Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'année des méduses — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'année des méduses
Chapitre 8
Au bout d'une heure j'entends des pas dans le mobile-home. Chris se lève après avoir dû se reposer de ses deux parties de jambes en l'air, le tout dans un délai serré. Elle a laissé échapper des allusions qui m'ont conduit à une conclusion surprenante : elle rêve de faire l'amour avec son alter ego du livre et du film ! J'ai bandé pendant un bon moment à l'imaginer dans les bras de Valérie Kaprisky. Ou entre ses cuisses... Et réciproquement. J'ai eu du mal à cacher mon état aux clients ou aux employés qui passaient par là.
Je l'entends passer par la salle d'eau pour un brin de toilette. Puis le bruit de la porte vitrée qui s'ouvre me fait tourner la tête. Ma quinqua d'amour est de retour ; sa vue me fait immédiatement repenser à son probable fantasme lesbien. Inévitablement je rebande comme un cerf. Son sourcil se lève quand elle voit mon sexe gonfler à toute vitesse.
— Je vois que je vous fais toujours autant d'effet.
— D'autant plus, vous voulez dire !
— Vraiment ? M'observer en compagnie de Jeff vous a-t-il tant excité ? me demande Chris en s'asseyant près de moi.
— Oui, mais ce n'est pas cela. C'est...
— D'autant plus, vous voulez dire !
— Vraiment ? M'observer en compagnie de Jeff vous a-t-il tant excité ? me demande Chris en s'asseyant près de moi.
— Oui, mais ce n'est pas cela. C'est...
Malgré mon envie, j'hésite à aborder le sujet.
— C'est quoi ? insiste ma qinqua d'amour.
— Je crois que votre fantasme inavoué est de vous retrouver dans les bras de votre alter ego littéraire ou cinématographique.
— Je crois que votre fantasme inavoué est de vous retrouver dans les bras de votre alter ego littéraire ou cinématographique.
Chris rougit fortement et détourne son regard. Malgré tout, cela s'accompagne d'un sourire et d'un pincement de lèvres qu'elle cherche à dissimuler. Après une seconde, elle soutient mon regard :
— Oui, en effet.
Je n'en bande que plus dur et dois masquer mon érection à un employé qui passe par là.
— Mais n'en parlez pas, César. C'est un peu honteux de ma part...
— Pourquoi le serait-ce plus qu'autre chose ?
— Dans mon milieu, les relations entre personnes de même sexe restent assez mal vues. Bien que je doive dire que les choses ont évolué par rapport à ma jeunesse.
— Vous êtes toujours jeune pour moi.
— Flagornerie ! Mais c'est gentil. Et si j'ai ce fantasme, je ne me sens pas homosexuelle.
— Moi non plus. Et pourtant, vous savez ce qu'il en est.
— Mais vous n'en avez pas fondamentalement le désir, il me semble.
— Non, c'est vrai. Mais ça ne fait pas de vous une lesbienne. Je ne suis même pas certain qu'on puisse dire bisexuelle. Vous avez un désir précis sur une personne, un personnage. Et vous n'avez pas réalisé celui-ci.
— Pourquoi le serait-ce plus qu'autre chose ?
— Dans mon milieu, les relations entre personnes de même sexe restent assez mal vues. Bien que je doive dire que les choses ont évolué par rapport à ma jeunesse.
— Vous êtes toujours jeune pour moi.
— Flagornerie ! Mais c'est gentil. Et si j'ai ce fantasme, je ne me sens pas homosexuelle.
— Moi non plus. Et pourtant, vous savez ce qu'il en est.
— Mais vous n'en avez pas fondamentalement le désir, il me semble.
— Non, c'est vrai. Mais ça ne fait pas de vous une lesbienne. Je ne suis même pas certain qu'on puisse dire bisexuelle. Vous avez un désir précis sur une personne, un personnage. Et vous n'avez pas réalisé celui-ci.
Étonnamment ma cachottière quinqua détourne le regard en souriant. Que va-t-elle me sortir cette fois ?
— J'ai failli... Allez, je peux bien le dire, il y a prescription maintenant.
Chris me dévoile que quand elle avait vingt-deux ans, elle s'est rendue au mariage d'une amie, d'une connaissance. Elle commençait à peine à fréquenter Edmond et y était donc allé seule. Philippine était également présente, accompagnée de son mari. Durant le diner et la soirée, les deux jeunes femmes ont découverts qu'elles étaient allées voir ce même film et qu'il les avait marqués. Elles avaient rougi comme des pivoines craignant qu'on les ait entendues. Plus tard, elles étaient sorties dans le parc du château. Un peu pompettes, elles étaient allées un peu plus loin dans leurs confidences : s'avouant l'une à l'autre des caresses solitaires en repensant à ce fameux film.
Une chose en entraînant une autre, les confidences s'enchaînant, les bouches se collant aux oreilles pour que personne, pas même les écureuils, n'entende ; elles avaient fini par se retrouver les yeux dans les yeux, les lèvres à un centimètre. Elles s'étaient embrassées sans qu'aucune ne puisse dire, après coup, qui avait commencé. Philippine avait vite posé la main sur le sein de Chris qui avait mis quelques instants à en faire de même. Mais Chris s'était arrêtée là, Philippine ne semblant pas chercher à aller plus loin, non plus.
— Vous avez failli réaliser votre fantasme.
— Pas vraiment, César. Philippine aime trop les hommes, je ne pense pas qu'elle aurait continué. Et puis...
— Vous non plus ?
— Pas avec elle. J'aime profondément mon amie mais elle ne correspond en rien à ce que dégage la Chris du roman. Philippine est plus dans la légèreté, l'insouciance, la joie de vivre. Elle a un côté ingénue et fofolle qui ne collait pas...
— Pas vraiment, César. Philippine aime trop les hommes, je ne pense pas qu'elle aurait continué. Et puis...
— Vous non plus ?
— Pas avec elle. J'aime profondément mon amie mais elle ne correspond en rien à ce que dégage la Chris du roman. Philippine est plus dans la légèreté, l'insouciance, la joie de vivre. Elle a un côté ingénue et fofolle qui ne collait pas...
Je garde le silence un instant, donnant l'impression de réfléchir. Alors que mon idée est déjà arrêtée.
— Chris, voulez-vous que nous fassions en sorte que vous viviez votre fantasme ?
Chris ne répond pas, ses yeux sont grands ouverts et ses lèvres pincées. Je lui propose de retourner au bois mais elle refuse de s'y rendre avec moi. J'essaye en évoquant un endroit que je connais mais en comprenant qu'il s'agit d'un lieu libertin, elle refuse. Quand je l'interroge sur ce qu'elle voudrait, elle me confie qu'elle veut faire une rencontre dans un lieu normal, qu'il y ait un jeu de séduction entre elles, pour qu'à la fin, qui sait... Ma coquine quinqua est partagée entre excitation mesurée et désespoir. Ce qu'elle me décrit correspond un peu à ce qu'elle a failli vivre avec Philippine et à notre rencontre, hormis le lieu. Si la partenaire et la situation sont bonnes, Chris est en mesure de vivre son fantasme.
— Voulez-vous essayer ?
— J'aimerais mais aucune jeune femme ne va s'intéresser à moi.
— J'aimerais mais aucune jeune femme ne va s'intéresser à moi.
Je lui fais remarquer qu'elle se trompe mais elle n'est pas certaine d'elle. C'est Edmond qui lui a fait la cour, elle n'a jamais séduit personne. Je lui dis qu'il suffit d'être elle-même et de ne pas cacher son intérêt, son désir. Chris me rétorque qu'elle ne va pas débarquer en disant : "Je veux faire l'amour avec vous !". Evidemment, il ne faut pas être si direct, mais si la jeune femme choisie a le même tempérament que celle du film, elle sera réceptive à la démarche de Chris.
Je vois que ma quinqua chérie a l'esprit qui vagabonde. Ses tétons pointent à nouveau et elle frotte discrètement ses cuisses l'une contre l'autre. Elle est tentée mais ne sait comment séduire. Elle me demande de l'aide, ce qui me désarçonne un peu. Je suis gêné, je ne suis pas un beau parleur. Venir sur cette plage libertine et dans ce bois me permet de trouver facilement des partenaires. J'ai eu des copines, bien sûr, mais j'ai eu l'impression qu'elles venaient à moi et non le contraire.
— Je vous aiderai de mon mieux. Même si je ne suis pas un beau parleur.
— Allons. Vous m'avez bien charmé sur la plage.
— J'étais nu, le sexe en érection et vous étiez en train d'espionner les baiseurs du bois...
— Ça ne m'aurait pas empêché de vous renvoyer. Ne vous dévalorisez pas, César.
— Allons. Vous m'avez bien charmé sur la plage.
— J'étais nu, le sexe en érection et vous étiez en train d'espionner les baiseurs du bois...
— Ça ne m'aurait pas empêché de vous renvoyer. Ne vous dévalorisez pas, César.
J'accepte puis j'ose à peine lui faire une demande : les regarder si elles en arrivent où veut aller Chris. Ma quinqua s'étonne qu'avec mes pratiques je n'ai jamais vu cela. Dans le bois, il y a surtout des hommes. Et j'ai toujours joué le deuxième homme dans les trios que j'ai fait. Chris accepte de me faire ce plaisir. Elle se lève et m'embrasse à pleine bouche, avant de se rassoir.
Nous restons là à chercher où aller pour trouver la jeune femme idéale. Nous choisissons la station balnéaire et sa plage publique. Aujourd'hui samedi, on devrait y trouver un public plus jeune qui vient profiter du week-end. Les restaurants et les bars le long de la plage devraient permettre de poursuivre la séduction. Nous convenons également de déjeuner ici avant de partir récupérer la voiture de Chris. Nous restons encore sur la terrasse à discuter de choses et d'autres quand le téléphone de Chris sonne. Elle décroche et parle à sa fille ; reprenant son rôle de mère complice. Ça m'étonne toujours ce vouvoiement entre elles alors qu'on sent tout l'amour qui les lie.
Après quelques minutes de conversation animée et joyeuse, Chris raccroche mais enchaîne immédiatement avec un autre appel. Cette fois c'est son amie Philippine. Ma quinqua d'amour semble rajeunir au contact de son amie. Là encore, j'ai l'impression que le vouvoiement est un peu forcé par l'habitude. Le coup de fil dure quelques minutes pendant lesquelles je me plonge dans mes réseaux sociaux où tout le monde se tutoie mais où les relations sont sans doute moins profondes que celles de Chris.
Finalement, nous déjeunons d'un repas léger. Après le café, nous décidons de partir en maillot de bain mais de prendre avec nous des vêtements de rechange. Au cas où il nous faudrait aller ailleurs pour dénicher une nana. Je remets mon short de bain et mon t-shirt que j'avais en arrivant. Ma serviette, un polo et mon bermuda terminent dans le sac de plage de ma quinqua. Chris met un bikini, certes très sage, mais qui met ses formes en valeurs. Elle enfile par-dessus un paréo blanc en coton. Elle choisit la robe au décolleté incendiaire et la fourre dans son sac. Elle rajoute une serviette et nous sommes parés.
Nous montons dans ma voiture pour aller la garer sur le parking extérieur. Devant l'entrée du camping, Chris va pour appeler un taxi mais le portail s'ouvre sur une fourgonnette conduite par Jeff qui se rend en ville. Il nous propose spontanément de monter avec lui. Je le soupçonne de vouloir se retrouver auprès de ma chère quinqua. Ça ne manque pas car sur les trois places avant, Chris se retrouve entre lui et moi. Ça me fait bizarre de le voir habillé ; Chris aussi me parait perturbée, peut-être à cause de leur petite aventure le matin.
Jeff nous dépose près de la voiture de Chris puis nous quitte. Elle est rassurée de retrouver sa berline saine et sauve. Nous partons en direction de la plage. Nous y arrivons et nous postons sur le parapet la surplombant. Comme je le pensais, la population est plus jeune. J'indique trois jeunes femmes à ma quinqua en chasse mais aucune ne lui convient. L'une est trop sage, la seconde a un maillot minimaliste trop vulgaire et la troisième est trop proche de son amie Philippine. Je l'invite donc à aller nous installer sur nos serviettes. Chris acquiesce et m'indique un emplacement. Nous y étalons nos serviettes et nous mettons en maillot de bain. Ma chérie semble gênée et je lui en demande la raison :
— Je ne pensais pas m'habituer si vite à ne rien porter, m'avoue-t-elle.
Nous avons un fou rire qui ne se calme qu'au bout d'une grosse minute. Je l'invite à aller se baigner, je la tire par la main et nous courons en direction de la mer. Chris rigole comme une jeune femme mais s'essouffle vite. Nous nous arrêtons quand les vaguelettes viennent nous chatouiller les orteils. Nous avançons prudemment jusqu'à mi-cuisse. Nous nous faisons éclabousser par des enfants. Chris crie de surprise ; j'en profite pour l'asperger. Sa peau se hérisse, ses tétons se durcissent et se dessinent sous le tissu de son haut de maillot. Elle rit et essaye de se défendre, sans grand succès.
En désespoir de cause, elle se jette sur moi pour me pousser dans l'eau. Je me fais à moitié noyer mais elle aussi car j'ai réussi à l'entraîner avec moi. Nous émergeons pour nous embrasser langoureusement. Chris se détache assez vite ; elle aime ces jeux mais elle trouve qu'ils ne sont plus de son âge. A ma question, elle me confie qu'elle s'amusait beaucoup avec sa fille et que, oui, il lui arrivait de la tutoyer et de l'appeler Marilou quand elle était petite. Je lui demande si pour son amie Philippine, c'est la même chose. Ma quinqua s'esclaffe et me rétorque que non, jamais elles ne se sont tutoyer.
Enlacés vous dérivons tranquillement au milieu de familles et d'enfants. Ma quinqua a posé son menton sur mon épaule et le mien est sur la sienne.
— Oh... César !
— Oui ?
— Elle !
— Oui ?
— Elle !
Je nous fais pivoter et je regarde là où se porte ses yeux. A une dizaine de mètres, une jeune femme d'environ mon âge est en train de sortir de l'eau. Ce n'est pas la seule dans mon champ de vision mais je sais que c'est elle que Chris a choisi. Cette jeune femme est vraiment mignonne. Des cheveux châtains s'arrêtant entre ses omoplates. Un joli visage que quelques taches de rousseur sur le nez ramènent à l'adolescence. Mais un regard noir et air décidé marquent chez elle une certaine maturité.
Elle porte un maillot deux-pièces bleu foncé typé sport et pourtant elle dégage beaucoup de sensualité. Ses seins sont moyens mais ne frémissent quasiment pas dans sa démarche chaloupée. Une taille marquée et des hanches pas trop larges lui donnent une silhouette bien dessinée. Le tout se prolonge par des jambes longues et fermes, il leur manque un peu de rondeur pour être parfaites.
Si elle n'a pas vraiment les traits de Valérie Kaprisky, il se dégage d'elle la même énergie sensuelle et sulfureuse. Je comprends le choix de Chris et l'approuve alors que la nana essore ses cheveux. Nous l'observons retourner vers sa serviette, en priant pour qu'elle soit seule, ce qui s'avère le cas.
Avec Chris, nous revenons à nos serviettes. Nous l'observons se faire accoster par un mec. Notre cible le fusille d'un regard particulièrement intimidant car le gars bat en retraite sans demander son reste. Ça ne va pas être simple de l'aborder. Allongé sur le côté, je l'observe et l'entends rabrouer un autre gars. Sa voix est claire, suave mais cassante et hautaine. Dans mon dos, Chris presse ses seins contre moi, sa main sur ma taille se crispe et sa voix dans mon oreille me susurre :
— Oh... César. Allez la voir. Ramenez-la.
Ma quinqua d'amour en est presque à me supplier. Je me tourne et l'embrasse à pleine bouche. C'est plutôt elle qui me roule une pelle d'ailleurs. Ça me donne un peu de courage, assez pour me décider à y aller. Je me lève et fais les quelques mètres qui nous séparent. La jeune femme est assise en tailleur et lit ce qui ressemble à des cours : une étudiante ?
— Bonjour, mademoiselle. Puis-je me permettre de vous déranger un instant ?
Elle lève un regard furibond vers moi.
— Quoi ?
Je réitère ma question, je suis incapable de dire autre chose. Elle lève un sourcil étonné et circonspect.
— Voilà une approche toute en politesse. Ça change. Excusez-moi pour l'accueil glacial. Mais j'aimerais ne pas être draguée en permanence par des...
— C'est justement pour ça que je venais vous voir. Si vous n'êtes pas seule, vous serez moins embêtée.
— Même si vous êtes poli, ce n'est qu'un moyen de me draguer...
— Nullement. Je ne suis pas seul, vous savez. Nous sommes installés là, dis-je en me tournant vers Chris.
— C'est justement pour ça que je venais vous voir. Si vous n'êtes pas seule, vous serez moins embêtée.
— Même si vous êtes poli, ce n'est qu'un moyen de me draguer...
— Nullement. Je ne suis pas seul, vous savez. Nous sommes installés là, dis-je en me tournant vers Chris.
La jeune femme voit Chris qui fait un signe pour l'inviter à venir. Sachant ce qu'elle a derrière la tête, mon sexe en frémit d'excitation.
— Mmmh, ce n'est pas joli joli d'utiliser sa mère pour draguer.
— Ce n'est pas ma mère, c'est ma copine.
— Vraiment ?
— Oui, vraiment. Alors ? Si vous craignez quelque chose de moi, vous pouvez vous installer de son côté.
— Ce n'est pas ma mère, c'est ma copine.
— Vraiment ?
— Oui, vraiment. Alors ? Si vous craignez quelque chose de moi, vous pouvez vous installer de son côté.
Elle regarde ma quinqua chérie, puis moi. Elle jette un œil alentour, pour se rendre compte qu'ils sont plusieurs à attendre que je dégage.
— Mmmmh, c'est d'accord.
— Je dois, en toute transparence, vous avertir que, elle comme moi, nous vous trouvons charmante. Et il n'est pas impossible que mon amie veuille vous séduire...
— Je dois, en toute transparence, vous avertir que, elle comme moi, nous vous trouvons charmante. Et il n'est pas impossible que mon amie veuille vous séduire...
Elle regarde à nouveau ma quinqua chérie. A quoi pense-t-elle ?
— Je suppose que je prends moins de risque avec vous...
— Parfait. Mon nom est César. Et vous ?
— Ah, ah, ah !
— Parfait. Mon nom est César. Et vous ?
— Ah, ah, ah !
Elle pique fou rire mais ne se moque pas de moi. J'aime bien son rire.
— Excusez-moi. Je ne me moque pas mais regardez.
Elle me montre ses notes de cours : des notes sur des écrivains antiques parlant de Jules César. Elle est plus détendue, elle me tend la main :
— Coraline.
— Enchanté. Je vous aide ?
— Prenez mon sac, s'il vous plait, me dit-elle en y rangeant ses cours.
— Enchanté. Je vous aide ?
— Prenez mon sac, s'il vous plait, me dit-elle en y rangeant ses cours.
Je prends son sac tandis qu'elle se lève et prend sa serviette avec elle. Elle se coiffe d'un petit chapeau en paille et me suit. Je vois Chris se lever pour accueillir notre invitée. Elle est tout émoustillée que cette première étape soit franchie. Je prends les devants pour la mettre au courant :
— Voilà, comme vous me l'avez demandé, j'ai proposé de ramener cette jeune personne pour lui éviter de se faire enquiquiner.
Coraline et Chris se font face, je sens indéniablement l'attirance de la seconde pour la première. La jeune toise d'ailleurs la plus âgée avec un certain intérêt. Est-ce ma mise en garde qui la fait réfléchir ?
— Coraline, enchantée.
— Quel charmant prénom. Je suis ravie de vous rencontrer, je m'appelle Christine-Anne. Mais appelez-moi Chris, cela sera plus sympathique.
— Ravie, Chris.
— Quel charmant prénom. Je suis ravie de vous rencontrer, je m'appelle Christine-Anne. Mais appelez-moi Chris, cela sera plus sympathique.
— Ravie, Chris.
Les deux femmes se serrent la main. Puis Coraline installe sa serviette près de Chris. Nous nous allongeons tous les trois et nous bavardons. Elles se tiennent sur le côté, se faisant face, et parlent entre elles pour l'essentiel. J'apprends que Coraline débarque en Master 1 de Lettres Classiques dans mon université. Elle était dans le nord de la France et voulait poursuivre certaines options. Elle avait le choix entre Paris et ici ; elle a jeté son dévolu ici pour des questions de moyens financiers. Nous apprenons également qu'elle se rêve en romancière en parallèle d'une carrière dans la culture ou dans l'édition d'œuvres classiques.
Je me sens idiot en comparaison des deux femmes. Pourtant quand j'explique mon projet, Coraline parait touchée par mon choix de carrière tourné vers autrui. Je trouve son regard un peu fuyant envers moi mais c'est Chris qui doit lui plaire, pas moi. Ma quinqua chérie choisit ce moment pour tenter une première approche :
— Coraline, vous devriez faire attention à votre peau si douce. Le soleil est encore fort en cette saison.
Elle dit cela en passant sa main sur le bras de l'étudiante. Celle-ci ne paraît pas gênée, ce qui est de bon augure.
— Vous avez raison, Chris. Il vaut mieux se protéger. Et j'aimerais avoir votre peau à votre âge, dit Coraline sans pour autant toucher Chris.
— Oh, moi je suis vieille...
— Mais non, Chris. Vous êtes magnifique, dis-je en l'embrassant dans le cou.
— Oh, moi je suis vieille...
— Mais non, Chris. Vous êtes magnifique, dis-je en l'embrassant dans le cou.
Coraline regarde notre couple avec étonnement. C'est le premier geste tendre que nous partageons depuis qu'elle est là. Elle rosit légèrement, sans doute un peu gênée de se retrouver dans notre sphère intime. J'en profite pour lui demander :
— Coraline, vous n'êtes pas d'accord avec moi ? Chris, n'est-elle pas une femme magnifique ?
— Eh bien. Je dois dire que je trouve que vous êtes une très belle femme.
— Vous êtes de vilains flatteurs. Mais vous restez bien plus belle que moi, ma chère, dit ma quinqua à l'étudiante.
— Merci, votre compliment me touche.
— C'est amplement mérité, approuve-je.
— Eh bien. Je dois dire que je trouve que vous êtes une très belle femme.
— Vous êtes de vilains flatteurs. Mais vous restez bien plus belle que moi, ma chère, dit ma quinqua à l'étudiante.
— Merci, votre compliment me touche.
— C'est amplement mérité, approuve-je.
Les deux femmes arrêtent les flatteries, m'oubliant un peu, et sortent de leurs sacs de la crème solaire. Elles se tartinent les jambes et les bras tout en bavassant et en gloussant. Je reste dans mon coin curieux de voir la suite. Chris se dépêche de finir avant Coraline pour lui demander :
— Voulez-vous bien me passer de la crème dans le dos, ma chère Coraline ?
— Si vous voulez, mais peut-être que César souhaiterait le faire.
— Probablement mais il chercherait ensuite à faire de même avec vous. Je pense qu'il serait plus convenable que je le fasse en retour.
— Si vous voulez, mais peut-être que César souhaiterait le faire.
— Probablement mais il chercherait ensuite à faire de même avec vous. Je pense qu'il serait plus convenable que je le fasse en retour.
Je ne suis pas ravi de la façon dont elle m'utilise ! Coraline me regarde bizarrement du coup. Néanmoins elle a un petit sourire en coin, l'air de dire : "Tous les mêmes."
— En effet, il vaut mieux que je me tienne hors de vos pattes, César.
— Allons, je plaisante. César est un garçon très bien.
— Je veux bien le croire, répond Coraline.
— Allons, je plaisante. César est un garçon très bien.
— Je veux bien le croire, répond Coraline.
Chris donne son flacon de crème à Coraline et s'allonge sur le ventre. L'étudiante en verse dans sa main et commence à enduire ma mature copine. Elle passe sa main sur son dos et ses épaules, évitant l'attache du haut de maillot et les bretelles. Chris dégrafe son haut et fait glisser les bretelles. Elle repose sa joue sur ses mains croisées, le visage tourné vers Coraline. Celle-ci rougit fortement voyant le dos dénudé de Chris. Rien de bien choquant pourtant, on ne voit qu'un peu de la rondeur du sein de ma quinqua chérie, sur le côté.
— Ça ne va pas, Coraline ? demande Chris.
— Euh, si, si. Je... je m'étonnais simplement que vous n'ayez pas de marques de bronzage. Mais vous devez le dégrafer pour bronzer, suppose Coraline en reprenant sa tâche.
— Je ne fais pas que le dégrafer.
— Vous bronzez seins nus ? s'étonne l'étudiante.
— Plus que ça, chère amie. J'ai découvert les joies du naturisme durant ces vacances. C'est sur une plage de ce genre que César et moi avons fait connaissance.
— Euh, si, si. Je... je m'étonnais simplement que vous n'ayez pas de marques de bronzage. Mais vous devez le dégrafer pour bronzer, suppose Coraline en reprenant sa tâche.
— Je ne fais pas que le dégrafer.
— Vous bronzez seins nus ? s'étonne l'étudiante.
— Plus que ça, chère amie. J'ai découvert les joies du naturisme durant ces vacances. C'est sur une plage de ce genre que César et moi avons fait connaissance.
Nous avons indiqué que nous nous étions rencontrés sur une plage quelques jours auparavant, sans donner plus de précision. Cette nouvelle semble stupéfier Coraline. Pourtant, elle continue à passer sa main sur Chris. Je vois ses yeux parcourir le corps de ma jolie quinqua. Coraline lève aussi son regard vers moi, avant de le baisser timidement. Je pense qu'elle vient de nous imaginer nus et que cela la trouble. Je la vois se rapprocher du slip de bain de Chris, comme si elle était tentée de le repousser un peu pour vérifier les dires de Chris. Ma quinqua met fin au supplice de Coraline, elle rattache correctement son haut de maillot devant une Coraline surprise.
— Vous n'enlevez pas votre haut ?
— Non, je ne voudrais pas que vous soyez gênée d'être habillée alors que je suis nue...
— Non, je ne voudrais pas que vous soyez gênée d'être habillée alors que je suis nue...
Cette déclaration toute mielleuse propose implicitement à l'étudiante d'ôter son haut si elle veut que Chris le fasse. Je prie pour que Coraline accepte mais elle remercie Chris :
— Merci. J'aurais été gênée, en effet...
— Allons, laissez-moi vous rendre la pareille, propose Chris d'un ton suave.
— Allons, laissez-moi vous rendre la pareille, propose Chris d'un ton suave.
Une main sur son épaule, ma quinqua chérie invite Coraline à s'allonger. Ce que la jeune femme fait sans sourciller. Elle s'installe sur le ventre et pose sa joue sur ses mains, la tête tournée de l'autre côté. A peine l'étudiante installée que Chris commence à lui passer de la crème dans le bas du dos. Elle fait ça à deux mains, ce qui le fait penser à un massage.
— Oh, excusez-moi, dit Chris en accrochant le haut de maillot.
Ça n'a rien d'une maladresse et je m'attends à ce qu'elle se propose de dégrafer l'attache pour cette raison fallacieuse.
— Ce n'est rien, Chris. Le mieux est que je le détache, lui répond Coraline, joignant le geste à la parole.
Les mains dans le dos, elle se libère et se réinstalle ; cette fois le visage tourné vers Chris et moi. Je la pensais ingénue mais elle semble avoir deviné, en partie, le jeu de Chris. Et elle ne le refuse pas. Son regard est plus sensuel ; le demi-sourire sur ses lèvres est plus équivoque.
— Que votre peau est délicate. Vous êtes très jolie.
— Merci, Chris. Vous avez une peau très agréable à toucher, aussi.
— Vous n'avez jamais pratiqué le naturisme ?
— Non, jamais. Et je n'y ai jamais songé... jusqu'à maintenant, finit-elle par susurrer en tournant son regard vers Chris.
— Merci, Chris. Vous avez une peau très agréable à toucher, aussi.
— Vous n'avez jamais pratiqué le naturisme ?
— Non, jamais. Et je n'y ai jamais songé... jusqu'à maintenant, finit-elle par susurrer en tournant son regard vers Chris.
Les mains de ma quinqua se figent un instant sous l'effet de surprise. Mais elle reprend et s'en va sur les côtes de la jeune femme. Elle s'égare aussi vers sa chute de reins. Ma quinqua la complimente sur le galbe parfait de son fessier, d'une voix particulièrement tremblante. Elle me cache un peu la vue mais je dois lui donner raison : Coraline possède deux melons bien ronds en guise de fesses.
— Chris, pouvez-vous me protéger cette partie ? Je n'ai pas eu le temps de le faire.
Décidément, Coraline est prête à jouer avec Chris. Cela trouble ma copine mature qui met une bonne seconde avant d'acquiescer. Coraline se redresse pour dévoiler un peu plus de son postérieur. Elle ne se fait pas un string mais le visage de Chris rougit énormément. Dans la manœuvre, la poitrine de Coraline se révèle un court instant. Ce bref aperçu me met dans tous mes états. A moi les seins, à Chris les fesses !
— Je croyais que vous ne faisiez pas de naturisme, dit Chris en constatant l'absence de marque de bronzage sur ses fesses.
— En effet, je fais souvent ainsi. Encore que je ne pensais pas le faire pour ne pas vous gêner...
— En effet, je fais souvent ainsi. Encore que je ne pensais pas le faire pour ne pas vous gêner...
Voilà un rappel subtil mais clair à la remarque de Chris sur le topless. Vont-elles finir seins nus et avec le bas de maillot rentré dans les fesses ?
— C'est très courtois à vous, répond Chris en massant le popotin de Coraline.
L'étudiante se laisse toucher quelques instants mais finit par mettre fin à ce petit jeu sensuel, au grand désarroi de Chris. La jeune femme remet en place son bas de maillot et rattache le haut, en prenant garde de ne pas montrer sa poitrine. Je devine les tétons de Chris dressés sous le tissu de son maillot. Quand Coraline finit de se rajuster, je vois que les siens sont dans le même état.
— Chris, pouvez-vous me mettre de la crème ? demande-je.
— Bien évidemment, mon très cher César.
— Bien évidemment, mon très cher César.
Je m'allonge sur le ventre et, avant que Chris m'enduise le dos de protection, Coraline se propose d'aider ma quinqua. Chris est surprise mais accepte un peu à contrecœur. J'imagine qu'elle rechigne à me partager, même pour si peu. Les deux femmes commencent leur travail et j'ai quatre mains qui me massent. Je ferme les yeux pour savourer ce moment. Je remarque bien vite que leurs doigts se frôlent de plus en plus souvent ; on dirait qu'ils se cherchent.
J'ouvre un œil et découvre que Chris est relativement penchée vers l'avant. J'ai dans l'idée que Coraline l'est également. Assez près pour qu'un baiser puisse être partagé dans mon dos ? Cette idée me fait bander. Il y a une tension sensuelle, presque sexuelle, entre elles. Elles terminent leur tâche par un soupire. Leurs mains quittent mon dos et Coraline va s'installer sur sa serviette. Elle ressort ses notes et reprend sa lecture. Chris se rapproche de moi, je lui demande à l'oreille :
— C'était ce que vous cherchiez ?
— Oui. J'aurais voulu plus... Tant pis.
— Oui. J'aurais voulu plus... Tant pis.
L'après-midi se poursuit ainsi, nous somnolons plus ou moins. Vers 18h, Coraline range ses notes et nous annonce qu'elle va devoir y aller.
— Je vais prendre mon train...
Effectivement, le prochain est dans une trentaine de minutes.
— Cela a été un plaisir de vous rencontrer.
— Pour moi aussi, très chère Coraline.
— Pour moi aussi, très chère Coraline.
Je sens Chris dévorer l'étudiante des yeux et celle-ci n'est pas moins troublée. Si je n'interviens pas, elle va filer et elles vont le regretter.
— Coraline, voulez-vous prendre un verre avec nous ? Il y aura encore un train vers 20h...
— Oh, oui, restez donc ! s'enthousiasme Chris.
— Eh bien, je n'ai rien de prévu et s'il y a ce train, ce sera avec plaisir.
— Oh, oui, restez donc ! s'enthousiasme Chris.
— Eh bien, je n'ai rien de prévu et s'il y a ce train, ce sera avec plaisir.
Coraline vient d'accepter notre invitation sans vraiment prendre le temps d'y réfléchir. Je suis persuadé qu'elle n'attendait que ça.
— Parfait, je suis très contente que vous restiez encore un peu.
— Moi aussi, Chris.
— Allons prendre ce verre ! Mais avant je voudrais me rincer et me changer.
— Moi aussi, Chris.
— Allons prendre ce verre ! Mais avant je voudrais me rincer et me changer.
Une douche, elle repart fort, ma quinqua !
— C'est vrai que tout ce sable et ce sel...
Coraline dit ça en passant lentement ses mains sur son ventre. Je rêve ou elle chauffe ma quinqua d'amour exprès ? Nous prenons nos affaires et nous nous dirigeons vers les douches adossées aux toilettes publiques. Il n'y a pas de place pour nous trois, je les laisse passer avant moi. Je les admire se rincer, l'eau glissant sur leurs peaux, leurs jambes, leurs ventres... Elles se jettent régulièrement des coups d'œil tout en se faisant des sourires où se mêlent timidité et sensualité. Chris sort la première, ses cheveux courts sont plus rapides à rincer. Je prends sa place et profite de la proximité de la jeune femme pour la frôler deux ou trois fois. C'est vrai qu'elle a la peau douce. Mais elle sort de la douche rapidement, en évitant mon regard. Je n'aurais pas dû faire ça. J'observe Chris enfiler sa robe au décolleté incendiaire. Je suis estomaqué de la voir entreprendre de se débarrasser de son haut de maillot. Coraline l'est sûrement aussi car Chris lui dit :
— Cette robe est bien mieux portée ainsi et je ne veux pas la mouiller. Ça ne serait pas seyant.
— C'est vrai que deux auréoles au milieu de la poitrine, ce n'est guère gracieux, confirme la jeune femme.
— C'est vrai que deux auréoles au milieu de la poitrine, ce n'est guère gracieux, confirme la jeune femme.
Elle s'empare en même temps de ce qu'il me semble être une marinière à fines bretelles. Elle l'enfile et entame les mêmes contorsions pour se débarrasser de son haut de maillot. Avec leurs seins encore mouillés, le tissu de leurs vêtements colle à leurs peaux, épousant la forme de leurs poitrines. Je bande immédiatement, surtout que les aréoles de Coraline transparaissent à travers le fin coton blanc aux rayures marines.
Les grands motifs sombres de la robe de Chris me cachent les siennes. Mais comme le décolleté est plus prononcé, je ne perds pas au change. Ma quinqua ne s'attarde pourtant pas sur la plastique de Coraline. Elle passe ses mains sous sa robe et retire sa culotte de maillot, devant une jeune femme médusée. Surtout que ma quinqua fourre sa culotte dans son sac et ne fait rien pour mettre un nouveau dessous.
— Ce serait dommage d'éviter les traces d'humidité en haut, pour en avoir en bas, explique Chris en rougissant.
Visiblement, elle espère que Coraline suivra son exemple. Ce que j'espère aussi. Mais notre amie extirpe de son sac un short en toile marine. C'est râpé, je ne vois pas comment elle peut faire pour suivre l'exemple de Chris.
— Vous avez raison, Chris. Ce ne serait pas élégant. Pouvez-vous m'aider et tenir ma serviette autour de ma taille ?
J'en suis bouche bée ! Le début d'après-midi me faisait penser que Coraline était une jeune fille sage. J'aurais dû rester sur l'impression qu'elle m'a faite en sortant de l'eau.
— Oui, oui, bien sûr, répond rapidement ma quinqua.
Et la voilà qui met le drap de bain de Coraline autour sa taille fine. L'étudiante et la quinquagénaire se font face à quelques centimètres. La jeune se baisse pour retirer son slip de bain. Se faisant, leurs corps se touchent et se caressent. La coquine garde ses yeux rivés dans ceux de ma quinqua chérie. Lorsque Coraline se redresse, elle a en main son bas de maillot qu'elle exhibe comme un trophée.
— Et voilà, susurre Coraline.
Ma chérie est toute rouge, je vois ses yeux se baisser plusieurs fois, comme pour voir ce que cache ce drap de bain. Moi-même, j'ai l'imagination en ébullition. Coraline est-elle épilée complètement ? A-t-elle un ticket de métro ou un triangle ou une broussaille ? Habituellement j'ai mes préférences pour les pubis glabres. Mais aujourd'hui je kiffe tout ! Coraline laisse tomber son slip et se baisse à nouveau pour attraper son short. Si mes yeux ne me font pas voir des mirages, je suis certains que leurs seins se sont franchement frottés.
Chris se mord la lèvre, sans doute pour ne pas gémir trop ostensiblement. Je vois ses doigts serrer la serviette si fort que leurs jointures en blanchissent. Coraline finit par se redresser, se frottant à nouveau à Chris. Ses mains remontent le long de ses longues jambes fuselées, embarquant le drap de bain au passage. J'espère voir quelque chose mais le short me cache le plus intéressant. Coraline retire ses mains et souffle à Chris :
— Merci. Vous pouvez laisser tomber la serviette...
Un instant je rêve que Coraline n'a pas remonté totalement son short. Ma quinqua d'amour vire prestement le drap de bain comme on enlèverait le drap recouvrant une œuvre d'art à dévoiler au public. Le public c'est moi, l'œuvre d'art c'est Coraline et son short. Malheureusement, le short est en place. Je suis un peu déçu, tout comme Chris dont je lis la frustration dans ses yeux baissés.
Seulement, notre jeune étudiante ne l'a pas boutonné ni remonté la fermeture éclair. La jeune femme s'empare du zip et le remonte très lentement. Je sens d'ici leurs souffles chauds caresser les lèvres de l'autre. Leurs bouches entrouvertes sont prêtes à embrasser. Coraline finit par reboutonner son short. Son cou se dresse, se tend, me provoquant l'illusion que leurs lèvres se frôlent !
Mais Coraline et Chris se séparent soudainement, se rappelant sans doute que c'est une plage publique. Retrouvant leurs esprits, elles semblent des plus confuses. Je quitte la douche et me sèche rapidement. Chris me tend mon polo puis mon bermuda. Je pense me rendre dans les toilettes pour me changer mais ma sournoise quinqua me lance :
— Nous allons tenir des serviettes pour vous, César. Voulez-vous bien m'aider, Coraline ?
Ai-je bien entendu ? La jeune femme semble aussi abasourdie que moi. Néanmoins, la proposition de Chris ne lui déplaît pas.
— Euh... Je ne sais pas.
— Allez. Venez derrière lui. Je me réserve la partie avant...
— Dans ce cas, c'est d'accord.
— Allez. Venez derrière lui. Je me réserve la partie avant...
— Dans ce cas, c'est d'accord.
Je pique un fard et n'ose plus regarder l'étudiante. Je me tourne vers Chris qui a déjà son drap de bain en main. Les bras écartés, elle vient coller la serviette contre mon ventre. Derrière, je sens Coraline faire de même sur mes reins. Les deux femmes en profitent pour se tenir par les mains, bras tendus. Chris regarde par-dessus mon épaule, les yeux brillants de désir. Au souffle qui tombe sur ma nuque, je sais qu'il en est de même pour Coraline.
Les seins de l'étudiante frottent contre mon dos. Ceux de ma quinqua s'écrasent carrément contre ma poitrine. Chris est vraiment tout contre moi ; alors que Coraline essaye de ne pas trop me coller. La douche fraîche avait maté mes ardeurs mais les savoir nues sous leurs vêtements et pleines de désir contenu va me faire bander comme un cerf. Je voulais commencer par le polo mais je dois me résoudre à l'inverse : sinon mon érection sera trop prononcée.
Je baisse mon short de bain en essayant de ne pas trop me pencher en avant. Malgré tout, mes fesses touchent le bas-ventre de Coraline. Elle s'éloigne immédiatement de moi mais doit rester assez proche pour me couvrir. Ce faisant, ses seins viennent se plaquer contre mon dos. Ça n'arrange pas mes affaires, mon érection prend soudainement de l'ampleur. Mon sexe se redresse dangereusement, obligeant Chris à se coller plus étroitement à moi.
— Oh..., souffle-t-elle.
Je vois qu'elle n'en peut plus d'être rouge, ses yeux sont exorbités et sa bouche reste figée. Derrière moi, Coraline retient sa respiration. J'ai l'impression que ma quinqua fait un subtil hochement de tête. J'ai pu rester à peu près droit pour faire tomber mon short de bain. Ça va être impossible pour mon bermuda. Je respire un bon coup et me penche pour l'enfiler.
Mes fesses viennent buter à nouveau contre le pubis de Coraline. Mon visage s'écrase contre la voluptueuse poitrine de Chris. Je passe rapidement mes pieds dans le bermuda. Je le remonte assez vite mais mon sexe bloque et je dois le remettre à l'intérieur à la main. Devant, Chris se frotte discrètement la poitrine sur la mienne. Derrière, Coraline a gardé son pubis collé à mes fesses. Son souffle réchauffe ma nuque, il est rapide et haletant.
Ma quinqua chérie est toute tremblante également. Elle finit par lâcher sa serviette, ce que Coraline fait aussi. Mais elles sont tellement collées à moi que les draps de bain restent coincés entre nous. L'étudiante se décale la première puis Chris se retire aussi. Je suis là, le bermuda remonté mais pas encore fermé. Je m'en charge en toisant ma quinqua chérie.
Celle-ci n'ose d'abord pas me regarder ; avant de finalement se jeter sur mes lèvres. Elle m'embrasse sauvagement et dans son empressement j'ai la tête repoussée en arrière. Coraline évite le coup de boule mais son nez et ses lèvres s'écrasent sur mes trapèzes. J'ai la sensation qu'elle en profite pour s'y attarder plus que nécessaire. Le baiser avec Chris prend fin et je peux enfin enfiler mon polo.
Cela met fin à ce petit jeu. Comme pour la crème solaire je n'ai servi que d'intermédiaire pour les rapprocher. Néanmoins, je ne pensais pas que se rhabiller puisse être aussi excitant. Tout à mes réflexions, je vois Chris finir de se brosser les cheveux pour les coiffer en mode sortie. Coraline cherche à camoufler les siens dans son chapeau mais ma quinqua lui propose de les lui brosser. Chris fait cela avec beaucoup de plaisir, Coraline appréciant aussi. Elle termine et je constate que la chevelure châtaine de l'étudiante ondule légèrement, la rapprochant un peu des cheveux de Valérie Kaprisky dans le film. Est-ce fait exprès de la part de Chris ? Je ne sais pas. J'ai très hâte de voir la suite.
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Commentaires ()
J'aime beaucoup la caractérisation des personnages et leur évolution. Merci beaucoup pour ces bons moments
Coraline sera-t-elle le trait d'union très Chris et César qui leur permettra de continuer leurs jeux erotiques?
C'est toujours aussi bien écrit.
En lisant vos textes, on a vraiment l'impression de vivre les moments racontés
Vous avez beaucoup de talent
Merci
Didier