Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Négociation pas si difficile — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Négociation pas si difficile
Chapitre 2
Je sais que Thomas s'est confié à vous récemment. Ne soyez pas gêné, je ne viens pas vers vous pour savoir ce qu'il vous a raconté. Je veux juste aussi profiter de vos oreilles indiscrètes.
Il a sûrement dû vous parler de nous en détail. Nous nous connaissons depuis 5 ans. J'ai tout de suite su que c'était lui. Après la fin de mon école d'architecture, nous nous sommes installés ensemble. Nous avons concrétisé notre amour il y a un an avec la venue de notre petit Hugo.
Il a sûrement dû vous parler de nous en détail. Nous nous connaissons depuis 5 ans. J'ai tout de suite su que c'était lui. Après la fin de mon école d'architecture, nous nous sommes installés ensemble. Nous avons concrétisé notre amour il y a un an avec la venue de notre petit Hugo.
Tout débuta un soir ordinaire. Je rentrais du bureau. Thomas finissant plus tôt était allé chercher Hugo à la crèche. Il m'attendait dans le salon. Avec sa voix d'enfant qui sort d'une grosse bêtise, il m'annonça frontalement qu'il était bloqué au travail notre semaine de Noël. C'était le début d'une soirée épouvantable. Plus je le poussais à contester la situation, à trouver une solution avec ses collègues, plus il s'enfermait, honteux. Je ne reconnaissais pas, mutique face aux micro-ondes, regardant le petit pot d'Hugo se réchauffer.
Son fatalisme me rendait folle, plusieurs mots violents sortirent de ma bouche. Il les recevait sans répondre. Ses insultes ne ricochaient pas, ils s'enfonçaient en lui. Pourtant bien que douloureuse, la situation créait en moi une turbulence presque agréable, une réminiscence de la polarité du couple amant, loin des enjeux primaires couche/biberon des derniers moins centrés autour d'Hugo.
Autour de l'heure du coucher, ma déception retomba doucement. Allongée à côté de lui dans le lit, mon excitation persistait. La colère initiale sous l'œil nouveau de la culpabilité, se métamorphosait en fébrilité. On pouvait faire ce Noël chez nous. J'ai été trop dure. Je souhaitais une réconciliation, je voulais le retrouver en moi, en nous. Lui en chien de fusil, s'occupait à fixer le mur opposé.
Je me rapprochais de lui, accolant mes seins contre son dos. Mes mots avaient blessé, mes mains pouvaient soigner. Sa ligne de défense avait toujours eu une grande faiblesse, je savais où attaquer. Je glissais ma main contre son caleçon, massant son sexe à travers le tissu. A chaque frôlement, je sentais sa chair se durcir. Je l'agrippais tendrement contre le coton et masser outrageusement le mâle entre mes doigts. Brusquement, dans un mouvement de recul, il chassa ma main.
— Pas ce soir, désolé je ne suis pas d'humeur.
Je ne trouvais le sommeil que plusieurs heures plus tard, vexée, honteuse et surtout inquiète. C'était la première fois que Thomas se refusait à nos jeux. Les derniers mois avaient été difficiles, pour nous deux. Outre le changement de mon corps, la fatigue, le stress, je sentais Thomas différent.
Depuis quelques semaines, j'avais retrouvé mon corps et mes envies d'avant l'accouchement. La semaine dernière, nous avions refait l'amour la première fois depuis le retour de maternité. Il était sur moi, doux, maladroit, trop respectueux. Alors qu'il tâtonnait sa tête entre mes seins, sa bouche contre mon téton, je transposais sur sa silhouette les contours imaginaires d'une petite bête timide qui vient s'abreuver contre sa mère. Une fois présente, cette image ne me quitta pas. Je restais sèche, il jouit vite.
Ma mémoire avait écarté rapidement ce mauvais coup dans la case accident de parcours. Pourtant ce soir-là, isolé dans mon lit, l'ombre chétive de cet animal affolé ressortait alimenter ma frustration. Où était passé cet homme que je suppliais il y a quelques mois, lui le corps bombé d'excitation virile, moi le ventre maintenu par un coussin, ma main trempée sur mon clito, hurlant de ne pas stopper de me sodomiser. L'avais-je perdu à jamais ?
Le lendemain, la décision était prise, demain soir, mes parents s'occupent du monstre et je m'occupe de retrouver Thomas. Je passais la journée au bureau à terminer les tâches urgences, et surtout, je l'avoue, lire des forums sur la sexualité du couple après un enfant. Je ne trouvais rien de vraiment utile, je séchais. Sur le chemin de la crèche, je croisais un sex-shop. En le dépassant, mon esprit dégoulinait d'idées. Ce type de lieu me semblait parfaitement indiqué pour ma problématique actuelle. Je n'avais jamais osé rentrer dans un de ces magasins, pudeur, candeur, ou peur de tomber sur un vieux exhibe, malgré cela, ces endroits m'avaient toujours follement attirée. Mon plan pour le lendemain se dessinait.
Je pris mon après-midi le lendemain. Ma mère m'avait déjà appelée deux fois, me remerciant de la laisser aller chercher Hugo à la crèche et de le laisser chez eux pour la soirée. A 14 h, je franchissais la porte du magasin à la vitrine plein de sex-toys, une boule d'excitation dans le ventre et une douce chaleur sous ma jupe.
Je voulais retrouver mon Thomas conquérant, renverser les pôles, me présenter face à lui plus soumise que jamais. Plus le projet avançait, plus j'étais excitée. La recherche de mes artifices de soumission face au regard des rares clients fut un moment délicieux. La poitrine gonflée, je parcourais les rayons à la recherche de mes parures, plein d'idées honteuses et lubriques. Je repartais de la caisse avec un masque loup en dentelle noir au ruban satin, un collier « bijoux indiscrets », un kit bad kitty.
Pardon, je prends conscience que mon excitation a pris le pas sur une description plus complète de mes achats. Le collier se composait d'une chainette dorée s'adaptant autour du cou dans sa partie postérieure d'une boucle en cuir noir qui se continuait d'une fine laisse aux anneaux or. Le kit bad kitty contenait un serre-tête orné par deux petites oreilles félines en fourrure noire, ainsi qu'un plug annal dont l'extrémité externe se terminait par une queue en fourrure noire de 30 centimètres de long.
Je rentrais rapidement chez nous. Il était déjà 16 heures. Thomas rentrait à 17 h 30 le vendredi. J'enlevais l'ensemble de mes habits que je posais prestement sur le fauteuil. Mon slip termina immédiatement dans le bac de linge, taché d'une auréole humide. Je pris rapidement une douche. Avant de sortir de la salle de bain, je disciplinais mes longs cheveux bruns dans une tresse serrée, crinière équestre s'étalant entre mes omoplates.
J'étais debout nue face au miroir de notre chambre avec mes trois paquets. De la mignonne courbure supérieure de mes seins en pommes s'arrimaient des fins tétons rosés pointés vers le haut. Je touchais fièrement mon ventre de nouveau plat. J'écartais mes cuisses, et passais ma main sur mon sexe légèrement poilu, écartant les grandes lèvres. Je savourais le contact de ma main contre ces muqueuses sensibles. Je tournais, mes fesses face au miroir, fines rebondies dominantes. Je n'avais pas changé, excepté quelques vergetures. J'étais moi.
Je mis en place mon masque, place mon serre-tête au-dessus de ma tresse. Agréablement revigorant, le contact froid sur ma peau du métal du collier alluma mon corps. Je positionnai accroupie, mes fesses bien écartées. J'humidifiais mes doigts d'un petit crachat. Doucement, je massais les rebords de mon orifice. La détente progressive de mes muscles favorisée par le massage m'indiquait que mon anus était prêt. Mon sex-toy à poil s'inséra lentement dans de sensuels va-et-vient, puis me pénétra entièrement. Une douce empreinte douloureuse me fit tomber à quatre pattes face au miroir.
J'étais en face d'une bête inconnue, chimère félin humain. La lueur sombre sauvage des pupilles derrière mon masque m'était étrangère. Je buvais dans ce regard sombre un cocktail de menace et de supplique. Je m'abandonnais à cette nouvelle peau. Le reflet de mes premiers pas douloureux de quadrupède me parut ridicule. Un nouveau centre de gravité irradiait de mon rectum. Cette colonne cérébrale nouvelle guidait chacun de mes mouvements. Ma démarche devint de plus en plus sensuelle, encouragée par la queue en fourrure qui glissait à travers mes fesses contre mon sexe et mes cuisses. J'atteignis le salon et son tapis. J'attendais là le retour de Thomas.
Je sentais au fond de moi qu'il m'était interdit de me redresser ou d'utiliser la langue humaine.
Thomas passa la porte à 17 h 35.
Thomas passa la porte à 17 h 35.
— Bonjour Claire...? euhhh... Hugo n'est pas là ? Arriva-t-il à prononcer, la voix chevrotante.
J'émis un grognement d'acquiescement.
— C'est une sorte de jeux érotique ? » Poursuivit-il. Les hommes sont tellement perspicaces...
J'avançais vers lui toujours en grognant. Je frottais mon museau contre son entrejambe. Il me caressa tendrement la tête. Un sourire passa sur son visage quand l'extrémité de la laisse lui tomba entre ses mains. Je tirais dessus en faisant demi-tour pour me diriger vers le salon, lui offrant une vue en contre-plongée sur mon postérieur.
— Mon cœur, cette nouvelle queue te va vraiment bien. Pour une surprise, c'est une surprise de sacrée cochonne.
J'émis un petit jappement d'encouragement. Il pouvait se laisser aller. Je déambulais, queue dressée plusieurs minutes. Il se laissait prendre au jeu, me regardant attentivement me découvrir dans la pièce, me rabrouant par une petite tape sur mes fesses à la moindre fantaisie. Puis il s'assit sur le canapé.
— Viens là. M'ordonna-t-il en tirant sur ma laisse. Il m'avait commandé comme une chienne.
Je posais mes pattes avant sur ses cuisses, puis son torse plein de désir. Je voulais lui faire la fête, désorganisée et gémissante, je léchais, mordillais, sa boucle de ceinture, ses boutons de chemise, son cou, ses oreilles ses lèvres. Avec mes dents, je le déshabillais, tirant les extrémités de ses vêtements.
Il était maintenant nu, sexe à l'air. Il était si beau bandé, le gland enflammé par l'afflux de sang. Il me maintenait à califourchon à travers le canapé, mes fesses en face de lui. Il jouait avec ma queue, profitant de sa douceur pour me masser le sexe et l'intérieur des cuisses. Chaque petite dépression extérieure faite sur mon plug déclenchait une stimulation sphinctérienne lumineuse. Permise par mon excitation, une exploration de mon sexe par tous ses doigts s'organisa. De plaisir, je me tordais anarchiquement mon derrière. De son autre main, il maintenait ma tête contre un coussin en tenant fermement ma laisse ou ma tresse.
Il était maintenant nu, sexe à l'air. Il était si beau bandé, le gland enflammé par l'afflux de sang. Il me maintenait à califourchon à travers le canapé, mes fesses en face de lui. Il jouait avec ma queue, profitant de sa douceur pour me masser le sexe et l'intérieur des cuisses. Chaque petite dépression extérieure faite sur mon plug déclenchait une stimulation sphinctérienne lumineuse. Permise par mon excitation, une exploration de mon sexe par tous ses doigts s'organisa. De plaisir, je me tordais anarchiquement mon derrière. De son autre main, il maintenait ma tête contre un coussin en tenant fermement ma laisse ou ma tresse.
— Couche-toi sur le tapis, tends bien ton cul vers le haut avec les cuisses légèrement écartées, sacrée bestiole.
Je m'exécutais. Je le sentis se mettre derrière moi lentement, rabattre ma queue sur le haut mes fesses. Un baluche contre ma croupe, l'autre avec le poignet de la laisse. Il cracha sur queue, puis pénétra profondément. Je l'accueillais avec cri aigu. Il resta là, immobile quelques secondes, goûtant aux signaux vibratoires de bienvenue de ma chatte. Puis il commença une pénétration rythmée et profonde. Je sentais sa bite s'élever dans mon vagin, rejoindre l'empreinte figée dans mon rectum. Il s'amusait à tirer légèrement sur ma queue, mon sex-toy se balançait de l'extérieur à l'intérieur de moi. Je griffais, mordais le tapis.
Plus son plaisir montait, plus ses expressions étaient bestiaux, grognements sourds de plaisir, morsure de mon cou. Plus mon plaisir montait, plus je ne parvenais à retenir des expressions humaines : « c'est bon ! j'aime ta queue ! ». Elles étaient punies par une claque sur les fesses.
L'orgasme me surprit. Il fut long et puissant, hurlements, jambes flageolantes, spasmes abdominaux, je m'écroulais après quelques minutes à ses pieds inertes sur le dos, bouche ouverte. Me dominant de toute sa hauteur, il me présentait son sexe tendu. Un flot de sperme chaud explosa dans un cri. Une pluie de gouttelette nacrée recouvra mon visage masqué et ma poitrine nue. Elle avait le goût de l'amour.
Il était là, beau, souriant, audacieux et résolu : le type d'homme à qui on ne dicte pas ses congés de Noël.
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