Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les frasques d'Édith — Chapitre 9 · Grande Brune (G-B)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les frasques d'Édith
Chapitre 9 · Grande Brune (G-B)
La conversation téléphonique vient à peine de se terminer que je regrette déjà ma décision. Comment ai-je pu m'engager ainsi ? C'est tout moi, ça ! Tête de linotte qui parle avant de réfléchir. Je ne suis pas blonde pourtant. C'est bien à celles-ci que l'on prête ce genre de réactions ? Comme quoi… les brunes aussi peuvent agir à la légère. Mince alors. Quelle cruche je fais ! L'entretien entre ce bonhomme est moi s'est pourtant bien déroulé. Ça fait des semaines qu'il me tarabuste avec ça ! Comment vais-je me tirer de ce mauvais pas ?
Moi, c'est Charlotte. Enfin non, seulement Édith. Divorcée, trente-quatre… presque trente-cinq ans. Chut ! Ne le répétez pas, uniquement à la recherche de sensations fortes. De plus en plus même. Ce qui vient de me faire accepter un truc débile. Il est vrai aussi que mon correspondant, celui avec lequel je viens de m'entretenir ne me connait absolument pas. De plus, il n'a que le numéro d'un téléphone prépayé, et de ce fait, je reste totalement anonyme. Mais je déteste les gens qui ne tiennent pas leur parole.
Dois-je faire comme eux ? Entrer dans le cercle très large des personnes qui n'osent pas assumer leurs erreurs ? L'idée de départ était séduisante. Le type avec lequel je suis en contact est un libertin. Martin, un prénom d'emprunt sans doute, un pseudonyme comme le mien est Charlotte. Nos premiers échanges ont eu lieu sur la toile, une mine de possibilités pour le style de vie que je mène. Sans franchement être une salope, disons que je flirte un peu avec les convenances et que je m'éclate sexuellement, sans rendre de compte à personne.
Nous sommes lundi et le truc convenu avec ce Martin, c'est pour le samedi soir. Ça me laisse une marge de réflexion non négligeable. Le concept m'a sur le coup, au fil de notre dialogue, paru plutôt cool. Ce n'est qu'à contre coup que je me suis avancé bien vite. Lui de son côté doit préparer, gérer le côté pratique de la chose et nous avons convenu d'un appel samedi dans l'après-midi, quelques heures avant… ce qu'au téléphone j'étais prête à assumer. Mais j'avoue que depuis ce coup de fil d'hier soir… je ne suis plus du tout sereine.
J'ai bien sûr couché avec des tas de types, des femmes parfois, et même les deux en même temps. Mais ce que j'ai promis ou enfin, presque promis à ce Martin, c'est juste un peu plus délicat. Sur le coup, je me suis sentie toute ragaillardie, étonnée, et enfin charmée par cette perspective de m'envoyer en l'air. Ça fait une paille que je n'ai pas fait l'amour. Franchement, mon envie m'a fait dire des conneries. À moi de savoir si je respecte ou pas mon engagement. Il me suffirait de rappeler ce type et de lui raconter un bobard.
Oui ? Mais voilà, j'ai une sorte de conscience et au fond de mon crâne, je pèse le pour et le contre. Y aller, c'est me mettre en danger. Ne pas m'y rendre, ce serait un renoncement à tous mes principes. La loyauté et le respect de la parole donnée, voilà ce qui tourne en boucle sous ma tignasse de vraie brune. Me revoici plongée dans mes pensées et déchirée entre le oui et le non. Absolument coincée entre le bien et le mal, et tout cela par mon unique faute. Un lundi à ressasser encore et encore cette idée fixe.
Si elle me tourmente l'esprit, la finalité de tout ceci me tord l'estomac, pour ne pas dire les tripes. Et le mercredi arrive, qui me rapproche dangereusement de l'échéance sans que j'aie un soupçon d'idée. Vais-je me rendre à cette invitation ? Dois-je dire à mon interlocuteur privilégié que ce sera non ? Merde ! Quel dilemme ! Mon foutu esprit qui se bat avec mes sens et pour l'heure, devant le film de vingt et une heures, j'en suis toujours à me poser une question identique à celle qui va finir par me faire un trou dans la cervelle. Oui ou non dois-je faire cette folie.
Je suis consciente que plus les jours défilent et plus mon indécision est à fleur de peau. Je n'arrive plus à seulement fermer les yeux sans avoir des images qui défilent dans mon crâne. Et quel scénario… du lourd, du gratiné ! C'est ainsi que j'aborde donc le déjeuner de samedi, avec l'incertitude complète de ce que je dois faire. Mais dans mon désarroi, je trouve la force tout de même de passer un long moment dans ma salle de bain. Ça ne peut pas me faire de mal. Je prends soin de ce corps qui réclame ce que mon cerveau se refuse à admettre.
— oOo —
— Allo, Charlotte, bonjour !
— Bonjour Martin… je crois que…
— Tout est en place ! Il ne manque que vous ! J'ai un peu galéré, mais je suis parvenu à rassembler tout ce dont nous avons parlé, lors de notre dernier entretien.
— À ce sujet…
— Voici l'adresse pour ce soir ! Vingt et une heures. Je vous prendrai en charge devant l'hôtel Ibis, place du Louvres… C'est très facile à trouver. Ensuite si vous le voulez bien je vous ramènerai chez moi. C'est là qu'aura lieu notre petite… sauterie.
— Je…
— Bien ! Je n'ai pas trop le temps de discuter… à tout à l'heure Charlotte ! Je vous embrasse. La photo que j'ai montrée, a fait comment dire, sensation ! Vous êtes attendue.
— Je voudrais vous dire…
— Vous me raconterez cela dans la voiture lorsque nous ferons ensemble le bout de chemin de la place du Louvre à chez moi… bise ma belle.
— Bonjour Martin… je crois que…
— Tout est en place ! Il ne manque que vous ! J'ai un peu galéré, mais je suis parvenu à rassembler tout ce dont nous avons parlé, lors de notre dernier entretien.
— À ce sujet…
— Voici l'adresse pour ce soir ! Vingt et une heures. Je vous prendrai en charge devant l'hôtel Ibis, place du Louvres… C'est très facile à trouver. Ensuite si vous le voulez bien je vous ramènerai chez moi. C'est là qu'aura lieu notre petite… sauterie.
— Je…
— Bien ! Je n'ai pas trop le temps de discuter… à tout à l'heure Charlotte ! Je vous embrasse. La photo que j'ai montrée, a fait comment dire, sensation ! Vous êtes attendue.
— Je voudrais vous dire…
— Vous me raconterez cela dans la voiture lorsque nous ferons ensemble le bout de chemin de la place du Louvre à chez moi… bise ma belle.
Mince ! Il ne m'a pas laissé seulement le temps de lui dire mes hésitations. Le silence de mon téléphone m'angoisse déjà. Et puis zut. Quelle idiote aussi, pourquoi me suis-je laissée aller à donner mon accord à cette… je ne sais même pas comment l'appeler. En plus mon ventre se tord toujours et je ne suis plus si certaine que ce soit de peur. Machinalement, je fignole mon maquillage, me parfume et j'ai de légers tremblements qui n'ont aucune raison d'être. Je vois les heures qui glissent inéluctablement, me rapprochant irrésistiblement du moment où je devrai décider.
Un simple calcul pour le temps qu'il me faut pour me rendre à l'adresse indiquée suffit à me démontrer que reculer plus risque bien de me mettre à la bourre. Encore que ce soit bien de cela qu'il s'agisse, non ? D'être bourrée et pas seulement au sens du terme « ivresse ». Mais bien plus à celui plus cru du sexe. Ma danse de Saint Gui, d'un pied sur l'autre se termine avec le passage du bâton d'un rouge plutôt « pute » sur mes lèvres. Cette fois, la décision est irrévocable. Je cavale carrément vers cette place du Louvres et plus spécialement l'endroit où ce Martin inconnu va me quérir.
Je n'ai qu'une poignée de secondes de retard. Suffisante pour me montrer féminine jusque dans le moindre détail. Le bonhomme qui s'approche de moi affiche sans aucun doute une cinquantaine d'années. Les tempes grisonnantes, bien mis, avenant, il arbore à mon arrivée un large sourire entendu.
— Bonsoir ! Vous êtes Charlotte ?
— Bonsoir ! J'en conclus donc que c'est vous Monsieur Martin !
— Ravi de faire votre connaissance ! Vous voici prête pour notre soirée… comment dire… hors norme ?
— Prête ? L'est-on jamais pour ce genre de mésaventure ? Disons que je ferai de mon mieux. Ça vous convient ?
— J'aurais mauvaise grâce à me plaindre. Vous êtes d'une féminité… remarquable.
— Bien ! Nous discutons sur cette place ou nous partons ? J'ai bien saisi que notre affaire se passe à votre domicile, n'est-ce pas ?
— Euh ! Oui ! Oui, mes invités semblaient impatients de vous voir arriver.
— Cinq comme convenus ?
— C'était bien dit ! Enfin six avec moi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient !
— Du tout ! Par contre…
— Venez. Nous bavarderons dans ma voiture, loin des oreilles indiscrètes des passants honnêtes.
— Bien sûr !
— Bonsoir ! J'en conclus donc que c'est vous Monsieur Martin !
— Ravi de faire votre connaissance ! Vous voici prête pour notre soirée… comment dire… hors norme ?
— Prête ? L'est-on jamais pour ce genre de mésaventure ? Disons que je ferai de mon mieux. Ça vous convient ?
— J'aurais mauvaise grâce à me plaindre. Vous êtes d'une féminité… remarquable.
— Bien ! Nous discutons sur cette place ou nous partons ? J'ai bien saisi que notre affaire se passe à votre domicile, n'est-ce pas ?
— Euh ! Oui ! Oui, mes invités semblaient impatients de vous voir arriver.
— Cinq comme convenus ?
— C'était bien dit ! Enfin six avec moi, si vous n'y voyez pas d'inconvénient !
— Du tout ! Par contre…
— Venez. Nous bavarderons dans ma voiture, loin des oreilles indiscrètes des passants honnêtes.
— Bien sûr !
La grosse berline noire, me semble-t-il est garée à proximité et je me retrouve donc assise aux côtés de ce chauffeur occasionnel. Confortablement installés tous les deux sur les sièges de cuir fauve, la voiture s'ébranle sans bruit. Il conduit tout en finesse. Puis dès qu'il est dans le flot de circulation d'une route principale, il s'adresse à moi.
— Bien ! Vous vouliez me faire une déclaration sur les pavés du Louvres ?
— Ah ! Oui ! C'est vous qui assurez ma sécurité, nous sommes toujours bien d'accord ?
— Tout à fait ! Pour vous rassurer, j'ai choisi parmi mes connaissances des hommes très doux. De ceux à qui l'on peut se fier. J'en réponds comme de moi-même. Je n'en veux pour seule preuve, c'est que nous allons chez moi et qu'il vous sera très facile de noter l'adresse.
— Je vous avoue aussi que sous mon apparente tranquillité, je suis d'une fébrilité maladive. La peur me cramponne depuis… la fin de notre prise de contact téléphonique.
— La peur seulement ? Dommage ! Parce qu'attendre une semaine pour ce genre de réunion devrait faire monter le désir. Du moins, maintenir le feu qui couve… vous voyez de quoi je parle ? De mon côté, je vous ai imaginée mille et une fois.
— Vous aviez ma photographie pourtant.
— Ça vous arrive souvent de faire ce genre de sortie ? Quant à votre cliché, il a ravi mes invités
— Nous n'avions pas décidé que ce genre de questions n'aurait pas cours ?
— Admettons que je n'ai rien demandé donc.
— Mais bon, bien sûr que non ! C'est aussi une véritable première pour moi ! D'où cette trouille viscérale qui me secoue depuis tous ces jours.
— … Nous allons être arrivés !
— Déjà ?
— Je vous avais bien dit que nous n'avions pas un long trajet à faire. Reste un point de détail à débattre tous les deux !
— Je vous écoute Martin !
— Comment entrez-vous en scène, si je puis m'exprimer ainsi ? Vous avez une idée sur le sujet ?
— Vous voyez cela de quelle manière, vous ?
— Ben… la plus simple possible…
— Vous voulez dire sans effet ?
— Pourquoi pas ?
— Je ne tiens pas à me dévêtir dans la rue si vous voyez ce que je veux dire.
— Non ! Je vais mettre une chambre à votre disposition. Je vous servirai une coupe de champagne, comme à tous ces messieurs et vous nous rejoindrez lorsque vous le jugerez bon ! Ça vous va ?
— Oui… si je suis trop longue, venez donc me prendre par la main. La peur de manquer de courage, vous saisissez ?
— Tout à fait ! D'accord. Donnez-vous la peine d'entrer. Ici nous sommes devant ma demeure.
— Ah ! Oui ! C'est vous qui assurez ma sécurité, nous sommes toujours bien d'accord ?
— Tout à fait ! Pour vous rassurer, j'ai choisi parmi mes connaissances des hommes très doux. De ceux à qui l'on peut se fier. J'en réponds comme de moi-même. Je n'en veux pour seule preuve, c'est que nous allons chez moi et qu'il vous sera très facile de noter l'adresse.
— Je vous avoue aussi que sous mon apparente tranquillité, je suis d'une fébrilité maladive. La peur me cramponne depuis… la fin de notre prise de contact téléphonique.
— La peur seulement ? Dommage ! Parce qu'attendre une semaine pour ce genre de réunion devrait faire monter le désir. Du moins, maintenir le feu qui couve… vous voyez de quoi je parle ? De mon côté, je vous ai imaginée mille et une fois.
— Vous aviez ma photographie pourtant.
— Ça vous arrive souvent de faire ce genre de sortie ? Quant à votre cliché, il a ravi mes invités
— Nous n'avions pas décidé que ce genre de questions n'aurait pas cours ?
— Admettons que je n'ai rien demandé donc.
— Mais bon, bien sûr que non ! C'est aussi une véritable première pour moi ! D'où cette trouille viscérale qui me secoue depuis tous ces jours.
— … Nous allons être arrivés !
— Déjà ?
— Je vous avais bien dit que nous n'avions pas un long trajet à faire. Reste un point de détail à débattre tous les deux !
— Je vous écoute Martin !
— Comment entrez-vous en scène, si je puis m'exprimer ainsi ? Vous avez une idée sur le sujet ?
— Vous voyez cela de quelle manière, vous ?
— Ben… la plus simple possible…
— Vous voulez dire sans effet ?
— Pourquoi pas ?
— Je ne tiens pas à me dévêtir dans la rue si vous voyez ce que je veux dire.
— Non ! Je vais mettre une chambre à votre disposition. Je vous servirai une coupe de champagne, comme à tous ces messieurs et vous nous rejoindrez lorsque vous le jugerez bon ! Ça vous va ?
— Oui… si je suis trop longue, venez donc me prendre par la main. La peur de manquer de courage, vous saisissez ?
— Tout à fait ! D'accord. Donnez-vous la peine d'entrer. Ici nous sommes devant ma demeure.
La voiture est désormais immobile sur une sorte d'esplanade gravillonnée. La maison me semble immense. Les quelques marches qui nous amènent dans une entrée aux lumières tamisées et des voix d'hommes se font entendre.
— Mes invités qui vous attendent avec une certaine impatience… ils tuent le temps.
— Tant ce n'est que lui… la chambre, s'il vous plait !
— Par-là, Charlotte. Au fond, la porte, c'est un cabinet de toilette ! Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin. Serviette, gel douche enfin… comme dans toutes les chambres du monde.
— À cette différence près, c'est que je ne suis pas à l'hôtel !
— Un peu tout de même, un hôtel privé. Bien je vous laisse vous préparer… je peux revenir dans combien de temps ?
— … ? Laissez-moi dix bonnes minutes et je suis… à vous !
— J'adore déjà ce terme… c'est presque avec regret que je vais revoir mes… hôtes privilégiés.
— À tout de suite !
— Tant ce n'est que lui… la chambre, s'il vous plait !
— Par-là, Charlotte. Au fond, la porte, c'est un cabinet de toilette ! Vous y trouverez tout ce dont vous avez besoin. Serviette, gel douche enfin… comme dans toutes les chambres du monde.
— À cette différence près, c'est que je ne suis pas à l'hôtel !
— Un peu tout de même, un hôtel privé. Bien je vous laisse vous préparer… je peux revenir dans combien de temps ?
— … ? Laissez-moi dix bonnes minutes et je suis… à vous !
— J'adore déjà ce terme… c'est presque avec regret que je vais revoir mes… hôtes privilégiés.
— À tout de suite !
Il est parti. J'ai beau faire la maligne, je n'en mène pas large. Je suis devant le fait accompli et je dois donc me résoudre à passer cette soirée avec ces « messieurs » ! Comble de l'idiotie, je me suis encore passé la corde autour du coup en lui disant « Vous voulez dire sans effet ? ». Il a sauté sur l'occasion et je me retrouve dans une position absurde. Que me reste-t-il comme échappatoire ? Je fais le tour de la chambre, sentant bien que les minutes s'égrènent. Enfin, je dégrafe mon corsage. Il est sur le lit rejoint par ma jupe. En sous-vêtements, je ne fais plus quoi faire.
Le temps que j'aie imparti moi-même à mon effeuillage est presque terminé. Je me résous à détacher l'attache de mon soutien-gorge. Ma culotte dégringole le long de mes jambes, mettant un terme à ce déshabillage étrange, dans une maison inconnue. Il n'est que temps ! Des pas dans le couloir, Martin revient. Je lève les yeux et machinalement, mes mains viennent en coroles camoufler mes seins nus. Bizarre comme réaction puisqu'elle laisse le champ libre à sa vision de mon pubis pas plus couvert. L'homme ne sourit pas.
Il a de la peine à déglutir, et je dois dire que je respire moins bien, trop vite aussi.
— Ça va ? Vous… Charlotte, vous êtes superbe !
— Co… comment ça se passe avec vos amis ?
— Ils sont impatients de vous voir arriver auprès d'eux, vous vous en doutez. Je ne suis plus aussi pressé de mon côté… Vous voulez vraiment que l'on y aille ?
— Je suis là pour cela n'est-ce pas ?
— Co… comment ça se passe avec vos amis ?
— Ils sont impatients de vous voir arriver auprès d'eux, vous vous en doutez. Je ne suis plus aussi pressé de mon côté… Vous voulez vraiment que l'on y aille ?
— Je suis là pour cela n'est-ce pas ?
Il me scrute. Ses yeux fixent les miens. Ma voix chevrote quelque peu. S'en rend-il vraiment compte ?
— Bon ! Si c'est votre choix. Mais je ne vous force à rien, vous en êtes bien consciente ?
— Je suis majeure et… même si j'ai peur, je vais assumer mes paroles.
— … comme il vous plaira ! Si vous voulez bien avancer alors, c'est par là.
— Je suis majeure et… même si j'ai peur, je vais assumer mes paroles.
— … comme il vous plaira ! Si vous voulez bien avancer alors, c'est par là.
Je le suis et le couloir me parait bien trop court. Mes jambes ont du mal de me soutenir, tant je suis émue. La porte est entrouverte. Et là, ce sont bien cinq paires de quinquets qui se figent sur ma pomme. Ils sont tous en bras de chemise, bien vêtus. Qu'est-ce que je fais dans cette galère ? Je ne sais plus trop comment réagir. Martin est derrière moi qui me sauve la mise.
— Mes amis, je vous présente Charlotte. Elle est venue pour vous, pour nous ce soir. Pas de violence, juste du sexe à l'état pur. Mais je vous l'ai dit et le répète, aucune pénétration sans capote. À prendre ou à laisser. Quelques-uns d'entre vous veulent-ils quitter la pièce ?
La tension vient de monter d'un cran. Personne ne fait mine de sortir et ils insistent lourdement. Je suis la cible, et je suis là pour que tous me baisent. Mais n'ai-je pas été un peu trop téméraire ? La peur, elle me colle des tas de frissons que je ne suis pas en mesure de cacher, vu ma nudité intégrale. Merde ! Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? C'est de nouveau le maitre des lieux qui me guide en s'adressant aux autres.
— Bon ! Les gars, Charlotte est nue et j'imagine bien que ce n'est pas facile d'entrer dans une piaule où tous les mecs sont habillés. Un peu de parités, s'il vous plait !
Les autres ne mouftent pas. Ils se délestent de leurs fringues sans trop hésiter. C'est bien plus simple pour eux puisque moi je suis à poils. Et les six mecs se retrouvent en tenue d'Adam. Un seul bande déjà. Un précoce ? Ou un qui a plus d'expérience que ses collègues ? À moins que je ne fasse aucun effet à ce troupeau de mâles. Martin est le plus proche et dans le plus simple appareil également. Il est si près que je sens son souffle. Je sais que dès que l'un d'entre ceux-ci va me toucher, il sera trop tard pour dire non ! Mais est-ce que j'ai envie de refuser ce qui m'attend ?
— oOo —
Si c'est au pied du mur que l'on voit le maçon, c'est bien à genoux devant des bites que l'on voit la salope. Mon amour immodéré du sexe m'a mis dans cette situation. Ma grande bouche serait plus exacte. De plus, je n'en suis pas encore à me mettre en prière devant ces messieurs, mais ça ne saurait tarder. Je sens monter chez eux une certaine excitation. Celle qui finalement me gagne petit à petit. Ils viennent de former un cercle assez lâche, suffisamment large pour que je visualise parfaitement ce bout d'eux qui enfle et se gonfle. Je ne cherche pas à les dévisager.
Je me fiche éperdument de les regarder dans les yeux. Pas question de poser des questions, pas plus qu'il ne s'agit de parler. Cette fois, c'est mon corps qui parle, ou plus justement qui lamentablement se plie aux désirs communicatifs de ces hommes bandants. Une main effleure mon épaule. Un demi-tour pour me tourner vers l'audacieux qui fait le premier pas. C'est Martin et je m'en sens soulagée. Je m'approche de lui. Ma patte s'agrippe à l'éperon de chair qui montre son attente. Ses hôtes n'ont pas encore osé aller de l'avant.
Ils se contentent de regarder, certains s'occupant seuls de leur poupée. La patte sur mon épaule, exerce une minuscule pression. J'ai compris. Mes articulations fléchissent et j'y suis dans cette posture qui va faire de Charlotte la parfaite petite pute de ces messieurs. Il n'est de mots sachant sortir de lèvres envahies. C'est donc par Martin que débute mon festin. Il n'est ni surpris ni pressé. Deux des complices sont à portée de mes doigts et je ferme les yeux. La pipe garde un fumet enivrant. Alors que mes paumes se referment sur les deux sexes des plus hardis. Il me suffit de manœuvrer mes poignets pour entendre déjà des râles.
Ma propre tête est maintenue en position, e manière à fumer profondément. D'autres attouchements plus directs arrivent. Je ne tiens pas à savoir qui fait quoi. Et une ronde fait danser dans mon bec les braquemarts endiablés. Je me plie volontiers à ce que j'ai provoqué. Des caresses sur mes seins, sur mon sexe et c'est jusqu'à mon trou de balle qui se retrouve effleuré. Je tressaille sous ces mouvements censés me donner une envie qui court depuis longtemps dans ma caboche. Je mouille et ceux qui touchent ma chatte le savent à coup sûr.
Où sommes-nous ? Chez Martin bien entendu, mais apparemment dans un grand salon. Un matelas a été posé sur un sol doux. Vraisemblablement de la moquette ou un tapis. À tour de rôle les loustics se servent de ma cavité buccale qui ne cherche nullement à se désister. Je renifle en plus de les physiquement sentir, les parfums différents de leurs appendices aux formes variées. Aucun ne m'éjacule dans la gorge. Peut-être se réservent-ils pour un autre endroit plus ciblé ? Je tâte donc des bourses, soupèse des sacs velus ou glabres. Et les gémissements se font plus présents.
Lequel à bout de patience me propose à l'oreille de me mettre à quatre pattes ? Quelle importance puisque je ne connais qu'un seul prénom, celui du maitre de maison ? Et en bonne petite chienne, je fais comme il me le demande. Des lèvres se collent à mon cul. Des doigts m'ouvrent le sexe. J'apprécie diversement la finesse ou la rudesse de caresses hétéroclites. Personne ne cherche à m'enfiler dans une levrette rendue facile par ma posture. Ils se font plaisir en me tripotant. Le temps aussi file et monte en moi une sorte de frétillement, prémices à un orage interne déclenché autant par les sensations qu'ils me distillent que par mon imagination fertile.
Je suis leur chose, je suis une femme à repasser, une cochonne qui veut de la queue. Martin en est à me rouler des pelles. J'y réponds avec une fougue inaccoutumée, mélange de honte et d'excitation. Ce sont bien six paires de bras qui me soulèvent d'un coup. Je suis maintenue à l'horizontale et mes jambes écartées ouvrent un passage. Qui s'y colle dans cette fourche que les mecs maintiennent accessible ? Martin ? Un de ses invités ? Je m'en tape, franchement. Une nouvelle bouche me broute le minou. Et les larrons en foire se contentent de me soutenir à la bonne hauteur.
Aucun ne semble pressé, persuadé qu'ils sont que chacun aura sa part du gâteau. Du reste pourquoi devrais-je renâcler ? N'est-ce pas de ma propre initiative que je suis là, dans cette étrange position ? Mille et une fois, j'ai eu le loisir de ne pas venir, de dire non à ce qui va suivre. Et puis… pourquoi nier le fait que j'attends aussi ces saillies successives avec… une certaine passion ? Le dévoreur de chatte s'est redressé ! Je sens que son jonc se frotte sur l'entrée, avant de se frayer un chemin dans l'humidité latente.
Les respirations, celle du bonhomme, la mienne, se sont faites moins régulières. Il m'enfile avec une délectation et une douceur qui me transcendent. Les bras qui me suspendent en l'air sont solides, mais pas invincibles. Ce premier coït se termine par le dépôt de mon corps offert sur le matelas. L'hallali va débuter. Des bouches s'occupent de ma poitrine, une bite trouve une nouvelle fois ma gorge et mes mains se remplissent de dards dont la sève ne demande qu'être expulsée. Je branle, suce tout en étant bourrée par ces queues qui s'interchangent. Je ne sais plus qui fait quoi. Tous participent et tous font plusieurs tours.
Les sensations se font plus précises, mon plaisir augmente au fur et à mesure que je me vautre dans ces glauques accouplements. Eux profitent largement de ce sexe, qui trempé se laisse envahir sans douleur. Les bruits, clapotis dus à l'agitation et aux pénétrations multiples résonnent dans ma cervelle. Ils sont assimilés à des images, des clichés de baise qui m'emportent irrémédiablement vers des orgasmes successifs. Je tremble de partout… ne réalisant que partiellement ce qui m'arrive. Je sens seulement cette pluie que mon ventre laisse échapper.
L'un après l'autre, ils me passent dessus, habillés de latex fort heureusement. Mon anus est préservé puisque la négociation téléphonique avait été claire sur le sujet. Pas de sodomie ! Contrat respecté par ces gentlemans. Ma jouissance est d'une violence extrême. J'en perds le fil de mes idées, m'enfermant dans des cris qui perdurent assez longtemps. Quand enfin je reviens sur terre, c'est comme dans un rêve. Un seul et unique visage est penché sur la couche où je gis. Des yeux me dévisagent, un sourire me surplombe.
— Charlotte… vous avez été magnifique. J'ai bien cru que vous n'alliez plus revenir avec moi.
— Revenir ?
— Oui ! Vous êtes partie je ne sais dans quel monde. Une vraie petite mort synonyme de plaisir ? Vous avez joui sans relâche de longues minutes.
— … ? Et où sont vos invités ?
— Oh ! Ils ont profité de vos largesses et sont rentrés chez eux. Vous leur avez donné le meilleur de vous, mais ils connaissaient les règles avant et les ont toutes respectées. J'ai adoré vous voir vous tordre sous…
— Chut ! Puis-je prendre une douche ?
— Oh, bien sûr ! La chambre où vous avez déposé vos effets… elle a une partie douche. Mais… puis-je encore abuser un peu de votre bonté ?
— C'est-à-dire ?
— L'envie de vous... embrasser… me tient à cœur…
— M'embrasser oui… mais si vous pensez à un baiser différent, je dois vous avouer que c'est un peu douillet. Il me faudra quelques jours pour me remettre de mes émotions.
— Vous reverrais-je ? Ce serait bien que nous fassions un bout de chemin ensemble, qu'en pensez-vous ?
— … ? Vous devrez vous contenter de ce que je vous ai donné ce soir. Pour le reste… je n'en sais rien et ne suis plus en état de décider. Je parle trop vite, trop souvent. Alors je dois remettre de l'ordre dans mes idées avant tout.
— Je comprends.
— Mais pour un baiser… c'est oui de suite. Et vous remercierez vos amis inconnus. J'ai su apprécier leur prestation. De là à la renouveler… l'avenir me le dira…
— Revenir ?
— Oui ! Vous êtes partie je ne sais dans quel monde. Une vraie petite mort synonyme de plaisir ? Vous avez joui sans relâche de longues minutes.
— … ? Et où sont vos invités ?
— Oh ! Ils ont profité de vos largesses et sont rentrés chez eux. Vous leur avez donné le meilleur de vous, mais ils connaissaient les règles avant et les ont toutes respectées. J'ai adoré vous voir vous tordre sous…
— Chut ! Puis-je prendre une douche ?
— Oh, bien sûr ! La chambre où vous avez déposé vos effets… elle a une partie douche. Mais… puis-je encore abuser un peu de votre bonté ?
— C'est-à-dire ?
— L'envie de vous... embrasser… me tient à cœur…
— M'embrasser oui… mais si vous pensez à un baiser différent, je dois vous avouer que c'est un peu douillet. Il me faudra quelques jours pour me remettre de mes émotions.
— Vous reverrais-je ? Ce serait bien que nous fassions un bout de chemin ensemble, qu'en pensez-vous ?
— … ? Vous devrez vous contenter de ce que je vous ai donné ce soir. Pour le reste… je n'en sais rien et ne suis plus en état de décider. Je parle trop vite, trop souvent. Alors je dois remettre de l'ordre dans mes idées avant tout.
— Je comprends.
— Mais pour un baiser… c'est oui de suite. Et vous remercierez vos amis inconnus. J'ai su apprécier leur prestation. De là à la renouveler… l'avenir me le dira…
La soirée se termine par une pelle brulante… demain sera un autre jour. Et mon corps se délasse sous un jet tiède avant de me voir ramener place du Louvres !
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Attendons le prochain retour d’Edith avec patience.