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Couverture de Amour sur le campus, par vberyd
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Amour sur le campus — Chapitre 8 · Premier cadeau

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Amour sur le campus

Chapitre 8 · Premier cadeau

Après lui avoir demandé si elle est d'accord pour aller à Venise à l'occasion de la Saint Valentin qui tombe un dimanche l'année prochaine, on va se renseigner des dates du Carnaval. Le prochain Carnaval a lieu du 13 au 23 février et comme la semaine suivante ce sont des congés fac, on peut y rester plusieurs jours. Après un passage à l'agence de voyages et une longue discussion entre nous, on y restera cinq jours. Je voulais une semaine, elle me disait que trois jours c'était assez.
On convient également de passer un week-end à Paris pour fêter son anniversaire début mars.
On va aussi se chercher un deux-pièces pour tous les deux. Il faut donc qu'elle me présente à ses parents pendant les congés de Noël. Donc moi également. J'appréhende un peu, mais il faut bien en passer par là.
Et pour le nouvel an, une soirée bal dans une grande propriété est prévue. Elle attend que ça soit confirmé.
...
Je lui cherche un cadeau. Un cours annulé, j'en profile pour filer à la galerie commerciale, je tombe sur une exposante de bijoux. Ce qui attire particulièrement mon attention ce sont des feuilles d'arbres en or. Je finis par en choisir un petit en forme de cœur. Je ne lui dis rien, mais elle se rend vite compte que je lui cache quelque chose. Devant son insistance je ne peux que lui avouer :
— Eh bien, trouvé un cadeau de Noël pour toi.
— Un cadeau pour moi ? Il est où, donne tout de suite.
— Il est caché et non c'est pour Noël.
— Tu ne peux pas me faire attendre, je ne vais jamais tenir. Noël c'est dans trois longues semaines.
Elle me lance des regards qui me font craquer. Elle vient sur mes genoux pour m'embrasser et surtout réclamer son cadeau. Elle me regarde d'un air triste, m'embrasse, me caresse tout en me réclamant son cadeau. Difficile de résister, mais je tiens bon. Elle finit par me dire que je ne l'aime pas et que je n'ai plus le droit de la caresser. Je me dis que c'est surtout elle qui ne tiendra pas, mais elle me repousse quand je veux l'embrasser ou même l'approcher. Bref, pendant tout le repas, on se regarde sans se toucher, on s'envoie des piques. Aucun de nous ne craque. Elle lave la vaisselle seule, refuse que je l'aide. Elle va prendre sa douche et tire la porte, interdiction de venir. J'hésite un instant à la rejoindre sous la douche. Je me dis qu'elle va m'asperger avec la douchette, qu'il va y avoir de l'eau partout. Je préfère donc l'attendre sur le lit. Elle sort de la douche en peignoir et remarque mon attitude :
— Alors, as-tu réfléchi ? Prêt à me donner mon cadeau ?
— Ce n'est pas en te refusant à moi que tu vas l'obtenir plus vite. Et c'est un cadeau de Noël.
— Mais tu peux quand même me l'offrir avant.
— Ce n'est pas dans mes habitudes et je souhaite de l'offrir avec un minimum de préparation, en tout cas pas comme ça.
— Et tu comptes me faire attendre longtemps ?
— Et tu comptes te refuser à moi longtemps ?
— Tant que je n'aurai pas mon cadeau.
— Oh, tu ne tiendras pas jusqu'à Noël ma chérie et moi non plus.
Je la prends dans mes bras pour l'embrasser, mais elle tourne la tête et je n'arrive qu'à embrasser son oreille. Sans un mot, je passe mon doigt de son front au menton puis je continue ma descente entre ses seins, je défais la ceinture de son peignoir sans l'ouvrir et je continue ma descente. Arrivé à son pubis je caresse les plis de l'aine, sans chercher à aller plus bas. De toute façon, c'est plutôt fermé par là. Alors mon doigt remonte et c'est maintenant de toute ma main que je caresse son ventre, ses hanches, ses seins, son cou sans la découvrir. Pas un son, pas un mot ne sort de sa bouche. En silence, je continue à la caresser de ma main. Au bout de quelque temps, j'ajoute mon autre main, je ressens ses frissons lorsque j'approche de ses seins ou de son pubis. Je passe ma main sur sa toison et je descends un doigt vers son clitoris, mais sans chercher à l'atteindre.
C'est maintenant ma langue qui chatouille son nombril et décrit de petits mouvements circulaires à la recherche d'un téton dressé. J'écarte un pan de son peignoir pour prendre son sein dans la main et agacer son téton avec ma langue. Toujours aucun mot ne sort de sa bouche. Elle reste muette, mais me laisse faire alors je continue à la caresser, à la lécher sauf entre les cuisses où je prends soin de m'arrêter juste avant son clitoris. Je prends le cordon de son peignoir que je fais passer au milieu de ses cuisses serrées, mais rien à faire, elle reste figée. Alors je remplace le cordon par mes doigts et quand je glisse ma main près de sa fente, elle resserre immédiatement les cuisses et me bloque la main. J'arrive quand même à faire bouger mon index vers ses grandes lèvres que je sens très humides. Je la regarde, mais elle regarde le plafond. Finalement j'amène ma langue vers son pubis espérant la faire craquer.
Je meurs d'envie de lui écarter les cuisses de force pour me planter en elle, mais je préfère qu'elle me le demande, qu'elle craque enfin. L'index de ma main bloquée caresse sa fente, de mon autre main mon index s'enfonce vers son clitoris et mes deux pouces massent son pubis. Je n'entends que de tout petits soupirs étouffés, ce qui me rassure. Elle y prend du plaisir, mais moi j'aimerais bien la pénétrer pour notre plaisir commun. Même si mon index ne peut pas bouger beaucoup, j'arrive à atteindre ses petites lèvres et l'entrée de son vagin de plus en plus humide. Mes caresses sur son clitoris devraient la faire céder, mais elle tient bon, jusqu'à ce qu'un petit cri s'échappe alors mes doigts redoublent d'efforts, elle n'arrive plus à se retenir de petits gémissements étouffés avant d'enfin se raidir dans un long râle. Elle se détend, m'ouvre ses cuisses, prend ma tête dans ses mains pour la plaquer sur son sexe. Depuis le temps que j'attends de pouvoir la pénétrer, je perds patience.
Je me redresse pour la regarder, elle a les yeux fermés, un sourire aux lèvres. Maintenant que ses cuisses sont ouvertes, je regarde sa fente brillante de mouille, je place mon gland à l'entrée de son vagin et en l'embrassant mon pénis la pénètre d'un seul coup. Enfin elle parle :
— Eh doucement. Attends un peu.
— Désolé, c'est tellement mouillé que c'est rentré tout seul d'un coup. Et pourquoi attends ? Ça fait presque une heure que tu n'as rien dit que tu me fais attendre.
— C'était tellement bon toutes tes caresses. J'ai beaucoup apprécié, il faudra qu'on recommence.
— Ah oui, tu le prends comme ça ! Tu vas voir ce que c'est de me faire bander pendant une heure en serrant les cuisses. Garde-les bien serrées.
En lui disant cela, je mets ses chevilles sur une épaule et je lui tiens les jambes serrées. Je reprends mes caresses, mais cette fois je suis en elle, bien au fond. Je lui dis :
— Alors, comme ça, mademoiselle s'amusait de me voir languir et prenait plaisir à se refuser à moi.
— Tu ne peux pas savoir comme c'était exquis, tes effleurements, tes caresses.
— Et bien à mon tour de profiter et prendre ce qui est exquis pour moi.
Je commence par des va-et-vient lents et profonds tout en caressant ses fesses, ses hanches et surtout ses seins. Elle ne tarde pas à gémir, à se tordre, à se mordiller les lèvres. Comme je vois qu'elle apprécie, je me fais moins doux tant dans mes va-et-vient que mes caresses sur ses seins. Je les pétris plus que je ne les caresse et quand elle pousse un gémissement, je lui pince les tétons entre les doigts. J'aimerais pouvoir les sucer, les aspirer, les mordiller, mais je tiens toujours ses jambes serrées sur mon épaule. Le seul moment plus doux sur sa poitrine, c'est quand avec un ou deux doigts je dessine la courbe sous seins. Elle apprécie particulièrement. Quand je sens mon éjaculation approcher, je passe une de ses jambes de l'autre côté, je garde mes bras sous ses genoux afin de garder le contrôle de son écartement et je me couche sur elle pour lui dévorer les seins tout en la pénétrant vigoureusement et à fond.
J'essaie de me retenir autant que possible, mais d'entendre ses cris et ses râles, je n'en peux plus. J'éjacule au fond de sa chatte en lui mordant le sein. Son plaisir suit le mien peu de temps après. Après quelques instants, je lui demande :
— Alors ma chérie, est-ce que ce second round était aussi exquis que le premier ?
— Pas pareil, mais très bien aussi. A quand le troisième round pour nous départager ?
— Tout à l'heure, je récupère d'abord.
— D'accord. Et c'est quoi mon cadeau ?
— Tu ne perds pas le nord toi. Toujours à réclamer.
— Là je te demande juste ce que c'est, pas de me le donner tout de suite.
— Ah oui, quel progrès. Et bien disons que c'est un cadeau pour te dire que je t'aime.
— Pour me dire que tu m'aimes, alors pourquoi vouloir me faire attendre jusqu'à Noël ?
— Bonne remarque, je vais y penser.
Le lendemain matin, en me réveillant, j'entends la même chose que toute la nuit, peut-être en rêve :
— Il est où mon cadeau ?
— Tu n'as quand même pas fouillé mes affaires pendant que je dormais ? De toute façon, il n'est pas ici.
— Snif, tu me le donnes quand ?
— Ce soir si tu es sage, douce et gentille. Comme je rentre avant toi, je prépare le repas et ton cadeau.
— Merci mon amour.
— En contrepartie, tu me donnes carte blanche pour t'habiller dessus et dessous pour les fêtes.
— Euh il faut que ça me plaise quand même.
— Rassure toi, je te dis ce que je veux, tu choisis le magasin, la matière et les couleurs. Tu connais mes goûts maintenant.
— Et bien justement, j'ai un peu peur d'un décolleté jusqu'au nombril ou plus bas.
— Non pas autant, pas plus bas que les seins, ne t'inquiète pas. Alors, on est d'accord ? Marché conclu ?
— Oui, d'accord, mais il faut que je valide.
— Toujours un mais avec toi.
Après mes cours, je fonce dans un bazar et je trouve des bougies, des pétales de rose en tissu, de belles serviettes en papier et aussi un bandeau, de la cordelette à rideau. De quoi faire une belle table pour pas cher et des idées plus coquines. J'ai deux heures pour tout préparer. Un petit repas de fête avant l'heure avec le champagne. Quand j'entends ses clefs dans la serrure, je vais lui ouvrir la porte pour lui mettre le bandeau. Je la guide vers la table, la fais asseoir, allume les bougies et débouche le champagne ce qui la fait sursauter. Je lui fais retirer son bandeau et prendre son verre pour trinquer. Ensuite je lui dis qu'elle peut ouvrir son cadeau qui est devant elle dans une jolie pochette. Quand elle ouvre l'écrin, je lui dis :
— Pour toi mon amour, mon cœur à porter près du tien pour qu'on soit toujours ensemble.
— Oh, merci, merci. C'est magnifique. Et tu voulais me faire attendre. Oh c'est trop beau, je suis la plus heureuse des femmes. Je ne peux rien te refuser.
— Oh, attention à ce que tu dis. Tu ne peux rien me refuser, c'est noté.
— Oui, enfin dans la limite de nos règles communes quand même.
— Ne te défile pas !
Elle me saute au cou et m'embrasse à n'en plus finir. Elle défait un collier et me demande de l'aide à lui mettre autour du cou. Le cœur disparaît sous son corsage, je saute sur l'occasion :
— Dommage de le cacher. Je ne le vois plus. Il faut que tu défasses un bouton de plus.
— On serait en été, je me mettrai topless.
— Tu as quand même un vêtement de trop par rapport à ton habitude.
— Oh, j'en connais un qui va mater mon décolleté pendant tout le repas.
Le repas à peine terminé, elle vient m'embrasser puis m'entraîne vers le canapé-lit. Je lui retire le collier pour ne pas l'abîmer pendant nos ébats. Toute la soirée, toute la nuit chacun est à l'écoute de l'autre, on ne cherche plus à se dominer, mais à faire qu'un. Chacun enchaîne les orgasmes, les caresses, les mots doux. Beaucoup de positions y passent. Quand elle est sur moi de dos, elle me dit qu'elle aimerait bien voir ce que je vois, mon sexe qui entre et sort du sien, des fesses qui remuent et ondulent. Il faudrait une caméra, mais en 1992, il n'y a pas de numérique et les photos il faut les faire développer. On finit par s'endormir l'un sur l'autre ou plutôt l'un dans l'autre, chacun n'ayant pas voulu dire stop.
...
C'est le dernier jour de fac avant les vacances de Noël. Depuis ce matin Roselyne n'a pas la forme, mal à la tête et pas la pêche. A midi, elle mange peu. J'insiste pour qu'elle appelle le médecin, mais elle dit que c'est un coup de fatigue. Une fois rentré, ça ne va pas mieux. Elle appelle et a un rendez-vous pour samedi matin. On est chez elle et n'a vraiment pas la forme. Je suis obligé de l'aider dans tout. Je veux lui préparer à manger, mais elle n'a pas faim, du coup je prépare que pour moi pendant qu'elle se repose dans le canapé entourée de coussins. Quand je reviens vers elle, je la trouve un peu chaude alors je lui demande de prendre sa température. Elle m'indique juste où est le thermomètre et s'allonge sur le canapé. En revenant, je lui demande de retirer son jean, mais elle ne bouge pas. Je le lui retire avec le string et je la mets sur le côté en lui remontant les jambes. J'ai droit à un commentaire :
— Profiteur...
— Ben, je fais comment pour prendre ta température ? 38°5.
— Allez, une douche et au lit. Où est-ce que tu as mal ?
— Surtout la tête, un peu les épaules et le ventre.
J'insiste encore une fois pour appeler un médecin. Même réponse, ce n'est pas grave, j'ai rendez-vous demain matin. Je lui donne un paracétamol avec un grand verre d'eau. Je m'assois dans le lit près d'elle, je relis mes cours. Je lui parle de temps en temps, elle s'endort. Je l'installe correctement. Mais je la trouve plus chaude. Je la mets sur le côté pour reprendre sa température : 39°. Je me dis que ça va encore. Je la laisse sur le côté, elle dort toujours. Vers minuit, je me réveille par ce que j'ai chaud. Roselyne me colle et elle est brûlante. Je reprends sa température : 40°3. J'appelle SOS médecin, ils envoient quelqu'un. Du coup je cherche de quoi l'habiller, je ne trouve qu'un tee-shirt long, aucune chemise de nuit ou nuisette. Je lui mets une culotte et je la mets en PLS. La personne que j'ai au téléphone me dit de lui mettre une poche de froid dans une serviette sur le front. Et de les chercher dans le congélateur.
Dring... C'est le médecin, elle se présente :
— Bonsoir, je suis la médecin traitant de Roselyne. Qu'est-ce qu'il lui arrive ?
— 40°3 de température, très mal à la tête, un peu aux épaules et au ventre.
— Bon, commencez par aérer la pièce. Il fait trop chaud pour elle ici. Et puis cette chemise de nuit, c'est trop épais. Elle n'a rien de plus léger ?
— Si, mais je l'ai changée avant votre arrivée, elle était trempée. C'est au sale.
— Très bien la poche de froid sur le front.
— C'est la personne que j'ai eue au téléphone qui m'a conseillé en vous attendant.
— Aidez-moi à lui retirer ça et mettez-lui des oreillers et des coussins dans le dos, il faut qu'elle ait le dos surélevé. Bon, voyons ça : 40°5. Aie, c'est beaucoup trop. Et vous 36°8, donc rien du tout. Qu'est-ce qu'elle a pris à quelle heure aujourd'hui ?
— 1g de paracétamol à 13 heures et à 20 heures.
— Bon, aidez-moi à la redresser que je l'ausculte au niveau du dos.
— Roselyne, vous m'entendez. Je suis votre médecin.
— Bonjour docteur, on est au cabinet ? Aie la tête, j'ai chaud et je frissonne.
— Non, chez vous. Vous faites une grippe carabinée. J'hésite à vous hospitaliser compte tenu de votre température.
— Ah non, je veux mon Philippe à côté de moi.
— Montrez-moi où vous avez mal au ventre avec votre main.
Roselyne parcourt son ventre, en fait toute la zone des intestins. La doctoresse insiste au niveau des ovaires et l'utérus, mais pas de douleur plus importante.
— Bon, ça fait plus de quatre heures qu'elle n'a rien pris. Donc vous allez lui donner de l'Ibuprofène, elle doit en avoir encore.
— Salle de bain...
— Amenez-moi ça et sa plaquette de pilules aussi que je vois où elle en est. Bon, alors vous notez tout ce qu'elle boit et ce qu'elle avale. Vous lui prenez sa température toutes les heures, vous maintenez la poche de froid dans la serviette sur son front, vous aérez la pièce cinq minutes à chaque fois. Dans une heure sa température doit avoir baissé et dans deux ou trois heures elle ne doit pas dépasser 40°. Sinon, vous appelez le 15 en leur disant que c'est moi qui vous ai demandé d'appeler et en précisant que c'est une grippe avec température supérieure à 40° qui ne descend pas. Je compte sur vous, c'est très important. Jusqu'à lundi vous ne pourrez pas dormir la nuit, elle ira mieux en journée, mais elle reste au lit. Demain matin vous appelez la pharmacie pour qu'ils vous apportent les médicaments. Personne ne vient vous voir, sauf des personnes vaccinées et pas trop longtemps. N'espérez pas de mieux avant lundi matin ou midi, ne la laissez pas toute seule une seule minute. Pour les trois jours qui viennent, ça ira mieux le jour, mais ça sera pire la nuit. Et elle est en fin de cycle, alors mettez-lui une protection de nuit. A changer deux fois par nuit si besoin. Vous savez comment faire ?
— Oui, merci docteur.
— Au niveau aliments : Fruits, légumes, poisson. Boisson que de l'eau. Ce qu'elle perd en transpiration, il faut qu'elle le boive. C'est très important. Si elle ne vous réveille pas pour un pipi, c'est qu'elle ne boit pas assez. Gardez la couette pour vous, juste le drap pour elle et encore. Veillez à ce qu'elle dorme sur le dos ou le côté droit et le dos incliné.
En effet, j'ai passé trois nuits d'angoisse à lui prendre régulièrement sa température, la faire boire, alterner paracétamol et ibuprofène. Quand elle va mieux dès le lundi midi, elle prend conscience qu'elle est nue et que le médecin est venu. Je lui dis que son médecin attend son appel au cabinet. Elle appelle aussi ses parents pour les prévenir de sa grippe et qu'on ne pourra pas venir pour Noël.
...
Arrivée chez ses parents le dimanche, sa sœur est là également. Tous me remercient de mon dévouement lors de la grippe de leur fille. A table je suis en face de ma Rosie et du père qui me pose plein de questions. Puis le père commence à refaire l'historique de notre relation. Début octobre rencontre, fin octobre premiers sentiments (s'il savait...) puis ce pendentif en cadeau, ces voyages à venir. Mais il s'interroge :
— Ma fille n'a jamais été patiente, vous lui avez offert quand son cadeau de Noël ?
— Eh bien, le lendemain soir. Je n'ai pas réussi à lui cacher et encore moins à lui résister.
— Je la reconnais bien. Depuis qu'elle ne croit plus au père Noël, il faut lui offrir ses cadeaux dès qu'on les a achetés. Elle sait nous faire craquer. Mais je voulais demander quel jour.
Sa sœur intervient :
— Papa, je vois très bien où tu veux en venir. Je te connais.
— Ben, je me demande depuis quand ils...
— Papa, stop. C'est leur intimité.
— Mais quand même, est-ce que je suis le seul à me poser la question ?
— Humm !
— Ah oui, d'accord. Il n'y a que moi qui ne sais pas, c'est ça. Confidences entre femmes, comme ça je n'ai pas mon mot à dire.
— Ne va pas les mettre mal à l'aise, s'il te plaît.
— OK. Bon les femmes allez préparer le dessert et nous on va parler entre hommes à côté. Ne t'inquiète pas ma petite chérie, je te le rends entier et avec le sourire. Et aussi, on change les places à table. Pourquoi il n'est pas à côté de sa chérie ? Ils se mangent des yeux depuis le début du repas.
Le père m'emmène dans la pièce à côté et ferme la porte. Il s'excuse pour les questions qu'il vient de poser et m'explique qu'il se doute bien et qu'il en voulait un peu à "ses femmes" de ne pas l'avoir tenu au courant. Il a bien remarqué les regards que j'échange avec sa fille depuis qu'on est arrivé main dans la main et qu'il voyait qu'on est amoureux l'un de l'autre, que c'est le plus important pour lui. Il me remet une enveloppe d'argent en me disant :
— C'est pour rendre ma fille plus sexy. Je sais bien que la saison ne s'y prête pas, mais elle a passé l'âge des sous-vêtements sages en coton et des chemisiers trop boutonnés.
— Ce ne sera pas facile, elle a du caractère. Je lui ai déjà dit, mais je me suis fait rembarrer.
— Ah, je la reconnais bien. Mais ne vous laissez pas faire non plus, il faut qu'elle change. Avec vous, elle finira par accepter... par amour.
— Merci, mais elle va me poser des questions sur l'origine de cet argent.
— Le père Noël, tout simplement. Allez, cachez cette enveloppe. Et ça reste notre accord secret.
De retour dans la salle à manger, je vais m'asseoir près de ma Rosie, je souris et l'embrasse sur les lèvres. Son père nous félicite. Tout le monde est rassuré. Arrivé au temps des cadeaux, Roselyne a un appareil photo autofocus et tous les deux une enveloppe. Le père explique :
— Philippe emmène notre fille à Venise pour la Saint Valentin et le Carnaval. C'est son voyage, mais moi je ne veux pas qu'ils se privent alors nous payons les restaurants et aussi je veux qu'ils y aillent en train, donc nous payons la différence avec le car. Nous serons plus rassurés. Et pour Paris, comme c'est l'anniversaire de notre fille, c'est nous qui payons le voyage en train et l'hôtel. Profitez, faites-en des souvenirs inoubliables.
— Merci mon papounet chéri.
— Et pour le nouvel an, achète toi une belle robe de soirée sexy. Fais honneur à ton Philippe.
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