Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Swallow kamen — Chapitre 10 · Swallow kamen holiday special - acte I
Auteur
Swallow kamen
Chapitre 10 · Swallow kamen holiday special - acte I
Neo Daïkotaï. 20 décembre 2473 A.D
Marlène était morte. Bon, je sais bien que dit comme ça, ce conte de Noël commence mal mais j'y peux rien moi, enfin, si, j'y peux un peu parce que c'est moi qui le raconte mais le fait est qu'elle est morte et c'est important qu'elle le soit, sinon cette histoire ne marcherait pas. Donc, Marlène est morte. Maintenant que vous savez ça, changeons radicalement de décor dans une scène qui n'a rien à voir.
C'est le plus merveilleux moment de l'année et en ce jour de décembre, il faisait plus froid que d'ordinaire sur la métropole nippone, un vent glacial sifflait comme des poignards dans les rues figées de la ville, et pour ne rien arranger, un brouillard à couper au couteau s'était étendu comme un tapis grisâtre sur toute sa surface. Dans l'un des nombreux quartiers résidentiels, parmi les plus tranquilles, ni pauvre, ni riche, une jeune fille soupirait devant la vitre en essayant, sans succès, de voir la maison d'en face. La demoiselle aux longs cheveux bleus tapotait du pied, impatiente que la brume se lève, plongée dans ses pensées. « Je rêve d'un Noël blanc… murmura-t-elle pour elle-même.
— On ne prévoit pas de neige pour cette semaine, je suis désolé Sakura, répondit une voix derrière elle.
»
— On ne prévoit pas de neige pour cette semaine, je suis désolé Sakura, répondit une voix derrière elle.
»
La fille sursauta et se retourna vers celui qui avait parlé. C'était Akira, son ami d'enfance et depuis peu, son petit copain. « Pardon, je ne voulais pas te faire peur, dit-il calmement en s'approchant d'elle.
— C'est pas grave. Tu sais, c'est notre premier Noël depuis qu'on est ensemble et que je suis devenue Swallow Kamen, et comme nos parents ont décidé qu'on allait tous se réunir pour les fêtes de fin d'année, j'aurais voulu que tout soit parfait, avec de la neige et tout… »
— C'est pas grave. Tu sais, c'est notre premier Noël depuis qu'on est ensemble et que je suis devenue Swallow Kamen, et comme nos parents ont décidé qu'on allait tous se réunir pour les fêtes de fin d'année, j'aurais voulu que tout soit parfait, avec de la neige et tout… »
Akira sourit et enlaça sa petite amie, il souriait car à dix-neuf ans elle était restée la même fille, rêveuse, tête en l'air et boudeuse qu'elle avait toujours été. Les lumières douces décorant les maisons et les rues, les guirlandes colorées l'émerveillaient et rien ne la mettait plus en joie que de regarder la neige saupoudrer le monde comme un gâteau. D'ordinaire, le petit côté puéril de Sakura l'irritait mais en cet instant, il le trouvait mignon. En fait, lui aussi se mit à penser qu'un peu de neige serait idéal pour cette célébration spéciale. Les deux jeunes gens n'avaient guère vu leurs familles depuis le printemps dernier, occupés par leurs travails respectifs. Bien sûr, ils y étaient habitués, ils vivent seuls et s'occupent seuls d'eux-mêmes depuis le lycée, pourtant ça ne les empêchait pas de profiter de chaque occasion de se retrouver. La semaine précédente, le même jour, Akira avait reçu un message vidéo de son père et Sakura de sa mère, tout excités d'annoncer à leurs enfants que pour les réveillons, ils avaient convenu les uns avec les autres de se réunir chez les premiers pour la Noël et chez les seconds pour la nouvelle année. Cette idée brillante leur était venue alors que le père de l'une et la mère de l'autre s'étaient croisés par hasard alors qu'ils cherchaient un cadeau. Aussitôt l'accord passé, ils avaient mis leurs enfants au courant et leur avaient demandé de tout préparer pour leur retour le vingt-et-un chez les Sato
La famille d'Akira
. Bien entendu, cela ne fut pas si compliqué à faire car grâce à l'enthousiasme de Sakura pour cette période de l'année, les deux maisons avaient été décorées dès le premier jour de l'avent.Le couple fut coupé dans leur étreinte par des coups assez lourds sur la porte. Qui cela pouvait-il bien être ? Les parents n'arriveraient que le lendemain. Comme aucun d'eux n'avait une idée sur l'identité de l'invité mystère, ils allèrent ouvrir ensemble et dans une bourrasque ressemblant presque à un ouragan, une grande femme brune, emmitouflée dans un immense manteau à capuche déboula avec fracas dans l'entrée en criant « Joyeuses fêtes mes petits chéris !
— Docteur Nari ?! Que faites… commença le jeune homme.
— Aaah mon petit Akira, comment vas-tu ? Tu prends bien soin de ta dulcinée j'espère. Eh ben, on peut dire qu'on se gèle là dehors, et on y voit pas à deux mètres, j'ai dû frapper aux portes de la moitié du quartier avant de tomber sur la bonne.
— Mais je ne comprends pas, pourquoi êtes-vous venue docteur ? demanda Sakura.
— Je suis venue voir ma patiente préférée bien sûr. Tu n'oublies pas que je suis en charge des soins de Swallow Kamen, la grande héroïne ?
— Non, bien sûr, répondit cette dernière. Mais ma blessure est cicatrisée maintenant.
— Ta ta ta, c'est moi le médecin, c'est à moi d'en juger. »
— Docteur Nari ?! Que faites… commença le jeune homme.
— Aaah mon petit Akira, comment vas-tu ? Tu prends bien soin de ta dulcinée j'espère. Eh ben, on peut dire qu'on se gèle là dehors, et on y voit pas à deux mètres, j'ai dû frapper aux portes de la moitié du quartier avant de tomber sur la bonne.
— Mais je ne comprends pas, pourquoi êtes-vous venue docteur ? demanda Sakura.
— Je suis venue voir ma patiente préférée bien sûr. Tu n'oublies pas que je suis en charge des soins de Swallow Kamen, la grande héroïne ?
— Non, bien sûr, répondit cette dernière. Mais ma blessure est cicatrisée maintenant.
— Ta ta ta, c'est moi le médecin, c'est à moi d'en juger. »
Pendant que la praticienne prenait ses aises dans le salon pour examiner la coupure que Sakura avait reçue au bras lors d'une bagarre alors qu'elle stoppait une agression quelques nuits avant, un étrange petit être fit irruption dans la pièce en volant et en sirotant une boisson chaude dans une tasse en céramique. « Qu'est-ce donc que ce tapage ? demanda-t-il, un brin courroucé.
— Ce n'est rien Kurito, ce n'est que le docteur Nari, répondit Akira nonchalamment.
— Oh, je vois. Bonjour mademoiselle Futaba, voulez-vous boire quelque chose ? proposa la créature. Ce thé vert à l'orange avec une pointe de cannelle et de clou de girofle est une merveille. »
— Ce n'est rien Kurito, ce n'est que le docteur Nari, répondit Akira nonchalamment.
— Oh, je vois. Bonjour mademoiselle Futaba, voulez-vous boire quelque chose ? proposa la créature. Ce thé vert à l'orange avec une pointe de cannelle et de clou de girofle est une merveille. »
Sur ces mots, il envoya une lampée entre ses deux bajoues tombantes et l'avala, ce qui fit frétiller le petit pompon rouge vif au sommet de sa tête. « Non merci très cher, répliqua Futaba qui inspectait la cicatrice toute propre de sa patiente. Tu as fait du beau travail mon petit Akira, d'ici une ou deux semaines, ce sera comme si tu n'avais jamais été blessée.
— Je vous avais dit que je saurais m'en occuper.
— C'est vrai, mais je suis une femme de science et je ne crois que ce que je vois. Je constate même que le processus de guérison est plus rapide que prévu.
— C'est un effet des pouvoirs de l'avatar du printemps, intervint Kurito. Comme Sakura incarne l'esprit du renouveau et de la vie, elle possède une faculté de guérison supérieure aux autres humains. Bien sûr, une revitalisation par un acte sexuel a également aidé son métabolisme à soigner cette entaille.
— Je comprends mieux. On dirait que tu as pris soin d'elle dans tous les sens du terme mon petit Akira. Bon, maintenant que mon devoir est accompli, quand est-ce qu'on mange ? demanda Futaba en s'installant dans le canapé après avoir sorti un thermos de son sac à main.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda sa protégée.
— Ça, mes enfants, c'est du chocolat chaud spécial.
— Et qu'est-ce qui le rend si spécial ?
— Du whisky ! C'est pour ça que j'y ai droit et pas vous.
— Je vous avais dit que je saurais m'en occuper.
— C'est vrai, mais je suis une femme de science et je ne crois que ce que je vois. Je constate même que le processus de guérison est plus rapide que prévu.
— C'est un effet des pouvoirs de l'avatar du printemps, intervint Kurito. Comme Sakura incarne l'esprit du renouveau et de la vie, elle possède une faculté de guérison supérieure aux autres humains. Bien sûr, une revitalisation par un acte sexuel a également aidé son métabolisme à soigner cette entaille.
— Je comprends mieux. On dirait que tu as pris soin d'elle dans tous les sens du terme mon petit Akira. Bon, maintenant que mon devoir est accompli, quand est-ce qu'on mange ? demanda Futaba en s'installant dans le canapé après avoir sorti un thermos de son sac à main.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda sa protégée.
— Ça, mes enfants, c'est du chocolat chaud spécial.
— Et qu'est-ce qui le rend si spécial ?
— Du whisky ! C'est pour ça que j'y ai droit et pas vous.
Parce que l’âge requis pour boire au Japon est de vingt ans. Les pauvres…
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Au dernier étage d'une tour du quartier des affaires, un homme regardait avec indifférence le paysage insolite qui s'étendait à ses pieds, perché au-dessus de la brume lourde et presque pâteuse étalée sur toute la surface de Neo Daïkotaï, le visage impassible. Cet homme dont les traits semblaient être figés dans la pierre était Kechi Kusai, président directeur général de la société Kusai Zaibatsu. Durant les trente dernières années, il avait bâti son entreprise de ses mains et consacré son existence entière à sa pérennité, sans jamais faillir ni donner le moindre signe de faiblesse. Il venait au bureau tous les matins, toujours une heure à l'avance et partait le dernier, dans le même costume trois pièces impeccable : chemise blanche, gilet bleu nuit, veste noire et pantalon assorti et, les jours de grand froid, comme celui-ci, un long manteau sombre si fatigué qu'il contrastait avec le reste. Il n'était pas miteux, loin de là, mais on voyait aisément qu'il était vieux et fort usé par endroits, surtout aux coudes et au col. La légende qui se transmet entre les employés raconte que ce pardessus aurait appartenu à son père, son mentor ou tout autre personnage assez important pour provoquer cet accès de sentimentalisme inhabituel chez cet homme si austère que les dieux de pierre s'inclinaient sur son passage. Il paraît clair au vu de cette description que monsieur Kusai n'était pas la personne la plus encline qui soit à accorder des faveurs à ses travailleurs, c'est d'ailleurs tout juste s'il acceptait les jours fériés, qui ne manquent pourtant pas au Japon
Une quinzaine de jours fériés et une pléthore de festivals, fêtes et rituels en tous genres qui sont souvent locaux.
, qu'il n'aimait guère. Ces jours-là, il venait tout de même au bureau, seul, pour assurer la bonne marche de son entreprise comme si une seule minute sans surveillance risquait de détruire tout ce qu'il avait façonné ces dernières décennies. Naturellement, il attendait la même chose de tous ses collaborateurs, de sa secrétaire aux cadres et jusqu'au personnel d'entretien, tous payés au minimum requis, lui-même ne s'octroyait pas des sommes mirobolantes, tout allait à sa société et il ne gardait que ce qui pouvait assurer ses besoins. Pas de restaurant chic, pas de voyages d'agrément (il détestait quitter le pays) et encore moins de cadeaux à qui que ce soit. Il ne trouvait son bonheur, si on peut appeler ça le bonheur, dans la rubrique économique de son journal.Or donc, en ce vingt décembre, le président Kusai appela dans son bureau sa secrétaire ainsi que sa cheffe comptable. Les deux femmes, habillées de manière quasi identique, car leur patron abhorrait les tenues excentriques, entrèrent en même temps et se séparèrent machinalement. La première, une femme d'une trentaine d'années en tailleur noir avec une jupe tombant aux genoux, des escarpins et des bas de la même couleur, prit place sur un petit bureau à quelques mètres de celui de son supérieur ; l'autre, un peu plus âgée, presque la cinquantaine, en tailleur également mais avec un pantalon et des bottines à talons carrés, s'assit en face de son employeur. « Mademoiselle Tanaka, madame Tsubame, je vous ai convoquées car vous avez toutes deux fait la demande d'un… congé, dit-il en grimaçant sur le dernier mot.
— Tout à fait monsieur, assura sans broncher la comptable.
— Ou… Oui… monsieur, répondit la secrétaire un peu moins sûre d'elle.
— Et pourriez-vous me dire la raison qui vous pousse à demander ce… congé.
— Ma fille et le fils de nos amis et voisins sont en couple et nous pensions célébrer tous ensemble les fêtes de fin d'année, nous fêterons Noël chez eux et le nouvel an chez nous, expliqua madame Tsubame, la comptable en regardant son patron en face.
— Euh… ma sœur a eu un bébé il y a deux semaines et elle… euh… m'a invitée chez elle pour le réveillon parce qu'euh… vous savez, je n'ai pas encore vu mon neveu, bredouilla mademoiselle Tanaka qui fixait son bureau, trop intimidée pour faire face à son employeur.
— Refusé, pour les deux.
— Mais… commença la plus jeune mais un regard sévère la fit taire incontinent.
— Monsieur, je me permets d'insister.
— En signant le contrat qui vous lie avec cette société, vous avez accepté de vouer votre vie à la maintenir à flot et à la faire prospérer. Il est intolérable et indécent que des employés demandent des journées payées à ne rien faire, surtout pour une fête étrangère ! Allez, jeta-t-il en écartant le sujet d'un revers de la main ferme et sec, j'ai entendu bien assez de sornettes pour la journée. »
— Tout à fait monsieur, assura sans broncher la comptable.
— Ou… Oui… monsieur, répondit la secrétaire un peu moins sûre d'elle.
— Et pourriez-vous me dire la raison qui vous pousse à demander ce… congé.
— Ma fille et le fils de nos amis et voisins sont en couple et nous pensions célébrer tous ensemble les fêtes de fin d'année, nous fêterons Noël chez eux et le nouvel an chez nous, expliqua madame Tsubame, la comptable en regardant son patron en face.
— Euh… ma sœur a eu un bébé il y a deux semaines et elle… euh… m'a invitée chez elle pour le réveillon parce qu'euh… vous savez, je n'ai pas encore vu mon neveu, bredouilla mademoiselle Tanaka qui fixait son bureau, trop intimidée pour faire face à son employeur.
— Refusé, pour les deux.
— Mais… commença la plus jeune mais un regard sévère la fit taire incontinent.
— Monsieur, je me permets d'insister.
— En signant le contrat qui vous lie avec cette société, vous avez accepté de vouer votre vie à la maintenir à flot et à la faire prospérer. Il est intolérable et indécent que des employés demandent des journées payées à ne rien faire, surtout pour une fête étrangère ! Allez, jeta-t-il en écartant le sujet d'un revers de la main ferme et sec, j'ai entendu bien assez de sornettes pour la journée. »
Mademoiselle Tanaka s'assit en retenant quelques larmes pendant que madame Tsubame, furieuse mais digne, sortit en trombe du bureau de son patron. Sa colère ne retomba pas quand elle retrouva son mari dans leur appartement de fonction du quartier des affaires dans lequel ils vivaient la majeure partie de l'année. « Comment ose-t-il ?! hurla-t-elle à en faire trembler tout l'immeuble. J'ai passé ces quinze dernières années à travailler d'arrache-pied pour sa société, en prenant le moins d'arrêts maladie possible, sans jamais faillir, mon travail a toujours été irréprochable et pour une fois que je demande quelque chose, je me fais rembarrer comme une malpropre ! Ce vieux schnoque sans cœur ne s'en tirera pas comme ça ! »
En dépit de la rage de madame Tsubame, c'est sa fille qui fut la plus dépitée par la situation en entendant ce récit. Elle passa la fin de journée et la soirée dans sa chambre, entourée par le silence et l'obscurité, recroquevillée sur son matelas. Rien ne se passait comme elle l'espérait et pas même la présence d'Akira à ses côtés ne la consola. Tandis qu'il essayait de lui remonter le moral, Sakura se colla un peu plus à son chéri et lui demanda de lui faire l'amour, juste comme ça, comme un couple normal. Il ouvrit sa braguette, puis s'assit sur le lit et elle baissa sa culotte avant de s'installer sur ses cuisses en introduisant le sexe déjà dur en elle. La jeune femme chevauchait, toujours dans le noir sans rien dire, son petit ami qui la serrait contre sa poitrine en caressant ses cheveux. On n'entendait rien d'autre dans cette nuit froide de décembre que leurs soupirs, pas de position extravagante, de blessures à guérir, de pouvoirs à recharger ni même de médecin envahissant pour les perturber. Ils profitaient seulement d'un petit moment d'intimité et de sexe à la vanille. Sans un bruit, ils jouirent de concert, leurs corps soudés l'un à l'autre l'espace de quelques secondes, le temps d'une éjaculation et d'un baiser. Sentant Sakura s'assoupir contre lui, Akira la reposa délicatement dans son lit et la couvrit avec soin avant de redescendre pour terminer la vaisselle pendant que le docteur Nari et Kurito prenaient un digestif dans la cuisine.
Il commençait à se faire tard lorsque les trois personnes
Ou plutôt deux et demie vu que Kurito n’est pas à proprement parler une personne mais l’esprit du printemps.
convinrent d'aller se coucher. On avait préparé le canapé pour Futaba, Kurito prenait le grand fauteuil juste à côté et Akira, lui, allait bien sûr retrouver Sakura. Tous furent surpris au moment de se dire bonsoir de voir cette dernière débarquer avec sa bonne humeur habituelle, comme s'il avait suffi de quelques heures de sommeil pour effacer sa peine.« Je viens d'avoir une idée géniale ! »
Intrigués malgré la fatigue, Akira, Futaba et Kurito demandèrent à Sakura quelle était cette idée géniale qu'elle venait subitement d'avoir. La jeune femme rejoignit les trois autres à la table de la cuisine et expliqua tout : « Et ben voilà, j'ai fait un rêve. On faisait une grande fête de Noël avec tout le monde ! Nos familles, le docteur, Kurito étaient là et puis d'un coup, j'ai vu le patron de ma mère débarquer avec le dessert. C'est là que je me suis réveillée. »
Tout le monde se regarda sans trop comprendre où elle voulait en venir. En quoi ce rêve allait-il les aider ?
« Si un rêve a pu me redonner de l'espoir, on doit pouvoir faire pareil avec ce type, non ? Le mois dernier, un jour où je m'ennuyais pendant que j'attendais le docteur, j'ai lu les revues médicales sur son bureau et j'ai vu un article qui parlait d'un nouvel appareil qui permettait d'explorer les souvenirs des gens en utilisant l'hypnose. Si on peut découvrir ce qui rend cet homme si aigri au point d'empêcher les gens de voir leurs familles pour les fêtes de fin d'année, on pourra peut-être l'aider à ressentir l'esprit de Noël et lui apporter un peu de joie ! »
Devant un plan aussi naïf que déconcertant, nos trois compagnons restèrent circonspects. Pourtant, l'idée n'était pas intrinsèquement mauvaise, juste difficilement réalisable. Mais là encore, Sakura avait réponse à tout.
« Le docteur Nari peut se procurer un appareil et les produits pour l'endormir et l'hypnotiser et avec Akira, on le suit pour découvrir où il habite. Puis on s'introduit chez lui et on l'endort, là on passe à la phase deux : on commence par chercher dans son passé un souvenir heureux en rapport avec Noël, après, on lui fait imaginer le Noël triste de ses employés sans leurs familles et enfin, on le fait culpabiliser en lui disant qu'il finira tout seul, oublié de tous. Franchement, ça se tente. »
Malgré les risques et les nombreuses inconnues de ce plan et parce que de toutes façons, c'est le principe de cette histoire, on va pas se le cacher, tous acceptèrent cette idée, après quoi, ils allèrent se coucher en décidant qu'ils planifieraient tout correctement le lendemain.
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Commentaires ()
Je ferai un peu de teasing à la fin de cet OAV
Je lirai la suite telle que tu l'as voulue et imaginée, et ça me va très bien comme ça 😘.
Mais je rigole :D. Je suis trop contente de retrouver notre héroïne préférée ^^
Bon, par contre, cette petite scène de "sexe"... même pas de cul... Va falloir te rattraper, Pygmalion :P
J'attends la suite avec impatience ;)
Bien sûr, que serait un spécial noël sans un repompage du Conte de Noël de Dickens ?
Je te rassure, la plupart des titres que j'ai cachée est assez pointue. Ce sont des chansons presque toutes plus vieilles que moi (mais que tout le monde a déjà entendu au moins une fois dans sa vie).
En tout cas ça fait plaisir de retrouver ton héroïne (même "assagie") et ses acolytes. Sans vouloir trop m'avancer, ça sent les fantômes de Noël cette histoire...
Sinon, je n'ai trouvé aucune des références cachées. Je suis vraiment une quiche en musique :)
Ben oui, fatalement, on va être sur des trucs plus "softs" pour coller à l'ambiance. On n'imagine mal une histoire de noël avec des tentacules et des démons qui gangbang des vierges suspendues au plafond. Et comme tout bon épisode de noël ultra cliché, on mélange la candeur un peu naïve et les bons sentiments avec un repompage sans race des grands classiques. Parce que c'est ça aussi l'esprit de noël =D