Frangine contre Frangine
Chapitre 1
00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ Count Zero Frangine contre Frangine XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Frangine contre Frangine — Chapitre 1

16 minutes
8.7k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Count Zero
Count Zero
Histoires publiées
4
Abonnés
13
J'aime cumulés
591

Frangine contre Frangine

Chapitre 1

Deux Sœurs
Chapitre 1
C'était un de ces dimanches matin d'automne, un de ces dimanches matin pluvieux, ou la vie s'écoulait lentement.
Pour l'occasion, Agnès avait traîné le fauteuil Ikea de ses parents jusqu'à la fenêtre de sa chambre, en faisant grincer le parquet sur son passage. Les grosses gouttes de pluie faisaient tinter le verre de la mince vitre qui la séparait de l'extérieur, dans une ambiance feutrée propice à la lecture.
Agnès s'installa dans le fauteuil. Elle avait posé le lourd volume broché d'Harry Potter et L'Ordre du Phénix sur ses cuisses, désireuse de se replonger dans les couloirs de Poudlard et de la Salle sur Demande. Elle appuyait ses pieds enveloppés dans d'épaisses chaussettes sur le radiateur brûlant, tout en profitant de la fraicheur qui perlait à travers la vitre, bien au chaud dans son jean le plus confortable et son pull vert usé.
Malgré les conditions propices, Agnès n'arrivait pas à faire mieux que survoler distraitement les lignes qui se suivaient sur les pages de son livre. Son esprit était ailleurs, comme en témoignaient les coups d'œil incessants qu'elle jetait au-dehors.
La maison d'Agnès - ou plutôt la maison de ses parents - était située « à la campagne ». Du moins, c'est ce qu'aimait à penser le couple quinquagénaire, en omettant inconsciemment que la maison était située à cinq minutes à pieds d'un centre ville riche et vivant... malgré ça, la maison n'avait pas de voisine immédiate, et grâce à un aménagement d'arbres savamment agencés, toutes les fenêtres de la maison ne donnaient à voir que des champs et de la verdure. De plus, la seule route cabossée qui desservait la maison était à peine assez large pour permettre à deux voitures de se croiser sans manœuvre. L'important, pour les parents d'Agnès, était le sentiment d'isolement, bien plus que l'isolement véritable.
Agnès, donc, attendait. Elle attendait bêtement en faisant semblant de lire, elle attendait comme un gamin attend que la poste lui apporte son colis Amazon, elle attendait bêtement l'arrivée de quelqu'un qui ne venait même pas pour elle. La jeune fille perdit vite la notion du temps, ainsi que la notion de sa propre existence.
Une voiture passa dans la rue, feux allumés et essuie-glaces frénétiques. Agnès fit presque un bond de sa chaise avant de comprendre que la voiture ne ralentirait pas.
Ses parents étaient absents pour la journée, comme très souvent les dimanches, occupés qu'ils étaient à se rendre dans les différents salons de France pour faire concourir leurs chats siamois d'élevage. Et c'est à ces occasions là qu'elle profitait de sa solitude pour se gaver des fictions labellisées Fantasy ou Jeune-Adulte dont sa bibliothèque regorgeait.
Dire qu'elle était seule, ce matin-là, serait néanmoins un abus de langage. Certes, elle se sentait seule, mais, dans les faits, sa sœur Roxane partageait la maison avec elle. Roxane, de trois ans son aînée, était une jeune femme extravertie et extravagante. Elle était du genre à mettre la musique trop fort, et à taper du pied jusqu'à en faire vibrer les murs sans grande considération pour les besoins en tranquillité de sa petite sœur.
Cette petite description pourrait donner l'impression que Roxane était une fille agréable, pleine de joie de vivre et qu'on aime côtoyer... il n'en était rien.
Loin de la façade de jeune femme avenante et agréable qu'elle donnait à voir au monde entier par le biais de ses comptes Facebook et Instagram, le terme le plus adéquat qu'Agnès avait trouvé pour la décrire était Harpie. (Sale petite conne intrigante fonctionnait aussi.) En effet, Roxane, entre autres choses, n'hésitait jamais à rabaisser sa petite sœur, ou à casser du sucre sur le dos de quiconque avait croisé son regard, les remarques se faisaient toujours blessantes. Car la harpie, de ses griffes acérées, savait toujours où frapper pour que ça fasse mal.
Malgré cet état de fait, Agnès ne sombrait pas dans le misérabilisme. Elle avait appris à vivre avec, et à simplement faire le deuil de l'espoir d'avoir un jour une relation sororale saine et complice, puissante et rassurante comme celle qu'on décrivait parfois dans ses romans. Elle avait accepté qu'un fossé impossible à enjamber la séparerait toujours de sa grande sœur, leurs existences deux lignes droites vouées à ne jamais se croiser. Bien au chaud dans son petit monde, Agnès avait enfoui au plus profond d'elle les sentiments conflictuels et désagréables qu'elle éprouvait à l'égard de Roxane.
Une nouvelle voiture arrivait, et la friction bruyante des pneus sur le bitume détrempé de la route indiquait à Agnès que la voiture ralentissait. Aux aguets, elle se pencha à la fenêtre en collant son front sur la vitre glacée. Une Clio un peu ancienne noire s'engagea, avec un certain panache et un soupçon de nonchalance, sur les cailloux blancs de l'allée de la maison en les faisant virevolter sous ses roues. La voiture finalement à l'arrêt, le moteur s'arrêta en même temps que les feux de la voiture, et le frein à main émit con cliquetis caractéristique. La silhouette à l'intérieur sortit son téléphone portable, et moins d'une seconde plus tard, Roxane fit claquer la porte de sa chambre et dévala les escaliers. La porte d'entrée et la portière de la voiture s'ouvrirent toutes les deux au même instant.
Daniel en sortit. Agnès se fit toute petite, ne laissant dépasser qu'une paire d'yeux avides du cadre de sa fenêtre. Le jeune homme, plus âgé qu'elle, portait un jean clair, et un t-shirt blanc sous son manteau épais. Il protégeait ses cheveux blonds coupés courts de la pluie sous ses bras secs et musculeux. Agnès sentit remonter en elle une bouffée tiède quand Daniel passa sous sa fenêtre pour emprunter la porte d'entrée ou l'attendait sa sœur.
Le bruit sourd de la porte qu'on claque. Quelques paroles inintelligibles. Des rires étouffés. Quelques baisers bruyants... il ne suffit que de ça pour qu'Agnès se surprenne une fois de plus à tendre l'oreille pour ne rien rater de ce qui se passait. Elle était sur le point de se lever discrètement et s'approcher de la porte de sa chambre pour mieux entendre, mais les deux tourtereaux firent craquer les marches de l'escalier en bois sous leur pied, signe qu'ils se dirigeaient vers la chambre de Roxane. Agnès s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, animée par l'inquiétude irrationnelle que l'un ou l'autre n'ouvre brusquement la porte de sa chambre pour la confronter et l'accuser de les espionner. Les silhouettes sombres et mouvantes, au nombre de deux, passèrent sous le jour de la porte de la chambre d'Agnès, en silence. Une fraction de seconde plus tard, Agnès entendit et sentit claquer la porte de la chambre voisine.
Agnès tenta de se replonger, songeuse, dans ses lectures. Mais elle savait bien que c'était peine perdue. Son corps était bien là, affalé sur le fauteuil moelleux, les épaules détendues et la pression de son gros livre broché sur les cuisses, mais son esprit était irrémédiablement... ailleurs.
Elle aimait, d'ordinaire, cette sensation... d'ailleurs. Elle quittait volontiers sa prison de médiocrité pour se laisser emporter dans les univers imaginaires. Mais ce qu'elle ressentait à ce moment n'avait rien de la plénitude tranquille, de la complétude douce et agréable d'un après-midi à s'oublier. Tout au contraire, il s'installait en elle une espèce de malaise, une tension sourde et acide, un... déséquilibre.
Elle n'était pas dupe, et elle n'était pas du genre à se mentir à elle-même... Une partie d'elle - qui essayait de convaincre l'autre - avait déjà fait le triste constat : elle tombait amoureuse de l'amoureux de sa sœur. Loin encore d'en saisir la portée et les ramifications, cet état de fait la plongeait dans un profond désarroi, et mille et une questions se bousculaient à la porte de la partie rationnelle de son esprit.
Premièrement, elle n'avait pas envie de tomber amoureuse.
Deuxièmement, elle n'avait pas envie de tomber amoureuse du mec de sa sœur.
Troisièmement, Daniel ne s'intéresserait jamais à elle, puisqu'il s'intéressait à Roxane, que Roxane était une harpie et qu'Agnès n'en était (espérait-elle) pas une.
Elle avait longtemps médité cette affaire, seule dans son lit... Un cas fâcheux, se disait-elle. Mais un cas fâcheux pour lequel elle pensait avoir trouvé une solution acceptable : Agnès était une rêveuse, et elle se savait rêveuse. Elle avait fantasmé, comme d'autres jeunes filles avant elle, les personnages masculins de ses romans, et donnait même corps à ces fantasmes dans de courtes fictions qu'elle écrivait pour que personne ne les lise jamais. (Surtout pas...) Elle avait donc décidé traiter ce fantasme comme ce qu'elle espérait qu'il était : un banal fantasme. Un fantasme d'adolescente qui ne déborderait jamais des limites de son esprit, et ne s'exprimerait qu'à travers des séances nocturnes, longues et fiévreuses, de plaisirs solitaires et coupables.
La réponse à cette question censée apaiser son mal ne faisait en fait que l'attiser : la source du problème n'était pas un personnage de roman, parfait et éthéré, c'était un garçon de sang et surtout de chair, qui pavanait sa belle gueule sous le nez chatouilleux de la jeune fille.
La jeune fille soupira sans bouger de son fauteuil qui lui semblait de plus en plus inconfortable et bancal. Elle repoussa son livre, dans le silence tranquille de la matinée...
...Le silence tranquille ? Pas vraiment. Agnès entendit, par-dessus le bruit de la pluie, dans l'air immobile de la chambre, des sons qui émanaient de l'autre côté du mur.
Elle resta immobile quelques secondes de plus, pour s'assurer que les sons ne provenaient pas de son imagination, mais bien de la chambre voisine. Il lui sembla reconnaître la voix de sa sœur, qui ne parlait pas vraiment, mais qui... gémissait ?
Agnès n'était pas naïve, bien entendu, et encore moins ignare des choses de la vie. A leurs âges, les gens baisaient. Malgré tout, et malgré cette évidence dont elle avait parfaitement conscience, reconnaître l'existence d'un phénomène et comprendre qu'il avait lieu dans la chambre d'à côté n'était pas du tout la même chose.
Un flot d'émotions se superposèrent soudainement, se chevauchant, se mélangeant au fond d'Agnès pour le plus grand malaise de la jeune fille. Elle eut soudain très chaud, et le sang lui monta aux tempes, de telle manière qu'elle sentait pulser son cœur dans le fin cartilage de ses oreilles brulantes. Elle eut la boule au ventre, tiraillée entre l'envie d'écouter davantage et le dégoût mêlé de gêne qui la paralysait.
Loin d'être puritaine, la jeune fille se sentait très vite mal à l'aise quand le sujet des relations amoureuses ou sexuelles était évoqué dans son entourage, elle ne voulait rien savoir, et rien voir de ce qui pouvait bien se passer entre ses amis ou... sa sœur et son mec. Malgré ça, elle ressentit des frissons, et une chaleur inhabituelle anima son corps tout entier. Elle resta figée, et tendait l'oreille.
Roxane était la seule à gémir, Daniel ne faisait pas un bruit.
Que se passait-il ? Les gémissements étaient courts et espacés.
Ils gagnaient en intensité.
Dans quelle position étaient-ils ?
Elle eut un nouveau frisson en imaginant Daniel torse nu.
Non... arrête.
Etait-il allongé sur elle ? Etait-il en train de l'embrasser ?
Elle imagina les lèvres humides du garçon sur celles de sa sœur.
De quelle teneur étaient ces baisers ?
Langoureux ? Doux ? Hargneux ?...
... Violents ?
Lui mordait-il les lèvres ?
Stop !
Cette idée lui fit monter le sang aux joues.
Roxane venait de prononcer quelque chose. Mais, malgré la finesse des murs qui séparaient les chambres, Agnès ne comprit pas ce que sa sœur avait dit.
Et, comme spectatrice de sa propre perversité, elle s'extirpa de son fauteuil, et ses grosses chaussettes masquèrent le bruit de ses pas sur le parquet frais. Elle se dirigea à pas de souris vers son lit, placé de manière bien commode - le lit, pas la commode - contre la cloison qui séparait les deux chambres. Elle s'y assit, resta immobile quelques instants avant que Roxane ne se fasse entendre de nouveau.
— vas-y, disait-elle, oui, comme ça.
Un bruit léger de succion retentit dans la chambre voisine, Agnès fit un bond, outrée. Elle resta bouche bée alors que le doute sur ce qui se passait réellement dans la pièce d'à côté se dissipait.
Roxane poussa un long soupir. Que faisait-elle ?
Elle pouvait parler, sa bouche n'était pas occupée, ils ne s'embrassaient pas. Daniel était peut-être en train de lui caresser le...
Agnès eut une nouvelle bouffée de chaleur, elle plaqua sa main contre sa bouche, outragée. Ses habits lui semblaient trop chauds, trop serrés, son t-shirt lui collait au corps, il était moite, et une fine pellicule de sueur s'installait sur la base de son cuir chevelu.
Il la doigte, pensa-t-elle, ou alors il lui lèche la...
Cette pensée acheva de lui titiller le bas-ventre, elle ouvrit la braguette de son jean avec frénésie, et dans un mouvement maladroit, mais intense, elle pressa sa main contre sa culotte humide. Elle respirait le moins possible, ou le moins fort possible, pour ne rien rater des bruits qu'elle percevait à peine à travers la cloison.
— Vas-y, répéta sa sœur dans un soupir. Vas-y, encore !
Agnès sentit une nouvelle vague d'excitation monter en elle. Elle imaginait ce qui se passait derrière ces murs. Les images défilaient dans sa tête, allègrement alimentées, voire pimentées, par les sons qui filtraient jusqu'à son oreille. Les livres et la solitude avaient donné à Agnès la faculté de se figurer un monde entier à partie d'un petit rien. Elle imaginait Roxane, allongée nue, son homme au-dessus d'elle en train de plonger ses doigts dans son fondement rougi. Agnès continuait d'appuyer sur sa culotte, là où ça lui faisait le plus frissons, quand une autre image lui vint : Roxane, toujours nue, toujours sur le dos, les seins ballottés au rythme d'un Daniel bestial et démonique qui la pénétrait. Il ne la ménageait pas, se figurait la jeune Agnès, il y allait à fond, sans prendre son bien-être à elle en considération.
Elle commença à se frotter la chatte à travers sa culotte. Elle mouillait. L'idée qu'elle devrait peut-être enlever son pantalon pour ne pas l'empoisser lui traversa l'esprit un très court instant, mais fut balayée par de nouvelles images : Daniel avait retourné sa sœur sur le lit, et il la ramonait de plus belle.
Elle intensifia ses caresses, entrevoyant une extase proche. Les images de Daniel et Roxane continuaient d'affluer dans son esprit plus vite qu'elle ne pouvait les traiter et les approfondir. Elle imagina le cul de sa sœur, épais et rebondi, s'agiter sous les coups de reins de son assaillant...
Puis soudain, elle ouvrit les yeux dans le vide, excitée et horrifiée des par de nouvelles images fortes et déconcertantes. Son esprit fantasque n'avait rien changé aux scènes qu'il produisait fiévreusement, à un détail près : Roxane avait laissé sa place à un autre personnage qu'Agnès connaissait bien : elle-même. Ça n'était plus Roxane qui se faisait prendre brutalement par Daniel... c'était elle, petite chose fragile et pâle.
Elle se figea un instant, mal à l'aise. Mais son imagination continua de lui envoyer d'autres scènes. Elle sentait le corps chaud et fort de l'homme de sa sœur à côté d'elle, elle sentait qu'il l'attrapait, d'une main vigoureuse, au cou et à la chatte.
Elle se masturba de plus belle, appuyant aussi fort qu'elle le pouvait.
Le Daniel imaginaire lui pressait les seins après lui avoir arraché son soutien-gorge vert pomme. Elle imagina sa verge tendue se frotter sur elle. D'abord sur ses hanches, puis entre ses seins, et enfin au niveau de son visage. Elle ouvrit la bouche dans le monde réel, malgré elle, et se représenta le pénis de l'homme faire une entrée sauvage entre ses lèvres. Elle imagina Daniel lui parler... prends ça, fais-moi plaisir, tu vas aimer, je viens...
— Je viens aussi, souffla-t-elle, pour elle-même.
Une ultime bouffée de chaleur monta en elle, et elle jouit en se contorsionnant le plus silencieusement qu'elle put. Un ultime soubresaut acheva de faire tomber une pile de livres qui marchandaient sur le rebord de sa table de nuit, le bruit sec des pavés de papier sur le parquet la ramena brutalement à la réalité.
Elle se retrouva allongée sur son lit, les yeux écarquillés, suante et poisseuse dans ses vêtements, les doigts encore appuyés contre sa culotte, les cheveux collés sur son front. Elle essaya d'écouter ce qui se passait dans la chambre voisine, sans parvenir à percevoir quelque autre son que celui de sa respiration lente, mais bruyante.
Elle pensa immédiatement que la chute des livres les avait effarouchés, et elle fut prise d'une panique sourde quand elle réalisa qu'ils avaient peut-être deviné qu'Agnès les espionnait à travers la cloison. Elle resta crispée une bonne minute, essayant de trouver la meilleure manière de nier les potentielles accusations qu'on porterait contre elle.
Les deux amants quittèrent simplement la chambre, et alors qu'Agnès s'inquiéta une seconde lorsqu'ils passèrent devant sa chambre en riant, ils la dépassèrent et empruntèrent l'escalier grinçant qui menait au rez-de-chaussée.
Riaient-ils d'elle ?
La menace éloignée, Agnès se releva doucement. Le léger mal de crâne qui pointait le bout de son nez ne suffisait pas à pourrir le sentiment de bien-être qu'elle ressentait dans son corps. Malheureusement, ce bien-être doux et léger céda sa place, lentement mais sûrement, à un grand vide qui grossissait à l'emplacement de son cœur. Elle se sentait tiraillée.
Intelligente comme elle l'était, Agnès comprit - sans pour autant qu'elle n'ose le formuler en ces termes - que son désir pour le jeune homme n'irait jamais en décroissant tant qu'il serait dans les parages.
Elle se demanda même si ce désir disparaîtrait un jour.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
L'auteur n'a pas encore précisé si une suite est prévue.

Commentaires ()

Passer les 4 commentaires
bobby29
22 octobre 2020 à 23:10
Très belle écriture. Les sentiments et perceptions de la jeune Agnès sont délicatement et fidèlement décrits, c'est très touchant.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
22 octobre 2020 à 21:37
Joli début bien prometteur, attendons la suite pour savoir si cette jeune fille va connaitre les plaisirs de l'amour.
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 3
Par Vivi75
64
0
7.4k
Hétéro
✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 1
Par Vivi75
87
1
21.7k
Hétéro
✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 6
Par Vivi75
79
0
8.4k
Hétéro
✦ Büchnerr Ma soeur, son mec et moi XSTORY
Ma soeur, son mec et moi
Chapitre 1
Par Büchnerr
360
9
24k
Hétéro
✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 2
Par Vivi75
169
0
8.9k
Lesbiennes
✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 10
Par Vivi75
41
0
2.6k
Hétéro
✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
Agnès se découvre
Chapitre 4
Par Vivi75
11
0
5k
Hétéro
✦ melifer Mme Girardin et la jeune fille XSTORY
Mme Girardin et la jeune fille
Chapitre 4
Par melifer
215
8
26.7k
Lesbiennes

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio