Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'histoire de Muriel — Chapitre 43
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'histoire de Muriel
Chapitre 43
— Une question à la fois, s'il vous plaît, répond ma Tante. La décision de tutelle devrait intervenir avant la fin de la semaine. Mon notaire est quelqu'un de très bien placé et il connaît beaucoup de monde pour faire avancer le dossier au mieux. Maintenant, concernant les études de Muriel, c'est à vous de répondre, Monsieur. Quelle est la charge de travail que Muriel devra assurer jusqu'à la fin Juin ?
— Voyons, dans un premier temps, il suffira de deux journées par semaine.
— Deux journées ! mais je ne peux pas ! M'écrié-je.
— Le jeudi, ce doit être possible, non ? Et le Dimanche, je peux m'arranger avec ma principale ouvrière pour qu'elle soit présente ce jour là.
— Mais je dois réviser !
— Je peux m'en occuper personnellement pour augmenter vos chances, je vous ferai moi-même réviser deux heures par jour chaque soir, décrète la Proviseure.
— Et bien tout s'arrange, déclare le Couturier.
— Voyons, dans un premier temps, il suffira de deux journées par semaine.
— Deux journées ! mais je ne peux pas ! M'écrié-je.
— Le jeudi, ce doit être possible, non ? Et le Dimanche, je peux m'arranger avec ma principale ouvrière pour qu'elle soit présente ce jour là.
— Mais je dois réviser !
— Je peux m'en occuper personnellement pour augmenter vos chances, je vous ferai moi-même réviser deux heures par jour chaque soir, décrète la Proviseure.
— Et bien tout s'arrange, déclare le Couturier.
Hébétée, je regarde ceux, qui devant moi, commencent à organiser les prochaines semaines de ma vie. Heureusement Tante Christine intervient.
— N'allons pas trop vite en besogne. Je ne suis pas, ou pas encore tutrice de Muriel, mais il est certain que si c'était le cas, je ne donnerais mon accord qu'en étant sûre que Muriel désire tenter l'expérience.
— Cela va de soit, dit la Proviseure. Qu'en pensez-vous Mademoiselle ?
— Je ne sais pas, c'est si brusque. Il me faut réfléchir un peu.
— Pourrez-vous me confirmer votre accord de principe demain ? Me demande la Proviseure.
— Demain ? Si tôt ?
— Mademoiselle, déclare le Couturier, si je dois trouver quelqu'un d'autre, je ne peux attendre les calendes grecques. J'ai besoin de savoir rapidement à quoi m'en tenir. À ce propos...
— Cela va de soit, dit la Proviseure. Qu'en pensez-vous Mademoiselle ?
— Je ne sais pas, c'est si brusque. Il me faut réfléchir un peu.
— Pourrez-vous me confirmer votre accord de principe demain ? Me demande la Proviseure.
— Demain ? Si tôt ?
— Mademoiselle, déclare le Couturier, si je dois trouver quelqu'un d'autre, je ne peux attendre les calendes grecques. J'ai besoin de savoir rapidement à quoi m'en tenir. À ce propos...
Il s'interrompt, semble-t-il gêné.
— À propos, comment dire ! Heu... Ne croyez pas que je suis un amateur de jeunes filles, j'ai plutôt la réputation d'avoir des goûts invertis.
— Voyons Yves !
— Et quoi ! N'est-ce pas la réputation que l'on me fait ? Si ! Bon, là n'est pas la question ! Mais je voudrais, vous voir en sous-vêtements, en tout bien tout honneur, je vous le certifie. Juste pour être sûr que votre ligne corporelle conviendra bien.
— Voyons Yves !
— Et quoi ! N'est-ce pas la réputation que l'on me fait ? Si ! Bon, là n'est pas la question ! Mais je voudrais, vous voir en sous-vêtements, en tout bien tout honneur, je vous le certifie. Juste pour être sûr que votre ligne corporelle conviendra bien.
Je pâlis et je sens mon visage se décomposer.
— Muriel, qu'as-tu ? Je te certifie que tu n'as rien à craindre de Monsieur Yves ! Affirme Tante Christine.
— Mais, je ne peux pas ! Je...
— Et bien, quoi !
— J'ai oublié de mettre une culotte ce matin ! Heu, non ! Bafouillé-je. J'ai en fait bien ma culotte mais j'ai oublié de passer mon soutien-gorge.
— Mais, je ne peux pas ! Je...
— Et bien, quoi !
— J'ai oublié de mettre une culotte ce matin ! Heu, non ! Bafouillé-je. J'ai en fait bien ma culotte mais j'ai oublié de passer mon soutien-gorge.
Je vois la Proviseure se raidir sur son siège en pinçant les lèvres. Le Couturier, d'abord figé éclate bientôt de rire. Ma tante, quant à elle, est restée impassible.
— Rassurez-moi, Mademoiselle, reprend la Proviseure. Il s'agit bien d'un oubli involontaire ?
— Je vous assure que oui, Madame.
— Muriel a toujours été un peu tête en l'air. Le décès de sa mère doit la préoccuper, commente Tante Christine.
— Je veux bien vous croire, au bénéfice du doute, reprend la Proviseure. Je tiens toutefois à ce que cela ne se renouvelle pas et surtout à ce que cela ne s'ébruite pas. Avez-vous bien compris, Mademoiselle ? Malgré toute la sympathie que je vous porte et malgré l'espoir que vous donnez à mon frère, je serais sinon obligée de sévir !
— Oui Madame, dis-je en baissant les yeux !
— Voyons Lucie, commence le Couturier...
— Ne te mêle pas de cela ! Compris ?
— Hou là, ok ! Toutefois, Mademoiselle, pourriez-vous toutefois, vous mettre en sous-vêtements, en culotte donc, puisque vous n'avez pas votre soutien-gorge.
— Je vous assure que oui, Madame.
— Muriel a toujours été un peu tête en l'air. Le décès de sa mère doit la préoccuper, commente Tante Christine.
— Je veux bien vous croire, au bénéfice du doute, reprend la Proviseure. Je tiens toutefois à ce que cela ne se renouvelle pas et surtout à ce que cela ne s'ébruite pas. Avez-vous bien compris, Mademoiselle ? Malgré toute la sympathie que je vous porte et malgré l'espoir que vous donnez à mon frère, je serais sinon obligée de sévir !
— Oui Madame, dis-je en baissant les yeux !
— Voyons Lucie, commence le Couturier...
— Ne te mêle pas de cela ! Compris ?
— Hou là, ok ! Toutefois, Mademoiselle, pourriez-vous toutefois, vous mettre en sous-vêtements, en culotte donc, puisque vous n'avez pas votre soutien-gorge.
Tante Christine que j'interroge du regard me fait un hochement de tête pour m'inviter à me déshabiller.
Je commence par retirer mon chemisier, puis ma jupe pour apparaître en simple culotte, en ayant gardé mes soquettes blanches et mes souliers vernis. Le Couturier commence à me donner des instructions.
— Tournez sur vous même, s'il vous plaît. Pas trop vite. Laissez-moi le temps ! Bien ! Maintenant, allez lentement jusqu'à la porte, puis revenez vers nous. Oui c'est ça ! Merci ! Vous pouvez vous rhabiller désormais.
Je m'exécute en vitesse.
— Vous voyez bien qu'il n'y avait rien à craindre, Mademoiselle. Je ne vous ai pas mangée !
— Non, Monsieur !
— D'abord, je n'avais plus faim !
— Yves, arrête avec tes plaisanteries !
— Oh, je n'ai rien dit de méchant ! En tout cas, je vous félicite mademoiselle, vous êtes jolie, gracieuse et dégagez une belle sensualité. J'espère que nous pourrons travailler ensemble. Vous n'avez toujours pas d'avis sur la question, je présume.
— Je donnerai ma réponse demain, c'est promis.
— Dans ce cas, pouvons nous vous revoir ici, demain à la même heure ?
— Je pense que oui.
— À la bonne heure. Cela te convient Lucie ? Vous pourrez être des nôtres, Madame ? Demande-t-il à Tante Christine.
— Je crains que non, il me reste encore beaucoup à faire pour préparer les obsèques de ma pauvre sœur et je suis
occupée toute la journée.
— Bien, Mademoiselle, vous pouvez sortir. Nous nous reverrons demain.
— Je dois dire quelques mots à ma nièce. Je reviens tout de suite dit ma Tante en m'accompagnant.
— Non, Monsieur !
— D'abord, je n'avais plus faim !
— Yves, arrête avec tes plaisanteries !
— Oh, je n'ai rien dit de méchant ! En tout cas, je vous félicite mademoiselle, vous êtes jolie, gracieuse et dégagez une belle sensualité. J'espère que nous pourrons travailler ensemble. Vous n'avez toujours pas d'avis sur la question, je présume.
— Je donnerai ma réponse demain, c'est promis.
— Dans ce cas, pouvons nous vous revoir ici, demain à la même heure ?
— Je pense que oui.
— À la bonne heure. Cela te convient Lucie ? Vous pourrez être des nôtres, Madame ? Demande-t-il à Tante Christine.
— Je crains que non, il me reste encore beaucoup à faire pour préparer les obsèques de ma pauvre sœur et je suis
occupée toute la journée.
— Bien, Mademoiselle, vous pouvez sortir. Nous nous reverrons demain.
— Je dois dire quelques mots à ma nièce. Je reviens tout de suite dit ma Tante en m'accompagnant.
Dans le couloir, ma Tante m'embrasse sur les deux joues.
— Ah, je suis bien contente que tu lui aies plu ! C'est une occasion en or, ma chérie ! Participer à un défilé de haute-couture, j'en rêvais quand j'étais adolescente ! Mais tu n'as pas l'air vraiment contente.
— Je ne sais pas quoi penser de cette histoire de mannequin. Et puis je me suis ridiculisée avec cette histoire de soutien-gorge oublié. Je ne savais plus quoi faire !
— Détrompe-toi, tu as été parfaite. Je crois qu'en fait cet « incident » a définitivement fait pencher la balance en ta faveur. J'épiais ta Proviseure pendant que tu faisais ton numéro. Elle semblait te dévorer des yeux ! Sinon, à quelle heure termines-tu aujourd'hui ? Nous pourrions prendre le thé ensemble.
— Je termine à quatre heure !
— Bien je t'attendrai devant la grille. À tout à l'heure !
— Tu as encore à faire avec la Proviseure ?
— Oui, notamment le règlement de tes frais de scolarité... Bon courage pour les cours de cet après-midi ! Dit-elle en frappant à la porte du bureau
— Entrez ! Rugit la Proviseure.
— Je ne sais pas quoi penser de cette histoire de mannequin. Et puis je me suis ridiculisée avec cette histoire de soutien-gorge oublié. Je ne savais plus quoi faire !
— Détrompe-toi, tu as été parfaite. Je crois qu'en fait cet « incident » a définitivement fait pencher la balance en ta faveur. J'épiais ta Proviseure pendant que tu faisais ton numéro. Elle semblait te dévorer des yeux ! Sinon, à quelle heure termines-tu aujourd'hui ? Nous pourrions prendre le thé ensemble.
— Je termine à quatre heure !
— Bien je t'attendrai devant la grille. À tout à l'heure !
— Tu as encore à faire avec la Proviseure ?
— Oui, notamment le règlement de tes frais de scolarité... Bon courage pour les cours de cet après-midi ! Dit-elle en frappant à la porte du bureau
— Entrez ! Rugit la Proviseure.
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