00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ LINDA.EV La deuxième vie de Linda XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La deuxième vie de Linda — Chapitre 3

29 minutes
6.3k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteurs

Utilisateur supprimé Ce compte a été fermé. Le pseudo reste affiché pour préserver l'attribution de l'œuvre.

La deuxième vie de Linda

Chapitre 3

Je ne parlai de mon aventure au château à personne, pas même mon mari. Je me promis de ne pas la renouveler, mais je fus tenaillée par l'envie dès mon déplacement suivant. Je me contentai d'abord de me balader en pleine nuit dans les hôtels où je logeais, surprenant et observant des scènes étonnantes ou excitantes. Mais il me manquait l'autre part de mon aventure : la nudité.
En tâtonnant, en essayant différentes techniques et parades, repérant à l'avance les caméras de sécurité, je devins une habituée des excursions exhibitionnistes et voyeuristes. Je sortais de ma chambre nue, cachant ma carte magnétique ou ma clé à proximité de celle-ci. Puis je partais à l'aventure. Je me cachais dans les ombres alors que les clients de l'hôtel passaient devant moi.
J'espionnais les couples légitimes ou non avoir des ébats passionnés alors qu'ils se croyaient seuls. Je me caressais souvent en les regardant, me faisant jouir parfois en même temps qu'eux. J'aimais aussi les sorties dans les jardins de ces hôtels. Mes pieds nus dans l'herbe, mon corps offert aux brises et aux regards. S'il n'y avait pas d'extérieur, il m'arrivait parfois d'aller dans des jardins publics et de m'y balader nue, stressée et excitée d'être découverte.
Je refusais de me montrer intentionnellement comme je l'avais fait avec Olivier ou, si fugacement, avec le gardien. J'avais bien trop peur des réactions des hommes et des agressions que je pouvais subir. Et j'aurais eu trop l'impression de tromper mon mari. Peut-être qu'un promeneur nocturne me surprit dans un jardin ou un parc et se masturba jusqu'à la jouissance. Je n'en sus jamais rien. Je me fis surprendre une fois, au retour de ma balade, dans un hôtel par un gardien, ce fut là que j'appris que se retrouver coincer dans le couloir arrivait plus souvent qu'on ne le croyait.
Ce manège dura deux ans, le gardant secret envers quiconque même mon mari. Cependant quand je rentrais, j'étais d'une sensualité à toute épreuve et nos ébats étaient exceptionnels. Deux ans, avant que le malheur ne l'emporte en trois mois d'un cancer du foie foudroyant. Trois mois d'un désespoir absolu sans même pouvoir entrevoir de guérison miraculeuse. Mes fils et moi-même ne pûmes que lui dire au revoir et le laisser s'envoler avec les anges. Mon aîné Sylvain avait déjà une copine, Vanessa, et fut bien aidé par celle-ci, Jules était encore avec moi, mais je dus surtout le soutenir pour que ses études et sa vie n'en pâtissent pas.
Les six mois qui suivirent furent très compliqués pour moi. J'avais bien évidemment arrêté mes excursions, je n'avais ni le cœur ni le corps à ça. Même déjeuner avec mes collègues était parfois difficile à vivre quand ils parlaient de leurs conjoints. Alors, dès que j'en avais l'occasion, je m'échappais du bureau à la pause de midi, prétextant une course ou un rendez-vous.
Mon planning ne le permettait pas tout le temps et c'était surtout le mercredi que je m'octroyais cette bouffée d'oxygène. Je la prenais le plus souvent possible dans un parc à une quinzaine de minutes à pied du bureau. Je pouvais déjeuner au soleil sur un banc ou dans une petite brasserie toute proche qui me permettait de manger en ayant la vue sur ce jardin public. Ce fut là que mon parcours reprit son envol.
* * *
Cela fait quelques semaines que je vois ces deux hommes venir dans le parc, par tous les temps. Qu'il pleuve ou qu'il vente, j'observe ce coach sportif venir entraîner trois fois par semaine cet homme assez banal. Il doit avoir dans les trente-cinq ans, un peu en surpoids, un peu dégarni. Il m'a pourtant interpellée quand je l'ai vu les premières fois, se battre et se démener comme un fou, ne lâchant jamais malgré les difficultés.
J'aime bien son état d'esprit, parfois je l'encourage mentalement. Je pense qu'il est divorcé, car j'ai vu sa fille le rejoindre deux fois le mercredi, déposée par une femme du même âge que lui et ne lui adressant que peu la parole. Je suppose que ce monsieur veut se refaire une santé avant d'aller à la rencontre d'autres femmes.
Aujourd'hui, Olivier, son nom a été assez crié par son coach pour que je le note, est en train de faire des pompes ; c'est l'exercice qu'il redoute le plus. Moi, je finis de prendre mon déjeuner sur un banc au soleil de mai. Je prends plaisir à me faire réchauffer par les rayons printaniers, laissant ma tête partir en arrière.
— Allez, Olivier ! Encore !
J'entrouvre les paupières pour voir Olivier étalé au sol et à bout de souffle, comme d'habitude. Mais je suis surprise de voir qu'il continue ses pompes. Je comprends pourquoi quand je m'aperçois qu'il est pile en face de moi. Parfaitement dans l'axe, allongé sur le ventre, il doit voir sous ma jupe de tailleur et peut-être deviner la culotte blanche que je porte aujourd'hui.
Je le vois lutter pour sa vie, montant et descendant avec acharnement. Je surprends une fois son regard plonger sous ma jupe alors qu'il est en bas. Son coach l'oblige à remonter, mais Olivier est irrémédiablement attiré par la gravité et par ma lingerie. Je suis agacée de son comportement et referme mes jambes. Olivier s'effondre immédiatement au sol. Je finis mon en-cas et file de mon côté.
Dans l'après-midi, je repense à cet homme, à son regard sur moi. Cela réveille le souvenir de cette fameuse nuit au château. Son prénom facilite le rafraîchissement de ma mémoire et de mon corps. La sensation des plaisirs que je pratiquais il y a quelques mois remonte en moi. J'ai un peu de mal à me concentrer durant toute la fin de journée.
* * *
Ça fait une semaine que c'est arrivé et ça ne cesse de me tourmenter. Je suis partie en déplacement et il a plu, m'empêchant de retourner dans le parc. Aujourd'hui, je suis de retour, Olivier et son coach aussi. Je déjeune tout en l'observant. Derrière mes lunettes de soleil, je peux facilement le voir en faire autant. Il est relativement discret, mais je l'ai repéré.
Le moment des pompes arrive, je me demande s'il va essayer de regarder en dessous de ma jupe. Je fais semblant de profiter du soleil tout en gardant un œil sur lui. Ça ne manque pas, il regarde droit devant lui. Mais aujourd'hui, je veux qu'il se rince l'œil. Ça me fait plaisir. J'écarte mes cuisses en m'étirant et les laisse ouvertes. Il rougit immédiatement, autant sous l'effort que sous l'effet de ma surprise. Je rougis aussi, honteuse, mais émoustillée.
Olivier fait deux pompes puis une mère avec ses enfants passent entre nous, m'obligeant à resserrer mes cuisses. Il continue son exercice pendant ce temps, beaucoup moins motivé tout à coup. Je rouvre mes jambes au moment où il tend les bras pour remonter. Cela me donne une idée un peu coquine pour la fin de sa série. Lorsqu'il redescend, je referme mes cuisses. Olivier ne comprend pas ce que je fais. Lorsqu'il pousse sur ses bras et que j'ouvre à nouveau mes cuisses, je le vois écarquiller les yeux.
— Il a compris ! souris-je intérieurement.
Ce petit jeu le motive grandement, surprenant son coach. Olivier est proche de craquer à deux reprises, mais il me suffit de faire semblant de refermer les cuisses pour qu'un surcroît de force revienne dans ses bras. Je m'amuse et m'émeus de ce petit jeu coquin. Cela m'en rappelle d'autres que j'ai avec mon mari, Éric.
— Que j'avais, avant.
Ma tristesse revient et je n'ai plus le cœur à jouer. De toute façon, Olivier est au sol, les bras tétanisés. Je préfère m'en aller sur-le-champ.
* * *
Me revoilà sur ce banc pour la énième fois. La première séance volontaire d'exhibitionnisme a tourné court, mais elle a réveillé en moi certaines envies. Dès que j'ai pu, je suis retournée dans le parc pour recommencer. Olivier était bien là et j'ai pu me dévoiler légèrement. Cela m'a autant émoustillée que la première fois et je n'ai pas pensé à mon mari Éric. J'étais plus enjouée en repartant au travail, plus joyeuse de cette micro-aventure.
Depuis j'ai pu recommencer une dizaine de fois. Je me suis surprise à choisir mes dessous en pensant à lui, me demandant ce qui pourrait lui plaire. J'ai vite compris qu'il avait un faible pour la lingerie rouge vif. Je me maquille avec plus d'attention quand je vais "motiver mon sportif" comme je le dis en souriant. Mes tenues sont plus soignées et plus colorées aussi, je trouve.
Aujourd'hui, j'ai même osé une folie incroyable. Il fait chaud et je n'ai pas mis de collants. Olivier a beaucoup apprécié cette nouveauté, d'autant que je porte un de mes rares strings. Je ne suis pourtant pas certaine qu'il ait bien vu la différence avec mes culottes. A la fin de la séance, je me lève de mon banc et, les jambes tremblantes, je m'approche. Olivier est sur le dos, les bras en croix à reprendre son souffle. Son coach est penché sur lui à le féliciter.
— C'est bien. Mercredi prochain, tu en feras cinquante !
— Excusez-moi. Vous êtes coach sportif ?
— Euh, oui, oui, me répond l'entraîneur.
— Vous faites les femmes aussi ?
— Bien sûr, hommes, femmes, quels que soient l'âge et la condition.
Le coach me débite son laïus que je connais un peu, travaillant dans le sport. Il me fait face et me parle sans cesse. Je le relance parfois indiquant que j'aimerais perdre mes kilos superflus.
Ceux-ci étaient bien réels à l'époque. Ils étaient apparus pendant la maladie mon mari et n'étaient pas repartis.
J'en profite surtout pour me décaler quelque peu afin qu'Olivier puisse voir sous ma jupe. Je baisse les yeux une seconde pour vérifier qu'il peut voir, c'est bien le cas. Il redevient tout rouge et son souffle s'accélère. J'aime cette sensation d'être observée comme ça. Ça me rappelle le gardien du château et mon collaborateur Olivier. Mes seins se tendent rapidement, mon sexe se réveille tout à fait. Je le sens qui mouille même à nouveau. Cela faisait si longtemps...
Je crains que mes tétons ne finissent par se voir, mon soutien-gorge est fin tout comme mon haut. Je redoute également que mon sexe ne coule trop ostensiblement.
— Merci, je vais réfléchir à tout ça, dis-je au coach.
— De rien, n'hésitez pas me demander d'autres renseignements. On peut faire un essai gratuit, aussi.
Je me tourne pour partir, je croise le regard d'Olivier qui est en admiration devant moi. Une pulsion soudaine me fait lui parler :
— Bravo pour vos efforts. Cinquante pompes, c'est un sacré objectif. J'espère que vous serez récompensé si vous y parvenez.
— Euh, merci, balbutie Olivier.
Je repars vite après cela. Marchant dans les allées du parc, je me rends compte de ce que j'ai dit. J'ai proposé implicitement une récompense à Olivier s'il fait ces pompes ! Je ne vais pas faire ça, tout de même...
Pourtant, cette petite exhibition me trouble. Je sens encore le regard d'Olivier sur mon string. Ça me fait trembler et frissonner. Je m'aperçois alors que mes tétons sont visibles tellement ils pointent. Et qu'ils l'étaient sûrement quand je parlais au coach. J'étais tellement focalisée sur Olivier que je n'ai pas fait attention à lui. Mais je le revois clairement mater mes seins.
Deux hommes m'ont regardée en même temps. Mes seins sont gonflés et très sensibles. Chaque pas trop rapide les fait se balancer et frotter contre le tissu du soutien-gorge, malgré le maintien que celui-ci doit apporter. Mon sexe se contracte et se mouille de plus en plus. Je sens même que ça coule sur mes cuisses. Ce n'est pas un torrent, c'est juste suffisant pour que je sente du frais sur ma peau quand une brise s'engouffre sous ma jupe.
Je ne me sens pas bien. Je suis toute tremblante et frissonnante au milieu des passants. Ou plutôt si, je me sens bien, excitée à l'idée que certains vont deviner mes tétons sous mon haut. D'autres vont-ils apercevoir mes cuisses humides ou sentir ma cyprine ? Ces idées me rendent toute chose. Elles empirent même mon état : je ne peux retourner au bureau ainsi.
Je décide de faire un arrêt dans un troquet et je commande un café au bar. Je sens de multiples yeux sur moi. Je paye ma commande et le bois d'un train, me brûlant un peu au passage. Je demande où sont les toilettes, le cafetier me les indique d'un geste de la main. J'y file à toutes jambes, afin de me rafraîchir et de me calmer.
Je me passe de l'eau sur le visage, mais ce n'est pas suffisant. En outre, je dois éponger mes cuisses. Je rentre dans une cabine et ferme bien derrière moi. J'attrape quelques feuilles de papier et commence à essuyer ma peau. Mais je suis bien trop sensible, ça ne sert à rien. L'idée de me caresser dans ce lieu public me traverse l'esprit. Je le faisais avant, lors de mes excursions. Cage d'escalier, couloir d'hôtel, parc m'ont vue me caresser jusqu'à l'orgasme à l'époque.
— Non, non, j'ai passé l'âge de ces conneries, me dis-je.
Je veux m'essuyer un bon coup et partir. En me concentrant, j'y parviens sur mes cuisses. Je veux le faire sur mon sexe pour stopper l'hémorragie. Je baisse mon string, honteusement trempé et passe le papier sur ma toison.
— Mmmh, aaah...
Mes gémissements ont-ils alerté une autre femme ? On ne dirait pas. Je touche mon clitoris du bout de mon index et ne retiens que par miracle une nouvelle plainte. Je n'ai pas le choix, je dois me soulager ici. Je ne peux rentrer dans cet état au bureau. Et j'ai très envie de jouir, chose qui ne m'est pas arrivée depuis longtemps. Je m'assois sur la cuvette en baissant mon string à mes chevilles. J'écarte en grand mes cuisses, remontant ma jupe à ma taille. Je glisse mon majeur le long de mes lèvres.
— Mmmh, aaah...
Je me pince les lèvres pour me faire taire, mais je n'en continue pas moins. Mon doigt va-et-vient sur ma vulve, titille mon clitoris, mon corps sort d'un long sommeil qui a mis en pause ma sensualité. De ma main libre, je remonte mon haut au-dessus de mes seins, mon soutien-gorge suit brutalement le même chemin. Je triture, étire et pince mes tétons. Je dégouline de cyprine. A peine quelques secondes de ce traitement et tout mon corps se met à trembler. Je jouis aussi silencieusement que possible dans ce lieu public.
Il me faut quelques instants pour me remettre de ces émotions. Je peux enfin m'éponger puis me rhabiller. Je constate que mon string n'est plus portable, dans un cadre professionnel du moins. Et que j'ai cassé mon soutien-gorge. Je les fourre tous deux dans mon sac puis vais me rafraîchir au lavabo. Je dois méticuleusement me laver les mains pour faire partir l'odeur de ma jouissance. Je prends même le risque de me savonner l'entrejambe. Heureusement que ce sont des serviettes en papier et non un sèche-main à air chaud qui sont à disposition.
Je repars rapidement du troquet, évitant de croiser des regards. Je pense un temps retourner sans dessous au bureau, mais je n'en suis pas capable. Et la vue d'un magasin de lingerie dans une rue à droite me décide à en acheter rapidement. Au lieu de prendre le premier ensemble qui vient, je me découvre l'envie de choisir avec attention. Mon regard s'attarde vite sur un ensemble soutien-gorge et culotte en dentelle rouge magnifique. Je l'achète, pensant qu'Olivier appréciera la prochaine fois.
* * *
C'est le grand jour pour Olivier, pour moi aussi d'une certaine manière. J'ai pensé renoncer à lui faire une surprise et puis mon envie a été plus forte. Je ne suis, de plus, pas le genre à revenir sur ma parole. J'ai envisagé de porter l'ensemble rouge acheté après mon escapade de la semaine dernière, mais j'ai trouvé ça un peu chiche. J'ai rapidement su ce qu'il fallait que je fasse sans oser me le dire franchement. Ce n'est qu'hier soir que les choses sont devenues claires pour moi.
J'arrive sur mon banc habituel, Olivier et son coach sont en plein échauffement. Moi, je suis déjà prête. J'ai une jupe un peu plus courte qu'à l'ordinaire, elle reste néanmoins très professionnelle. J'ai posé ma veste de tailleur à côté de moi pour n'être qu'avec ce haut bordeaux aux fines bretelles. J'ai mis des escarpins noirs brillants avec des talons hauts et j'ai acheté pour l'occasion des bas autofixants. Et c'est tout.
Soutien-gorge et culotte sont restés au bureau. Car oui, je vais laisser voir toute mon intimité à Olivier. Je suis nue sous mes vêtements, j'en suis déjà troublée. Mes tétons se voient en relief sous mon top. Mon sexe frémit déjà de se montrer à cet inconnu. Je les vois faire leur entraînement habituel. Je sens cependant Olivier obnubilé par les pompes à venir. Et moi donc, je trépigne d'impatience. Surtout qu'en ce début juillet, il y a pas mal de monde au parc. Le risque qu'un autre me voit faire est bien plus grand, mais plus excitant aussi.
On en vient enfin aux pompes tant attendues. Le coach d'Olivier le motive un bon coup avant de commencer. J'apporte ma contribution en faisant mine d'écarter les cuisses. Je vois Olivier serrer les poings et son regard devenir plus concentré. J'attends les cinq premières pompes pour entrouvrir mes jambes. Puis la dixième pour les écarter un peu plus. Olivier ne voit peut-être rien, mais il me fixe intensément. A la quinzième, j'ouvre encore ; c'est alors qu'il est à deux doigts de céder soudainement.
— Oh, oui, regarde, regarde...
Ma supplique intérieure semble être entendue par Olivier. Il reprend ses pompes ; moi j'ouvre et je ferme mes cuisses au même rythme. Olivier reste focus sur moi, oubliant les douleurs qui semblent survenir dans ses bras et ses pectoraux. Je sens également mon corps réagir à tout ça. Mes seins sont gonflés, mes tétons voudraient percer mon haut. Mon sexe me brûle de l'intérieur, mais essaye de m'éteindre en se trempant rapidement. Je me retrouve tout excitée par cette situation, prenant même le risque d'écarter les jambes plus que ce j'avais prévu.
Quarante, ça devient difficile pour Olivier. Il reste parfois en haut, bras tendus, pendant quelques secondes. Il me regarde toujours, mais je me dis que ce n'est pas du jeu. Je referme alors lentement les jambes, l'obligeant à faire une autre pompe. Je le motive ainsi sur les suivantes, me cachant petit à petit s'il reste statique.
Quarante-cinq, quarante-six, son coach lui crie dans les oreilles qu'il va le faire. Je passe le bout de mes doigts sur mes tétons afin de lui donner un ultime regain d'énergie. Ça marche, quarante-sept, quarante-huit. Des gouttes de sueur tombent en abondance de son front sur l'herbe du parc. Je goutte aussi de mon côté. Un dernier effort, je pince mes tétons à travers mon haut. Quarante-neuf, cinquante !
Olivier s'étale immédiatement au sol, chaudement félicité par son coach. Je me lève et me dirige vers eux. Je me penche sur Olivier pour le féliciter également.
— Bravo, monsieur. Je savais qu'avec une bonne motivation vous alliez réussir.
Je suis tellement penchée en avant qu'il doit voir mes seins par mon décolleté qui bâille. Son coach aussi doit me voir, il mérite aussi une récompense pour son excellent travail. Ils deviennent tous deux très rouges. Je me redresse et demande quelques renseignements supplémentaires au coach. Il est troublé et ne cesse de mater ma poitrine. Peu importe, mon but est d'offrir à Olivier une vue imprenable sur mon intimité humide. J'écarte même les jambes plus que nécessaire pour qu'il ne rate rien.
Malheureusement, un coup de fil met fin à cette délicieuse situation. Je dois vite rentrer au bureau, il y a un problème avec un appel d'offres géant et tous les directeurs commerciaux sont appelés à la rescousse. Je file donc au travail sans un au revoir à ces deux hommes. J'enfile ma veste afin qu'on ne voie pas mes tétons, en attendant de remettre ma lingerie. Malheureusement pour moi, je me fais attraper par le grand chef en arrivant et n'ai d'autre choix que de les rejoindre en salle de crise.
Je passe une bonne partie de l'après-midi en stress. Je crains qu'on s'aperçoive de quelque chose. La climatisation est forte, ça me fait dresser les tétons. Heureusement que je garde ma veste sinon on verrait mon état et mon absence de soutien-gorge. Mon sexe est quant à lui au frais, ce qui m'évite de sentir la femme en chaleur.
Finalement, je me détends petit à petit, comprenant que personne n'a conscience de ma nudité. Je me mets même à apprécier grandement cette situation et le risque qu'il y a derrière. En début de soirée, nous avons réglé une partie du problème et mis en place les actions pour le reste. Je suis de retour à mon bureau où je peux enfin traiter mes propres urgences. Je décide de rester tard pour finir, personne ne m'attend. Mon plus grand Sylvain partage un studio avec sa chérie et mon plus jeune est parti fêter son bac avec des copains pour une semaine de vacances en Bretagne.
Vers 22h, je me rends compte que je peux partir, car j'ai enfin fini. Je m'étire sur mon siège et soupire. Je me lève pour aller regarder les lumières de la ville. De mon étage élevé, je ne distingue que de petits points marchant sur les trottoirs. Je me dis que si j'étais au premier ils pourraient voir sous ma jupe.
— Là, ils ne me verraient même pas nue...
J'en frémis d'un coup. Je suis restée sur ma faim avec Olivier, peut-être aurait-il fallu que je me caresse avant de revenir au bureau. Et si je le faisais là, maintenant ?
Sans trop réfléchir, je laisse tomber ma veste. Je fais glisser le zip de ma jupe et lui fais rejoindre le sol. Je regarde les immeubles de bureau en face. Certains sont allumés et vides, mais je n'en suis pas certaine. Je préfère éteindre le mien, allant à la porte, un observateur attentif pourrait voir mes fesses. Avant de fermer les lumières, je me tourne vers les bureaux puis ôte mon haut. J'apparais nue, en bas et escarpins, une seconde avant de plonger mon bureau dans le noir. Si on m'a vue, on croira avoir rêvé. Je reviens à la fenêtre, les lampadaires me baignent d'une faible lumière jaune orangé. Je pense que dans cette situation on ne peut que deviner ma silhouette nue.
Je me sens bien, sensible et éveillée. Je crois que cette aventure avec Olivier m'a sortie de mon hivernage. Je repense à Éric, mais je n'ai pas de larmes qui me viennent. Je souris, j'ai son image heureuse en tête. Mes mains parcourent un moment tout mon corps. J'ai l'impression de le redécouvrir, tout ne me plaît pas d'ailleurs. Il va falloir remédier à ces quelques bourrelets. Il faut que je recommence à courir, que je reprenne le dessin. Il faut recommencer à vivre, tout simplement.
Pour le moment, je veux juste le ressentir, le toucher et le caresser. En face, des lumières s'éteignent puis d'autres s'allument avant de s'éteindre. Quelqu'un est parti, a pris un ascenseur, a déambulé dans les couloirs. Et si j'en faisais autant ?
— Non, non, il y a sûrement du monde encore.
Ma tentative pour me raisonner fait chou-blanc, penser qu'il y a quelqu'un m'incite d'autant plus à me lancer. Je vais à la porte de mon bureau, j'ouvre sur le couloir plongé dans le noir. Je regarde à gauche et à droite, tout est éteint. Je sors sur un coup de tête. Les détecteurs me repèrent et allument. Je suis terrorisée et paralysée sur place. Néanmoins, il n'y a aucun bureau allumé, aucun bruit. J'avance prudemment en direction des ascenseurs. Au tournant du couloir, j'aperçois un bureau avec de la lumière et la porte ouverte. C'est celui d'Hervé.
Il avait enfin obtenu un poste de direction. S'il m'en voulait à une époque, il l'avait bien caché. A ce moment-là, j'avais de bonnes relations avec lui, sans rancune ni jalousie. Et cela a continué ainsi de nombreuses années.
Ce n'est pas un couche-tard, il est plutôt du genre à arriver très tôt pour partir à une heure raisonnable. Je pense qu'il a oublié d'éteindre donc je poursuis mon trajet. Mais tout à coup, j'entends qu'on tape au clavier de l'ordinateur. Il est bien là ! Je veux faire demi-tour, mais l'idée de me rapprocher encore sans qu'il le sache me séduit et m'excite. J'avance encore un peu, marchant aussi discrètement que possible. Cependant, mes escarpins à talons font un peu de bruit sur la moquette. Il a dû entendre, car il m'interpelle :
— Il y a quelqu'un ?
Je vais m'évanouir de peur. Je voudrais fuir, mais ça lui paraîtra bizarre et il viendra voir, au risque de m'apercevoir à poil le temps de me planquer. Si je fais la morte, il va aussi se lever pour vérifier. J'entends déjà son fauteuil être reculé. Prenant mon courage à deux mains, je réponds :
— C'est Linda, je pensais être seule à cette heure.
— Ah, non, tu vois.
Mince, il va se lever pour venir me parler. Paniquée, je prends les devants et passe juste la tête par sa porte, collant mon corps nu à la cloison.
— Tu es le dernier que je pensais voir là, lui dis-je, soulagée de voir qu'il n'est pas levé.
— Les enfants sont chez mes parents et ma femme a une petite fête au boulot. J'en profite pour m'avancer avant mes congés.
— Tu fais bien. Tu partiras l'esprit tranquille.
Moi, je ne lui suis pas. Je suis morte de peur derrière mon sourire, mais aussi pas mal émoustillée.
— Allez, moi, je récupère mes affaires et je file. Bonne soirée, lui dis-je.
— Bonne soirée, Linda. Je crois que je vais y aller d'ici dix minutes...
J'acquiesce et je m'éclipse rapidement, j'ai pris trop de risque. Je m'oblige à marcher normalement pour ne pas attirer son attention. Mais je suis terrifiée à l'idée qu'il ne sorte soudainement pour me dire quelque chose. Heureusement, il n'en est rien et je retrouve ma portion de couloir. Je presse le pas ensuite pour retourner dans mon bureau où je serai en sécurité.
Lorsque je referme la porte, j'ai des palpitations, je tremble et je suffoque. Mais je suis excitée comme pas possible. Cela me rappelle de si bons souvenirs de balades nocturnes nue que j'en suis toute troublée. J'en suis même mouillée abondamment, mes doigts me le confirment lorsque je les glisse entre mes cuisses. Mes seins sont tendus d'excitation et très sensibles quand je les frôle.
J'ai besoin de jouir pour me libérer des tensions de la journée. Tension professionnelle avec ce coup de feu commercial et tension sexuelle avec Olivier et son coach. Je m'assois sur mon fauteuil afin de me caresser. J'essaye de prendre mon temps, mais j'ai du mal à résister à mon désir. Je titille allègrement mon bouton, je caresse mes seins, je gémis. J'ai envie qu'on me devine qu'on m'imagine. Je me tourne face à ma baie vitrée et continue de me donner du plaisir.
Je sens que ça monte à bon rythme, mais je ralentis pour faire durer. Je fixe mon regard sur les autres buildings, me demandant si d'autres s'adonnent à ce genre de plaisir interdit. S'ils sont seuls ou à deux. Peut-être des couples adultères n'ont que ce moyen pour se retrouver. J'entends tout à coup des pas approcher. Je me pince les lèvres pour ne pas gémir, mais je ne peux arrêter de me caresser. C'est sûrement Hervé qui a fini et qui vient voir si je suis encore là.
— Elle est partie, dit-il devant ma porte.
Pour ça oui, je suis partie. Sa présence m'excite encore un peu plus. Ses pas s'éloignent ensuite avant que je n'entende l'ascenseur un instant plus tard. Me sachant définitivement seule, je n'ai plus à me retenir.
— Mmmh, aaaah, aaah, aaah, ouiii, ouiii.
Je gémis, je soupire et je geins de façon débridée. Je tire sur mes seins et enfonce mes doigts dans mon vagin. Mon pouce reste sur mon clitoris pour le stimuler.
— Aaaah, aaaah, aaaah, crié-je enfin en atteignant l'orgasme.
Il est volcanique, du même tenant que lors que mon aventure au château. Je coule furieusement sur mon siège en tremblant comme une feuille. Je finis par retomber dessus, épuisée, mais heureuse.
Je sommeille une heure sur mon fauteuil avant de me rendre compte qu'il est temps de filer. Je nettoie tant bien que mal mon assise et me rhabille, toujours sans sous-vêtements. A quoi bon maintenant ? Je quitte mon bureau, je prends l'ascenseur jusqu'au parking où j'ai la surprise de croiser l'agent de sécurité. Il m'adresse quelques mots auxquels je réponds poliment. J'ai l'impression qu'il sait ce que j'ai fait, il n'y a pourtant pas de caméra de sécurité dans les couloirs, encore moins dans les bureaux. Peut-être est-ce ma coiffure échevelée, mes lèvres gonflées, ma poitrine mise en avant ou une odeur de cyprine. Peu importe, je file en lui souhaitant bon courage pour la nuit à venir.
* * *
Je retrouvai par la suite le plaisir des balades nues et nocturnes lors de mes déplacements professionnels ainsi qu'au bureau, y surprenant parfois des amants tardifs. Je retrouvai une bonne partie de mes instincts et de mes plaisirs d'avant. Je le refis pendant quelques mois au bureau avant que des caméras de sécurité ne soient installées.
En parallèle, je pensai poursuivre mes exhibitions avec Olivier, mais je ne le vis pas pendant trois semaines. Il dut être en vacances. Puis, un jour je l'aperçus avec sa fille dans le parc, mais aussi avec sa femme à son bras. Je l'avais trouvé avoir de plus en plus confiance en lui à mesure de ses entraînements. Cela fut-il utile pour reconquérir sa femme ? N'étaient-ils que séparés et non divorcés comme je le pensais ? Il ne me vit pas et j'évitai ensuite de revenir dans ce parc.
Je me remis à prendre soin de moi. Je refis du sport, appréciant de retrouver ma ligne d'avant, à un ou deux kilos près. Je repris aussi les cours de dessin, me permettant de m'évader et reposer mon esprit tout en le laissant s'exprimer. Je me plaisais à nouveau et j'eus envie de plaire à nouveau à des hommes.
Dans les dix-huit mois suivant mon exhibition avec Olivier et son coach, je parvins à reprendre le chemin de la séduction. Je dus d'abord me contenter de parler sur ces nouveaux sites internet de rencontre. Certains dialogues se transformèrent en dîner qui parfois se renouvelèrent. J'eus mon premier baiser six mois plus tard, ma première relation sexuelle encore trois mois après avec un homme avenant et charmant, mais un peu ennuyant.
J'en eus d'autres, quelques-uns, certains avec qui je couchai, plusieurs fois même. Un petit nombre aurait sans doute voulu une relation sur la durée. Mais de mon point de vue, ils avaient tous un problème : ils n'étaient pas Éric. Ou pire, je projetais sur eux son image et ses traits de caractère alors qu'ils en étaient visiblement éloignés.
De plus, j'avais du mal à être totalement réconciliée avec mon corps, même s'il revenait à ce qu'il était avant. Si je pouvais me promener nue, ce n'était qu'à condition de n'être absolument pas vue. Ce que j'avais fait avec Olivier dans le parc n'avait été finalement qu'une exception, un sursaut dans mon sommeil. J'avais besoin de relations charnelles, mais l'aspect tactile me gênait souvent. Et il m'était très difficile d'avoir des relations sexuelles autrement que dans le noir. Je ne dis pas "faire l'amour", car avec aucun d'eux je ne le ressentis comme tel, malgré toute l'attention et les efforts dont certains firent preuve. Ils n'étaient pas mon mari !
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 4
36 minutes
11.6k
69
1
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 3 commentaires
Photo de profil de bonlecteur
bonlecteur
27 janvier 2024 à 19:09
vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de phizdoxx
phizdoxx
27 janvier 2024 à 17:36
Le plus sexy c'est de savoir que c'est une histoire vraie ... Hâte de lire d'autres aventures
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
26 janvier 2024 à 21:29
Linda est une sacrée exhibitionniste elle aime à chauffer les mecs mais elle pense toujours à son défunt mari, va t'elle passer le cap d'aimer à nouveau un homme, on attendra la suite
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Lismis Le petit oubli XSTORY
Le petit oubli
Chapitre unique
Par Lismis
213
19
9.7k
Hétéro
✦ Eyes76 Nouvelles Technologies Risques et Opportunités XSTORY
Nouvelles Technologies Risques et Opportunités
Chapitre unique
Par Eyes76
157
3
7.2k
Hétéro
✦ Utilisateur supprimé Manu XSTORY
Manu
Chapitre unique
Par
2
0
2.1k
Hétéro
✦ DeuxD De l'électricité dans l'air. XSTORY
De l'électricité dans l'air.
Chapitre 1
Par DeuxD
153
6
8.7k
Hétéro
✦ LaVieDeLucie Un bonheur immoral (Tome 2) XSTORY
Un bonheur immoral (Tome 2)
Chapitre 1
Par LaVieDeLucie
276
41
14.2k
Hétéro
✦ chloe23 48 heures XSTORY
48 heures
Chapitre 3
Par chloe23
108
16
8.7k
Hétéro
✦ BG87 Un stagiaire coquin XSTORY
Un stagiaire coquin
Chapitre 1
Par BG87
329
8
63.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio