Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lucie : fantasme, surveillante et cupidon — Chapitre 5 · Enfin seul avec ma surveillante
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lucie : fantasme, surveillante et cupidon
Chapitre 5 · Enfin seul avec ma surveillante
Les chambres des professeurs sont un peu plus grandes que celles des étudiants, évidemment, mais certaines, chanceuses, offrent d'autres avantages particulièrement intéressants. Par exemple, de son balcon, le professeur de physique chimie des terminales peut observer à loisir les femmes (professeurs, surveillantes même certaines terminales) quand elles rentrent dans leurs quartiers. Si les douches avaient des ouvertures vers l'extérieur, elles ne pourraient pas rendre à Graillou ses regards pervers, tout planqué qu'il est dans son angle bizarrement parfait. Mais lui aurait pu passer ses soirées à se prendre en main devant les plus beaux corps du campus. Mais il ne peut pas, les douches n'ont pas de fenêtre. Alors, il se console en observant les chambres et il a ses petites habitudes nocturnes.
— Tu fais quoi, beau brun ? T'as pas peur qu'on te voie, la bite à l'air comme ça ?
Le professeur se ressaisit, chambre numéro 3 en partant de la gauche est dans son lit ce soir. Les lampadaires de la cour du campus éclairent à peine cette chambre située au troisième étage, mais la lumière rasante qui leur parvient souligne un corps tout à fait alléchant. Elle est allongée sur son lit, relevée sur ses coudes ; Graillou peut laisser gambader ses yeux sur un ventre fin, des hanches pointues et des cuisses épaisses. Recouvrant ces dernières, de longues traînées humides témoignent des ébats des deux amants d'il y a encore un instant. Surmontant ce corps dont la propriétaire prend tant soin, une magnifique paire de seins trône toute en rondeurs. Elle aussi est couverte de traînées humides ; ses tétons gonflés montent et descendent doucement au rythme des respirations de sa propriétaire.
— T'es fatigué, déjà ?
La jeune femme semble avoir perdu patience, elle se retourne et, à quatre pattes, part chercher sa culotte à l'autre bout du lit. Ce n'est pas leur première fois, mais elle ne connaît pas encore cette règle essentielle quand il s'agit du professeur de physique chimie du campus : ne jamais tourner le dos à l'animal. En un seul long geste souple, l'homme saute juste derrière la jeune femme, attrape ses bras et colle son sexe redevenu dur contre ce gros cul offert. D'un coup, il s'écrase contre elle et la maîtrise : il a plaqué les deux bras de sa proie dans son dos et se met à onduler sauvagement entre ces deux belles fesses couvertes de rougeurs. Il n'a besoin que d'une seule main pour coincer les deux bras de la jeune femme, il peut venir soulever son menton et enfonce sans difficulté aucune son pouce dans cette petite bouche avide.
— On est loin d'avoir fini, petite chaudasse. Remonte ton cul, j'ai envie de te faire mal.
Dans un autre contexte, cet homme aurait été terrifiant. Mais la demoiselle qui réside à la chambre numéro 3 en partant de la gauche vient pour ça, pour la passion sauvage que dégage le professeur. Malgré son âge, peut-être deux fois le sien (alors qu'elle vient de dépasser la vingtaine), il est encore mince et a la peau lisse. Ses cheveux doux qui lui arrivent aux épaules, son teint hâlé naturel et son corps sec renvoient de lui une impression de surfer arrogant, ce qui ne déplaît pas à la jeune femme. Soumise, mais pas passive, elle rend au sexe gonflé collé entre ses fesses une poussée et parvient à se cambrer. Toujours le gros pouce de l'homme entre ses lèvres elle se met, afin de témoigner de son désir, à saliver abondamment et à le sucer comme une deuxième petite bite avec de beaux bruits de succion.
De son autre main, le professeur lâche les deux bras de sa conquête et vient jouer avec le magnifique cul qui se met à danser contre son bassin. Il écarte ses fesses et y dépose son sexe, qui se fait presque entièrement absorber par ces deux collines charmantes. Il se fait coulisser lentement, insistant sur le petit trou puis descendant jusqu'à ses lèvres trempées. Il descend et remonte quelques fois, faisant grimper le désir à son rythme, quand la proie décide de mordre le pouce de son prédateur :
— Magne-toi ! J'en peux plus !
Frustré, le professeur tire la jeune femme par les cheveux pour la remettre à quatre pattes et l'enfourche d'un coup, sans plus de sommation. Sa proie pousse un grand cri de surprise, le sexe qui la pénètre est tout sauf petit et, même lubrifié, il se fraye son passage. À peine le temps de reprendre son souffle, l'homme agrippe les deux hanches de la fille, avec force, et se met à la pilonner comme un dératé. L'imposant calibre qui coulisse en elle touche toutes les parois, et quand son gland, bien plus épais que le reste, s'approche de l'entrée, elle lâche un râle. Au vu de la fréquence des coups de bassin, ces râles ressemblent à un long cri continu, de plus en plus aigu. Les bras de la jeune femme, ainsi que ses jambes ne font bientôt plus le poids : ça fait bien 3 heures qu'ils baisent, s'arrêtent un instant puis recommencent.
Sentant sa proie s'affaisser, Graillou calme le jeu et vient rabattre le corps somptueux de la jeune femme contre son torse. Dans cette position, leur différence de taille est encore plus évidente. Il la surpasse de plus d'une tête, ses cuisses et ses épaules dépassent des siennes et de ses longs bras il pourrait l'enlacer complètement. Dans ce rapport de taille désavantageux, la jeune femme se défend par la taille de son incroyable poitrine, qui convient parfaitement aux grandes mains du professeur.
Ainsi redressée, elle commence à monter et descendre son énorme fessier, résultat d'heures d'entraînements à la salle de sport du campus, sur la queue qui tressaute à l'intérieur de son ventre. Déconcentré, l'homme accorde toute son attention aux deux obus qui se trémoussent sous ses doigts. Pourtant d'une grande taille, ils sont très bien tenus et les tétons pointent vers le haut, arrogants on dirait. Alors qu'il les malaxe comme un dingue, les maltraitant comme on jouerait avec des balles en mousse qui n'offrent aucune résistance, la proie gémit avec plus de sonorité : elle est sur le point de finir.
Après avoir rapidement enfoncé sa langue dans cette bouche grande ouverte, en quête d'air, le professeur pousse sa conquête contre le lit, tout en maintenant son fessier à hauteur de bassin. Revenus à leur position précédente, l'homme accélère une dernière fois, oubliant presque sa proie, et la pilonne de toutes ses dernières forces. Au bout d'une dizaine de secondes, la tête enfoncée dans les draps, la jeune femme se tait et manque une respiration, secouée de gros spasmes, alors que Graillou se retire d'un coup. Se contenant quelques ultimes secondes, il retourne la jeune femme, s'avance et vient se finir entre ses deux seins. Ces derniers étant couverts de sueur et de sperme, sa queue coulisse parfaitement et en quelques va-et-vient, il lâche tout et jouit une grosse quantité de foutre sur le torse de sa proie.
Quand bien même écrasés avec beaucoup de pression, les deux obus ne suffisent pas à contenir l'entièreté du sexe du professeur : une partie de son sperme vient se répandre sur les lèvres et les joues de la jeune femme.
Les deux amants s'étalent l'un contre l'autre, trempés et à bout de souffle. La jeune femme passe sa main sur son corps, essayant de ramasser le plus de sperme possible entre ses doigts fins.
— Tu m'as pas loupé, mon salop... T'aurais pu me prévenir, j'aurais pu tout prendre en bouche et avaler comme une grande. Chaque mot dans la bouche de la jeune femme est séparé d'une inspiration ou d'une expiration bruyante.
— Non, c'était parfait. Tu vas te doucher ?
— Oui, bonne idée.
— Non, c'était parfait. Tu vas te doucher ?
— Oui, bonne idée.
Alors que la demoiselle se lève difficilement, hilare de son propre épuisement, l'homme se redresse et claque ce beau cul une dernière fois, avant de retourner à sa fenêtre. À une vingtaine de mètres, de l'autre côté de la cour, l'objet de toutes les convoitises du professeur bouquine. Dos au verre, il ne voit que ses cheveux et un bout de pull. Les secondes passent, la douche se lance puis s'éteint quelques fois et la jeune femme d'en face ferme son livre. Elle se lève, retire son pull pour laisser apparaître un chemiser de pyjama fluide, qui laisse deviner sans pudeur une paire de seins à la hauteur de celle qui est partie se doucher, et part éteindre la lumière.
Quand Alysson sortira de la douche, se dit Graillou, il se masturbera encore une fois entre ses seins gigantesques. Mais toutes ses pensées seront tournées vers Lucie, si proche, pourtant si loin.
—--
Lucie ne lit pas longtemps ce soir, son recueil de nouvelles érotiques est bien fade comparé à tout ce qu'elle a vécu ou subi ces derniers jours. Cela fait une semaine depuis la soirée au laboratoire, pourtant les sensations sont encore là sur sa peau, comme une toile d'araignée fine, légère, mais oppressante. Ces derniers jours, elle se reconstitue les évènements à de maintes reprises, et dans tous les sens. Le début de la soirée, glacial, l'arrivée de l'alcool, la cigarette avec le petit prétentieux, l'arrivée du professeur... Les ébats de Cassandre et Paul... Combien de fois elle s'est masturbée cette semaine en pensant à ce qu'il s'est passé, ou plutôt à ce qu'il aurait pu se passer ? se dit-elle, fébrile.
Ses séances de plaisirs solitaires se conjuguent entièrement au conditionnel. « Et si Cassandre n'était pas arrivée, jusqu'où serait-il allé ? », et elle se retrouve sous la douche, le pommeau bien serré entre ses cuisses tremblantes. « Et si elle était retournée au laboratoire profiter de l'excitation des jeunes ? », et c'est assise à son bureau, les jambes sur la table, qu'elle vient de terminer un autre paquet de mouchoirs. « Et si elle avait rejoint Cassandre et Paul dans les champs ? », et la voilà, maintenant dans son lit, le chemisier ouvert et le pantalon jeté au pied du lit. Une main dans la culotte et une autre sur le téléphone, à moduler les vibrations de son jouet. Lucie remplit sa chambre de gémissements à peine étouffés, à peine honteux.
De l'autre côté de la cour, pour la troisième fois ce soir, le professeur de physique chimie se répand entre les seins de son élève. Sans le savoir, Lucie et lui coordonnent leurs orgasmes.
—--
L'ambiance chez les terminales garçons change complètement depuis la soirée du 22. Quelque chose d'imperceptible, mais de sucré flotte dans l'air, une aura qui entoure les chanceux et creuse un écart indescriptible entre eux et la plèbe. Mathieu, Gabriel et Paul débriefent, à plusieurs reprises, le pied monumental qu'ils ont chacun pris durant cette soirée. Toujours en secret, pour éviter de ruiner leurs chances de profiter une autre fois de la sympathie de Lucie, ils portent une attention phénoménale à leur entourage quand ils se laissent aller à la nostalgie et au partage d'anecdote. Personne chez les autres terminales ne peut se douter de l'étendue de leur plaisir, mais des interrogations commencent à jaser. Paul ne vient plus vendre ses photos le lundi matin, et Gabriel et Mathieu, les deux plus populaires du lycée, partagent presque tous leurs repas avec ce grand maigrichon cynique.
Ce midi, alors que les trois compères s'isolent pour discuter sexe, un petit attroupement vient les confronter :
— Bon les mecs, on connaît la vérité. Le premier à prendre la parole est une sorte de phasme à l'air méchant, caché derrière une grosse moustache asymétrique : Luc.
— Euh... à propos de quoi ? Paul, le moins discret des trois cachotiers cache trop mal son embarras et manque de déraper.
— Qu'est-ce qu'il y a les petites bites, on est jaloux ? Papa délégué et maman suppléant mangent plus avec nous ? On se sent délaissé ? Gabriel, comme à son habitude, garde la tête très haute et prend immédiatement le contrôle de la situation.
— Euh, non. Juste vous êtes bizarres.
— C'est sûr que Paul il vous a genre filé une exclusivité sur ses photos, ou alors il vous file de la thune, un truc du genre ! renchérit un autre terminale.
— Ouais, il y a une semaine vous pouviez pas piffrer Paul, c'était un sous-homme, et maintenant c'est devenu votre meilleur pote ! D'autres garçons dans le petit groupe de révolutionnaires s'avancent, en signe de protestation.
— Un « sous-homme » ? Paul, même si un peu choqué par le terme, n'est pas vraiment surpris. Il n'est pas très populaire auprès des hautes sphères de sa classe, un peu trop éloigné de l'image que tous tentent de cultiver. Il confronte tout de même Mathieu et Paul en les dévisageant, guettant leur réaction.
— On a changé d'avis, voilà. Ce mec en a plus dans le ventre que ce qu'on imaginait, rétorque Gabriel, qui semble d'un coup mal à l'aise.
— Exactement... Mathieu essaye de surenchérir, mais hésite, quand il semble avoir une illumination : disons qu'il fait des choses avec quelqu'un, et que ça nous intéresse beaucoup.
— Euh... à propos de quoi ? Paul, le moins discret des trois cachotiers cache trop mal son embarras et manque de déraper.
— Qu'est-ce qu'il y a les petites bites, on est jaloux ? Papa délégué et maman suppléant mangent plus avec nous ? On se sent délaissé ? Gabriel, comme à son habitude, garde la tête très haute et prend immédiatement le contrôle de la situation.
— Euh, non. Juste vous êtes bizarres.
— C'est sûr que Paul il vous a genre filé une exclusivité sur ses photos, ou alors il vous file de la thune, un truc du genre ! renchérit un autre terminale.
— Ouais, il y a une semaine vous pouviez pas piffrer Paul, c'était un sous-homme, et maintenant c'est devenu votre meilleur pote ! D'autres garçons dans le petit groupe de révolutionnaires s'avancent, en signe de protestation.
— Un « sous-homme » ? Paul, même si un peu choqué par le terme, n'est pas vraiment surpris. Il n'est pas très populaire auprès des hautes sphères de sa classe, un peu trop éloigné de l'image que tous tentent de cultiver. Il confronte tout de même Mathieu et Paul en les dévisageant, guettant leur réaction.
— On a changé d'avis, voilà. Ce mec en a plus dans le ventre que ce qu'on imaginait, rétorque Gabriel, qui semble d'un coup mal à l'aise.
— Exactement... Mathieu essaye de surenchérir, mais hésite, quand il semble avoir une illumination : disons qu'il fait des choses avec quelqu'un, et que ça nous intéresse beaucoup.
Cette déclaration plonge tous les terminales dans un silence méfiant. Toutes les idées les plus folles traversent les petits crânes des révolutionnaires, il aurait couché avec une fille ? Avec une fille du campus ? Si ça se trouve, il a même une meuf ?
De leur côté, Gabriel et Paul dévisagent violemment Mathieu. « Est-ce que ce sombre débile va vendre la mèche ? ». Le délégué est sur le point d'écraser de toutes ses forces son talon sur les orteils de son suppléant quand ce dernier s'enfonce encore d'un coup :
— Si on vous dit, promettez de le répéter nulle part, OK ? Promettez !
— OUI ! crient tous en chœur les membres du petit groupe devenu vite bien docile.
— OUI ! crient tous en chœur les membres du petit groupe devenu vite bien docile.
D'un regard confiant, Mathieu essaye de rassurer ses deux amis. Sans un mot, Gabriel et Paul comprennent qu'il y a un plan, qu'il n'est pas juste devenu complètement con.
— Bon, si ça sort de ce cercle, de toute façon, on saura que c'est l'un d'entre vous. Et si ça sort, on vous pourrit tous au conseil de classe, pigé ? Pigé ?!
— OUI !
— Bon. En fait, Paul, il a... Mathieu fait volontairement patienter ses auditeurs, beaucoup trop heureux d'avoir un peu d'autorité, même sur Gabriel.
— Il a ??? Les autres terminales sont au bord de l'explosion, il a quoi ??!
— Il a couché avec la nouvelle surveillante.
— QUEWA !
— OUI !
— Bon. En fait, Paul, il a... Mathieu fait volontairement patienter ses auditeurs, beaucoup trop heureux d'avoir un peu d'autorité, même sur Gabriel.
— Il a ??? Les autres terminales sont au bord de l'explosion, il a quoi ??!
— Il a couché avec la nouvelle surveillante.
— QUEWA !
Il faut bien dix minutes aux trois amis pour parvenir à dissiper le petit groupe de terminales beaucoup trop curieux et armés de beaucoup trop de questions. Après leur avoir fait bien répéter de se taire et la menace qui pèse maintenant sur leurs épaules, si l'info fuite, Mathieu dissout l'équipe qui commence à se faire remarquer dans la cafétéria.
— Bon, avant que vous m'éclatiez la tronche, je vous explique mon plan, reprend Mathieu, diplomate.
— T'as intérêt, tu joues avec ta vie, grogne Gabriel entre ses dents.
— Surtout avec la mienne... renchérit Paul.
— On est tous gagnants avec ce mensonge. Toi, Paul, tous les mecs vont commencer à s'intéresser à toi, vont commencer à te respecter aussi, ça te fera pas de mal. Et pour nous, ça va détourner l'attention de tout le monde. C'est tellement gros, tellement improbable, et ils nous font tellement confiance, que jamais ils viendront chercher la petite bête. Nous, Gabriel, on peut jouer la carte de « on veut être pote avec celui qui baise la bombe » (il fait les guillemets avec ses doigts). Et évidemment, si ça cafte, si on entend du bruit autour de cette histoire, Gabriel, on les éclate au conseil, c'est la partie facile, ça.
— En gros, reprend Paul, hésitant, on détourne l'attention de vous et on la fout entièrement sur mes épaules. On me crée une aura stylée, et on joue là-dessus pour esquiver les suspicions sur le sujet des soirées.
— Bravo ducon, tu vois Gabriel, on a bien fait de le prendre sous notre aile.
—...
—...
— Exactement, c'est ce que je voulais entendre. Bon, il faut qu'on file.
— T'as intérêt, tu joues avec ta vie, grogne Gabriel entre ses dents.
— Surtout avec la mienne... renchérit Paul.
— On est tous gagnants avec ce mensonge. Toi, Paul, tous les mecs vont commencer à s'intéresser à toi, vont commencer à te respecter aussi, ça te fera pas de mal. Et pour nous, ça va détourner l'attention de tout le monde. C'est tellement gros, tellement improbable, et ils nous font tellement confiance, que jamais ils viendront chercher la petite bête. Nous, Gabriel, on peut jouer la carte de « on veut être pote avec celui qui baise la bombe » (il fait les guillemets avec ses doigts). Et évidemment, si ça cafte, si on entend du bruit autour de cette histoire, Gabriel, on les éclate au conseil, c'est la partie facile, ça.
— En gros, reprend Paul, hésitant, on détourne l'attention de vous et on la fout entièrement sur mes épaules. On me crée une aura stylée, et on joue là-dessus pour esquiver les suspicions sur le sujet des soirées.
— Bravo ducon, tu vois Gabriel, on a bien fait de le prendre sous notre aile.
—...
—...
— Exactement, c'est ce que je voulais entendre. Bon, il faut qu'on file.
Un peu à la traîne, Paul est plongé dans ses pensées au sortir de la cafétéria. Ca fait beaucoup d'information à traiter, alors qu'il ne s'est même pas encore remis de la soirée de la dernière fois. Depuis, il échange quelques messages avec Cassandre, elle met du temps à répondre et la magie semble s'être un peu dissoute dans les cours. Mais d'un autre côté, aucune nouvelle de Lucie. Son cœur commence doucement à balancer en faveur de la brune aux taches de rousseur, avec son joli cul et ses lèvres ravageuses. Lucie est trop... trop loin ?
— Boiseau !
Entendre son nom fait sursauter Paul, le sortant de sa rêverie d'un coup sec. En train de contrôler les cartes de cantine des élèves, à l'entrée, Lucie l'interpelle comme s'ils ne se connaissaient pas :
— Faut que je te parle, ne bouge pas. Elle a un ton dur, mais en une fraction de seconde, elle fait déguerpir les pensées de Paul de la brune aux taches de rousseur.
Après avoir appelé un vieux surveillant qui se dessèche non loin pour la relever, elle s'approche de Paul, toujours armée d'un visage fermé et sévère. Après s'être assurée qu'ils sont assez loin des autres, elle reprend :
— Il faut que je te parle. C'est assez urgent.
— Euh... c'est pour une nouvelle soirée ? Paul est déconfit. Il surprend les regards curieux de Gabriel et Mathieu et plus loin ceux de certains des terminales venus le confronter plus tôt.
— Oui, enfin non, pas vraiment. Lucie semble troublée, mal à l'aise.
— Il y a un souci ? Tu m'inquiètes un peu.
— Juste tous les deux, la soirée. Le prends pas bizarrement ! reprend Lucie après une courte pause, j'ai besoin de ton avis sur la suite de mon plan, toute seule ça va commencer à devenir tendu, de tout planifier.
— Oui, bien sûr ! Paul répond plus vite que ce qu'il aurait souhaité, mais Lucie reprend encore plus vite :
— OK ! Je te tiens au courant !
— Euh... c'est pour une nouvelle soirée ? Paul est déconfit. Il surprend les regards curieux de Gabriel et Mathieu et plus loin ceux de certains des terminales venus le confronter plus tôt.
— Oui, enfin non, pas vraiment. Lucie semble troublée, mal à l'aise.
— Il y a un souci ? Tu m'inquiètes un peu.
— Juste tous les deux, la soirée. Le prends pas bizarrement ! reprend Lucie après une courte pause, j'ai besoin de ton avis sur la suite de mon plan, toute seule ça va commencer à devenir tendu, de tout planifier.
— Oui, bien sûr ! Paul répond plus vite que ce qu'il aurait souhaité, mais Lucie reprend encore plus vite :
— OK ! Je te tiens au courant !
Après un rapide sourire, la nouvelle surveillante s'écarte et retourne patrouiller à l'entrée de la cafétéria. Paul reste sur place de longues secondes, scotché par la nouvelle et incapable de détourner son regard de Lucie. Alors qu'il s'imaginait revoir Cassandre il y a quelques instants, peut-être oublier Lucie, voilà que cette dernière arrive comme une fleur et lui propose une soirée en tête à tête.
En retournant à son devoir, alors que les possibilités de cette soirée commencent à danser dans le cerveau abruti de Paul, Lucie contient un large sourire qui veut engloutir son visage : cette soirée sera particulièrement croustillante.
Paul fait évidemment vite part de la nouvelle à ses deux amis.
— Eh ben dis donc, mon salop... Je pensais pas avoir un don de voyance.
— Vraiment respect, quel soir ? demande Gabriel, l'air de rien.
— Je sais pas, je vous dirai !
— Génial mec, ahah, bon, salut !
— Vraiment respect, quel soir ? demande Gabriel, l'air de rien.
— Je sais pas, je vous dirai !
— Génial mec, ahah, bon, salut !
Transi, Paul ne prête pas attention au nouveau ton étrange de Gabriel et Mathieu. Ils ont une idée derrière la tête ? Peu importe. Bientôt, il couche avec son fantasme.
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