Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'histoire de Muriel — Chapitre 30
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'histoire de Muriel
Chapitre 30
À la sortie du Lycée, j'embrasse mes trois amies. Sur les joues, je dois préciser.
— Cela va aller ? Me demande Catherine. Cela ne doit pas être drôle d'être seule à la maison.
— Je ne suis pas seule, ma Tante Christine a demandé à une de ses filles de vivre avec moi pour s'occuper de la maison.
— Ah ? Tu as une cousine ?
— Une cousine ? Heu oui, c'est effectivement une cousine ! Enfin, pas vraiment.
— Je ne suis pas seule, ma Tante Christine a demandé à une de ses filles de vivre avec moi pour s'occuper de la maison.
— Ah ? Tu as une cousine ?
— Une cousine ? Heu oui, c'est effectivement une cousine ! Enfin, pas vraiment.
Je n'avais pas imaginé que les filles adoptives de ma Tante puissent être mes cousines.
— Comment çà, pas vraiment ? Interroge Nathalie.
— Il s'agit d'une fille adoptive, donc elle n'est pas vraiment ma cousine. Bon, à demain ?
— À demain, Muriel !
— Il s'agit d'une fille adoptive, donc elle n'est pas vraiment ma cousine. Bon, à demain ?
— À demain, Muriel !
Je sens que j'ai vaguement semé le trouble avec cette histoire de cousine, fille adoptive de ma Tante. Mais je ne vois pas ce que j'aurais pu dire d'autre. Je reprends le métro qui me ramène dans le quatorzième arrondissement.
Je cherche des yeux la femme chic de ce matin. Peine perdue. En réfléchissant un peu, cela aurait été vraiment extraordinaire que je la rencontre à nouveau ce soir. Peut-être, demain matin ?
La journée de cours m'a semble-t-il épuisée car je ne montre pas la même assiduité à étudier mes compagnons de voyage en espérant deviner leur vie intime.
Revenue à l'appartement, je toque à la porte, ayant laissé mon trousseau de clés à Lima pour la journée. La porte s'ouvre et découvre le corps nu de la jeune femme. Aussitôt mon désir renaît et nous nous embrassons à pleine bouche.
— Ta Tante est passée cette après-midi. Elle a organisé les funérailles de ta mère dont l'enterrement aura lieu vendredi après-midi.
Mon front se rembrunit.
— Tu sais Lima, j'ai vraiment honte de moi...
— Pourquoi donc ?
— Je devrais être vraiment affectée par la disparition de ma mère ? Je m'aperçois qu'au bout de quelques heures j'ai déjà tourné la page et que je ne pense plus qu'à des frivolités.
— Frivolités ?
— Enfin, je veux dire que j'ai l'impression d'être maintenant obsédée par une seule chose, le sexe !
— Pourquoi donc ?
— Je devrais être vraiment affectée par la disparition de ma mère ? Je m'aperçois qu'au bout de quelques heures j'ai déjà tourné la page et que je ne pense plus qu'à des frivolités.
— Frivolités ?
— Enfin, je veux dire que j'ai l'impression d'être maintenant obsédée par une seule chose, le sexe !
Je raconte à Lima ma journée, ma rencontre dans le métro, mes conversations avec mes amies de Lycée, mon entrevue avec la Proviseure.
— Franchement, Lima, tu ne trouves pas cela monstrueux ? Ma mère est morte avant-hier et bien que cela m'attriste, je suis en train de me complaire à imaginer ou vivre des situations érotiques.
— Non, ce n'est pas monstrueux. Tu n'es pas responsable de l'accident de ta mère et tu ne dois pas culpabiliser ainsi. La vie - ta vie - continue !
— Non, ce n'est pas monstrueux. Tu n'es pas responsable de l'accident de ta mère et tu ne dois pas culpabiliser ainsi. La vie - ta vie - continue !
Je reste songeuse pendant quelques instants.
— Tu as vue la voisine d'en face ? Demandé-je à Lima
— Bon, je vois que tu reviens à de meilleures pensées. Et bien non, je n'ai pas vu la voisine. Et pourtant j'ai regardé tout au long de la journée et je ne me suis pas privée de passer et repasser, nue, devant la fenêtre en espérant l'attirer.
— Je t'avais dit de ne pas l'effaroucher. Veux tu aller aux Bains ?
— Aux bains ?
— Oui aux bains publics !
— Je n'ai jamais essayé, tu as envie !
— Oui j'ai besoin de me délasser un peu. À moins que tu ne préfères aller à la piscine ?
— Je suis désolée, je n'ai pas de maillot de bain. Demain, j'essaierai de m'en acheter un.
— D'accord, piscine demain ! En attendant, je vais aux bains publics. J'ai besoin de me décrasser.
— Je t'accompagne. Je m'habille et nous pouvons y aller.
— Bon, je vois que tu reviens à de meilleures pensées. Et bien non, je n'ai pas vu la voisine. Et pourtant j'ai regardé tout au long de la journée et je ne me suis pas privée de passer et repasser, nue, devant la fenêtre en espérant l'attirer.
— Je t'avais dit de ne pas l'effaroucher. Veux tu aller aux Bains ?
— Aux bains ?
— Oui aux bains publics !
— Je n'ai jamais essayé, tu as envie !
— Oui j'ai besoin de me délasser un peu. À moins que tu ne préfères aller à la piscine ?
— Je suis désolée, je n'ai pas de maillot de bain. Demain, j'essaierai de m'en acheter un.
— D'accord, piscine demain ! En attendant, je vais aux bains publics. J'ai besoin de me décrasser.
— Je t'accompagne. Je m'habille et nous pouvons y aller.
Cinq minutes plus tard, nos affaires de toilette sous le bras, nous arpentons les rues pour nous rendre à la Butte aux Cailles. J'adore le bâtiment des bains publics de la rue Bobillot. Lima me raconte sa journée chemin faisant.
— J'ai passé la matinée à visiter un peu le quartier et à faire quelques courses. J'ai trouvé une épicerie formidable et j'ai préparé pour ce soir du cabillaud mariné au citron vert.
— Diable, tu me donnes faim !
— C'est encore loin ?
— Non nous arrivons. Voici le bâtiment. Il est chouette, hein ?
— C'est bizarre comme style, ces briques rouges.
— Tu verras la piscine demain. Elle est magnifique !
— Ah c'est aussi ici ?
— Oui, c'est une des plus anciennes de Paris. Mais dépêchons nous, cela ferme dans trois quarts d'heure.
— Diable, tu me donnes faim !
— C'est encore loin ?
— Non nous arrivons. Voici le bâtiment. Il est chouette, hein ?
— C'est bizarre comme style, ces briques rouges.
— Tu verras la piscine demain. Elle est magnifique !
— Ah c'est aussi ici ?
— Oui, c'est une des plus anciennes de Paris. Mais dépêchons nous, cela ferme dans trois quarts d'heure.
Nous nous présentons à la caisse.
— Deux douches, s'il vous plaît ?
La caissière lève les yeux et nous adresse un joli sourire. Je m'aperçois qu'il s'agit de la jeune voisine de ce matin. Je rougis un peu...
— Nous nous connaissons, il me semble, me dit-elle d'un air entendu. C'est vous qui habitez en face de chez moi. N'est-ce pas ?
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Commentaires ()
Il y a effectivement beaucoup de portes. Certaines s'ouvriront bientôt, d'autres plus tard, d'autres encore resteront peut-être closes !
Muriel vit sa vie et la vie est parfois incontrôlable !
Il y a donc beaucoup de possibilités, j'espère que cela ne partira pas dans tous les sens et l'ensemble gardera un minimum de cohérences.
Je fais confiance à l'auteur pour cela ;)
J'ai hâte de suivre les aventures de Muriel, vivement la suite ! :)
Merci et au plaisir de vous lire