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✦ Yojik L'année des méduses XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L'année des méduses — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Yojik
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L'année des méduses

Chapitre 2

Je viens de fricoter avec une quinquagénaire plutôt très bien conservée et très "comme il faut". Nous avons simplement utilisé nos mains mais c'était diablement excitant. Finalement, je me dis que pour aujourd'hui c'est suffisant. D'ailleurs je vais rentrer dans mon studio d'étudiant et envoyer quelques textos pour voir qui est dispo pour faire la fête. Je reprends ma serviette et mes affaires. Je repars en marchant au bord de l'eau.
J'arrive dans la partie naturiste classique et jette un œil à tout hasard. Personne d'intéressant : ni étudiante, ni jeune couple, ni même Chris. J'emprunte le chemin qui ramène au parking après avoir remis mon short de bain et mon t-shirt. Sur le parking il y a encore quelques voitures dont ma titine. Et surprise, Chris aussi est là.
Cette fois, elle est habillée. En me disant qu'elle est issue de la grande bourgeoisie ; je l'ai imaginée avec un serre-tête, un foulard Hermès aux motifs équestres, un manteau strict, une jupe droite descendant sous les genoux et une ribambelle d'enfants derrière elle. Elle est en tenue estivale mais sa robe blanche, son gilet marine et son serre-tête confirment ma vision. Elle semble être au téléphone.
J'entends sa voix d'ici, sans comprendre ce qu'elle dit, et je la vois agiter la main avec agacement ou passion. Raconte-t-elle son escapade avec moi ? Dans ce cas elle est moins oie blanche que je le pensais. Peu importe, je décide de rentrer dans mes pénates. J'ouvre le coffre tout en l'observant et jette mes affaires dedans. Mais j'ai une drôle d'impression : le coffre était ouvert ! Est-ce moi qui ait mal fermé ? Ou a-t-on forcé ma voiture ? En y repensant, ça doit être ma faute.
Je monte dans mon véhicule, c'est un four. Je mets le contact mais à part un souffle faiblard, il n'y a rien qui se passe.
— Ok. Batterie à plat, dis-je tout haut.
La lumière du coffre a dû rester allumée et comme la voiture avait stationné deux mois sans tourner, la batterie doit être morte. Je pense qu'avec des câbles, je redémarrerai et je pourrai aller jusqu'à un centre auto. Heureusement que j'en ai mais pas un mot à mon paternel sur cette mésaventure. Sinon je sais ce qu'il va me dire :
— Je t'avais dit de débrancher la batterie quand tu pars. J'ai bien fait de te faire acheter des câbles...
Je sors les câbles du coffre et lève les yeux. Un des couples de sexagénaires monte dans son véhicule justement. Mais je n'ai pas le temps de les appeler qu'ils partent déjà. Il reste assez peu de véhicules. Je suppose qu'une bonne partie des gens sur la plage logent au camping naturiste juste à côté. Chris est toujours au téléphone mais je ne veux pas m'incruster. J'ai eu droit à un renvoi poli, je voudrais que ça reste ainsi.
J'attends un moment, regardant si quelqu'un arrive par le chemin ou Chris arpenter le parking tout en parlant au téléphone en faisant de grands gestes. Je suis là avec mes câbles à la main, le capot et le coffre de la voiture ouverts ; j'ai l'impression d'avoir l'air très con. Et personne ne se pointe. Bon je vais aller demander à Chris, tant pis pour mon ego. J'approche alors qu'elle me tourne le dos et je l'entends malgré moi :
— Marie-Louise, je vous rappelle pourquoi nous en sommes là... C'est exact ! Alors, je prends du recul, je me repose !... Là, ma fille, vous exagérez. Edmond, Edmond... Oui, en effet.
C'est une discussion assez animée mais sans animosité. Chris parle avec son amie et je suppose qu'Edmond est son mari. Madame se serait-elle offert un break coquin sans monsieur ? Plutôt que de lui parler dans son dos, je décide d'attendre qu'elle fasse demi-tour, ce qui ne tarde pas.
— Un instant, Marie-Louise, dit Chris avant de mettre en pause son appel. Ça fait un moment que je vous vois attendre du secours, jeune homme. Vous me faites le coup de la panne ?
La remarque est taquine sans être agressive. Me voilà tout penaud devant elle.
— Je ne voulais pas m'imposer à vous mais j'attends depuis un moment...
— Mmmh... Je peux bien faire ça pour vous, me dit-elle avant de reprendre son appel. Marie-Louise... Je dois vous laisser pour aider un automobiliste en panne... Oui, je fais attention... Allez, ma fille. Je vous embrasse et je vous aime... Passez le bonjour à votre mari et embrassez bien Anne-Charlotte pour moi.
Elle raccroche et me sourit avant de me dire de retourner à ma voiture pendant qu'elle approche la sienne. Bon, je sens qu'on va juste redémarrer ma caisse et que nos relations vont se finir là. J'aurais préféré rester sur l'impression laissé sur la plage. Je reviens à ma voiture, j'entends le gravier crisser sous les pneus de celle de Chris. Soudain, une berline familiale allemande d'un blanc immaculé passe et se gare à côté de ma citadine française d'un blanc rouillé. Chris en descend :
— César. Je vous laisse faire, je n'y connais rien.
— Merci pour votre aide, Chris. Vous pouvez ouvrir le capot, s'il vous plait ?
— Non, je ne sais pas le faire...
Je dépose les câbles à terre m'installe sur le siège en cuir. Je cherche où se trouve la commande d'ouverture et j'en profite pour lever un doute.
— Chris... Est-ce que je peux me permettre une question personnelle ?
— Dites toujours...
— Marie-Louise, c'est votre amie ou votre fille ?
— Ma fille, bien sûr... Ah, c'est sans doute le vouvoiement qui vous a induit en erreur.
— Oui... Ah, voilà.
J'ai trouvé, le capot s'ouvre et je passe à l'avant, Chris me suit. Je sors les câbles mais je ne sais comment les brancher. Je lis les instructions fournies avec les câbles. Je fais un peu la conversation à Chris pour ne pas la laisser de côté.
— Vous m'avez donné envie de voir ce film.
— Vous m'en direz tant...
— Non, vraiment. Je le téléchargerai en rentrant.
— Il se trouve mais pas si facilement...
— Vous l'avez ? Vous le visionnez souvent ?
— Assez. Une fois tous les deux ou trois mois...
— Ah... Ok. Alors où sont les bornes ?
La batterie n'est pas visible naturellement comme sur la mienne. Je la trouve sur le côté mais à moitié cachée. Le négatif est bien planqué, pas accessible. Je dois jeter un œil dans la notice. Je feuillette et reprends ma conversation avec Chris.
— Je me doutais qu'il était important pour vous. Pas à ce point. Il vous rappelle ce moment que vous vous étiez offert ?
— Oui. Mais ne vous méprenez pas jeune homme. Je ne regrette pas mon mariage et la vie que j'ai eu ensuite, rétorque Chris.
J'en prends bonne note mais elle est venue seule ici. Je comprends comment tout brancher ; je sors de sa voiture et place les câbles.
— Vous pouvez démarrer votre voiture ? Vous avez voulu le revivre un peu en venant ici ?
Sans rien me dire, elle monte et démarre. Je n'ai plus qu'à faire de même de mon côté. Je tourne la clé. J'ai un début de quelque chose avant un arrêt complet, un petit claquement et une odeur de brûlé. Je me précipite pour tout débrancher, même si je ne suis pas sûr que ça change grand-chose. Chris sort de sa voiture beaucoup plus lentement et inspecte son moteur. Le sien n'a rien, c'est chez moi que ça vient de griller.
— On ne m'a jamais fait le coup de la panne à ce point-là, me dit-elle avec un sourire.
Je souris malgré moi et le coup dur qui me frappe. C'est gentil à elle de dédramatiser la situation. Je dois appeler mon assureur qui m'envoie une dépanneuse. Chris referme son capot mais ne part pas. Bizarrement elle attend et me fait la conversation. Elle me pose des questions sur ma vie, mes projets, ma famille. Je réponds par politesse et parce que de son côté elle m'en a dit pas mal. Quand le dépanneur est là, elle se met en retrait. Le gars regarde rapidement mais à sa tête ça sent mauvais. Il entreprend de charger ma voiture et Chris en profite pour reprendre la conversation. A un moment, je la sens plus gênée et je comprends pourquoi quand elle demande :
— Vous allez souvent ici ?
— De temps à autre. Je ne suis pas obnubilé par ça.
— Vous êtes quand même habitué des lieux. D'autres endroits aussi ?
— Pas de boîte échangiste si c'est votre question.
Elle rougit ; ça devait être sa question. Le dépanneur est prêt et me propose de monter à bord. Chris veut me dire au revoir mais je la sens hésitante. Elle finit par me donner son numéro, au cas où il faudrait me déposer à l'arrêt d'un car ou à la gare. Je le prends pour ne pas la vexer mais je ne vais pas l'appeler pour ne pas abuser. En cinq minutes nous arrivons dans un petit garage situé dans une zone industrielle et commerciale. Ma voiture est descendue et je suis amené faire la paperasse. On me dit qu'ils vont jeter un œil d'ici une heure et qu'ils m'en diront plus. Il est clair que j'en ai pour jusqu'à la fermeture. J'attends ici ? Je n'ai pas beaucoup d'autres choix.
Je veux regarder mon téléphone et la discussion avec Chris me donne envie de lire le synopsis du film. Une recherche rapide m'amène sur la page Wiki. Je lis rapidement le résumé et là un détail me saute aux yeux. Le personnage Bernard Giraudeau s'appelle Romain. Chris, en choisissant ce pseudo, s'est identifié à Valérie Kaprisky. Romain-César, César-Romain, n'a-t-elle pas fait une association d'idée pour projeter son fantasme sur moi ? Je ne lui ressemble pas physiquement mais peut-être l'a-t-elle vu dans mon attitude ou mon charisme. Chris a dû y trouver de quoi satisfaire son désir enfoui. En plus elle était en train de se toucher quand je suis apparu, avec une belle érection en plus...
Je commence à croire qu'elle m'a donné son numéro plus que par politesse ou pour rendre service. Je me décide à l'appeler. Une seule sonnerie qu'elle décroche déjà :
— Oui ?
— Bonjour. C'est César. Juste pour vous remercier de votre aide sur le parking.
— C'est bien naturel. Les nouvelles sont bonnes ?
— Pour l'instant, on en est à l'auscultation. Ils m'ont dit une heure...
— Mais avec eux on ne sait jamais...
Elle fait une pause, je crois qu'elle retient son souffle.
— Je finis mes courses. Je peux passer vous prendre si vous voulez.
Le ton guindé et hautain vient de céder la place à de la pure timidité. C'est trop mignon. Ca me donne raison mais c'est trop mignon.
— Avec plaisir, Chris.
— A tout de suite alors, se précipite de dire ma quinqua avant de raccrocher.
Je ne lui ai pas dit où était le garage... Elle a dû voir le nom sur la dépanneuse. Nous a-t-elle suivi ? Ses "courses" sont peut-être un prétexte. Deux minutes plus tard, je vois sa voiture se garer. Je sors à sa rencontre, elle descend de voiture en ayant retrouvé une certaine assurance. Sur les sièges arrières je vois des sacs de courses. Donc ça c'est vrai : je me suis sans doute un peu emballé.
— J'espère que ce ne sera pas trop grave, me dit-elle en baissant sa vitre.
— On verra bien.
— Montez.
Je m'exécute et Chris me demande si ça ne me dérange pas qu'on aille à son camping pour ranger ses courses.
— Non. Je suis tout à vous, réponds-je avec un sourire en coin.
Mon allusion ne lui échappe pas et ne lui déplait pas non plus. Sur la route qui nous mène à destination nous n'échangeons pas de paroles. J'admire ses courbes et sa prestance. Ses habits sont vraiment classiques, trop sans doute. Je devine qu'elle a remis un soutien-gorge, j'entrevois une bretelle. Chris me jette aussi quelques coups d'œil. C'est qu'à côté d'elle je suis plus dépenaillé. Je perçois une tension chez dont elle finit par me donner la raison :
— Je dois vous prévenir que mon camping est un camping naturiste... Mais je suppose que cela ne vous dérange pas.
— Non, évidemment.
Chris se pince la lèvre, je crois qu'elle m'imagine déjà à poil. Je ne serai pas fâché de la revoir ainsi. Nous arrivons au camping près de la plage. Je le connais de réputation. Comme la plage il est naturiste mais les vacanciers y sont un peu plus libertins hors vacances. De ce que je sais, ça ne baise pas à la vue de tous mais les contacts y sont "faciles" et il n'est pas rare que camping-car ou mobile-home y soient surpeuplés le temps d'une soirée. Je n'y ai jamais mis les pieds mais mes relations de la plage m'en ont touché deux mots, m'y invitant aussi parfois, par simple politesse.
Nous arrivons devant le portail et Chris badge pour l'ouvrir, pas de gardien en septembre. Nous passons devant l'accueil et un homme, derrière le comptoir à l'intérieur, nous regarde avancer. C'est peut-être le propriétaire ou un employé. Il ne dit rien mais note quelque chose. Sans doute ma présence pour facturer un supplément de taxe de séjour. Chris roule au pas et nous pouvons voir quelques culs nus aller et venir. Certains étaient sur la plage classique d'ailleurs.
Finalement Chris s'arrête devant un petit mobile-home, pour deux ou trois, si on peut coucher sur la banquette du séjour. Nous descendons, moi avec mes quelques affaires et ma quinqua avec les siennes. Je l'aide en prenant un sac de courses et je remarque que ce sont de vraies courses : fruits, viande, pain... Nous entrons et Chris me demande de poser les courses sur la table. Je le fais et laisse mes affaires dans un coin. Pendant ce temps, elle commence à ranger mais moi je ne sais pas quoi faire.
— Voulez-vous boire quelque chose ? Ou grignoter ?
— Les deux feraient mon affaire.
— Prenez des verres dans ce placard s'il vous plait.
J'attrape deux verres mais je les mets où ? La table à l'intérieur ou sur la petite terrasse ? Chris me lance un regard en coin attendant que... Que quoi ? Ici, à l'intérieur, on pourrait rester habillés mais je préfère la bousculer gentiment et lui offrir ce dont elle a envie, moi aussi d'ailleurs.
— Prenons le verre dehors. Il fait bon.
Chris manque de laisser échapper ses yaourts. Elle sait que ça signifie se mettre nus sans plus de délais.
— Oui, pourquoi pas, dit-elle troublée. Que voulez-vous boire ? Vin ? Jus de fruit ?
— Comme vous.
Je pose les verres un instant pour me déshabiller prestement. Chris me reluque discrètement mais indéniablement. Je sors, verge au vent, et pose les verres. Ma quinqua a tout l'air de gagner du temps mais je préfère faire comme si. Je demande ce qu'elle a à manger et elle m'indique un nouveau placard. Des gâteaux secs, des pistaches, c'est très bien. Je prends le tout et sors m'assoir.
— Vous avez besoin d'aide ?
— Euh, non, j'ai presque fini. J'arrive.
Je dois encore attendre une bonne minute avant de la voir arriver, habillée. Chris laisse une bouteille de rosé entamée sur la table et rentre à nouveau. Je sers le vin ce qui laisse le temps à Chris de revenir nue, cette fois. Elle paraît un peu gênée malgré sa présence à la plage ou dans ce camping et malgré ce que nous avons fait ensemble.
Néanmoins, Chris se détend en sirotant son verre. Nous bavardons un peu, parfois un naturiste nous salue en passant. J'ai mon téléphone à portée de main au cas où le garage m'appelle. Chris a le sien aussi et semble le surveiller de près. Au bout de trente minutes un message arrive sur le sien. Elle y jette un œil et répond rapidement. Un autre arrive et cette fois, elle est très agacée. Au troisième elle ne répond même pas et jette son téléphone au milieu de la table. J'ai le temps de voir qui vient de lui envoyer : Edmond.
— Votre mari cherche à savoir ce que vous faites ?
— Oui, mais il n'a plus à le savoir !
— Divorcés ?
Chris me fusille d'un regard noir : je suis allé trop loin.
— Excusez-moi. Je n'avais pas à poser la question.
— Ce n'est rien. Ce n'est pas un secret de toute façon. Oui, divorcée.
— J'ai cru deviner qu'il était responsable de cette situation.
— En effet, monsieur est allé voir Le Compas ! s'agace-t-elle.
Devant mon air perdu, Chris me précise qu'il s'agit d'une femme dont les cuisses s'ouvrent aussi facilement et largement qu'un compas.
— Tous les hommes du XVIème et de Neuilly lui sont passé dessus ! Mais une amie les a surpris ensemble. Elle me l'a dit.
— Et vous avez demandé divorce...
— Pas immédiatement, commence-t-elle avec un sourire énigmatique. J'ai réfléchi un peu et j'ai décidé de préparer mon départ. J'ai pris rendez-vous dans une clinique de la région pour arranger mes défauts physiques.
— Vous êtes passé sur le billard ? Ça ne se voit pas...
— J'espère bien au prix où j'ai, où mon époux a payé les opérations... J'ai demandé à les avoirs. Je pense qu'il y a vu deux avantages : être tranquille deux mois avec Le Compas et récupérer une épouse rajeunie. Je lui ai aussi fait acheter cette voiture, toutes options. Ensuite, quand j'ai été parfaitement remise, j'ai sorti le grand jeu. Restaurant, théâtre...
— A ses frais ?
— Bien sûr. Rentrés chez nous, je l'ai aguiché et je me suis déshabillée intégralement pour lui apparaître telle que vous me voyez. Il m'a dit combien j'étais belle. Je lui ai demandé s'il aimait mon corps, s'il était désireux de lui faire l'amour.
— Il devait être partant et impatient. Je le comprends parfaitement.
Chris lève un sourcil comprenant que je n'aurais rien contre la posséder. Mais elle préfère terminer.
— Quand il a tendu les mains pour les poser sur moi, je me suis dérobé et lui ai tout dit. Quelle tête il a fait à ce moment ! Je jubile à chaque fois que j'y pense.
— J'imagine bien la tête que je ferais si vous vous dérobiez à moi comme ça ! En tout cas, je retiens qu'il ne fait pas bon être votre adversaire, dis-je en riant.
— En effet, il ne vaut mieux pas, me répond Chris avec sérieux.
— Puis-je vous demander ce que vous avez retouché ? Ou plutôt je voudrais essayer de deviner.
— De deviner ? Pourquoi pas, dit-elle amusée.
— D'abord, je dirais les seins. Ensuite... Levez-vous.
Je lui tends la main qu'elle prend et l'invite à se lever. Je l'admire minutieusement, j'en profite largement. Je l'approche de moi, Chris se laisse faire avec amusement. Je regarde en détail son corps avec grand plaisir.
— Je penserais aussi au ventre. Vous avez des enfants alors un ventre quasiment tendu comme le vôtre...
Chris ne confirme ni n'infirme mes suppositions. Ses yeux brillent d'espièglerie. Pour poursuivre mon inspection je la fais tourner en posant ma main sur sa hanche. Elle ne dit rien alors ma main glisse sur sa fesse. Je la palpe, la tâte. Chris soupire doucement. Je continue à la faire tourner. Mes doigts passent sur ses cuisses, à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur. Elle frémit et gémit.
Ma quinqua rougit et ferme les yeux de honte quand un ou des vacanciers passent devant la terrasse. Ils ne s'arrêtent pas mais sourient d'un air entendu. Moi je savoure la douceur de sa peau, je remonte encore la main pour effleurer ses lèvres. Cela la fait trembler et soupirer.
Je la soupçonne même d'écarter légèrement les cuisses. Je la masturbe rapidement puis je remonte sur son ventre, ses seins que je prends à deux mains. Je les masse un moment, joue avec ses tétons et les pince délicatement. Chris gémit, entrouvre la bouche et penche la tête en arrière. J'en profite pour plaquer mes lèvres sur son cou. Ma quinqua halète de plus belle. Son excitation est palpable ; la mienne aussi d'ailleurs : je bande à nouveau.
J'ai les mains sur ses seins et mes lèvres sur son cou. Je m'apprête à remonter ces dernières vers la bouche de ma quinqua quand son téléphone sonne. Elle s'esquive et rentre à l'intérieur pour prendre l'appel. Je reste là comme un con, la bite dressée. Je me rassois et j'écoute Chris. Apparemment c'est une interlocutrice encore une fois. Mais la façon dont elle lui parle me fait dire que ce n'est pas sa fille.
La conversation est courte mais ce n'est pas pour autant que Chris revient. Soit elle ne veut pas reprendre où nous en étions. Soit elle veut aller plus loin. Vue l'heure, si je veux partager un nouveau moment intime avec elle, c'est maintenant. Les verres à la main je retourne à l'intérieur. Chris me voit, elle est rouge ; de mes caresses ou de sa conversation ? En tout cas, elle profite des verres pour éviter de céder :
— Ah merci. Je vais les rincer...
Ces verres vont être immaculés tellement elle les lave. Je m'approche et me colle à elle. Mon sexe se presse contre son postérieur et mes mains empoignent ses seins. Chris a un hoquet de surprise mais ne se défile pas. Néanmoins, elle ne s'abandonne pas et reste tendue.
— Alors où en étions-nous ?
— César... Je suis une femme...
— Divorcée et libre de faire ce qu'elle veut, la coupe-je.
— Ce n'est pas si simple.
— Si vous le voulez, ça peut, lui dis-je en la retournant.
L'eau coule toujours sur les verres mais peu importe. Je plonge mon regard dans le sien. Elle me surprend en le soutenant.
— Dans quelques minutes, le garage va appeler. Je repartirai récupérer ma voiture et nos chemins se sépareront.
Ma quinqua a un soupir déçu qu'elle tente de dissimuler. Je me colle un peu plus contre elle, ses fesses doivent être bien plaquées contre l'évier. Je passe une main sur ses reins et l'autre attrape un sein. Elle n'y reste que peu et commence à descendre vers son pubis.
— Alors, vais-je partir sans que vous n'ayez assouvi votre désir ou votre fantasme ? Car il s'agit bien de ça, non ? Vous vous identifiez à cette héroïne et vous voyez en moi ce Romain du film.
— Oui, peut-être.
— Vous aviez sans doute voulu le vivre lors de votre escapade en Normandie. Maintenant vivez-le pleinement.
— Je... César, que...
Mes doigts viennent de se glisser entre ses cuisses. Son sexe est humide sans être trempé. Je commence quelques va-et-vient sur sa vulve. Chris gémit mais soutient toujours mon regard.
— Aaah... César, vous êtes arrivé sur la plage. J'ai aimé ce moment et il aurait été simple d'aller plus loin. Aaah, ouiii... Et votre panne sur le parking, la dépanneuse, le garage. J'ai l'impression que le destin me pousse à commettre l'impensable. Aaaaah...
Sa petite tirade me confirme qu'elle est tentée depuis le début. Son sexe, bien humide maintenant, me le crie aussi.
— Pas l'impensable. Le réalisable, Chris. Vous pouvez être pour quelques instants cette Chris que vous fantasmez. C'est bien pour ça que vous êtes venue dans cet endroit. Alors embrassez-moi et je vous promets un moment magique.
Je m'enflamme un peu, beaucoup. Je ne suis pas si sûr de mes performances. Mais mon but est de la faire céder à ses pulsions. Sans compter sur les miennes ; devoir y aller aussi en douceur et en prenant son temps n'est pas dans mes habitudes. Avec Chris, c'est indispensable ; cela a pour conséquence de faire augmenter ma frustration et mon désir pour elle. Sans qu'elle ne me réponde, Chris ferme les yeux et colle ses lèvres aux miennes. Je craignais un baiser rigide ou prude mais il est bien langoureux. Je le lui rends avec la même passion. Chris, qui avait gardé les mains agrippées à l'évier, m'en pose une dans le dos et l'autre se noie dans mes cheveux.
Je décale ma main de son sexe et l'incite à écarter une jambe. J'avance mon membre qui vient toucher ses lèvres. Chris se crispe et se relâche complètement quand mon gland comme à la pénétrer. Ça glisse très bien, cette chatte est un délice. Je m'enfonce profondément en elle, jusqu'à la garde. Je me retire lentement, Chris doit laisser mes lèvres un instant pour râler. Je rentre à nouveau d'un coup sec pour ressortir en douceur. Je répète l'opération plusieurs fois en augmentant la puissance de ma pénétration. Chris couine et gémit fortement. Le meuble et l'évier tapent contre la cloison du mobile-home, rendant nos ébats audibles de l'extérieur.
— Aaah, aaah, mon Dieu, quelqu'un va savoir ce que nous faisons ! s'inquiète Chris entre deux cris.
— Et alors ? Ici, ça ne va gêner personne. Ils peuvent nous apercevoir à travers le store et nous entendre. Je suis sûr que vous en avez surpris de tels depuis votre arrivée.
Chris ne répond que par de nouveaux cris. Je baise cette femme de bonne famille avec un plaisir incroyable. Son corps et son esprit, sa douceur et son air guindé me plaisent beaucoup. Elle se lâche complètement en allant au-devant de ma queue. Sa main dans mon dos glisse sur mes fesses et appuie dessus avec force. Parfois un spasme lui fait enfoncer ses ongles dans ma chair. Ça m'électrise plus que ça me fait mal.
Moi qui suis tourné vers la fenêtre, je pense avoir vu passer le propriétaire ainsi qu'un couple. Peut-être plus mais mon plaisir m'empêche d'avoir les idées claires. Celui de Chris se déploie de plus en plus, elle ne semble plus se soucier du qu'en-dira-t-on et crie sans limite. Soudain elle se fige et m'embrasse fougueusement. Son vagin est pris de tremblements et serre ma hampe avec délice. C'en est trop pour moi, mon sexe est secoué par saccades ; il remplit l'antre de Chris d'une semence relativement abondante pour une troisième éjaculation. Ma quinqua se met à trembler avant de se relâcher complètement. Elle doit s'accrocher à moi pour ne pas tomber, je l'enlace pour la garder debout. Cette étreinte semble lui plaire et la rassurer. J'apprécie aussi ce moment où je sens son cœur battre la chamade. A moins que ce ne soit le mien.
Tout à coup je vois sur la terrasse que mon téléphone sonne. Je desserre l'étreinte avec Chris et file répondre. Comme je décroche, je remarque que de mon gland un fil de sperme pendouille. Tout mon sexe est luisant de cyprine. Pas que ça me gêne d'être ainsi dehors mais je ne veux pas attirer d'ennuis à Chris. Je retourne à l'intérieur pour découvrir qu'elle est toujours à reprendre ses esprits. Un mélange de sperme et de cyprine s'écoule de son vagin et macule ses cuisses. Ça m'hypnotise un instant ; mon interlocuteur doit m'interpeller plusieurs fois avant que je ne réponde.
Le garagiste m'annonce qu'ils ont trouvé la panne et qu'il faut changer plusieurs choses. Apparemment ma tentative de démarrage a fait griller plusieurs pièces. Lorsqu'il m'annonce le devis je deviens blanc. Cela va fortement trouer mon budget étudiant. Je donne mon accord car j'ai besoin de la voiture. Il propose de me louer un véhicule de remplacement mais mon assurance ne couvre pas les frais. Évidemment, avec mon assurance au tiers...
Il pense avoir les pièces demain ou après-demain au pire, ça me permettra d'être de nouveau véhiculé pour lundi. Je réponds au garagiste tout en regardant Chris. Elle a le regard dans le vague et triste. Mais elle a un superbe sourire sur les lèvres. Je pense qu'elle ne regrette pas notre aventure d'un jour. Je dis au revoir au garagiste et raccroche.
— Votre voiture sera prête ce soir ?
— Malheureusement, non. Demain normalement.
— Vous allez avoir un véhicule de prêt ?
— Non, je vais devoir m'en passer. Je vais devoir rentrer chez moi. Et revenir demain.
Un de mes copains devrait bien me dépanner. Au pire j'ai toujours le TER pour faire l'aller-retour.
— Vous ne pensez pas qu'à cette heure vous n'aurez plus de train ?
Il n'est clairement pas si tard... Je me demande si ma quinqua ne souhaiterait pas que je reste encore un peu. Je dois dire que cette perspective m'enchante. Mais je préfère lui faire dire franchement.
— Peut-être. Je prendrais bien une chambre mais ça va encore grever mon budget.
— Sinon... Je pourrais vous héberger pour cette nuit, me propose-t-elle en murmurant.
— Pardon ?
J'ai bien entendu mais je veux lui faire dire à haute voix. Ce qu'elle fait en reprenant un peu son ton guindé.
— C'est gentil. Mais pourquoi ?
— Pour vous rendre service.
— Chris...
Je sens que ce n'est pas la raison et j'aimerais qu'elle se l'avoue à elle-même. Je la fixe en affichant un air d'autorité que je n'ai pas. Ma quinqua esquive mon regard et chuchote tout bas. Je la fais répéter car cette fois je n'ai vraiment pas entendu.
— Je voudrais avoir d'autres relations comme celle-là. J'ai aimé. J'ai joui comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je veux en avoir plus. Je veux penser que votre présence est un signe. Oui, vous aviez raison, je suis venu ici, pour tenter de vivre ce fantasme de L'année des méduses.
Je suis surpris, étonné et émerveillé. Elle a commencé avec une toute petite voix et sans me regarder. Elle a fini avec une certaine assurance dans la voix comme dans le regard. Même sa posture est bien plus droite. Chris me réserve quelques surprises. Après une courte pause, elle ajoute en me défiant du regard :
— Mais je ne sais pas si ma proposition vous convient. Que feriez-vous avec une vieille sainte-n'y-touche comme moi ? Vos partenaires habituelles s'offriraient bien plus rapidement et plus totalement que moi.
Il me faut quelques secondes avant de répondre.
— Chris, je suis ravi de passer plus de temps avec vous. Vieille ? Certainement pas. En tout cas votre corps me fait vraiment envie. Sainte-n'y-touche, je pense que vous en êtes loin, même sans moi. Des relations plus rapides et plus complètes ? C'est vrai que vous n'y êtes pas. Mais c'est très plaisant et excitant de prendre le temps avec vous.
Je fais une pause pour profiter de son large sourire et de ses yeux qui pétillent.
— D'accord, mais nous mettons les choses au clair tout de suite. Je ne suis pas un guide ou un mentor ou un maître ou je ne sais quoi. Nous allons juste partager des moments que nous aurons tous deux envie d'avoir. Nous restons donc ensemble tant que nous en avons le désir. Après vous repartirez chez vous et moi à mes cours. Nous séparerons sans regret, ni remord.
— Je ne l'envisageais pas autrement, César.
— Bien. Une dernière chose. C'est quoi votre prénom ? Le vrai.
— Christine-Anne.
— Chris, c'est mieux. C'est plus vous.
— Alors ? Vous restez ?
— Oui, Chris.
Ma quinqua me sourit et j'ai l'impression qu'elle va me manger tout cru. Les vingt-quatre heures qui arrivent devraient être intéressantes.
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Ced6782
27 mars 2022 à 18:00
Waou top génial j'ai adoré
Soyez respectueux
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Photo de profil de takashi_é
takashi_é
26 mars 2022 à 09:44
Très belle histoire. Et une jolie plume aussi
Soyez respectueux
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Photo de profil de lilpoid
lilpoid
26 mars 2022 à 00:00
vivement la suite
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
25 mars 2022 à 22:06
Toujours aussi bien racontée cette histoire. J'aime beaucoup.
Soyez respectueux
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