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Couverture de Femme de chambre ou l'histoire secrète d'une famille bourgeoise, par unmariheureux
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Femme de chambre ou l'histoire secrète d'une famille bourgeoise — Chapitre 11

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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unmariheureux
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Femme de chambre ou l'histoire secrète d'une famille bourgeoise

Chapitre 11

CHAPITRE 22
Je regagnai la villa et entrai par la porte de service. Sachant que Jacques et sa maîtresse s’adonnaient à des jeux dans la chambre de Caroline, je ne voulais pas qu’ils sachent que j’étais là.
Arrivée à l’entrée de ma chambre, un rai de lumière filtrait en dessous de la porte.
— Ils sont dans ma chambre ! fis-je le cœur battant à tout rompre.
La colère monta en moi et, furieuse, j’ouvris la porte violemment. J’allais crier à plein poumon lorsque je vis un spectacle magnifique.
— Salut Gwendoline !
— Bonsoir Emma. Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu ne devais pas être avec Rodrigue.
— Non ! Il s’envoie en l’air avec une autre. Je ne fais que respecter notre accord ! En fait, il passe le week-end avec la femme de sa vie. Seulement, elle, elle n’a pas l’argent de mon père.
— Et vous allez vivre comme cela longtemps ?
— Non, le mariage c’est l’année prochaine et puis dès qu’il a sa clinique privée, on divorcera à l’amiable.
— Et sa copine, elle le sait ?
— Oui ! Même si elle ne connait pas encore le tempérament assez exceptionnel de son futur mari. Quoique je crois qu’elle s’en doute. Comme je n’avais rien d’autres à faire, j’ai pensé te rendre visite. J’ai apporté une bouteille de champagne. J’avais chaud et je me suis mise à l’aise en t’attendant.
— Je ne suis pas contente quand même !
— Pourquoi, dit-elle avec un trouble dans la voix.
— Que tu sois venue chez moi seulement parce que tu n’avais rien d’autre à faire !
— Arrête de bouder ! Je pense que depuis ce matin, j’avais qu’une seule envie, être avec toi ! Cela ira comme cela ?
— Très bien !
— Mon père est ici ?
— Oui !
— Sûrement avec sa pouffiasse de Thérèse ?
— Tu es au courant ?
— Et comment ! Je les ai surpris le jour de mes fiançailles. Thérèse entrait dans la chambre et laissant la porte ouverte, je l’ai vue frapper mon père car il avait sali les draps alors qu’il n’en avait pas le droit. Cela m’a écœuré. Heureusement qu’il n’y a rien qui nous lie lui et moi !
— Tu es quand même sa fille !
— Sur le papier, oui !
— Comment, sur le papier ?
— Il m’a adoptée.
— Et Steve ?
— Lui, c’est son fils ! La mère de Steve est morte en couches. Moi, je ne connais pas ma mère. Tout ce que je sais c’est que le jour de l’enterrement de la première femme de Jacques, j’avais cinq ans, j’ai ouvert un tiroir. J’ai pris un papier dans un classeur rouge vif car je voulais dessiner. J’ai lu mon prénom sur le papier, en fait, je ne savais lire que cela. Jacques a prit le papier et s’est mis dans une colère folle. Il m’ordonna de ne plus fouiller ce tiroir ! Ce fut une femme qui l’apaisa en lui disant que je n’y pouvais rien, je n’étais qu’une enfant. Cette histoire, je l’ai oubliée longtemps et c’est par hasard, j’ai retrouvé ce classeur rouge vif. Je me rappelai le dessin d’un clown sur la première page. Il se trouvait dans un coffre dans le grenier. Je l’ai ouvert et j’ai lu que Jacques et Christine, sa première femme, m’avait adoptée. Le nom de mes vrais parents n’étaient pas inscrits. Je n’ai jamais rien dit à personne. Un jour, je lui poserai la question.
— Et Catherine ?
— Elle n’en sait rien, j’en suis sûre.
— Bigre !
— Caroline fut ma vraie mère. C’est elle qui m’a élevée et m’a donné tant d’amour. Elle a des défauts que j’ai hérités d’elle.
— Lesquels fis-je en souriant.
— J’adore, comme elle, m’envoyer en l’air.
— Ah ? Et maintenant ?
— Je crois que si tu ne viens pas près de moi, je vais tellement mouiller tes draps qu’il faudra les jeter.
— Alors, laisse-moi m’abreuver.
Je défis mes vêtements et me retrouvai nue rapidement. Emma, déjà nue, ouvrit ses jambes. Je me couchai sur elle et plaquai ma bouche contre la sienne. Nos langues partirent à la rencontre de l’autre.
Les mains se mirent à se caresser, se cajoler. Emma était superbe, les seins fiers et arrogants, le sexe lisse d tout poil, les fesses fermes, les jambes longues et fines, les yeux brillants et la bouche si attirante.
Je gobai une partie de ses seins et tétai comme un bébé. Elle gémit. Ma langue tournait autour du téton, l’agaçant sans cesse. Emma gémit.
Ne voulant pas être en reste, elle me retourna sur le lit.
— Maintenant, laisse-moi faire.
Elle me prit chaque main et sans que je l’aie vu, elle enroula autour de chaque poignet un cordon bleu satiné qu’elle enroula sans l’attacher au montant de mon lit. Elle m’écarta les jambes et fit de même.
— Si le cordon devait se détacher du lit, tu seras ma femme de chambre personnelle pendant tout le week-end. Tu me serviras nuit et jour et tu devras obéir à tous mes caprices. D’accord ?
— D’accord, fis-je.
On se regarda droit dans les yeux, une vague de chaleur se communiqua par eux. Le trouble me gagna sans que je ne sache vraiment pourquoi. Emma tressaillit et je vis ses yeux s’embuer.
— Tu es la première femme avec laquelle j’ai vraiment envie de faire l’amour et non pas baiser pour baiser.
Elle ne me laissa pas répondre car elle posa un doigt sur ma bouche. Elle s’approcha et m’embrassa lentement d’abord en suçotant chaque lèvre. Elle les prit une à une, les mordillant, les suçant, les faisant rouler sous ses lèvres, les chatouillant avec sa langue.
Puis sa langue s’introduit dans ma bouche, chercha la mienne et la cajola comme jamais on ne me l’avait fait.
Déjà l’envie de la prendre dans mes bras m’envahit mais je devais résister sinon le gage serait appliqué.
Elle quitta ma bouche et du bout de ses doigts, elle effleura mes flancs. Les frissons m’envahirent rapidement et j’eus la chaire de poule. Je frémissais.
Les mains descendirent encore et encore et arrivèrent à la plante de mes pieds qu’elle chatouilla lentement.
Très chatouilleuse, je manquai de libérer les cordons de satin.
Ses mains remontèrent à l’intérieur de mes jambes, la chair de poule gagna tout mon corps. Elles contournèrent mon abricot luisant de désirs, poursuivirent autour de mon nombril et allèrent finir leur voyage chacune sur un sein.
Elle pinça chaque téton alternativement. En même temps, elle les étirait et relâchait subitement le pincement de sorte que mes seins reprennent leur forme initiale mais sous leur poids, je sentis le plaisir arriver lentement.
Elle se pencha et prit avec ses dents le téton gauche. Elle serra, une petite décharge électrique partit et enflamma mon corps. L’autre était roulé entre ses doigts. Elle changea de seins et au lieu de prendre le téton, elle mordilla toute l’auréole. Et avec la main, elle pinça l’autre sein en laissant le téton.
Je gémis lentement. La boule de chaleur m’envahissait sans cesse, mes bras tendus me faisaient mal. Je levai mon bassin afin qu’elle s’occupe de mon abricot dégoulinant de cyprine mais elle avait décidé que ce n’était pas le moment.
Sa bouche quitta mon sein. Elle se leva et quitta le lit à mon grand regret.
— J’ai soif ! Je boirais bien à ta source mais j’ai envie de faire durer le plaisir.
Elle ouvrit la bouteille de champagne qui trônait dans un seau à glace.
— C’est bête mais j’ai oublié les flutes. Fit-elle en me lançant un clin d’œil. Tu me crois ?
— Non !
Elle porta le goulot à sa bouche, avala quelques gorgées et se pencha vers moi. Je compris ce qu’elle voulait faire. J’ouvris la bouche et elle lâcha le précieux liquide dans celle-ci.
— C’est bon ?
— Oui, fis-je.
Elle but à son tour. Puis, elle versa le champagne juste sur mon nombril. Je sentis de milliers de chatouillements. Elle darda sa langue et lapa. Chaque coup de langue me donnait du plaisir.
— Maintenant prépare-toi à jouir !
Elle but mais en gardant l’alcool en bouche. Elle vint en face de moi et plaqua sa bouche contre mon sexe. Mille attouchements se firent en même temps. Mon clitoris gonflé par tant de désirs devint dur. Sa langue se mêla au combat et je la sentis s’immiscer en moi.
L’orgasme arriva rapidement. Emma but alors le champagne mêlé à ma cyprine.
— Un vrai nectar !
Je revins à moi et voulus quitter le lit.
— Je n’en ai pas encore terminé avec toi ! dit-elle en me maintenant sur le lit. Mais pour cela tu peux te détacher. Tu as gagné mon défi. Ce sera moi ta femme de chambre pour le week-end !
Elle releva mes jambes et les écarta.
— Tiens-les comme cela.
Je le fis. Emma alla fouiller dans un sac et revint avec un vibro rose à deux têtes.
— A voir ton sourire, je crois que tu as compris ce que je voulais faire. Non ?
— Si !
Elle arriva en face de moi et lentement, elle enfonça le vibro en moi. Mon sexe mouillé comme jamais par l’orgasme engloutit sans aucune retenue le vibro en latex.
— Maintenant, à toi, fis-je en gémissant déjà.
Elle se mit debout au-dessus de moi. Elle maintint le chibre rose entre ses mains et s’accroupit tout en conduisant le membre dans son abricot.
Je vis le vibro entrer en elle. Elle devait avoir entrer le maximum pour elle car je sentis le chibre s’enfoncer encore plus loin en moi tant et si bien que son sexe vint s’aplatir contre le mien.
Elle ondula le bassin et son petit bouton vint se frotter contre le mien. Mille sensations apparurent. Je tenais Emma par les seins que je pinçais. Elle fit de même.
Se regardant droit dans les yeux, elle bougea délicatement sur ma vulve humide.
— Que c’est bon d’avoir quelque chose en soi et en même temps caresser son clito par un autre. C’est ma position favorite, dit-elle en ayant de plus en plus de mal à retenir les gémissements.
— Oh oui, dis-je avec une voix rauque, c’est bon !
— Attends, j’ai encore une surprise.
Elle lâcha un sein, prit un petit boitier blanc sur le lit et appuya sur un bouton. Le vibro se mit en branle et je sentis la tête frotter mes chairs les plus profondes. Le reste vibrait encore et encore.
Emma se mit à émettre des cris indiquant le summum du plaisir tout proche. Ma respiration se saccada de plus en plus.
Elle se pencha et m’embrassa ce qui provoqua en moi l’explosion sans fin de mon orgasme. Je ne respirai plus et les yeux révulsés, je jouis. Je lâchai ses seins sous l’emprise du plaisir.
Emma se branla encore plus fort sur mon petit bouton et dans un mouvement ultime, elle pinça ses seins et cria sa jouissance.
Elle s’affala sur moi le vibro encore en nous. Les vibrations nous firent rester sur notre nuage provoquant encore des orgasmes moins dévastateurs.
Au prix d’un effort surhumain, elle arriva à stopper la machine et nous endormîmes enlacées unies par le morceau de latex.
CHAPITRE 23
Je me réveillai la première. Emma était couchée sur le dos. Qu’est-ce qu’elle était belle ! Ses seins parfaits bougeait au rythme de sa respiration, ses jambes longues et fines étaient lisses comme le satin, sa bouche pulpeuse à souhait ne demandait que des baisers.
Le vibro était presque sorti de son sexe. Pour ma part, il avait du quitter mon antre durant la nuit.
J’eus une idée en voyant le petit boitier blanc.
Je le pris et appuyai sur le bouton on. Il se mit à vibrer lentement.
Emma commença à le sentir bouger en elle car elle ouvrit les yeux.
— Bonjour, fis-je.
— Bonjour, dit-elle. C’est bon !
Je pris le vibro en main et entama un va-et-vient. Emma gémit.
— Oh oui ! Continue !
Je plaquai ma main sur son clitoris et le pinçai.
Les gémissements devinrent cris et en s’arquant, elle jouit comme une démente.
Revenue à elle, elle me dit :
— Il faudra que tu viennes me réveiller tous les jours !
— C’est une invitation ?
— Non… une espérance, dit-elle en me lançant un regard de braise.
Je ne répondis pas mais je l’embrassai langoureusement.
— Allez ! Debout ! dit-elle. Aujourd’hui, je t’invite à faire les boutiques avec moi !
— Mais…
— On est samedi ?
— Oui !
— Alors, tu ne travailles pas.
— Euh non mais…
— Tatatata ! On déjeune et puis on file. Et pas de discussion.
— D’accord mais comme tu es ma femme de chambre pour le week-end, je veux que tu ne portes sur toi qu’une robe que je vais moi-même choisir !
— Bien ! Marché conclu !
Je pris une douche et m’habillai. Je mis une petite robe légère qui pouvait s’enlever très vite. Je mis un string et restai seins nus sous le vêtement.
Emma finissait de prendre sa douche et je cherchai la robe que je lui imposais. Je trouvai une robe jaune pâle qui devait lui arriver juste en dessous de ses fesses.
— Je t’ai mis la robe sur ton lit, lui criai-je à travers la porte. Je vais préparer le déjeuner.
J’arrivai dans la cuisine et vis un message de Jacques.
« Une urgence ! Je ne reviendrai pas aujourd’hui ! Peut-être demain ! Bon week-end ! »
A côté, il y avait trois enveloppes, une à mon nom et les deux autres aux noms d’Emma et de Steve. J’ouvris la mienne. Il y avait quatre billets de cinq cents euros ! Un petit mot les accompagnait.
« Je sais que ce n’est rien par rapport à mon attitude désobligeante de l’autre jour. Je m’en excuse. »
C’était un peu court mais le geste était là ! Pourtant ma décision de lui faire payer ne faiblissait pas. En fait, je crois que c’est sa pétasse de Thérèse qui me faisait le plus horreur. Je glissai les billets dans ma poche lorsque Steve fit son entrée. Emma arriva presque en même temps !
— Salut Gwen ! Bonjour Emma.
— Salut Steve ! fîmes ensemble.
— Vous sortez ?
— Oui ! J’emmène Gwen faire les boutiques.
— Pff ! Un truc de filles !
— Et toi ? Comment c’est passé ta soirée ?
— Ben… euh…
— T’inquiète ! On est toutes les deux dans le secret.
— Ah ?
— Alors ?
— C’était magnifique !
— C’est tout ?
— Que veux-tu savoir ?
— Les détails !
— Comme si tu me racontais tes parties de jambes en l’air !
— T’as raison ! dit Emma, je m’excuse. Mais je désire juste savoir une petite chose.
— Je ne dirai rien mais je peux juste te dire une chose : j’ai un peu de mal à m’asseoir… et lui aussi, nous dit-il dans un large sourire.
Emma et moi nous regardâmes et sourîmes.
— Le principal, fit Emma, c’est que tu sois heureux ! Profites-en !
— Donc aujourd’hui… tu vas passer un moment chez ta copine ?
— Non !
— Pourtant…
— Qu’est-ce que je ne sais pas fit Emma ?
— Sa copine lui a dit qu’il devait goûter à tous les plats pour savoir lequel est le meilleur.
— Ah… cachottier.
— Pas de chance pour vous les filles mais je préfère le premier. Le deuxième j’ai aimé mais pas aussi fort.
— Dites donc ! Deux fois en une soirée alors qu’il y a une semaine, c’était morne plaine.
— Trois !
— Trois fois ! Mais ce fut la partouze !
— On s’est laissé aller.
— Tu t’es protégé au moins !
— Oui, tu me prends pour qui ?
— Pour mon petit frère !
— Bon ! Laissez-moi ! J’ai faim.
On mangea de bon cœur. Ce fut un moment inoubliable.
On laissa Steve rêver à son prince charmant et nous partîmes dans le centre ville.
— Tu sais que ma robe ne cesse de remonter sur mes fesses ! Elle est une taille trop petite !
— Je l’ai fait exprès.
— Coquine !
— Un peu ! Où va-t-on ?
— Je ne sais pas. J’ai besoin d’un nouvel appareil photo. J’ai cassé le mien et comme les vacances approchent.
— Ok !
On partit dans un magasin très connu et un vendeur très charmant et surtout très mignon vint tout de suite nous aider.
— Besoin d’aide mesdemoiselles ?
— Oui, fit Emma la bouche boudeuse. Je voudrais avoir un appareil compact mais qui a un gros zoom !
— Pour photographier des détails précis ?
— Oui ! Le cul de ma copine lorsqu’elle bronze à poil près de la piscine.
Le vendeur déglutit mais ne laissa presque rien paraître.
— Et je veux aussi qu’il filme car lorsque je fais l’amour avec mon mec, j’aime être filmée et surtout revoir lorsque je suis avec ma douce ! Hein chérie, tu aimes me voir avec mon mec ?
Je rentrai dans son jeu et dis :
— Oui, cela m’excite.
— Je crois que j’ai ce qu’il vous fut, dit-il visiblement émoustillé.
Il partit chercher trois appareils plus mignon les uns que les autres et commença à nous expliquer les avantages et les défauts des uns ou des autres.
— Celui-là a l’air pas mal et puis je peux le glisser dans mon sac. Que dis-tu ?
— Oui, fis-je. Il est super. Ah si la queue de ton mec pouvait avoir un aussi gros zoom, ce serait le bonheur.
— Tu l’as dit ! Par contre ton fiancé est bien équipé lui !
— Oh oui ! J’adore lorsqu’il me photographie le cul avec son gros objectif. Quel pied !
Le vendeur bandait sans retenue.
— Et vous, vous avez quoi comme zoom ? A ce que je vois, il doit être performant.
Il suait abondamment ne sachant visiblement où se mettre.
— Je vais prendre celui-là ! dit Emma. C’est un beau noir.
— Et moi, je vais prendre le même modèle mais en bleu. Ainsi on pourra les différencier. Vous nous faites une ristourne comme on prend les deux ?
— Je ne sais pas si je peux !
Emma se rapprocha de lui et lui dit à l’oreille :
— Si vous nous faites dix pourcents, je photographie ma chatte et je vous la montre et si vous nous faites vingt pourcents, vous verrez en plus la chatte de ma copine, trente pourcents et vous verrez ma main caressant sa chatte, quarante pourcents et vous nous verrez chacune caressant la chatte de l’autre et comme je sais que vous ne pouvez pas vendre à perte, à cinquante pourcents, vous nous verrez nous lécher la chatte de l’autre.
Il ne savait plus quoi ! La bosse dans son pantalon beige était énorme. Emma se retourna et m’embrassa fougueusement. On le regarda ensuite. Il avait le visage crispé.
— Regarde !
Emma me montra discrètement la tache à la hauteur de son sexe. Il avait joui. Il devint rouge de honte et appela une collègue. Il partit presque en courant.
— Mesdemoiselles, j’ai tout entendu et je vous remercie.
— Ah oui ? Pourquoi ?
— Monsieur se vante tout le temps qu’une femme va jouir plusieurs fois avant que lui ne prenne son plaisir. Aujourd’hui, nous avons la preuve que non ! Je crois que lapinot lui ira bien comme surnom ! Pour les pourcentages, je peux vous faire vingt pourcents car vous achetez le même modèle.
— Parfait fit Emma !
La femme alla chercher deux boîtes neuves et revint vers nous.
— Voilà ! Cela fera donc, deux fois trois cent nonante-neuf fois deux moins vingt pourcents… six cent quarante-hui et quarante cents !
— Tenez ma carte !
— Mais je vais me payer le mien, fis-je un peu outrée.
— Tout le plaisir est pour moi et puis, tu me rembourseras en nature, fit-elle en m’embrassant sur la bouche.
Emma régla et au moment de partir, la femme lui demanda ce qu’elle avait dit à l’oreille. Elle lui raconta.
— Donc vingt pourcents, il aurait pu voir vos deux…
— Oui ! Nous aurions été chercher un livre sur les chats et nous aurions photographié deux chats. C’est tout ce qu’il aurait eu !
Elle rit aux éclats et répondit :
— Moi, j’aurais bien aimé voir les vraies mais pas sur du papier.
— Cela ne tient qu’à vous à nous suivre dans un endroit discret, enfin, si ma chérie est d’accord ?
— Je crois que mademoiselle pourrait même la caresser.
— Vous me tentez mais je dois rester ici toute la journée.
— Dommage ! dis-je d’une voix rauque.
— L’appareil que vous avez là fonctionne ?
— Oui, pourquoi ?
— Donnez-le-moi.
Emma prit l’appareil et, après voir regardé à droite et à gauche, souleva sa robe et prit une photo d son sexe. Elle me regarda, me tendit l’appareil. Mais avant, je fis glisser mon string à mes pieds et rapidement, je fis une photo de ma chatte.
— Voilà, vous pourrez les regarder à votre aise.
— Et même me sentir, je vous offre mon string déjà trop mouillé pour le garder sur moi.
Elle le porta à ses narines et nous remercia du cadeau. Nous partîmes lorsque lapinot revint. Il avait changé de pantalon.
On entendit la femme lui dire :
— Alors lapinot, tu es sûr que tu me ferais jouir plein de fois avant que tu prennes ton pied ? A ce que j’ai vu, je crois que ce serait l’inverse, non ?
Rouge de honte, il baissa la tête et alla ranger un rayon.
Tu crois que nous n’avons pas été un peu fort ?
Non ! Cela m’a amusé et aussi cela m’a excité. J’ai l’abricot tout humide.
Alors, viens, fit Emma, c’est le moment d’aller essayé des chaussures.
Pourquoi ?
J’ai envie de t’exciter toute la journée et profiter de toi ce soir comme jamais !
Qui te dit que je tiendrai toute la journée ?
On verra !
CHAPITRE 24
On entra dans un magasin de chaussures. Un vendeur d’une cinquantaine d’années arriva.
— Bonjour mesdemoiselles.
— Bonjour.
— Que puis-je pour vous ?
— Je voudrais fit Emma des souliers très ouverts avec un haut talon.
— Quelle couleur ?
— Je ne sais pas encore.
— Asseyez-vous là, j’arrive. Du 38 ?
— Oui, quel œil !
— Le métier, mademoiselle. Et pour l’autre jolie fille ?
— La même chose !
— 39 ?
— Oui !
Il partit à l’arrière boutique.
— Pas mal conservé !
— Arrête de ne penser qu’à ça ! fis-je.
— Et alors ? Je ne fais rien de mal !
— Qui sait ?
— Quoi : qui sait ?
— Peut-être que tu fais du mal à la personne qui est près de toi !
— Toi… Tu…
— Voilà, mesdemoiselles, fit le vendeur en nous interrompant.
Les différents modèles étaient superbes. L’homme prit un petit tabouret et s’assit juste en face de nous. Il prit délicatement le pied droit d’Emma, défit sa chaussure et lui mit le premier modèle. En relevant la tête, il s’arrêta un bref instant en voyant l’absence de sous-vêtement mais il ne fit rien transparaître.
— Superbe, fit Emma en se levant.
— Je vais vous mettre la seconde, vous serez mieux.
Elle se rassit et l’homme au lieu de prendre le pied d’Emma prit la jambe à la hauteur du mollet. Il refit les mêmes gestes et elle put ainsi marcher un peu dans le magasin.
— A vous, me dit-il.
Il prit mon pied et je sentis alors la douceur de ses mains.
— Je vais directement mettre les deux chaussures.
Il effleura le genou droit et je sentis sa respiration finir sur mon abricot. C’était agréable. Je me levai et marchai un peu. Ce n’était pas évident avec de si hauts talons !
Emma s’approcha de moi et au moment où elle allait me parler, elle se tordit la cheville, tomba sur moi et m’entraîna dans sa chute. Elle retomba sur ma cheville gauche. L’homme se leva prestement et vint nous relever.
Emma avait un peu mal à la cheville tandis que moi je souffrais un peu plus. L’homme nous fit asseoir sur deux autres sièges et partit en disant :
— Je ferme le magasin et je reviens avec une pommade contre les foulures. J’en ai pour cinq minutes.
— Ok, fis-je en me frottant la cheville douloureuse.
L’homme partit.
— La prochaine fois, évite de tomber sur moi, si tu as envie de tomber dans mes bras préviens-moi, j’ai d’autres solutions plus plaisantes.
— Lesquelles ?
— T’avoir nue dans un lit, par exemple.
— Pourquoi tu as dit que cela te faisait du mal que je sois attiré par cet homme, tu ne serais pas un peu jalouse ?
— Je ne sais pas répondis-je. Peut-être !
— Alors nous sommes deux !
— Ah oui ?
— Lorsque tu as donné ton string à la vendeuse, j’aurais voulu que ce soit à moi que tu le donnes !
— Pardon.
— Ce n’est rien, on est à égalité. Tu es quelqu’un de très spéciale pour moi.
— Toi aussi, répondis-je mais…
— Chut ! Je sais ce que tu vas dire. Moi aussi, je ne sais pas si je suis amoureuse de toi. On verra.
Nos lèvres se soudèrent lentement et dans un baiser passionné, nous nous donnâmes entièrement l’une à l’autre.
L’homme entra dans le magasin et referma la porte derrière lui. On ne l’entendit pas et c’est en toussotant qu’il nous fit comprendre qu’il était là.
— Excusez-moi de briser un si joli tableau mais il faut faire vite si vous ne voulez plus avoir mal.
Il reprit son tabouret et commença à me masser. Il faisait cela divinement, chaque geste était précis et si sensuel que je fermai les yeux en espérant qu’il continue plus haut. Mais il s’arrêta et s’occupa d’Emma.
Je la regardais et je ne la vis plus comme une amante mais peut-être comme une amoureuse. Elle aussi profitait du massage du vendeur.
— Je vais masser les deux chevilles en même temps.
Il prit à chacune notre pied et les posa sur ses genoux. Puis une main sur chaque cheville, il nous massa.
La douleur disparaissait lentement. Je refermai les yeux, prit la main d’Emma dans la mienne et me laissai aller.
Subitement, la main du vendeur quitta la cheville et remonta sur le mollet.
— Il faut aussi masser le mollet car il a du être aussi froissé par la chute, dit-il.
Mais je ne dis rien et me laissai faire. La main remonta sur le genou. J’ouvris les yeux et je le vis plus proche de nous que tout à l’heure. Emma ouvrait ses jambes et je fis de même. L’invite était claire et le vendeur arrivait déjà sur l’intérieur de la cuisse.
Je tournai la tête vers Emma et ensemble, les yeux dans les yeux, nous avançâmes sur la chaise et sans aucune pudeur notre abricot tout lisse.
Le vendeur se pencha et lapa lentement la liqueur qui s’échappait de la fontaine d’Emma. Moi, il me caressait la vulve lentement. Puis, il changea et vint me goûter tandis qu’il entreprenait de visiter la grotte de ma chérie.
Emma se pencha vers moi et attira ma tête. Nous nous embrassâmes.
Le vendeur prit notre pied endolori et les posa sur son sexe que nous sentions dur. Il ouvrit sa braguette et le sortis. Il était fin et long. Emma et moi nous entreprîmes de le branler lentement avec nos pieds.
A peine avions-nous commencé qu’il, investit nos grottes respectives avec deux doigts. Il les fit coulisser en même temps ce qui nous donna la cadence pour bouger notre pied sur son chibre devenu un peu plus grand encore.
Je sentis que je mouillai copieusement, une vraie fontaine.
Emma commença à gémir et je la suivis rapidement.
Ce furent trois doigts qui nous fouillèrent et un quatrième vint en renfort.
Je criai mon plaisir.
— N’ayez pas peur, on n’entend rien lorsque les portes sont fermées.
Emme ne se retint plus et criait tant et plus.
La respiration du vendeur s’accélérait annonçant le plaisir. Puis, il s’arrêta de nous branler. Je le regardai frustrée. Il ne pouvait pas nous laisser comme cela. Il sourit et ajoutant son pouce, chaque main entra en nous lentement.
Jamais, je n’avais ressenti cela. Une main entière en moi. Emma devint démente en jouissant, moi, l’orgasme ravageur m’emporta et dans un dernier mouvement, le vendeur jouit. Sa liqueur atterrit sur nos jambes et je sentis le liquide chaud couler lentement.
Au bout d’un long moment, il retira ses mains. Il lécha ses doigts un à un. Puis, il prit notre jambe et lapa sa semence. Nos jambes furent rapidement nettes.
— J’espère que mon massage vous a plu ?
— Oui, fit Emma encore sous l’emprise de frissons.
— Pour votre peine, je vous offre les chaussures. Cela me ferait plaisir que vous les acceptiez. Cela fait, hélas, trop longtemps que je n’avais plus… enfin, vous comprenez.
On se releva. La cheville n’était plus du tout douloureuse. On prit chacune nos chaussures et en partant, après l’avoir remercié pour tout, nous lui fîmes la bise sur chaque joue. Nous lui promîmes de revenir.
— Cela m’a donné soif, dis-je à Emma. Viens, je t’invite à prendre un pot !
Nous allâmes à la terrasse d’un café sur la plus belle des places du monde ! Emma prit une Kriek tandis que moi, je pris une Rochefort 10. Un régal.
— Tu es superbe sous le soleil, fis-je en regardant Emma boire lentement sa bière.
— Toi aussi, tu es belle.
— Merci ! Comment ça va entre Rodrigue et toi ?
— Pas mal mais c’est un peu lourd car faire semblant devient de moins en moins évident.
— Normal, non ? Vous vous fiancez en grande pompe et vous sautez chacun de votre côté sur tout ce qui bouge.
— Pas tout !
— Presque, dis-je en riant. Pourquoi Rodrigue n’épouse pas sa petite amie ?
— Parce que ses parents sont contre ! Elle n’est pas « assez bien » pour eux ! C’est vrai qu’elle n’a pas l’argent qui sort par les oreilles mais elle est super sympa.
— Et toi ? Toujours pas envie de te calmer.
— Je crois que depuis quelques jours, j’ai commencé ma cure de désintox. Et toi ?
— C’est vrai que depuis que je suis chez toi, mon corps réclame beaucoup plus de plaisirs qu’avant.
— T’étais avec quelqu’un ?
— Oui mais il m’a virée sa vie par un simple sms. Presque en même temps que je perde mon boulot.
— Quel con !
— Je le remercie aujourd’hui car j’ai trouvé une famille assez spéciale mais avec laquelle je me sens bien.
— Avec toute la famille ?
— Non, ton père me fait horreur.
— Ah oui ?
— Tiens regarde ce qu’il m’a donné ce matin !
Je lui montrai les quatre billets de cinq cents euros et surtout le petit mot.
— Cela veut dire quoi « attitude désobligeante » ?
— Il a essayé d’abuser de moi !
— Le salaud ! Je savais qu’il avait des goûts spéciaux question baise mais là, c’est trop ! Et en plus, il te donne deux mille euros ! Quel goujat ! Je ne l’aime pas beaucoup mais là, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Je vais le faire payer pour cela ! Crois-moi !
— Ne t’excite pas comme cela. J’ai déjà commencé.
— Ah ?
— Je suis déjà plus riche de six mille euros depuis quelques jours.
— Combien ?
— Six mille.
— Tu le fais chanter, me murmura-t-elle ?
— Oui !
— Tu sais que c’est dangereux car s’il sait le coupable, il serait capable de tout !
— C’est le risque mais crois-moi, il aura un peu de mal de me trouver. Je te raconterai tout en détail mais pas ici.
— Oui ! Tu as raison.
On finit nos verres. La terrasse se remplissait encore et nous partîmes lorsque les tables à nos côtés furent prises par les touristes assoiffés.
— Que fait-on ?
— Je connais une petite boutique près de la bourse qui te plaira.
— On vend quoi ?
— Surprise, dis-je.
On passa devant le Manneken Pis et continuâmes tout droit, la rue du Midi et ensuite, nous prîmes à droite dans la rue des Grands Carmes.
On s’arrêta devant la boutique.
— Je connaissais une boutique similaire près de l’Avenue Louise mais pas celle-ci. On entre ?
— Si je suis venue te la montrer ce n’est pas juste pour voir la boutique.
On entra. Une dame aux seins bien mis en évidence mais ô combien parfaits était assise derrière le comptoir.
— Bonjour ! dit-elle en souriant ;
— Bonjour ? répondis-je.
— Je peux aider ?
— Merci.
Le magasin vendait des articles érotiques, de la lingerie un peu plus spéciale ainsi que des fouets ou autres gadgets sado-maso. Rien qu’à voir tous ces objets qui pouvaient promettre du plaisir, je sentis mon abricot se mouiller.
Emma avait des yeux pétillants en voyant les vibros sur les étagères.
— Regarde les belles boules de geisha, fit-elle.
— Elles sont mignonnes en rose.
— Et elles doivent faire beaucoup de choses…
— Toi, ma belle, t’es déjà excitée comme une puce ?
— Pas toi peut-être, je parie que si je te caresse, mes doigts seront trempés.
— Essaie et tu verras.
Croyant qu’elle n’allait pas le faire, je m’avançai vers elle mais Emma tendit son bras. Ses doigts filèrent directement sur mon sexe.
— J’avais raison ! Tu mouilles !
— Vous avez choisi un article ?
— Euh…
La vendeuse nous vit piquer un fard. Emma avait la main sur mon abricot bien visible par la vendeuse.
— Je vois que cela ne vous laisse pas indifférentes ! Mais si vous voulez vous pouvez continuer ce que vous avez commencé. C’est très mauvais de laisser mademoiselle en plan !
— Je suis d’accord avec vous ! fit Emma.
— Mais…
J’allais protester, pour la forme, lorsqu’Emma enfonça deux doigts en moi et posa son pouce sur mon bouton tendu au possible. Je me retins à l’étalage afin de ne pas tomber. Rien qu’à voir la vendeuse nous regarder, je jouis presque tout de suite.
— Voilà ! Je crois que mademoiselle se sentira beaucoup mieux.
— Oui ! arrivai-je enfin à parler. Mon amie adore vos boules de geisha.
— Un très bon modèle ! Je les conseille toujours d’ailleurs en ce moment, je les porte. J’adore cette sensation d’être remplie tout le temps.
— Mm cela doit être le pied ! fit Emma.
— Alors je te les offre.
— Merci ! Tu es chou ! fit Emma en m’embrassant.
— De rien ! C’est naturel après ce que tu me donnes aujourd’hui ! Et vous en mettrez aussi pour moi !
— Bien !
La vendeuse partit dans l’arrière boutique et revint aussi vitre avec les deux paquets.
Elle les mit dans un sac en papier.
— Pardon mademoiselle, fis-je, je pourrais vous demander quelque chose ?
— Naturellement !
— Mon amie pourrait les mettre maintenant !
— Gwen ! T’es folle !
— Pas de problème !
— Tu vois !
La vendeuse les enleva de la boîte et tendis les deux boules à Emma.
— Non ! Je vais le faire !
Emma ne sut rien dire et à genou, devant elle, je lui dis :
— Ecarte tes jambes ! A ce que je vois, il n’ya pas que moi qui est trempée.
— Qu’est-ce que tu crois !
Je présentai la première boule à l’orée de son sexe et appuya lentement. Emma gémit. La deuxième passa aussi vite que la première.
— Alors ? Tu aimes ?
— Oui ! J’ai la chatte en feu !
— Et attendez lorsque vous marcherez, cela fait encore plus de sensations.
— Parfait, dis-je, ce soir, je te veux aussi chaude qu’une baraque à frites !
— Je crois que je le suis déjà !
Je payai et on partit. Bien que pouvant prendre un métro, je décidai que nous marcherions un peu plus longtemps.
— T’es vraiment une salope sous tes airs de sainte-nitouche !
— Que veux-tu ? J’ai un bon professeur.
— Mais ici l’élève a dépassé la maitresse, dit-elle en riant. Qu’est-ce que cela fait du bien ! Il faut que je fasse attention.
— A quoi ?
— Je mouille tellement que je dois faire bouger mes muscles internes pour éviter qu’elles ne tombent par terre.
— Arrête de parler ou je vais me les mettre aussi tout de suite.
— Chiche ?
— Pas encore, j’ai une petite idée.
— Laquelle ?
— Cela te dirait encore un peu de marche ?
— Si je ne jouis pas avant, oui !
— Alors, suis-moi.
— Où ?
— Je connais une esthéticienne qui reçoit sans rendez-vous et comme j’aime être lisse de partout, je me disais que l’on pourrait aller à deux !
— Coquine !
Nous allâmes main dans la main vers l’institut de beauté lorsque la sonnerie du gsm d’Emma retentit.
— Allo ?
- …
— Quoi ?
- …
— Merde ! Pas eux !
- …
— Tu fais chier quand même ! Heureusement que…
- …
— Ouais ! Je vais arriver. Mais c’est la dernière fois que…
- …
— C’est ça ! A plus !
— C’est qui ?, fis-je.
— Rodrigue ! Il avait oublié un repas important ce soir et ma présence de future bonne mariée est indispensable.
— T’es obligée ?
— Ben oui ! Cela commence à m’emmerder cette mascarade. Je vais tout foutre en l’air.
— Tu le savais en le faisant ? Non ?
— Ne retourne pas le couteau dans la plaie ! J’en ai assez avec ce repas où ils vont parler chiffres tandis que je devrai écouter les ennuis domestiques de Madame Machin. Merde !
— Du calme ! Je n’y peux rien moi !
— C’est vrai mais je suis si bien avec toi !
— Moi aussi ! Allez file ! Il ne faudrait pas faire attendre Madame Machin. Et puis dès que les contrats sont signés, vous pourrez vous séparer ? Non ?
— Oui, enfin…
— Chaque chose en son temps !
— Je file alors ! A demain normalement.
— A demain.
Elle m’embrassa langoureusement sur la bouche.
— Ah oui ! Je crois que mes petites boules ne quitteront pas mon antre si chaud. A chaque mouvement, je penserai à toi et à ta langue caressant mon petit bouton.
— Va-t-en ou je te viole sur place !
Emma partit. Ne me laissant pas abattre, je me dirigeai vers une terrasse et commandai une bonne trappiste. Rien de tel pour oublier les soucis.
En fait, je crois qu’il fallait que je fasse le point car depuis mon arrivée dans cette maison beaucoup de choses se sont bousculées.
En un, je dirai que Caroline, la maîtresse de maison, m’a fait découvrir des plaisirs insoupçonnés. Je l’adore mais je ne me vois mal l’aimer. D’ailleurs, je crois qu’elle aussi me considère comme une amie et non comme une amante. Elle revient dans deux jours. Je me demande comment s’est passé son séminaire. Elle a du connaître d’autres langues que celle de Florence, sa collaboratrice.
Elle arrive en deux. Autant j’étais attirée par elle au début de notre rencontre autant maintenant elle me laisse un goût de trop peu ! Pourquoi est-elle partie subitement après une nuit inoubliable le soir des fiançailles d’Emma ? Je crois que je ne le saurai jamais. Peut-être qu’entre elle et Caroline, un lien puissant s’est tissé et qu’elle a eu peur de mon arrivée.
Emma est en troisième position. Même si les débuts furent très froids voire brutaux, je l’apprécie de plus en plus. Point de vue cul, elle en connaît un bout mais cela me satisfera-t-il assez ? J’en doute ! Pourtant parfois, j’ai l’impression qu’autre chose se passe entre nous ! Wait and see !
Steve ! En quatre ! Quel bonhomme ! En une semaine, il a goûté aux charmes d’une femme, moi, et aussi ceux d’un autre homme. Il est craquant lorsqu’il parle de son mec. Un chouette mec. Un futur ami ?
En cinq, il ya Jacques. Quelle crapule ! Je vais lui faire payer sa tentative de viol. Il paiera ainsi que sa pouffe de maîtresse, cette Thérèse. Elle me donne la nausée rien que d’y penser mais elle fait aussi peur. Si je veux la battre, il faudra que je fasse attention.
Catherine arrive en six. La secrétaire très particulière de Caroline m’aide à trouver le moyen de faire disparaître les deux derniers cités. Elle est bizarre cette fille. Elle voue à Caroline un culte que je pourrais décrire. Pourtant Caroline n’est pas tendre avec elle. Je me demande comment elles se sont rencontrées réellement.
Il y aussi Cerise et sa compagne qui m’ont appris l’amour à trois. Mon bel hidalgo qui m’a prit violemment le soir où j’ai eu ce boulot de femme de ménage. Moi qui pensais que cela se limiterait à faire les lits. Je passe presque autant de temps à les défaire avec la ou le propriétaire du meuble.
J’oubliais Rodrigue. Quel drôle de mec ! Se fiancer à la fille de son futur associé juste pour que celui-ci donne du fric et surtout son nom ! Il me fait penser à une pute vendant son corps. Mais mazette, qu’est-ce qu’il baise bien ! Il sait faire grimper les femmes au septième ciel.
En résumé, je suis seule ici devant ce verre de bière. Même si la trappiste est bonne, je sens qu’il me manque quelque chose. Est-ce que je suis capable de vivre comme eux dans l’urgence du plaisir ? Plus les jours passent, plus j’ai envie d’une relation stable et profonde. La seule qui pourrait me combler serait peut-être Emma mais… le voulais-je ?
Je vidai mon verre le regard triste et payai. Subitement comme si le temps accompagnait mes pensées, un violent orage éclata. J’étais au milieu de la rue, trempée.
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Jib
13 mai 2014 à 09:54
Vraiment excellent.
Très bien écrit, les suites ne se font pas trop attendre. Ça fait longtemps que je n'avais pas lu une saga aussi délicieuse ! Écriture, histoire, personnages, érotisme, tout y est. Vraiment bravo !!!
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