Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'histoire de Muriel — Chapitre 17
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'histoire de Muriel
Chapitre 17
— Je peux peut-être le trouver par moi-même, avancé-je
— Tu veux prendre un gamin sans expérience ? Qui ne saura pas s'y prendre et ne fera qu'une chose, te faire mal ! Crois-moi, il vaut mieux faire appel à un spécialiste.
— Un spécialiste ? Cela existe donc ?
— Mais oui, petite ingénue, me répond en souriant ma Tante. Certains se font même payer très cher !
— Ils se prostituent ?
— Et oui ! Dans ce sens là, cela marche aussi ! La clientèle n'est quand même pas aussi nombreuse que pour la prostitution féminine. Elle est en revanche plus raffinée, et plus riche !
— Tu veux prendre un gamin sans expérience ? Qui ne saura pas s'y prendre et ne fera qu'une chose, te faire mal ! Crois-moi, il vaut mieux faire appel à un spécialiste.
— Un spécialiste ? Cela existe donc ?
— Mais oui, petite ingénue, me répond en souriant ma Tante. Certains se font même payer très cher !
— Ils se prostituent ?
— Et oui ! Dans ce sens là, cela marche aussi ! La clientèle n'est quand même pas aussi nombreuse que pour la prostitution féminine. Elle est en revanche plus raffinée, et plus riche !
Ma tante regarde sa montre.
— Déjà quatre heures ! Il serait tant que Lima se prépare à t'accompagner à Paris. Ce serait bien que tu te rhabilles également, Muriel.
— Oui ma Tante !
— Oui ma Tante !
Je ré-enfile culotte, soutien-gorge et chemisier.
— Donne-toi également un coup de brosse dans les cheveux. Ils ont besoin que tu y remettes un peu d'ordre.
Je retourne en courant à la demeure pour passer rapidement à la salle de bain et reprendre mes affaires. Je me regarde remettre de l'ordre dans mes cheveux. J'ai du mal à fixer mon regard car malgré tous les dires de ma tant et de mes amies, j'ai honte de me comporter ainsi le lendemain de la mort de Maman.
Je repense aux réflexions de ma Tante sur la prostitution masculine. Je n'aurais jamais pensé que des hommes puissent vendre leurs corps. Ai-je bien fait de dire que préférais perdre ma virginité avec un homme ?
Sans m'en rendre compte, j'ai porté ma main droite à hauteur de mon sexe. Je sursaute ! J'ai l'impression de ne plus penser qu'au plaisir charnel. J’ai beau essayer de chasser ces pensées, elles reviennent dans ma tête, obsédantes et excitantes.
Mes cheveux sont maintenant en ordre et je suis désormais présentable pour rentrer à Paris. Je repasse dans ma chambre ranger mes affaires dans mon sac et je redescend au rez-de chaussée.
Lima est là, effectivement habillée dans une robe à fleur. J'ai failli ne pas la reconnaître, tellement cela me paraît désormais incongru de la voir ainsi. Elle emporte une petite valise pour la semaine.
Je pense en moi-même que cette petite valise ne doit pas contenir beaucoup de vêtements !
Ma tante vient vers moi.
— Tiens Muriel, je t'ai préparé cinq cents francs dans cette enveloppe. Cela devrait vous suffire pour la semaine. Conakry est en train de préparer un panier avec quelques provisions. Cela vous fera pour ce soir.
— Merci, ma Tante
— Demain, je prends contact avec le clerc de mon notaire pour les formalités pour les funérailles. Il s'occupera de tout. Je lui demanderai de passer te voir en soirée, lundi ou plus vraisemblablement mardi. Maintenant à samedi prochain !
— Merci, ma Tante
— Demain, je prends contact avec le clerc de mon notaire pour les formalités pour les funérailles. Il s'occupera de tout. Je lui demanderai de passer te voir en soirée, lundi ou plus vraisemblablement mardi. Maintenant à samedi prochain !
Ma tante m'embrasse sur les deux joues. Heureusement car j'allais me précipiter sur sa bouche.
Tour à tour, Florence, Tahiti, Saïgon et Conakry nous enlacent, Lima et moi, pour de voluptueux baisers.
Ma Tante échange un baiser passionné avec Lima.
— Je compte sur toi Lima. Occupe-toi bien de ma nièce !
— Vous avez ma parole, Madame.
— Vous avez ma parole, Madame.
Lima et moi prenons chacune une anse du panier à provision d'une main, nos bagages personnels de l'autre et nous quittons la demeure accompagnée de Florence qui nous ouvre le portail, nous lance un dernier baiser.
— À Samedi !
— À Samedi !
— À Samedi !
Cinq minutes plus tard, nous sommes à la gare. Lima achète les billets. Le train ne sera là que dans une dizaine de minutes. Nous nous asseyons donc sur un des bancs qui habille le quai.
Au bout de quelques secondes, Lima se tourne vers moi.
— Regarde discrètement sur le banc à notre gauche.
Je jette un bref coup d’œil. Le Banc est occupé par un gros monsieur assez âgé.
— Oui ? Alors ?
— Ce monsieur est une ancienne vedette de music-hall, dans les années folles. Il habite dans le coin. C'est même lui qui a vendu la propriété à Madame.
— Ma Tante le connaît alors ?
— Oui, ils se connaissent assez bien. Il paraît que c'était un coureur de jupon de première.
— Lui et ma tante, hasardé-je ?
— Non, tu n'y es pas ! Madame était juste en affaires avec lui.
— Ce monsieur est une ancienne vedette de music-hall, dans les années folles. Il habite dans le coin. C'est même lui qui a vendu la propriété à Madame.
— Ma Tante le connaît alors ?
— Oui, ils se connaissent assez bien. Il paraît que c'était un coureur de jupon de première.
— Lui et ma tante, hasardé-je ?
— Non, tu n'y es pas ! Madame était juste en affaires avec lui.
Le train arrive en gare. Les wagons semblent déjà bien remplis.
— Pas de chance, dit Lima. Nous allons faire le trajet debout. Ce sont les Parisiens qui sont venus voir la campagne autour de Chevreuse et qui rentrent chez eux.
Nous arrivons à nous glisser en fin de wagon dans un petit coin, où nous posons bagages et panier.
Le train part en brinquebalant. Les cahots nous poussent l'une vers l'autre tour à tour. Nous rions aux éclats.
— Faisons attention au panier, dis-je
Soudain Lima sursaute et se retourne brusquement.
— Dites-donc, vous ! Ne vous gênez pas de tripoter mon arrière train ! Ah ! C'est vous ?
La personne à qui elle s'est adressée est l'ancienne vedette de music-hall. Autour de nous, quelques sourires accompagne le cocasse de la situation.
— C'est moi, ma petite ! C'est rare de vous voir prendre le train. Madame Christine va bien ?
— Cela pourrait aller mieux car elle vient de perdre sa sœur, la mère de Muriel que voici.
— Oh comme c'est triste ! On a beau se dire que l'on y passe tous un jour, on a du mal à accepter ces événements tragiques. Mes condoléances Mademoiselle.
— Merci, Monsieur.
— Cela pourrait aller mieux car elle vient de perdre sa sœur, la mère de Muriel que voici.
— Oh comme c'est triste ! On a beau se dire que l'on y passe tous un jour, on a du mal à accepter ces événements tragiques. Mes condoléances Mademoiselle.
— Merci, Monsieur.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
félicitations
j'adore
Merci de ce commentaire