2, par jasdrian
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’héritage de la maison Vale - tome 2 — Chapitre 8 · Ce qu’elle décide

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jasdrian
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Ce chapitre joue magnifiquement sur la retenue : Élise ne hausse jamais la voix, ne se précipite jamais, et c'est justement ça qui rend chaque geste imparable. La scène de cuisine — le café posé sans un mot, l'air chargé de ce qui n'est pas encore dit — crée une tension presque insupportable dès les premières lignes. On aime aussi la façon dont le corps d'Élise devient un langage à part entière, plus éloquent que n'importe quelle explication.

L’héritage de la maison Vale - tome 2

Chapitre 8 · Ce qu’elle décide

Le matin s’était levé sans douceur.
Élise avait dormi seule, nue, comme elle préférait. Les draps portaient encore l’odeur de la veille, mais elle ne s’y était pas attardée. Elle s’était réveillée très tôt, l’esprit clair, le corps étrangement calme. Comme si la colère avait fini de brûler et avait laissé place à quelque chose de plus froid. De plus précis.
Elle prit une douche longue. L’eau bien chaude lui coula entre les seins, le long du ventre, entre ses cuisses. Elle lava sa peau avec lenteur, presque avec méthode. Pas pour se purifier. Pour se réapproprier. Quand elle sortit, elle s’examina un instant dans le miroir. Ses yeux bleus semblaient plus durs. Sa bouche, plus fermée.
Elle choisit une tenue simple mais calculée : un body en dentelle noire, opaque aux endroits justes, transparent là où elle voulait qu’on regarde. Par-dessus, une chemise longue en lin blanc, boutonnée seulement à moitié. Ses jambes restaient nues. À chaque pas, la dentelle frottait légèrement contre sa chatte. Elle le sentait. Elle l’acceptait.
Théo était déjà en bas. Assis à la table de la cuisine, torse nu, les avant-bras posés sur le bois. Il n’avait pas dormi, ou très peu. Quand elle entra, il releva la tête. Son regard glissa malgré lui le long de son corps, puis revint à son visage. Il n’osa pas parler le premier.
Élise servit deux cafés. Elle lui en posa un devant lui, puis resta debout, adossée au plan de travail.
— Tu as l’air d’attendre quelque chose, dit-elle.
Théo posa les yeux sur sa tasse.
— J’attends que tu décides.
— Décide quoi ?
— Si je reste. Si je pars. Si tu me hais.
Élise croisa les bras. La chemise s’ouvrit un peu plus. On devinait le body de dentelle, la courbe de ses seins, le bas de son ventre.
— Je ne te hais pas, répondit-elle. C’est plus compliqué que ça.
Elle s’approcha et s’assit en face de lui. Leurs genoux se frôlèrent sous la table. Elle ne retira pas sa jambe.
— Hier, tu m’as dit la vérité. Ou une partie. Aujourd’hui, je veux savoir ce que tu ressens vraiment. Pas ce qu’Henri a mis dans ta tête. Toi.
Théo resta silencieux un long moment. Sa gorge bougea.
— J’ai eu honte. Et j’ai eu peur. Et en même temps… je n’ai jamais désiré quelqu’un comme je te désire. Même après ce que je t’ai avoué. Surtout après.
Élise l’observa. Ses yeux bleus ne le quittaient pas. Il y avait dans son regard quelque chose d’évaluateur, presque clinique, mais pas froid. Juste très conscient.
— Montre-moi, dit-elle simplement.
Théo fronça les sourcils.
— Comment ?
— À genoux. Ici. Maintenant. Tu vas me toucher. Mais seulement comme je te le dirai. Rien d’autre.
Il y eut un silence. Puis Théo se leva, contourna la table et s’agenouilla devant elle. Élise écarta légèrement les cuisses. La chemise remonta. Le body de dentelle noire apparut, déjà légèrement humide entre ses jambes. Elle prit la main de Théo et la posa contre sa chatte, par-dessus le tissu.
— Là. Doucement.
Ses doigts s’ouvrirent. Il sentit la chaleur d’Élise à travers la dentelle. Elle était déjà mouillée. Il écarquilla un peu les yeux, surpris par la franchise de son corps. Élise, elle, ne détourna pas le regard.
— Tu vois, murmura-t-elle. Même maintenant. Même après ce que tu m’as dit. Mon corps ne te rejette pas. Ça ne veut pas dire que je t’ai pardonné. Ça veut juste dire que je choisis encore ce que j’en fais.
Elle tira le body sur le côté, juste assez pour découvrir sa chatte. Rose, lisse, déjà ouverte. Elle guida les doigts de Théo entre ses lèvres.
— En moi. Lentement.
Il s’exécuta. Deux doigts glissèrent en elle. Élise inspira profondément, mais son visage resta maîtrisé. Elle posa une main sur la nuque de Théo et l’attira un peu plus près, sans le laisser toucher autre chose.
— Tu vas me caresser jusqu’à ce que je jouisse, dit-elle d’une voix basse. Sans te presser. Sans chercher à te faire pardonner avec ta queue. Juste tes doigts. Et ta bouche, si je te le demande.
Théo hocha la tête. Ses doigts commencèrent à bouger. Lents. Profonds. Précis. Élise s’appuya un peu plus contre le dossier de la chaise, les cuisses ouvertes, la chemise remontée. Elle le regardait faire. Elle regardait la façon dont il baissait les yeux vers sa chatte, la façon dont sa respiration changeait, la façon dont il contenait son propre désir.
Au bout d’un moment, elle posa une main sur sa tête et l’attira entre ses cuisses.
— Ta bouche maintenant.
Théo s’avança et posa ses lèvres contre elle. Sa langue la trouva, chaude, appliquée. Élise ferma brièvement les yeux. Un gémissement bas lui échappa. Elle laissa une de ses mains glisser dans ses cheveux, sans forcer, juste pour garder le contrôle du rythme. L’odeur de son sexe monta entre eux, intime, indéniable.
Elle ne se précipita pas. Elle le laissa travailler longtemps, parfois en le guidant d’une pression légère, parfois en s’immobilisant pour le frustrer. Quand elle sentit l’orgasme approcher, elle ne le retint pas. Elle jouit contre sa bouche, en silence, les cuisses légèrement tremblantes, une main crispée dans ses cheveux.
Ensuite, elle le repoussa doucement. Théo resta à genoux, les lèvres brillantes, le regard levé vers elle. Sa queue tendait clairement le tissu de son pantalon. Élise le vit. Elle n’y toucha pas.
— Tu ne vas pas jouir, dit-elle calmement. Pas ce matin. Pas tant que je n’aurai pas décidé ce que je fais de toi.
Théo ferma les yeux un instant, comme pour encaisser. Puis il hocha la tête.
Élise se releva, rajusta le body et laissa retomber sa chemise. Elle se sentait calme. Étonnamment calme. Comme si reprendre le pouvoir sur son désir lui avait aussi rendu quelque chose de plus large.
— Tu restes dans la maison, dit-elle. Pour l’instant. Tu dors en bas. Tu ne montes pas dans ma chambre sans que je t’appelle. Et tu m’aides à décider quoi faire des lettres de Camille. Et du reste.
Théo releva la tête.
— Du reste ?
Élise soutint son regard.
— De ce que Henri a vraiment fait. De ce qu’il t’a demandé de finir. Et de ce que toi, tu es encore prêt à faire… ou pas.
Elle sortit de la cuisine sans attendre de réponse.
Derrière elle, Théo resta à genoux un moment plus longtemps que nécessaire.
La maison, autour d’eux, semblait observer en silence.
Pour la première fois, ce n’était plus elle qui attendait d’être prise.
C’était elle qui décidait ce qui méritait de rester.
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Chapitre 9 · Ce qui reste sous la pierre
Sous la Maison Vale, derrière une pierre descellée, se cache une pièce que personne n'aurait dû rouvrir. Élise descend seule dans les passages cette nuit-là, guidée par une phrase du carnet de Camille. Ce qu'elle y trouve — chaînes, sangle de cuir, un vieil appareil photo — réveille quelque chose qu'elle n'est pas certaine de vouloir nommer. Dans ce sous-sol de pierre froide, le désir et la peur occupent exactement le même espace.
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