Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Négociation pas si difficile — Chapitre 3 · Un goût de Noël
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Négociation pas si difficile
Chapitre 3 · Un goût de Noël
Je 'arrive devant leur porte. Ce soir, je suis invitée chez eux. L’ordre du jour officiel : discussion sur la répartition des vacances de Noël. L’ordre du jour officieux : asseoir mon autorité.
Le blazer noir ajusté me donne l’assurance que j’aime. J'ai atteint ce stade délicieux où l’on ne prouve plus rien à personne, sauf peut-être à soi-même. Mon statut de « MILF » est une armure et, surtout, un outil. Un outil que j’ai utilisé à mon profit trois semaines plus tôt...
Le blazer noir ajusté me donne l’assurance que j’aime. J'ai atteint ce stade délicieux où l’on ne prouve plus rien à personne, sauf peut-être à soi-même. Mon statut de « MILF » est une armure et, surtout, un outil. Un outil que j’ai utilisé à mon profit trois semaines plus tôt...
*********
Un coup rapide, discret, une petite pipe qui m’a permis de décrocher les vacances de Noël. C’était la monnaie d’échange, le prix de ma tranquillité, et Thomas, mon collègue, a cédé sans résistance. Mais cette pièce a assouvi beaucoup plus...
Après être sortie de son bureau, le goût de son sexe dans ma bouche, son foutre dans ma gorge, je me dirige fébrilement aux toilettes. La porte claque doucement derrière moi et m’apporte une sécurité autorisant l’émotion à me submerger. L’écho de mes talons dans l’espace exigu résonne, mais au fond, tout semble étouffé, comme dans un autre monde, hors de portée de tous les regards.
Je pose mes mains contre le lavabo froid, le contact brutal de la porcelaine me ramène à la réalité. Je l'ai fait ! Tout s'est passé simplement comme dans mes attentes. Mon cœur bat encore à tout rompre, chaque pulsation résonne dans mes oreilles comme un rappel de ce que je viens de vivre. Il n’y a plus rien de simple. L’adrénaline, l’extase, l’humiliation... s’entrelace dans mon esprit dans un tourbillon confus, un fantasme enfin réalisé. L'écho de l'instant, de la soumission douce contrastant avec la puissance que j’ai eue sur lui, se diffuse lentement dans mes veines, jusqu’à se mêler à une étrange forme de désir.
Je dois me calmer, reprendre le contrôle. Je m’efforce de remettre de l’ordre dans mes pensées. Je me laisse glisser lentement contre le mur. Le froid de la céramique électrise ma peau brûlante. Mes doigts frôlent l'étoffe de mon soutien-gorge bleu ; un petit geste presque inconscient, mais chargé de signification. Le tissu est délicat sous mes doigts ; une sensation douce, stable, qui contraste avec la chaleur de mon corps encore parcouru de frissons. Je le sens se tendre sous la pression de mes tétons, comme un léger rappel de l'intensité de l'instant que je viens de vivre.
Mon esprit se remet à divaguer, accaparé par cette tension, par cette énergie qui m’a envahie tout à l’heure. Mon autorité palpable, la manière dont j’ai pris le contrôle avec une confiance qui m’a autant perturbée qu’excitée. J'ai chaud. Je déboutonne mon chemisier. Mes doigts glissent encore sur le tissu, cette fois plus fermement, comme si le toucher de cette petite pièce de lingerie pouvait ancrer mes pensées, comme si elle pouvait le retenir un peu plus longtemps dans mon esprit.
Tout me revient : la tension de mes gestes, la pression que j’ai exercée sur son sexe, le contact dur de son gland, les mots qu’il a chuchotés, les ordres qui ont résonné dans ma bouche de façon presque paradoxale, doux et crus en même temps.
Je remonte doucement ma jupe. La couleur bleu pâle de mes sous-vêtements semble désormais irréelle ; un petit éclat au milieu de tout ce tourbillon. Le souvenir humide de mes genoux contre le sol de son bureau, celui de l’instant où j’ai eu tout contrôle sur lui. J’écarte les cuisses dociles à mes envies et commence à me caresser le sexe à travers le tissu. Chaque aller-retour est doux. La pression de mes doigts sur ma vulve m’ancre dans le présent, dans ce désir.
Je soupire, lentement, dans une sorte de lâcher-prise. Les souvenirs s'échappent pour flotter, désordonnés, dans mon esprit, et bien qu’une partie de moi soit prête à tout effacer, à tout laisser derrière, une autre partie laisse mes doigts caresser doucement le bleu de la dentelle.
Je remonte doucement ma jupe. La couleur bleu pâle de mes sous-vêtements semble désormais irréelle ; un petit éclat au milieu de tout ce tourbillon. Le souvenir humide de mes genoux contre le sol de son bureau, celui de l’instant où j’ai eu tout contrôle sur lui. J’écarte les cuisses dociles à mes envies et commence à me caresser le sexe à travers le tissu. Chaque aller-retour est doux. La pression de mes doigts sur ma vulve m’ancre dans le présent, dans ce désir.
Je soupire, lentement, dans une sorte de lâcher-prise. Les souvenirs s'échappent pour flotter, désordonnés, dans mon esprit, et bien qu’une partie de moi soit prête à tout effacer, à tout laisser derrière, une autre partie laisse mes doigts caresser doucement le bleu de la dentelle.
Mes doigts effleurent le tissu de plus en plus profondément, comme pour le marquer et retenir la mémoire de ce que j’ai ressenti. Il y a quelque chose dans ce geste ; une forme d'acceptation, de mise à distance aussi. La sensation de l’étoffe contre ma peau me ramène à cette réalité toute neuve, seule dans les toilettes, isolée de tout. J’ai été chienne et j’ai montré les crocs. L’odeur de son foutre au fond de ma gorge est mon trophée. Mon autre main est encore occupée sur mon sein, à torturer mes tétons. Je la laisse aller vers ma bouche. J’introduis deux doigts profondément sur ma langue, et m’impose des allers-retours. Je les suce goulûment. Mes ongles cognent contre le fond de mon palais, le plaisir fait saliver abondamment mes muqueuses. Je m’offre une reconstitution anarchique du moment.
Je jouis vite et fort, muette dans le silence des ces quatre murs carrelés, une main sur mon sexe, l’autre enfoncée dans ma bouche, les doigts meurtris par la morsure du plaisir et les jambes chancelantes.
Je jouis vite et fort, muette dans le silence des ces quatre murs carrelés, une main sur mon sexe, l’autre enfoncée dans ma bouche, les doigts meurtris par la morsure du plaisir et les jambes chancelantes.
Les jours suivants, Thomas rase les murs. Je me sens de nouveau à l'école, l'air de rien, amusée par le spectacle de sa fuite. Cependant une après-midi, il prend son courage à deux mains pour frapper à mon bureau, geste si visible que j'en souris presque.
— Écoute, Stéphanie, murmure-t-il, la voix légèrement chevrotante, tout en fixant les papiers sur mon bureau. Ma femme insiste pour t'inviter à dîner à la maison ce samedi. Elle voudrait te rencontrer pour rediscuter des vacances.
— Écoute, Stéphanie, murmure-t-il, la voix légèrement chevrotante, tout en fixant les papiers sur mon bureau. Ma femme insiste pour t'inviter à dîner à la maison ce samedi. Elle voudrait te rencontrer pour rediscuter des vacances.
L'invitation est d'une incongruité spectaculaire. Sa femme ! La femme qui ignore tout de notre petit arrangement clandestin... C'est limpide pour moi, je n'ai aucune envie d'entretenir une liaison avec lui. Ce petit moment que je me suis accordé doit rester unique. Pourtant je sens l'excitation me picoter le long de ma colonne vertébrale à l'idée de le rendre mal à l’aise.
— Avec plaisir, Thomas, rétorqué-je le plus calmement possible en tentant de masquer la curiosité brûlante dans ma voix.
— Avec plaisir, Thomas, rétorqué-je le plus calmement possible en tentant de masquer la curiosité brûlante dans ma voix.
Une crispation de surprise traverse ses lèvres, puis il reprend immédiatement son air contrit.
—Claire ne sait rien... mais elle insiste pour qu’on reparle des vacances. Elle a menacé de venir te voir au bureau pour t’inviter si je ne le faisais pas. Tu peux simplement dire non.
— Non non, c'est une très bonne idée, c'est important de sociabiliser en dehors du travail, lancé-je d’un air faussement candide.
— Quant à Stéphanie, ajoute-t-il, les yeux enfin rivés sur les miens, emplis d'une angoisse sincère, il va sans dire que... notre histoire, cela reste entre nous, hein ?
—Claire ne sait rien... mais elle insiste pour qu’on reparle des vacances. Elle a menacé de venir te voir au bureau pour t’inviter si je ne le faisais pas. Tu peux simplement dire non.
— Non non, c'est une très bonne idée, c'est important de sociabiliser en dehors du travail, lancé-je d’un air faussement candide.
— Quant à Stéphanie, ajoute-t-il, les yeux enfin rivés sur les miens, emplis d'une angoisse sincère, il va sans dire que... notre histoire, cela reste entre nous, hein ?
J'acquiesce par un sourire. Au fond de moi, le feu de l'aventure crépite. C'est bien plus qu'une simple invitation. C'est une promesse de tension, de faux-semblants et de sensations fortes. J'ai envie de jouer.
J’ajuste une dernière fois mon blazer, puis je sonne..
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