Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Swallow kamen — Chapitre 13 · Swallow Kamen Holiday Special - Épilogue
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Swallow kamen
Chapitre 13 · Swallow Kamen Holiday Special - Épilogue
« Hé mais c'est quoi ce délire ? pourquoi tu as inventé un truc pareil ? cria tout bas Sakura en fixant Akira.
— J'ai rien inventé, c'est lui qui a imaginé ça. Peut-être que son subconscient projette ses propres peurs à travers son rêve. Tout ce que j'ai fait, c'est rebondir sur les images qu'il projetait.
— Sérieux, t'as improvisé ?
— La plupart du temps, oui.
— Je me moquerai plus jamais de ton club de théâtre au lycée. Bon, il reste plus que vous, docteur.»
— J'ai rien inventé, c'est lui qui a imaginé ça. Peut-être que son subconscient projette ses propres peurs à travers son rêve. Tout ce que j'ai fait, c'est rebondir sur les images qu'il projetait.
— Sérieux, t'as improvisé ?
— La plupart du temps, oui.
— Je me moquerai plus jamais de ton club de théâtre au lycée. Bon, il reste plus que vous, docteur.»
Kechi attendait fébrilement le dernier esprit, recroquevillé sous sa couverture. Chaque seconde semblait durer des heures entières et le bruit de la trotteuse de l'horloge le marteau d'un juge, non, des trois juges qui avaient décidé de le visiter. En vain, il tenta de se rendormir mais l'angoisse, ou plutôt la culpabilité, lui interdisait tout repos. Un raclement de gorge se fit soudain entendre dans la nuit, Kusai voulut l'ignorer mais il savait bien que se cacher était futile. Frémissant à l'avance, le vieil homme baissa les draps comme un enfant qui s'attend à voir un psychiatre fantôme qui ne sait pas qu'il est mort
Ah non attendez, je crois que j'ai mélangé deux trucs
. Sa crainte crût quand il aperçut le nouvel esprit. Il n'avait rien de la petite créature sympathique ou du charmant jeune homme qu'il avait déjà rencontrés. C'était une silhouette drapée de noir, mais pas notre noir, c'était le Noir, l'Obscurité dans laquelle toute lumière se meurt. Seule une bouche se figurait sur le visage encapuchonné, peintes avec du sang. Celui de Kusai ne fit qu'un tour et un nouveau frisson dévala le long de son dos. Paralysé dans son lit, il se risqua à quelques mots qu'il articula très lentement. « Êtes-vous un Shinigami ?C'est l'équivalent japonais de la Faucheuse
». La silhouette ne répondit pas et se contenta de frapper dans ses mains, plongeant toute la chambre dans les ténèbres.Un soleil blafard éclairait les ruelles sombres et suintantes de la mégalopole. Les gens allaient et venaient, se couvrant comme ils pouvaient pour se protéger du vent glacial de décembre. Il n'y avait plus de neige, seulement le froid, cherchant à pénétrer les os des croquants anonymes qui battaient le pavé. Dans un cul-de-sac, quelqu'un fredonnait une chanson, trop faiblement pour que nos visiteurs la reconnaissent. Le shinigami, imperturbable, leva lentement une main et pointa d'un doigt squelettique l'allée d'où provenait le son. D'un pas lent, toujours glacé par l'effroi, Kechi s'approcha précautionneusement et passa la tête pour épier la ruelle. Il vit une femme affublée d'un immense manteau de fourrure boire une bouteille d'alcool bon marché en chantant « Na na na na, na na na na, hey hey, goodbye »
— Combien ? continua le type qui se fichait bien de la question qu'on lui avait posé.
— Pour toi mon mignon, pas un balle. Aujourd'hui, c'est la fête.
— La fête ?
— Ouaip, on enterre le gars qui a ruiné ma vie. Il a claqué tout seul dans son lit et personne n'est venu à son enterrement. Alors moi, je fais la fête. »
Une chanson du groupe fictif Steam mais perso je connais surtout la version de Bananarama
. Elle dansait en titubant, renversant parfois le contenu de la bouteille. Ses cheveux étaient en pagaille, masquant une partie de son visage où son maquillage dégoulinait. Alerté par le boucan, un homme s'engouffra dans le goulet et détailla la femme qui allait dans sa direction. « Ça te plaît ? demanda-t-elle en ouvrant son manteau, révélant son corps nu au-dessous.— Combien ? continua le type qui se fichait bien de la question qu'on lui avait posé.
— Pour toi mon mignon, pas un balle. Aujourd'hui, c'est la fête.
— La fête ?
— Ouaip, on enterre le gars qui a ruiné ma vie. Il a claqué tout seul dans son lit et personne n'est venu à son enterrement. Alors moi, je fais la fête. »
Sans rien dire, l'homme attrapa la femme par le bras et la plaqua face au mur, maintenant son visage contre les briques. De loin, Kusai et l'esprit observaient la scène. Nul besoin de s'approcher davantage pour savoir ce qu'il allait se passer. L'homme écarta les cuisses de l'exhibitionniste, sortit sa propre verge et pilonna comme une bête en rut la demoiselle qui riait et gémissait tour à tour. Lui ne dit rien, se contentant de grogner entre deux coups de reins, jusqu'à gicler dans ce trou gratuit qu'on lui avait proposé. La besogne accomplie, il remonta sa braguette et quitta l'allée, sans un regard pour l'inconnue. Ayant peur de confirmer ce qu'il savait déjà, Kusai détourna le regard et ferma les yeux lorsque cette dernière se tourna vers lui. Des larmes commençaient à monter, il ne chercha plus à les dissimuler. Voir ainsi son ancienne secrétaire l'avait bouleversé comme jamais il l'aurait pensé.
Lorsqu'il les rouvrit, le décor avait changé. Il était dans un restaurant parmi les plus chics de Neo Daïkotaï, un endroit qu'il connaissait bien, puisqu'il s'y rendait souvent pour des dîners d'affaire. Deux hommes, l'un d'âge mûr et un autre, plus jeune, qu'il connaissait bien, discutaient en buvant du vin hors de prix. « Donc, si je comprends bien, vous n'êtes même pas allé à l'enterrement de votre prédécesseur ? demanda l'ainé.
— Pour y faire quoi ? Je me fiche bien de la mort du vieux, ce qui m'intéresse, c'est ce que vous me proposez pour racheter sa société, répondit l'autre dans un sourire complaisant.
— Vous ne voulez même pas savoir ce que nous comptons en faire ?
— J'imagine que vous allez virer la moitié du personnel avant de la démanteler.
— Cela dépendra de combien vous recevrez très cher.
— Alors j'espère bien que vous licencierez tous les employés, monsieur. »
— Pour y faire quoi ? Je me fiche bien de la mort du vieux, ce qui m'intéresse, c'est ce que vous me proposez pour racheter sa société, répondit l'autre dans un sourire complaisant.
— Vous ne voulez même pas savoir ce que nous comptons en faire ?
— J'imagine que vous allez virer la moitié du personnel avant de la démanteler.
— Cela dépendra de combien vous recevrez très cher.
— Alors j'espère bien que vous licencierez tous les employés, monsieur. »
Sous le regard de plus en plus éteint de Kusai, les deux hommes rirent ensemble en buvant de plus belle, trinquant à leur futur accord commercial. « Pitié, arrêtez, j'ai compris ce que vous vouliez dire. Par mes actions, je me suis fait un ennemi de tous les gens qui m'entourent. Après la mort de Marlène, j'ai coupé les ponts avec mes semblables, au point de m'aliéner leur compassion. Et par ma faute je vais condamner mes plus fidèles employées à une vie de désespoir. Mais je peux changer, ô puissant shinigami, je peux devenir un meilleur homme, considérer mes travailleurs avec la dignité qui leur est due. Je vous en supplie, dites-moi qu'il n'est pas trop tard, que je peux changer cet avenir de cauchemar. »
Tandis que Kusai se confondait en suppliques, le spectre le considéra en silence. Puis, il leva un bras et claqua des doigts et, de nouveau, tout devint sombre.
________
,' ___|
| '._
'-._ ^.
|\ ) || //
| '-' /||//
| ||
||\\
|| \\
,' ___|
| '._
'-._ ^.
|\ ) || //
| '-' /||//
| ||
||\\
|| \\
Le jour n'était pas encore levé quand Kechi se réveilla. Toujours confus, il prit le temps de repasser les événements de la nuit. Il se remémorait les trois voyages avec les trois esprits. Les personnes, les lieux, tout revint dans sa mémoire. Enfin conscient de ce qui l'entourait, il regarda l'heure et vit qu'il était en retard, mais plus important encore, il se demanda quel jour il était. Il bondit comme un diable à ressort de son lit et consulta son téléphone : 24 décembre 2473. Kusai sauta de joie en criant sa reconnaissance envers les trois esprits et imagina une petite plaisanterie pour ses employées.
Au sommet de sa tour, le PDG de Kusai Zaibatsu attendait sa secrétaire et sa comptable avec impatience. Lorsqu'on frappa à la porte, il cacha sa joie et fit comme s'il n'avait guère changé et invita les deux femmes à entrer. Elles tiraient de tristes mines, visiblement déçues. « Mesdames, il a été porté à mon attention que vous êtes distraites aujourd'hui. Y aurait-il quelque chose qui vous préoccupe ? Peut-être ces fariboles de fête étrangère.
— N-Non monsieur, répondit la plus jeune des deux. L'autre ne répondit pas.
— J'ai l'impression du contraire. Je devrais peut-être vous congédier toutes les deux.
— Pardon ! cria madame Tsubame. Nous congédier ?! Savez-vous depuis combien de temps je travaille pour cette société ? Les sacrifices que j'ai dû faire pour vous ?
— J'aimerais que vous me laissiez terminer madame.
— C'est vous qui allez me laisser finir. Je ne vous ai jamais rien demandé jusqu'ici, tout ce que je voulais, c'était un petit congé et…
— Et j'ai décidé de vous l'accorder. Coupa Kusai.
— Et évidemment vous décidez de… Quoi ?
— Je vous offre un congé pour aujourd'hui et demain, à toutes les deux et aux autres employés.
— C'est vrai ? Fit Miyuki, les yeux ronds.
— Tout-à-fait, annonça le président avec un large sourire, vous pourrez voir votre famille mademoiselle, vous aussi madame. »
— N-Non monsieur, répondit la plus jeune des deux. L'autre ne répondit pas.
— J'ai l'impression du contraire. Je devrais peut-être vous congédier toutes les deux.
— Pardon ! cria madame Tsubame. Nous congédier ?! Savez-vous depuis combien de temps je travaille pour cette société ? Les sacrifices que j'ai dû faire pour vous ?
— J'aimerais que vous me laissiez terminer madame.
— C'est vous qui allez me laisser finir. Je ne vous ai jamais rien demandé jusqu'ici, tout ce que je voulais, c'était un petit congé et…
— Et j'ai décidé de vous l'accorder. Coupa Kusai.
— Et évidemment vous décidez de… Quoi ?
— Je vous offre un congé pour aujourd'hui et demain, à toutes les deux et aux autres employés.
— C'est vrai ? Fit Miyuki, les yeux ronds.
— Tout-à-fait, annonça le président avec un large sourire, vous pourrez voir votre famille mademoiselle, vous aussi madame. »
Les deux employées sautèrent dans les bras l'une de l'autre à l'annonce de cette excellente nouvelle. Ça commençait à pas mal ressembler à Noël. « Néanmoins, avant de vous en aller, intervint Kechi, j'aurais une chose à vous confier. Mademoiselle Tanaka, veuillez me réserver une place dans le prochain ultravion pour Strasbourg. Quant à vous Madame Tsubame, annoncez la bonne nouvelle par interphone aux autres. Vous pouvez disposer.
Quelques heures plus tard, Sakura reçut un appel de sa mère qui lui déclara : « Je serai à la maison pour Noël ! » Et sous un torrent de neige, les deux familles se réunirent pour célébrer la relation entre leurs enfants, et rien ne put altérer ce bonheur, tout comme celui des Tanaka. Enfin, Kechi Kusai renoua avec la famille qui l'avait accueilli il y a de cela bien des années.»
Ainsi, à Neo Daïkotaï comme à Elassichdorf, qu'il neige, qu'il neige, qu'il neige !
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Maintenant que ton commentaire a été posté, je dormirai en effet beaucoup mieux =D
Alleeez ! Ne fais pas semblant de t'inquiéter, hein ^^ ! Tu sais très bien que je ne manquerais pour rien au monde un épisode de Swallow Kamen :P. Mais avec les fêtes et tout et tout, je n'ai pas été trop dispo.
Enfin voilà, je l'ai lu ! :D
Et je suis si bien contente de cette happy end que tu nous offres pour cette période de Noël :).
J'ai toujours été fan de ces parcours initiatiques, virtuels ou non, qui font évoluer le personnage et qui lui font se rendre compte de chose dont il n'avait même pas conscience... pour enfin revenir à la réalité et rétablir la justice ou trouver sa voie.
Donc, tout ça pour dire que ton chapitre m'a beaucoup plu. Et puis, il y a toujours ce petit cocktail basé sur l'humour, dont tu as le secret et qui donne cette saveur toute particulière à tes histoires.
Alors, bravo Pygmalion :) !
(te voilà rassuré : Wed a posté son commentaire. Tu vas pouvoir dormir sur tes deux oreilles cette nuit :P)
Sinon, pas de commentaire de Wed, je vais m'inquiéter moi =p
Merci 0our ce joli conte de Noël parfaitement agencé par tes soins. Je serai très heureux de découvrir les nouvelles aventures de Swallow Kamen l'année prochaine.