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Couverture de La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de ***, par Mir
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** — Chapitre 11 · Confessée, con vergé.

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La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de ***

Chapitre 11 · Confessée, con vergé.

Voyant la mélancolie me gagner durablement, ne sachant comment y remédier d'autant que je lui en cachais la cause réelle, Claudine finit par me conseiller timidement d'aller voir le prêtre. Devant mon expression stupéfaite, elle ajouta :
 « Je sais, Madame, que pour les choses de l'esprit vous préférez aux sermons dit en chaire les livres de monsieur de Voltaire, mais un prêtre peut vous soulager. Ces gens-là savent soigner les maux de l'âme. »
 J'acquiesçai, pensive. Voilà bien un homme qui pouvait me… soulager. Certes.
 « Madame veut-elle que j'aille le trouver, pour qu'il vous entende en confession demain ? »
 Madame voulait bien.
 Ce soir-là, je me couchai sentant le même poids morne que les jours précédents m'oppresser. Claudine, joyeuse, pensait ma « mélancolie » résolue d'avance, mais je ne savais qu'attendre réellement de l'homme qui s'adonnait à d'étranges rituels et qui, par son indiscrétion, avait anéanti l'amour de mon cousin.
  
 
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨
 Le lendemain, je me rendis dans la chapelle du domaine, où m'attendait le prêtre. Elle était, comme bien souvent, déserte. Mes pas résonnaient sous les vieilles voûtes, le son se perdant entre les colonnes m'évoquait une vie dont le contrôle m'échappait complètement depuis un mois. J'arrivai devant le confessionnal.
 Il était là, bien sûr, dissimulé dans le grand meuble de bois chantourné. Une toux polie m'invita à prendre place. Je m'agenouillai donc et rabattis le rideau de velours permettant de me dissimuler à la vue d'éventuels fidèles qui viendraient prier en ces lieux. La confession… « relation intime entre la créature et son Créateur, dont l'homme d'Eglise n'est qu'un intermédiaire, acte sacré qui ne devrait avoir lieu que caché de tous », avait dit une fois ma mère, il y avait bien longtemps. Ce confessionnal lui aurait plu.
 Dans la semi-obscurité, grâce au jour filtrant par les interstices du rideau, je distinguais la grille derrière laquelle attendait le prêtre. Par où commencer ? « Prenez-moi, mon père, car j'ai péché ? » Allais-je dégrafer mon corset et presser mes seins nus contre la grille, espérant qu'il les lèche et les morde à ma demande ? Allais-je le supplier de m'emplir, pour combler le vide qu'avait laissé mon cousin, comme il l'avait fait deux jours plus tôt ?
 Perdue, je murmurai machinalement : « Pardonnez-moi, mon père, car j'ai péché. »
 Brusquement, je perdis toute raison. Mon âme s'était alanguie plusieurs jours dans la tristesse, mais cette accusation, « j'ai péché », cette supplique, « pardonnez-moi », déchainèrent une rage inconnue.
 J'avais péché. Comme tous et toutes. Et j'avais cruellement souffert. Comme personne, l'espérais-je pour le bien de mon prochain.
 Ma voix se raffermit. J'avais tant à dire… tant mais si peu de voix, personne ne daignant écouter le cri d'une femme… si peu de voix, dans une chapelle où l'arrivée possible d'une personne du domaine me réduisait au murmure…
  
 « Oui, mon père, j'ai péché. Je suis venue au monde, je suis née, et je suis née femme. Voilà, comme vos semblables aiment à le répéter, mon grand péché : je suis la descendante d'Eve, et au nom de votre Dieu, au nom de vos textes, au nom de vos paroles asservissantes, je suis pécheresse par nature. Fille d'Eve, dites-vous, le mépris aux lèvres, la luxure aux yeux ! 
 Homme hypocrite ! 
 Homme parmi tous les hommes qui font des femmes leurs esclaves, parce qu'elles sont Filles D'Eve ! Homme qui êtes mon père, qui m'abandonna à un époux pervers, espérant peut-être que je périsse entre ses mains ! Homme qui êtes mon frère qui m'obligea à subir toute une nuit les assauts répétés de ses amis rassemblés, car j'avais eu le malheur d'aimer ! Homme qui êtes mon frère, qui me sodomisa sauvagement pour satisfaire la lubricité de ses compagnons ! Homme qui êtes mon époux, celui qui me livra à un inconnu pour son plaisir pervers ! Homme qui êtes cet inconnu, prêtre de surcroit, qui me vergea à la seule fin de m'engrosser sur injonction du Comte ! Homme qui êtes les valets de ces lieux, qui me possédèrent sur ordre du Comte ! Homme qui êtes le valet infâme qui me contraignit à lui offrir ma bouche, mon con, mon cul, à même le sol ! Homme qui êtes chacun des métayers qui me troussa brutalement dans un réduit tandis que j'étouffais sous ma robe… Homme qui m'avez sabrée dans un fourré voilà deux jours, sans même que je vous voie, profitant de mon désespoir pour m'humilier et jouir de moi ! Homme qui, au lieu de simplement prendre votre plaisir en moi et jouir de m'entendre vous réclamer De profundis, profondément en moi, homme qui au lieu de vous satisfaire de ma soumission, m'avez trahie devant mon cousin bien-aimé et m'avez ôté son amour sans retour ! Homme qui m'avez assassinée ainsi, par pure désinvolture, pour le plaisir d'affirmer que vous m'aviez faite jouir !
 Homme démoniaque, qui ensuite accusez les femmes et les réclamez à genoux pour mieux les torturer ! Si votre Dieu se présentait à moi, son premier soin serait de me coucher au sol face contre terre et de me couvrir comme une chienne, en haletant que je suis sa créature, qu'il m'a faite inférieure pour mieux jouir de moi, et son dard divin se multiplierait pour m'emplir de toutes parts, pour verger mon con à m'en faire pleurer, pour dilater mon cul à m'en faire hurler, pour écarteler mes lèvres jusqu'à m'en faire périr suffoquée !
 Maudit ! Maudits ! Soyez tous maudits, vous qui ne voulez entendre que mes excuses suppliantes avant de me foutre, vous qui ne voulez entendre que mes excuses soumises en me foutant, vous qui ne voulez entendre que mes excuses reconnaissantes après m'avoir foutue ! »
 Haletante, crispant les poings de n'avoir pu que murmurer ce que j'eusse voulu crier à cet homme qui m'avait anéantie, j'attendis sa réponse.
 Seul le silence me parvint de l'autre côté de la grille, à peine troublé par le bruit d'une respiration rapide.
 Furieuse, j'agrippai la grille et la secouai, des larmes et sanglots de rage m'échappant malgré moi. J'entendis le glissement d'un verrou ; la grille s'ouvrit, solidaire du panneau de bois inférieur. Je tombai presque sur le prêtre assis face à moi. Il me saisit aux épaules et m'attira brusquement à lui. Je tentai de le repousser mais, plus fort que moi, il me serra contre sa poitrine et m'embrassa fiévreusement, me baisant le visage et la gorge, posant ses lèvres partout où il rencontrait ma peau nue.
 Saisie, je reconnus cette bouche. Ces lèvres aux douces caresses dont les baisers couvraient mon visage et le haut de mes seins. Ces mains qui s'égaraient déjà sur mon corset, cherchant à l'ouvrir. Ces jambes qui, dans la position assise malcommode, tentaient d'écarter les miennes. 
 Ô mon cousin, mon cousin aimé, mon cousin que je croyais perdu à jamais pour moi…
 Je m'abandonnai alors complètement à lui, relevant ma robe et m'asseyant sur lui tandis que, ayant renoncé à trouver les crochets de mon corset, Armand brutalisait mes seins pour les sortir et mieux les mordre. Me serrant contre lui avec délice, je remarquais qu'il avait sorti sa verge, déjà dure. Il avait dû prendre plaisir à entendre le résumé de mes dernières mésaventures, qu'il ignorait jusque-là. Me soulevant légèrement, je glissai le long de son dard, me plaçai un peu au-dessus de lui et me laissai retomber avec un sanglot de plaisir. Le vît de mon cousin m'enconna profondément.
 Je serrai Armand de mes bras, de mes jambes ; lorsque mes sanglots me laissaient quelque répit je baisais avidement son visage et ses lèvres, avant de le laisser à nouveau lécher mes seins dénudés. Il y avait moins d'une semaine que je croyais l'avoir perdu pour toujours, mais cela m'avait paru une éternité.
 Mon adoré cousin pressait ma taille contre lui, bougeant parfois légèrement, me faisant sentir à quel point sa verge était dure en moi. Dans notre passion furieuse, nous laissions échapper de légers gémissements ; le bruit des lèvres d'Armand sur ma peau, de sa langue humidifiant mes tétons, de sa bouche aspirant ma gorge et mon cou, devait  résonner dans toute la chapelle. Trois coups secs contre le bois du confessionnal m'effrayèrent. Mon cousin murmura :
 - N'ayez crainte, ma douce Solange, le prêtre nous prévient. Quelqu'un approche de la chapelle, nous allons libérer le confessionnal.
 Le prêtre ? Par quel stratagème… Et d'ailleurs comment mon cousin en était-il venu à prendre sa place pour entendre ma confession ?
 Mais peu importait, à l'instant présent la verge que je connaissais le mieux au monde m'enconnait, je ne souhaitais rien de plus.
 Je m'apprêtai à me rajuster, mais mon cousin me retint. Il murmura :
 - Regardez, ma cousine, ce confessionnal présente une double issue… l'une conduit dans la chapelle, l'autre à la sacristie, par une ouverture percée dans le mur…
 Il me saisit sous les fesses et se leva, me portant, toujours emmanchée sur son vît, me serrant contre lui, dans mes habits débraillés, avec ma robe relevée à la taille, mon corsage laissant échapper ma gorge. Nous franchîmes ainsi le mur et une double porte, que mon cousin ferma soigneusement derrière lui.
 Dans la pénombre de la sacristie, il m'allongea sur le sol et entreprit de me foutre rapidement, enfouissant mon visage dans le creux de son épaule, m'écrasant de son poids sur le dallage froid. Ma gorge, qu'il avait hâtivement sortie du corset toujours attaché en pressant violemment mes seins vers le haut, n'en était que plus douloureusement compressée. Mais en cet instant, les gémissements que je retenais n'étaient que de bonheur.
 Mon cousin me sabrait si vigoureusement qu'il me blessait presque ; il finit par se retirer et tenter de me pédiquer. La position, malcommode, l'empêchait de me pénétrer ; je dus basculer mon bassin pour lui permettre d'insérer sa virilité au plus étroit de moi-même. Impatient, il transperça bestialement mon œillet, avant de recommencer à me fourrer. 
 Nous devions chuchoter : le prêtre était vraisemblablement dans le confessionnal avec un ou une fidèle venu à l'improviste ; nous n'étions séparés d'eux que par deux portes.
 - Oh… ma cousine… ma douce, ma bonne cousine… Votre étroit fourreau m'a bien manqué, croyez-le…J'en ai pourtant possédé d'autres que le vôtre, mais aucun aussi accueillant, aussi serré et pourtant large, aucun ne se contracte aussi délicieusement sur moi… ma cousine, ma douce cousine, ma cousine…
 Ses murmures se perdirent vite en gémissements étouffés lorsque son vît pulsatile juta. Il avait tiré très rapidement plaisir de moi, je n'avais pas eu le temps d'y parvenir. Je le retins en moi, espérant une jouissance qui m'avait échappé. Au bout de plusieurs minutes, je le sentis durcir à nouveau.
 - Mon cousin, mon aimé…
 - Ma douce… Voulez-vous que je vous sodomise à nouveau ? Voulez-vous mon dard dans vos entrailles, répandant mon foutre entre vos fesses ?
 - Je… non, plutôt…
 Je songeai à ce que j'avais subi ces dernières semaines. Qu'y avait-il eu de pire ? Sans doute pas les assauts du prêtre, ni ceux de mon cousin, qui ne m'avaient donné que du plaisir, malgré parfois l'étrangeté de la situation voire de l'action, si je repensais à la façon dont le prêtre m'avait possédée dans le fourré. Mais que mon esprit se portât sur le valet ou les métayers et la répulsion me saisissait. Quel moment était le pire ? La brutalité de la sodomie, la suffocation lorsque ma bouche peinait à accueillir une verge trop exigeante, les assauts de plusieurs hommes dont j'ignorais l'identité, ou encore…
 Je frémis en y repensant. La première nuit où je dus m'offrir, dans un escalier, au valet. L'angoisse de n'être parvenue à le convaincre de me rendre la lettre, l'humiliation d'avoir été besognée contre un mur, la honte d'y avoir pris plaisir.
 - Enconnez-moi, mon cousin, je vous en prie, enconnez-moi debout, contre un mur. Pour me faire oublier mes malheurs passés.
 Armand se retira et se releva, m'entrainant avec lui. Je laissai son foutre couler de mes fesses et allai me mettre dos au mur, jambes écartées. Je m'apprêtais à ôter, enfin, les crochets de mon corsage, lorsqu'il me retint :
 - Non, je vous prie, ma cousine. Ainsi vêtue, robe relevée, corsage encore mis, vous êtes… Oh, vous êtes splendide, je n'en ai que plus envie de vous posséder.
 Je songeai alors à ce qu'il avait attendu de Claudine lorsque je les observais dans la clairière : qu'elle crie de souffrance feinte et qu'elle lui résiste. Je voyais bien en quoi ma robe troussée, ma gorge sortie à la hâte, mon corps furtivement exposé pouvaient lui plaire : il pouvait avoir le sentiment de me forcer, sans doute. Mais c'était aussi ce que j'attendais de lui, pour effacer ces moments terribles avec le valet.
 Je gardai donc mon corset et écartai les jambes.
 Mon cousin m'enfila hâtivement puis resta fiché en moi, baisant délicatement mes lèvres, pressant ma gorge de ses mains, m'embrassant, abandonnant mes lèvres pour mon cou qu'il léchait et mordait doucement.
 - Est-ce bien, ainsi, mon aimée ?
 - Mon cousin, vous me faites tant de bien, en me prenant comme le fit un homme vil et lâche voici quelque semaines…
 Armand interrompit ses caresses et me fixa, sa respiration accélérant légèrement.
 - Ô ma cousine, ma pauvre cousine, pardonnez-moi, j'étais furieux l'autre jour quand le prêtre… je ne savais pas… Vous avez tant souffert, mon doux ange… Ô dites-moi, que vous ont-ils donc fait ces valets, ces métayers, ces inconnus dont vous parliez dans le confessionnal ?
 Ce disant, il haletait plus que jamais.
 - Dites-moi, dites-moi tout… Vous ont-ils forcée ?
 Il commença à légèrement bouger en moi.
 J'essayai de parler, tâchant de ne laisser échapper le moindre gémissement de plaisir, et murmurai :
 - Je… Non, pas vraiment mon tendre cousin, j'aurais pu fuir ou refuser… mais je n'avais pas vraiment le choix, étant femme en ce temps… en ce lieu…
 - Que vous ont-ils fait ? Ce valet qui vous prit à même le sol, disiez-vous, racontez-moi…
 Mon cousin ralentit ses mouvements de hanches, pour me laisser retrouver mon souffle.
 - Mon cousin bien-aimé, il me fit tant de mal, et tant de bien aussi lorsque je pensais à vous pendant qu'il m'assaillait,  qu'il me saillait, imaginant vote verge, vos mains, vos lèvres, vos dents, en lieu des siennes…
 Mon cousin accéléra légèrement ses mouvements de besognage, puis ralentit.
 - Mais dites-donc, par pitié, mon ange, vous me mettez au supplice ! Je voudrais tant vous faire du bien pour compenser ce mal, vous faire du bien par là où il vous a blessée !
 - Il me prit contre un mur, comme vous le faites maintenant…
 Mon cousin haleta brièvement et reprit ses mouvements, lentement.
 - Ainsi, ma cousine ?
 - Non, sauvagement, brutalement, se servant de moi comme d'un vulgaire fourreau pour son vît, griffant et mordant ma poitrine en même temps, et…
 Mon cousin accéléra vigoureusement, me coupant la parole. Il murmura à mon oreille, en pétrissant mes seins et pinçant les tétons :
 - Ainsi, ma cousine ?
 - Ahhh… oui, ainsi…
 - Ma pauvre cousine, il vous blessa fort…
 - Oui, mon cousin, bien fort, bien… oooh, bien fort, bien fort, ainsi…
 - Cela vous fait-il du bien ? Que je refasse cela ? Oh, je vous entends respirer, je vous entends retenir votre plaisir… Ma verge doit vous soulager, ma douce Solange… Dites-moi encore ce qu'il vous fit…
 Armand ralentit à nouveau.
 - Il me coucha sur le sol et besogna férocement ma bouche, blessant affreusement mes lèvres, mon cousin. Je m'étouffai sur sa chair qui m'emplissait, puis sur son foutre qui jaillit et déborda tant j'étais déjà pleine de son membre. Je suffoquai et dus avaler ce que je pus pour reprendre mon souffle.
 Mon cousin, pris par son plaisir, perdait peu à peu l'équilibre. Nous finîmes par glisser au sol, lui au-dessus, me sabrant de plus en plus fort.
 - Encore, ma cousine, dites-moi encore ce qu'il vous fit…
 - Une autre fois, il m'allongea sur le ventre et s'introduisit cruellement entre mes fesses, sans que j'y fusse prête. Je faillis hurler de douleur.
 - Encore, ma cousine, encore !
 Armand peinait à articuler ses murmures tant le plaisir le prenait.
 - Une autre fois il me prit dans un réduit obscur, à quelques toises de mon époux et de ses métayers. Il alternait sabrage et rapide sodomie pour me faire souffrir sans que je puisse même gémir. Et ensuite il me livra aux métayers…
 - Oooh… dans le réduit obscur ?
 - Oui, mon cousin.
 - Et combien vous prirent ainsi, ma pauvre cousine ?
 - Je… je ne sais plus, trois, quatre, peut-être cinq verges me possédèrent sans que je visse les hommes qui prenaient leur plaisir en moi.
 Sa voix désormais entrecoupée me parvenait à peine.
 -  Vous ne les voyiez pas ? Vos leur tourniez le dos ?
 - Je… oui, je… j'étais accoudée à un meuble poussiéreux, je…
 Mon cousin s'arracha à moi, me releva prestement et me courba contre une table de la sacristie. Il m'enconna à nouveau et, attrapant ma taille, me bourra à nouveau, sans ménagement.
 - Furent-ils brutaux avec vous ? En paysans qu'ils sont, vous ont-ils malmenée ?
 - Oh… non… oui… je ne sais… Oh, mon cousin, ils me prenaient comme vous le faites maintenant…
 - Et cela vous fait-il du bien, ma cousine ?
 - Oh mon cousin, tellement !
 - Déchargèrent-ils tous en vous ? Dans votre con ? Ou ont-il souillé votre joli corps de leur infâme semence ?
 - Oui… oh, oui, mon cousin, les deux : je les sentis tous jaillir puissamment, leurs foutres mêlés coulant le long de mes jambes et me souillant ainsi…
 -Oh ma cousine… ma cousine… ma chère cousine… je vais décharger aussi, comme eux… pour vous faire du bien… du bien, Solange, je vais vous soulager, prenez mon foutre en vous, prenez ma verge et mon foutre !
 Je mordis mes lèvres pour retenir mes cris tandis qu'il s'arquait puissamment contre moi et je m'abandonnai au plaisir.
  
 
¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨¨˜"°º••º°"˜¨
  
 Epuisée, je tâchai de remettre un peu d'ordre dans ma tenue, en interrogeant mon cousin.
 - Par quel miracle vous êtes-vous trouvé dans ce confessionnal ?
 - Et bien, ma cousine, il semblerait que vous ayez une servante fort dévouée, nommée Claudine, je crois. Elle est venue me trouver pour plaider votre cause. Je vous avoue avoir refusé de l'écouter et même de la laisser m'approcher, tant elle se montrait insistante…
 Me souvenant de la scène que j'avais surprise quelques jours plus tôt, je n'aurais pas exactement dit cela.
 - … mais elle n'a eu de cesse que j'accepte une rencontre, au point qu'elle a su convaincre le prêtre, par je ne sais quel tour…
 Au vu de la rhétorique à laquelle Claudine avait recours et des penchants du prêtre, j'imaginais sans peine le « tour ».
 - … de venir me parler. Il a su me convaincre de prendre sa place dans le confessionnal, me jurant que vous n'en sauriez rien, pour écouter ce que vous aviez à dire, en toute sincérité. Ô ma cousine, quel désespoir lorsque je compris vous avoir si mal jugée ! Et quel bonheur de vous retrouver !
 Il me serra doucement dans ses bras. Je me dégageai tout aussi doucement, à sa surprise.
 - Votre désespoir ? Vraiment, mon cousin ? Faut-il que je vous demande combien de femmes vous avez foutues, depuis un an ? Faut-il que je vous chasse de ma vue si vous me dites avoir plongé votre verge en d'autres que moi ? Dans une de vos lettres, vous parliez de courtisanes. Ne devrais-je pas être désespérée, moi aussi ?
 Il rougit violemment.
 - Allons ma cousine, ne m'en veuillez pas. Ce n'est qu'une expression, maladroite peut-être, du feu inextinguible dont je brûle pour vous…
 Je me levai en silence. Une réponse de ma part nous eût conduits à une nouvelle dispute, que je ne souhaitais pas provoquer. 
 Mais alors qu'il me prenait dans ses bras en me promettant amour éternel, je ne pouvais m'empêcher de reconsidérer tout ce temps. J'avais accordé pleine confiance à mon cousin, sans imaginer que notre relation, celle d'un homme et d'une femme des Lumières, fût limitée par de vieux échos de morale puritaine : il se conduisait en époux jaloux. Je n'entendais en aucun cas être la propriété d'un homme, de même que je n'entendais pas que mon cousin me réservât l'exclusivité, ce qu'il n'avait d'ailleurs pas fait.  Mais il m'avait dissimulé ses écarts comme des fautes et m'avait bien cruellement blessée lorsqu'il avait cru que j'étais allée chercher mon plaisir ailleurs.
 J'aimais toujours mon cher Armand, mais il me fallait désormais me souvenir qu'il n'était pas l'idéal lumineux que je me figurais et me montrer ferme si les préjugés de son sexe le saisissaient à nouveau.
 Interrompant ses caresses et mes réflexions, le prêtre entra dans la sacristie.
 - Et bien madame, il semblerait que je vous aie fait du tort, j'en suis bien désolé. Je me réjouis de vous voir réconciliée avec votre cousin. J'espère que l'un comme l'autre accepterez de poursuivre des entretiens religieux semblables à celui que nous eûmes tous trois voici quelques semaines, voire des confessions comme celle d'aujourd'hui.
 Mon cousin, la mine réjouie, s'empara de la main du prêtre et la serra.
 - Mon cher, cela va de soi. Par votre entremise j'ai retrouvé ma bien-aimée cousine, je suis votre débiteur.
 A mon étonnement, le prêtre ne lui répondit pas mais se tourna vers moi.
 - Et qu'en dit madame la Comtesse ?
 J'acquiesçai gravement.
 Nous quittâmes tous trois la sacristie, les deux hommes conversant à bâtons rompus, tandis que je songeai à l'étrangeté du moment. Mon cousin qui m'aimait tant ne pensait pas à demander mon aval pour une telle proposition, mais le prêtre, lui, y tenait.
 Je me pris à lui vouer une fragile mais grandissante confiance.
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Photo de profil de ReineMargot
ReineMargot
7 juin 2020 à 16:53
Je suis très heureuse de la fin de ce chapitre, l'hypocrisie d'Armand m'énervait passablement depuis un moment, et je trouvais le personnage du prêtre plus intéressant, avec son magnétisme sombre, sa retenue... J'aurais été déçue que Solange retourne aux bras de son cousin comme si rien ne s'était passé !

Super histoire en tout cas ! :)
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
4 juin 2020 à 06:55
Un bonheur de retrouver cette histoire, un excellent travail d'écriture !!
Quel plaisir le routeur d'Armand, je suis contente pour Solange :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
3 juin 2020 à 10:15
Médaille amplement méritée :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de PAJEROX75
PAJEROX75
3 juin 2020 à 08:30
Magnifiquement écrit.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
2 juin 2020 à 19:18
Je vais me répéter... Mais voilà encore un excellent chapitre. Avec un inattendu et savoureux rebondissement. C'est toujours très bien écrit et on prend toujours autant de plaisir à lire cette histoire.

Félicitations. Et médaille méritée.
Soyez respectueux
Répondre

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