Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Seulement toi, mon pote — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Seulement toi, mon pote
Chapitre 7
Le bruit de la notification vient interrompre la musique qui sort de la petite enceinte jonchée sur le meuble de salle de bain collé à la douche. Sachant pertinemment de qui provient le message que je viens de recevoir, j'ouvre la porte coulissante, me sèche la main sur la serviette suspendue à un crochet et attrape mon téléphone.
À travers le rideau de buée provoquée par l'eau brûlante qui sort du pommeau, je distingue le message de Simon :
À travers le rideau de buée provoquée par l'eau brûlante qui sort du pommeau, je distingue le message de Simon :
— Elle est ok 😊
Je repose mon téléphone à sa place, referme la porte de la douche et positionne ma tête sous le jet d'eau en souriant. Là en bas, mon manche déjà rendu bien raide par une séance de savonnage un peu plus appuyé que nécessaire tressaute.
Avec le recul, la soirée d'hier avait été un peu chaotique. Simon et moi avons clairement trop forcé sur la bière, et les conversations n'ont pas été des plus construites et constructives.
Mais elle a au moins eu un effet : elle a dédramatisé ce qui n'était déjà pas dramatique. Elle a réaligné les planètes, et rendu à ce fameux plan à trois la place qui lui revient de toute façon de droit : une putain d'expérience adorée par tous.
Mais elle a au moins eu un effet : elle a dédramatisé ce qui n'était déjà pas dramatique. Elle a réaligné les planètes, et rendu à ce fameux plan à trois la place qui lui revient de toute façon de droit : une putain d'expérience adorée par tous.
Constat encore plus agréable à faire : cette affirmation était toujours valable ce matin, quand Simon et moi en avons reparlé autour d'un café, comme promis. Certes, les choses étaient un peu moins directes que mon pote à poil en train de mimer une levrette sur mon canapé, mais la situation restait inchangée : lui et moi voulions continuer sur ce chemin.
Comment ? Quand ? De quelles façons ? Pas de réponses à tout ça, pour l'instant. Chaque chose en son temps. Mais une sorte de plan d'action avait vu le jour.
1)Donner un nom à ce mélange des couches du sexe et de l'amitié, qu'on voulait tous les deux explorer. Ce sera, d'une manière absolument pas originale : l'amitié sexuelle. Ou le Kawabunga, Simon n'a pas encore totalement décidé ce qu'il préfère.
1)Donner un nom à ce mélange des couches du sexe et de l'amitié, qu'on voulait tous les deux explorer. Ce sera, d'une manière absolument pas originale : l'amitié sexuelle. Ou le Kawabunga, Simon n'a pas encore totalement décidé ce qu'il préfère.
2)Ne plus, sous aucun prétexte et quoi qu'il arrive, rester dans notre coin pour gérer et digérer les évènements. Si on voulait que tous se passe pour le mieux, il fallait pouvoir en parler librement. Cette règle s'applique surtout à moi, mais Simon a bien besoin de s'y plier aussi, dans le fond.
3)Avant de réfléchir à la suite, en parler à Magalie. Tout ça ne fonctionnait que parce que nous formions un trio, et que nous étions tous sur la même longueur d'ondes. Si, de son côté, elle avait vécu ce qu'elle voulait vivre et que d'éventuelles suites ne l'intéressaient pas, on oubliait tout, et on revenait au modèle précédent. Si tant est que ce soit possible.
Ce message, ce simple « elle est ok » donne le feu vert. Lance la machine. C'est génial.
Je commence à me masturber sans me cacher derrière l'excuse du savonnage et m'interroge sur les formes que ce Kawabunga prendra. Selon ce qu'on a convenu avec Simon, nous nous retrouverons bientôt tous les trois pour en décider, et fixer les nouvelles règles. Compliqué de se projeter pour le moment, donc.
Je commence à me masturber sans me cacher derrière l'excuse du savonnage et m'interroge sur les formes que ce Kawabunga prendra. Selon ce qu'on a convenu avec Simon, nous nous retrouverons bientôt tous les trois pour en décider, et fixer les nouvelles règles. Compliqué de se projeter pour le moment, donc.
Mais même sans aperçu plus précis que ça, je sais que je vais adorer. Parce que je suis tombé raide dingue du corps de Magalie, d'abord, et parce que ce mélange de sexe et d'amitié que Simon a eu tant de mal à décrire hier soir est, c'est vrai, vraiment très cool, mais aussi parce que tout ça a un effet sur ma façon d'être, et sur ma perception de moi-même.
Quand je repense à ma façon d'agir pendant notre baise à trois, je vois un homme sûr de lui, simplement heureux de vivre l'instant, débarrassé de ses complexes et de ses trop nombreux questionnements. En résumé, quelqu'un que je ne me pensais pas capable d'être, et qui, tout à coup, devenait accessible. Je veux me nourrir de cet homme-là. M'en servir pour grandir, pour m'affirmer au monde. Laisser définitivement derrière moi celui qui s'est senti le besoin de se montrer sous son meilleur jour pour se donner de la force et qui a joui pratiquement à la seconde même où il a senti la main de Magalie sur son entrejambe, lors de notre première tentative.
Devenir meilleur. Et, en bonus, faire vivre à ma queue des trucs dont elle se souviendra longtemps.
Pour l'heure, je la dirige vers la paroi de la douche pour envoyer deux longs jets de sperme s'y perdre. Puis je reprends mon lavage en sifflotant.
Pour l'heure, je la dirige vers la paroi de la douche pour envoyer deux longs jets de sperme s'y perdre. Puis je reprends mon lavage en sifflotant.
*
— Dans amitié sexuelle, y'a pas la notion de nouveauté. Kawabunga, de toute façon ça veut rien dire. Donc on peut y mettre ce qu'on veut.
Magalie hoche la tête, visiblement convaincue.
— Alors va pour Kawabunga, je conclus.
Il n'avait fallu que deux jours pour que Simon m'invite à un petit apéro chez sa femme et lui, pour lancer officiellement ce qui, dans mon esprit, prenait de plus en plus l'apparence d'un jeu, et qui, depuis trois secondes, s'appelait donc pour de bon Kawabunga.
J'ai eu une petite montée d'adrénaline – et de stress – quand j'ai franchi la porte, il y a une bonne demi-heure, maintenant. C'est Magalie qui m'a accueilli, et c'était la première fois que je la revoyais depuis notre partie de jambe en l'air. Alors il a fallu à mon cerveau une trentaine de secondes pour réassocier la jeune femme souriante en face de moi à celle dont j'avais couvert les seins de sperme quelques semaines plus tôt.
Elle aussi semblait avoir besoin de ce petit sas d'adaptation, et nos échanges ont eu quelque chose de faux pendant une dizaine de minutes. Mais tout est revenu très vite à la normale. Cette combinaison, certes un peu maladroite et pas forcément facile à vivre, de silence radio, de discussions alcoolisées et de mises au point personnelles avait fait son œuvre sur chacun de nous. Je pense que nous sommes tous les trois parvenus à trouver le juste point d'équilibre entre sexe et amitié. L'un allait pouvoir se mélanger à l'autre sans l'altérer. En tout cas pas négativement.
— Il faut quand même fixer des règles, pour être sûrs que ça ne finisse pas complètement en cacahuète, acte Magalie, assise à sa place habituelle.
— Vas-y, je les grave dans le marbre, lance Simon en sortant son téléphone.
— Vas-y, je les grave dans le marbre, lance Simon en sortant son téléphone.
Je le vois ouvrir une note, inscrire KAWABUNGA puis, en dessous, le premier tiret d'une liste.
— Déjà, poursuit la femme, on est d'accord que ça ne vient rien remplacer ni interférer avec nos vies sexuelles normales. Ça vient juste…la compléter.
— Complètement, j'acquiesce. J'ai pas l'intention d'emménager chez vous demain, ou de vous demander l'autorisation pour dater une meuf.
— Mais on peut quand même faire profiter les autres de nos vies sexuelles normales, comme tu dis, non ? Demande Simon.
— Complètement, j'acquiesce. J'ai pas l'intention d'emménager chez vous demain, ou de vous demander l'autorisation pour dater une meuf.
— Mais on peut quand même faire profiter les autres de nos vies sexuelles normales, comme tu dis, non ? Demande Simon.
Puis, voyant que ni sa femme ni moi ne comprenions bien ce que cela signifiait :
— Je veux dire, on ne doit rien aux autres et on fait ce qu'on veut, mais par exemple si Mag et moi on a envie que Cyril nous matte pendant qu'on baise, ou si Cyril a envie de nous envoyer une sextape de lui en train de baiser une meuf, c'est ok.
Je consens à l'idée, et je comprends par la même occasion que ce petit jeu implique aussi des échanges à distance. J'aime l'idée.
Sur son téléphone, Simon écrit « sexe normal mais tous les bonus bienvenus ». Puis il enchaîne :
Sur son téléphone, Simon écrit « sexe normal mais tous les bonus bienvenus ». Puis il enchaîne :
— Autre chose : seulement nous trois. Tout est autorisé, mais seulement en ce qui nous concerne nous. Personne d'autre.
— En tout cas, pas sans l'accord des autres, complète Magalie.
— En tout cas, pas sans l'accord des autres, complète Magalie.
Je la vois échanger un regard discret avec son mari, et je comprends que ce qui a lancé cette folle aventure ; l'envie de Simon d'un plan à trois avec deux femmes ; n'est pas très loin des esprits.
On entérine cette seconde règle, que Simon résume par « seulement nous » sur son téléphone.
On entérine cette seconde règle, que Simon résume par « seulement nous » sur son téléphone.
— Et s'il se passe des trucs entre deux d'entre nous, poursuit la femme, le troisième devra être au courant, et donner son accord si nécessaire.
Simon hoche la tête et je l'imite, mais une pensée me traverse l'esprit. Est-ce que cela implique que je vais pouvoir baiser Magalie sans Simon ?
L'idée m'envoie des tonnes d'images en tête. Je m'empresse de vite la laisser de côté pour le moment en continuant la conversation.
L'idée m'envoie des tonnes d'images en tête. Je m'empresse de vite la laisser de côté pour le moment en continuant la conversation.
— Est-ce qu'on peut résumer ça en disant qu'on doit communiquer de façon générale, tout le temps et sur tout ce qui se passe ? Je propose.
Nouveau hochement de tête commun. Simon inscrit une troisième entrée à sa liste : « la communication, bordel ».
Le silence tombe tandis que nous réfléchissons à de potentielles autres règles à fixer, mais rien ne vient.
Le silence tombe tandis que nous réfléchissons à de potentielles autres règles à fixer, mais rien ne vient.
— Bon, c'est un bon début, conclut finalement Simon. De toute façon, on en rajoutera au fur et à mesure si on se rend compte qu'il y en a besoin.
— Si, attends, j'en ai une dernière à proposer, interviens Magalie. Pas de jugements.
— De jugements ? Je répète.
— Si vraiment on part du principe qu'on transpose nos vies sexuelles normales, avec leurs fantasmes, leurs envies, leurs kiffs, sur le plan de l'amitié, il faut que ce soit entièrement. Pas de jugements, pas de tabous, on doit être entièrement libres de dire ce dont on a envie et de faire ce dont on a envie entre nous. Pas de barrières.
— Pas de barrières, acquiesçons-nous Simon, qui esquisse un petit sourire que je ne suis pas sûr de comprendre, et moi, qui me sens dévoré d'une envie fulgurante de découvrir quels sont tous les fantasmes et les envies de Magalie.
— Si, attends, j'en ai une dernière à proposer, interviens Magalie. Pas de jugements.
— De jugements ? Je répète.
— Si vraiment on part du principe qu'on transpose nos vies sexuelles normales, avec leurs fantasmes, leurs envies, leurs kiffs, sur le plan de l'amitié, il faut que ce soit entièrement. Pas de jugements, pas de tabous, on doit être entièrement libres de dire ce dont on a envie et de faire ce dont on a envie entre nous. Pas de barrières.
— Pas de barrières, acquiesçons-nous Simon, qui esquisse un petit sourire que je ne suis pas sûr de comprendre, et moi, qui me sens dévoré d'une envie fulgurante de découvrir quels sont tous les fantasmes et les envies de Magalie.
Ces interrogations, et les images qui vont avec, défilent encore sous mon crâne quand Simon pose son téléphone sur la table basse et se saisit de son verre de vodka.
— Ne changeons pas nos habitudes, lance-t-il en levant son verre. Trinquons à nos conneries !
Magalie et moi l'imitons, et nous trinquons « à nos conneries ».
— En tout cas, je crois que je l'ai déjà dit mais je vais le répéter maintenant que Mag est là : Merci Cyril, de t'être embarqué là-dedans, et de continuer à le vouloir. Si t'avais refusé, on n'aurait jamais découvert cette sensation de dingue. On serait passé à côté…t'imagines ?
— Arrête, c'est moi qui devrais vous remercier. Par je ne sais quel miracle, vous avez réussi à me faire passer d'un gars un peu coincé éjaculateur précoce à un mec qui a envie de bouffer le monde et de découvrir tout ce que le sexe a à lui offrir. Et tout ça en une seule baise !
— Imagine un peu comment tu seras après ces prochaines semaines…sourit Magalie.
— Arrête, c'est moi qui devrais vous remercier. Par je ne sais quel miracle, vous avez réussi à me faire passer d'un gars un peu coincé éjaculateur précoce à un mec qui a envie de bouffer le monde et de découvrir tout ce que le sexe a à lui offrir. Et tout ça en une seule baise !
— Imagine un peu comment tu seras après ces prochaines semaines…sourit Magalie.
Le reste de la soirée fila à une vitesse folle. Le sujet du sexe revint sur la table à quelques reprises, sans que jamais les actes ne viennent rejoindre les paroles. Une sorte d'accord tacite se décida entre nous : rien ce soir. Pas encore. Pas comme ça.
Il nous fallait prendre nos marques avec ces nouveaux paramètres. Et rester avant tout des amis, désormais liés d'une nouvelle façon, mais des amis tout de même.
Et puis cela fit en quelque sorte monter la pression. Le désir. Et j'aimais beaucoup ça.
*
Les jours suivants se tintèrent d'une sorte d'aura d'érotisme permanente. Comme si j'avais emprunté un chemin parallèle à ma vie, un itinéraire bis où rien ne changeait sur la forme, mais avec un gigantesque éventail de nouvelles possibilités qui s'offraient à moi, là, à portée de main, prêt à me laisser y plonger dès que j'en avais envie.
Et puis cela fit en quelque sorte monter la pression. Le désir. Et j'aimais beaucoup ça.
*
Les jours suivants se tintèrent d'une sorte d'aura d'érotisme permanente. Comme si j'avais emprunté un chemin parallèle à ma vie, un itinéraire bis où rien ne changeait sur la forme, mais avec un gigantesque éventail de nouvelles possibilités qui s'offraient à moi, là, à portée de main, prêt à me laisser y plonger dès que j'en avais envie.
Cela me faisait l'effet d'une flamme qui brûlait à l'intérieur de moi. Auprès de laquelle je pouvais me réchauffer, au cœur de cet hiver bien froid. Elle me donnait de la force. De la confiance.
Mec, on parle de cul, là… T'es sûr que tu peux te reposer là-dessus pour tous les autres aspects de ta vie ?
Ouais. Je crois que je peux.
La première preuve tangible et concrète de l'arrivée du Kawabunga arrive un jeudi après-midi, quelques secondes seulement après une réunion assommante au boulot. Je suis dans l'ascenseur pour retourner à l'étage du dessous, et par la même à mon bureau, quand une notification sur mon téléphone me prévient que je suis invité à rejoindre un nouveau groupe sur l'application Snapchat.
Mec, on parle de cul, là… T'es sûr que tu peux te reposer là-dessus pour tous les autres aspects de ta vie ?
Ouais. Je crois que je peux.
La première preuve tangible et concrète de l'arrivée du Kawabunga arrive un jeudi après-midi, quelques secondes seulement après une réunion assommante au boulot. Je suis dans l'ascenseur pour retourner à l'étage du dessous, et par la même à mon bureau, quand une notification sur mon téléphone me prévient que je suis invité à rejoindre un nouveau groupe sur l'application Snapchat.
Quelques manipulations me font arriver dans ce groupe, baptisé Kawa. Trois membres le composent : Simon, Magalie et moi. Aucun doute possible sur son utilité.
C'est Mag qui l'inaugure, moins de trois minutes plus tard.
Comment ils vont, mes deux loustics ?
J'ai le réflexe un peu bête de cacher l'écran de mon téléphone sous mon bureau, comme si je risquais d'être surpris dans une situation compromettante. Puis je me traite intérieurement d'imbécile avant de pianoter une réponse rapide : Ça va super 😊
C'est Mag qui l'inaugure, moins de trois minutes plus tard.
Comment ils vont, mes deux loustics ?
J'ai le réflexe un peu bête de cacher l'écran de mon téléphone sous mon bureau, comme si je risquais d'être surpris dans une situation compromettante. Puis je me traite intérieurement d'imbécile avant de pianoter une réponse rapide : Ça va super 😊
Les minutes suivantes s'écoulent extrêmement lentement, dans l'attente d'une réponse. Je pose mon téléphone tout à côté du clavier de mon ordinateur et tente de me concentrer un minimum, mais je ne peux pas empêcher mon regard de glisser vers l'écran désespérément vide toutes les trente secondes.
Une réponse finit par arriver. Sous forme de photo. De Simon.
Je cache à nouveau l'écran de mon téléphone sous mon bureau, consciemment cette fois. Je n'ai aucune idée de ce que je vais trouver, mais je connais la pudeur toute relative de mon pote et il vaut mieux prévenir que guérir.
Je cache à nouveau l'écran de mon téléphone sous mon bureau, consciemment cette fois. Je n'ai aucune idée de ce que je vais trouver, mais je connais la pudeur toute relative de mon pote et il vaut mieux prévenir que guérir.
Il est dans ce qui semble être une sorte de remise, à en juger par les étagères pleines de boîtes et de cartons qui l'entourent. Son visage n'est pas visible, mais il est habillé en tenu de travail : une sorte de bleu de travail en forme de salopette, orange et grise. Les deux fermetures éclair qui se trouvent à l'avant, et qui descendent jusqu'au niveau de sa taille, sont ouvertes, laissant apparaître son torse nu. Au niveau de son entrejambe, dépassant des tissus de la salopette et de son boxer qu'il semble avoir baissé, son sexe jaillit comme un diable sortant de sa boîte, mis en avant par sa position légèrement cambrée vers l'arrière. Juste en dessous, un simple message : « Ça va super, et vous ? »
J'en suis encore à décrypter ce que cette photo suscite chez moi quand une notification apparait, m'informant que Magalie vient d'envoyer une photo à son tour. Je laisse mon doigt suspendu à quelques millimètres de l'écran, puis j'éteins mon téléphone, le fait disparaitre dans ma poche et me lève d'un bon de mon siège, direction les toilettes.
Au-delà du mélange sexe/amitié, le mélange sexe/travail me chamboule un peu. Je n'ai jamais rien vécu d'autre que quelques sextos rapides avec mon ex copine, et j'ai un peu de mal à gérer cette bouffée d'excitation qui est en train de me gagner au beau milieu de l'open space. J'ai besoin de m'isoler.
Je trouve les toilettes pour hommes complétements vides, quand j'y entre. Je passe devant la rangée d'urinoirs et m'éclipse dans la cabine du fond dont je verrouille la porte. Je rabats le couvercle des toilettes et m'y assoit, un peu fébrile. J'ai l'impression de redevenir un ado qui commet quelque chose d'interdit. C'est une sensation plutôt agréable.
Magalie est dans ce que je reconnais vaguement comme la salle de bains de chez elle. Elle a l'air d'être nue, mais la photo ne montre que ses seins généreux, qu'elle met en avant entre ses bras serrés et qui occupent pratiquement tout l'écran du téléphone. Son visage n'apparait pas, mais je suis prêt à parier qu'elle est en train de sourire, de ce genre de moue qui m'avait rendu fou de désir pendant notre partie de baise.
J'ai juste le temps de lire le message qu'elle a inscrit : moi aussi, ça va au top :), avant que la photo ne disparaisse d'elle-même.
Ma main va d'elle-même ouvrir la braguette de mon pantalon de toile avant de marquer un temps d'arrêt, retenue par les bribes de ma nature réservée qui se rappelle à moi.
Je décide de la faire taire instantanément. Elle n'a pas sa place entre nous. Elle ne l'a plus. C'est le Kawabunga, bordel.
Je me lève d'un bond, extirpe de mon boxer mon sexe plus tout à fait endormi et ouvre l'appareil photo de l'application. Je cherche le meilleur angle, un peu ampoulé, et prend un cliché que je trouve étonnamment assez excitant, avec ma teub en demi-molle qui vient contraster avec ma tenue de boulot, très sobre et professionnelle. Je pianote un « Comment ne pas aller bien avec des photos pareilles ? »
Ma main va d'elle-même ouvrir la braguette de mon pantalon de toile avant de marquer un temps d'arrêt, retenue par les bribes de ma nature réservée qui se rappelle à moi.
Je décide de la faire taire instantanément. Elle n'a pas sa place entre nous. Elle ne l'a plus. C'est le Kawabunga, bordel.
Je me lève d'un bond, extirpe de mon boxer mon sexe plus tout à fait endormi et ouvre l'appareil photo de l'application. Je cherche le meilleur angle, un peu ampoulé, et prend un cliché que je trouve étonnamment assez excitant, avec ma teub en demi-molle qui vient contraster avec ma tenue de boulot, très sobre et professionnelle. Je pianote un « Comment ne pas aller bien avec des photos pareilles ? »
**
Ce petit jeu se poursuit par intermittence durant les jours suivants. Quelques photos. Quelques allusions et autres phrases à double sens. Rien de trop direct, de trop trash. Rien que du sous-entendu, de l'excitation sous-jacente qui amène doucement vers l'ébullition sans que jamais la casserole ne déborde.
Comme si, après s'être directement confronté au boss final d'un jeu vidéo – le plan à trois – nous prenions plaisir à découvrir les didacticiels.
Le premier échange de messages en apparence dépourvu de toute tension sexuelle n'arriva sur le groupe que la semaine suivante, avec une simple invitation de Simon à venir prendre une bière chez lui pour l'after-work : « Mag va boire un verre avec une pote à elle. On pourrait se mater un truc. »
Le premier échange de messages en apparence dépourvu de toute tension sexuelle n'arriva sur le groupe que la semaine suivante, avec une simple invitation de Simon à venir prendre une bière chez lui pour l'after-work : « Mag va boire un verre avec une pote à elle. On pourrait se mater un truc. »
Lorsque je franchis le seuil de leur appartement, un peu avant 19h le soir-même, Magalie est encore en train de se préparer dans la salle de bains. Le temps d'échanger quelques banalités avec Simon, elle en sort apprêtée comme je l'ai rarement vu. Sublime.
À tel point que lorsqu'elle s'avance vers moi pour me faire la bise, je sens mon boxer se resserrer un peu.
— Je suis à la bourre, comme d'hab… soupire-t-elle en attrapant son sac à main accroché au porte-manteau. C'est quoi, le programme de votre soirée ?
— Rien de fou, on va se prendre une bière et mater un truc, réponds Simon, en tee-shirt et survêtement – sa tenue de glande favorite. Je vais peut-être montrer IZombie à Cyril.
— Alors amusez-vous bien ! Je sais pas trop à quelle heure je vais rentrer… Tu sais comment ça se passe avec Sara.
— Rien de fou, on va se prendre une bière et mater un truc, réponds Simon, en tee-shirt et survêtement – sa tenue de glande favorite. Je vais peut-être montrer IZombie à Cyril.
— Alors amusez-vous bien ! Je sais pas trop à quelle heure je vais rentrer… Tu sais comment ça se passe avec Sara.
Simon hoche la tête tandis qu'elle vient déposer un baiser rapide sur ses lèvres.
— Cyril ! À très vite, pour un plus long moment, j'espère.
Elle m'embrasse sur la joue, et je ne sais pas si c'est une idée que je me fais ou pas, mais je retrouve dans cette simple phrase les fameux sous-entendus des messages snap. Pas le temps d'y réfléchir d'avantage qu'elle se dirige vers la porte, qu'elle ouvre à la hâte.
Simon est déjà en train de se lever du canapé pour aller chercher des bières dans le réfrigérateur quand Mag fait un pas en arrière et tourne la tête vers nous.
Simon est déjà en train de se lever du canapé pour aller chercher des bières dans le réfrigérateur quand Mag fait un pas en arrière et tourne la tête vers nous.
— Ah au fait, chéri, lance-t-elle à Simon. Si Cyril n'aime pas IZombie, vous pouvez toujours regarder la petite clé bleue… Ça, je pense que ça lui plaira à coup sûr.
Puis elle disparait sans que je puisse comprendre de quoi elle parle. À côté de moi, Simon est immobile, à demi levé du canapé, le regard dans le vague. Soit il ne comprend pas plus que moi cette dernière phrase, soit il lui faut le temps de laisser l'information arriver jusqu'à son cerveau.
La deuxième option semble la bonne. Son visage se barre d'un large sourire alors qu'il sautille en direction du frigo, visiblement tout émoustillé.
La deuxième option semble la bonne. Son visage se barre d'un large sourire alors qu'il sautille en direction du frigo, visiblement tout émoustillé.
— Euh…je lance. Y'a moyen que je sache ce qu'il se passe ?
— Ce qui se passe, c'est que j'ai une femme géniale, répond-il en posant deux canettes sur la table basse.
— Ca, je le savais déjà. Mais c'est quoi, la petite clé bleue ?
— Ce qui se passe, c'est que j'ai une femme géniale, répond-il en posant deux canettes sur la table basse.
— Ca, je le savais déjà. Mais c'est quoi, la petite clé bleue ?
Toujours aussi guilleret, il ouvre le meuble TV rempli de dvd et de boites de jeux et se contorsionne pour farfouiller tout au fond. Il finit par en sortir une petite boite en bois avec, à l'intérieur, une clé USB bleue.
— C'est ça !
Puis, voyant que cela ne m'avançait pas d'avantage :
— C'est nos sextapes, mec. Ça te dit ?
— Vos sextapes ? Je répète.
— Ouais, nos sextapes. Mag et moi en train nous filmer faisant des saloperies, quoi.
— Vos sextapes ? Je répète.
— Ouais, nos sextapes. Mag et moi en train nous filmer faisant des saloperies, quoi.
Je sens comme un mini feu d'artifice éclater sous mon crâne. Je vais revoir le corps de Magalie. Je vais la revoir dans son intimité la plus libérée. La plus charnelle. La plus chaude.
— Grave, ouais, ça me dit.
Simon insère la clé USB dans le port prévu à cet effet, au dos de la télévision. Puis il attrape la télécommande sur la table basse et se laisse tomber sur le canapé en posant sa main sur son entrejambe, soit par réflexe inconscient, soit comme un signe avant-coureur de son excitation.
— Vous en avez fait beaucoup ? Je demande tandis qu'il navigue dans les menus de la télé.
— Quelques-unes, ouais. Au début ça nous a excité d'essayer. Et on a kiffé de fou la regarder ensemble après. Alors on en a fait plusieurs en peu de temps. Ça s'est un peu calmé, mais on continue à le faire quand on fait des trucs un peu insolites, ou qui nous excite beaucoup.
— Et vous les regardez ?
— Ouais, ça nous arrive. Généralement, si on les mate à deux, on a à peine le temps de voir les prélis que Mag se retrouve empalée sur ma teub. Et ça m'arrive de les mater solo, quand je me branle. Mag fait sûrement la même chose, j'imagine.
— Quelques-unes, ouais. Au début ça nous a excité d'essayer. Et on a kiffé de fou la regarder ensemble après. Alors on en a fait plusieurs en peu de temps. Ça s'est un peu calmé, mais on continue à le faire quand on fait des trucs un peu insolites, ou qui nous excite beaucoup.
— Et vous les regardez ?
— Ouais, ça nous arrive. Généralement, si on les mate à deux, on a à peine le temps de voir les prélis que Mag se retrouve empalée sur ma teub. Et ça m'arrive de les mater solo, quand je me branle. Mag fait sûrement la même chose, j'imagine.
Des dizaines d'images me viennent en tête et j'ai envie de continuer à poser un milliard de questions, mais Simon ouvre un fichier et des dizaines d'icones vidéo s'affichent sur l'écran.
— Ouah…je lâche. Quelques-unes, tu disais ?
Simon se met à rire et navigue à vue parmi les fichiers, qui ont chacun un nom simple mais efficace, même si je n'en comprends pas certains : « voiture », « edge », « dildo », « jaccuzi ».
— Y'a un truc qui te tente ? Demande Simon, empoignant cette fois clairement son manche à travers son jogging.
— Euh… surprend-moi ? Je réponds, réprimant l'envie de moi aussi me tripoter, tout excité que je suis déjà.
— Euh… surprend-moi ? Je réponds, réprimant l'envie de moi aussi me tripoter, tout excité que je suis déjà.
Il continue à faire défiler les icones, la mine concentrée. À vue de nez, j'en dénombre une trentaine. Il s'arrête sur la toute dernière et fronce les sourcils.
— Ca par contre, c'était pas là, la dernière fois.
C'est la seule icone qui n'est pas affublée d'un nom. Simon hausse les épaules et appuie sur la touche OK.
Magalie apparait aussitôt sur l'écran. Enfin plutôt un gros plan de Magalie en train de s'assurer que le téléphone qui sert à la filmer est droit et que l'enregistrement est lancé.
Magalie apparait aussitôt sur l'écran. Enfin plutôt un gros plan de Magalie en train de s'assurer que le téléphone qui sert à la filmer est droit et que l'enregistrement est lancé.
— Bon, ça devrait le faire… l'entend-t-on dire pour elle-même.
Elle se recule, et s'installe sur le canapé, à l'endroit même où nous sommes assis en ce moment. Le téléphone devait être installé d'une façon ou d'une autre sur la table basse. Simon et moi sommes attentifs comme jamais.
— Ca me paraissait une super idée, mais là tout de suite je me sens un peu conne, à parler toute seule à mon téléphone, rit nerveusement Mag sur la télévision.
Puis, après avoir pris le temps de retrouver un peu de contenance :
— Bon. Je ne sais pas quand vous allez regarder ça. Au moment où je filme ça, Simon, tu m'as dit hier que t'inviterais bien Cyril à prendre une bière. Je sais pas trop comment je vais m'y prendre, mais l'idée que vous matiez les sextapes dans mon dos m'excite plutôt beaucoup… Alors je vais voir ce que je peux faire.
Mon regard se perd sur son corps. Elle n'est pas particulièrement apprêtée, mais transposer les souvenirs que j'en ai aux formes que je devine sur l'écran me fait délicieusement monter en pression.
— Bref ! Poursuit-elle. De toute façon si vous êtes en train de regarder ça, c'est que j'ai réussi mon coup. Chéri, j'espère que tu as fait comme à ton habitude et que tu t'es promené dans les fichiers en cherchant lequel regarder, sinon j'ai fait tout ça pour rien.
— C'est affolant à quel point elle me connait, commente Simon sans lâcher l'écran des yeux.
— J'ai pris la peine de compiler quelques vidéos en une seule. J'ai pris celles qui m'excitaient le plus… comme ça vous n'aurez pas besoin de jouer avec la télécommande. Ça peut vous être utile d'avoir les mains libres…
— C'est affolant à quel point elle me connait, commente Simon sans lâcher l'écran des yeux.
— J'ai pris la peine de compiler quelques vidéos en une seule. J'ai pris celles qui m'excitaient le plus… comme ça vous n'aurez pas besoin de jouer avec la télécommande. Ça peut vous être utile d'avoir les mains libres…
Elle nous adresse un sourire qui sonne comme un clin d'œil. J'adore.
— Mon cœur, j'espère que ça te chauffera toujours autant de revoir nos moments les plus hots. Cyril… j'espère que tu kifferas me voir prendre mon pied avec ton pote.
Elle se rapproche de la caméra et reprend son téléphone dans les mains. Avant de couper l'enregistrement, elle lâche un dernier :
— Amusez-vous bien !
L'écran se fond au noir, et je me tourne vers Simon, qui n'arrive pas à s'empêcher de sourire. Toute une conversation se déroule en un croisement de regard, et nous amorçons le même mouvement au même moment. Nous nous levons d'un bond du canapé et nous débarrassons de nos pantalons, et de mes chaussures, en ce qui me concerne.
Sur l'écran, les seins de Magalie apparaissent en gros plan, vus du dessus. Je m'apprête à me rasseoir, mais je me ravise au dernier moment pour me débarrasser aussi de mon boxer. Je suis déjà quasiment bandé à mon maximum, de toute façon. Et aujourd'hui, hors de question que la machine à trop réfléchir m'empêche de kiffer.
Le temps pour Mag de cadrer l'image, et la télévision affiche la chambre du couple, baignée de lumière. Magalie est allongée sur le lit et, de ce que j'en vois, elle est complètement nue. Je crois distinguer de petites gouttes d'eau perler un peu partout sur sa peau, comme si elle venait de sortir de la douche. Un brouhaha est audible en bruit de fond. Probablement le son de la télévision au rez-de-chaussée.
Magalie tourne la caméra vers son visage et s'adresse directement à l'objectif, en chuchotant :
— Un des trucs que je préfère chez toi, chéri, c'est ton côté chevalier servant…
Elle pouffe de rire, remet la caméra sans sa position initiale, puis lance dans le vide en haussant la voix :
— Aaaaaah, Simon, il y a une araignée, viiiiite !
Presque aussitôt, le pas lourd de Simon dans l'escalier se fait entendre. Magalie écarte les jambes de sorte d'offrir à son mari au moment où il arrive dans la pièce une vue imprenable que je suis jaloux de ne pas pouvoir voir, là tout de suite. Simon marque un bref temps d'arrêt, le temps de comprendre ce qui était en train de se passer. Puis un petit sourire se dessine sur ses lèvres. Il se hâte vers le lit comme un enfant se hâterait d'aller au pied du sapin le matin de noël et se jette presque à genoux pour enfouir son visage entre les cuisses de sa femme, qui lâche aussitôt un soupir de satisfaction.
Puis la scène change. Cette fois c'est Simon qui tient le téléphone. Magalie est face à lui, assise à la table d'un restaurant à en juger par le décor et les cocktails face à elle.
Puis la scène change. Cette fois c'est Simon qui tient le téléphone. Magalie est face à lui, assise à la table d'un restaurant à en juger par le décor et les cocktails face à elle.
— Ca c'était pendant nos vacances à Barcelone, m'indique Simon à côté de moi.
L'image descend discrètement sous la table. Magalie remonte tout aussi discrètement sa jupe, et écarte le tissu de sa culotte pour laisser apparaître son abricot, qu'elle caresse doucement. Ma queue tressaute à cette vision. Je crois que je ne me laisserai jamais de voir le minou de ma pote…
Nouveau changement de décor. Magalie est désormais à genoux devant Simon, debout dans ce qui me fait penser à une cabine de funiculaire. Après de rapides coups d'œil autour d'elle, elle baisse le short de son mari juste pour en faire sortir son sexe, qu'elle enfourne aussitôt dans sa bouche.
Nouveau changement de décor. Magalie est désormais à genoux devant Simon, debout dans ce qui me fait penser à une cabine de funiculaire. Après de rapides coups d'œil autour d'elle, elle baisse le short de son mari juste pour en faire sortir son sexe, qu'elle enfourne aussitôt dans sa bouche.
— Ca aussi c'était à Barcelone, dans le téléphérique qui va jusqu'à Montjuïc. On était supers chauds, putain…
Je quitte un instant la délicieuse pipe en train de passer à l'écran pour jeter un œil à Simon. Vu son expression, il revit pleinement les instants dont je suis spectateur. Et il adore visiblement ça, vu la façon dont il branle déjà copieusement la queue qu'il a libéré de son boxer, coincé sous ses couilles. Je comprends pourquoi ces vidéos accompagnent régulièrement ses branlettes.
Sur la télévision, les scènes s'enchaînent. Principalement pour montrer cette même queue se faire goulument sucer par la bouche pulpeuse de Mag. Dans leur voiture, dans la salle de bain, sur le canapé où nous sommes assis…
Sur la télévision, les scènes s'enchaînent. Principalement pour montrer cette même queue se faire goulument sucer par la bouche pulpeuse de Mag. Dans leur voiture, dans la salle de bain, sur le canapé où nous sommes assis…
— Ouais je sais, j'aime beaucoup trop me faire sucer, commente Simon en riant.
Je ne réponds rien, trop occupé que je suis à me remémorer la fois où c'est à moi que Magalie avait offert ce plaisir, presque exactement à l'endroit où je suis installé maintenant.
Face à nous, retour dans la chambre conjugale, qui s'affiche cette fois dans son ensemble. À la façon dont le cadre bouge en fonction des commentaires que j'entends, « Un peu plus à gauche, on verra mieux », « attends, je la descends un peu », je comprends que le téléphone est installé sur un trépied.
Face à nous, retour dans la chambre conjugale, qui s'affiche cette fois dans son ensemble. À la façon dont le cadre bouge en fonction des commentaires que j'entends, « Un peu plus à gauche, on verra mieux », « attends, je la descends un peu », je comprends que le téléphone est installé sur un trépied.
— Mag l'avait emprunté à son taf. S'ils s'étaient doutés une seule seconde que c'était pour faire ça…
Le couple apparait dans le champ de la caméra, nu comme des vers. Vu leurs corps transpirants, et la bite de Simon en pleine forme, je présume qu'ils étaient déjà en pleine baise quand ils ont décidé de la filmer.
Simon s'allonge sur le lit, et sa femme s'installe à genoux en position de cow-girl inversée : dos à son mec, mais face à la caméra. Une fois à hauteur de la queue maintenue en l'air et après un dernier regard vers l'objectif, elle se laisse glisser dessus avant d'alterner mouvements de bassin et va-et-vient.
Je savoure la scène quelques secondes, la main besognant mon chibre sans vergogne, avant qu'elle ne change, puis change encore. Parfois, elles sont filmées par l'un ou l'autre qui tient le téléphone. D'autres, le trépied fait son retour. Les positions s'enchaînent, les situations aussi. À chaque fois, je retrouve l'intimité de ces deux personnes qui s'aiment et le célèbrent à travers le sexe. Les gémissements, les commentaires, les visages déformés par le plaisir. Cela me donne envie de le revivre en direct. Envie que Magalie soit là.
Elle est d'ailleurs extrêmement douée pour exciter les hommes, même à distance. Je me fais cette réflexion alors qu'une scène de levrette à même le sol laisse place à un gros plan de sa chatte pilonnée avec fougue pendant qu'elle joue avec un stimulateur clitoridien.
Je ne sais pas dans quelle mesure c'était une démarche consciente – même si j'ai peu de doute sur l'hypothèse que ce soit le fruit du hasard – mais le montage de tous ces extraits, leur enchaînement, ce qu'ils montrent, la façon dont ils rebondissent et se répondent entre eux, est incroyablement jouissif. Comme si elle savait très bien comment faire monter la température et appuyer là où ça fait du bien de la bonne façon, au bon moment, dans une frénésie qui s'intensifie à chaque instant.
À côté de moi, Simon se lève pour se débarrasser de son boxer sans arrêter de se masturber et se rassied en se laissant glisser sur le canapé, une jambe posée sur le fauteuil à côté. Cela me sort de mes réflexions – je ne peux vraiment pas m'en empêcher, bon sang – et, au-delà de ce qu'il se passe à l'écran, je savoure ce que je suis en train de vivre : Je me branle copieusement avec mon pote sur les vidéos qu'il a tourné avec sa femme. Les couches du sexe et de l'amitié se mélangent à merveille, et c'est génial.
D'autant que, tout excité et haletant qu'il est, Simon n'est pas avare de commentaires et de précisions.
— On était chez son frère à Lyon, cette fois-là, explique-t-il tandis qu'à l'écran son gland caresse la vulve de Mag en gros plan. Il était dans la chambre juste à côté, on devait pas faire de bruit. Je me suis amusé à la rendre dingue, elle m'a détesté.
— Ça c'était mon cadeau d'anniversaire, continue-t-il, sans que je sache s'il parle du traitement qu'il subit à l'écran – Magalie qui frotte son minou humide le long de son manche – ou de l'ensemble de lingerie ultra sexy que la femme porte.
— Et ça, ça a été ma façon de la remercier, conclut-il en souriant devant une nouvelle scène de levrette particulièrement intense où Magalie, toujours vêtue du même ensemble, râle de plaisir sous les coups de pine et le pouce profondément niché dans son cul.
— Ça c'était mon cadeau d'anniversaire, continue-t-il, sans que je sache s'il parle du traitement qu'il subit à l'écran – Magalie qui frotte son minou humide le long de son manche – ou de l'ensemble de lingerie ultra sexy que la femme porte.
— Et ça, ça a été ma façon de la remercier, conclut-il en souriant devant une nouvelle scène de levrette particulièrement intense où Magalie, toujours vêtue du même ensemble, râle de plaisir sous les coups de pine et le pouce profondément niché dans son cul.
La valse des vidéos se poursuit et me semble s'intensifier encore. Simon doigte Mag dans une salle de cinéma et lui fait sucer ses doigts. Le couple fornique dans un jacuzzi, dans ce qui ressemble à une sorte d'institut de beauté. Simon tient la caméra tandis qu'il enfile par derrière Mag, appuyée contre un mur, le pantalon et le string baissés sur ses cuisses. Lorsqu'il bouge la caméra et que la scène apparait dans un grand miroir avec un rideau en arrière-plan, j'identifie ce qui semble être l'une de ces cabines d'essayage pour personnes handicapés qu'on trouve dans les magasins de vêtement.
Cela en devient enivrant. Ma tête se met presque à tourner. J'ai mal au poignet, tant je m'astique avec force. Mon gland est violacé tellement il est gorgé de sang, et je sens que je peux éjaculer en une fraction de seconde. Je me sens me déconnecter de la réalité, glisser dans quelque chose d'autre, comme quand, après quelques verres, les vapeurs d'alcool enveloppent tout ce qui m'entoure d'un manteau cotonneux. Je dois rester là, bien présent. Me reconnecter.
— C'est moi où c'est grave votre truc, les endroits insolites ? Je demande.
— Nan c'est clairement pas toi, me réponds Simon, à bout de souffle, lui aussi. En fait c'était surtout le délire de Mag, à la base. Elle a réussi à m'entraîner là-dedans.
— Ca doit être kiffant de fou…je commente, devant une scène en pleine forêt. Le risque de se faire gauler, et tout ça…
— Ouais, c'est dingue, me confirme Simon. Mais on s'est un peu calmé, depuis quelques temps. La dernière fois, on a niqué dans une des cabines des vestiaires de la piscine, et Mag s'est un peu trop…exprimée. On s'est fait sortir par un vieux baraqué qui nous a pris la tête… ça nous a un peu refroidis.
— Nan c'est clairement pas toi, me réponds Simon, à bout de souffle, lui aussi. En fait c'était surtout le délire de Mag, à la base. Elle a réussi à m'entraîner là-dedans.
— Ca doit être kiffant de fou…je commente, devant une scène en pleine forêt. Le risque de se faire gauler, et tout ça…
— Ouais, c'est dingue, me confirme Simon. Mais on s'est un peu calmé, depuis quelques temps. La dernière fois, on a niqué dans une des cabines des vestiaires de la piscine, et Mag s'est un peu trop…exprimée. On s'est fait sortir par un vieux baraqué qui nous a pris la tête… ça nous a un peu refroidis.
Je m'apprête à continuer la conversation – en l'occurrence à demander dans quels endroits insolites ils aimeraient le faire – mais je suis coupé dans mon élan par un changement soudain dans le son de la télé. Les cris de jouissance audibles une seconde plus tôt ont brutalement laissé place à une ambiance plus silencieuse, où ces mêmes cris sont beaucoup plus lointains et étouffés.
Magalie est seule devant la caméra, cette fois. Elle est sur le canapé, entièrement nue à l'exception d'un string en dentelle bleue. Le téléphone semble posé sur la table basse, comme pour les plans qu'elle a tournés pour nous au début de la vidéo. Mon regard se tourne vers Simon.
Magalie est seule devant la caméra, cette fois. Elle est sur le canapé, entièrement nue à l'exception d'un string en dentelle bleue. Le téléphone semble posé sur la table basse, comme pour les plans qu'elle a tournés pour nous au début de la vidéo. Mon regard se tourne vers Simon.
— Ca non plus, c'était pas là avant, note-t-il curieux, avant d'en arriver à la même conclusion que moi : Magalie n'a pas seulement enregistré un message pour nous expliquer son stratagème.
Comme pour le confirmer, elle s'assied au fond du canapé, écarte les jambes et prend appui sur la table basse, nous offrant une vue imprenable sur son entrejambe qu'elle commence à caresser à travers le tissu.
Simon lâche un rire nerveux autant qu'admiratif. Je laisse échapper un wouah ! de stupeur avant de cracher dans ma main pour me lubrifier la queue. Bordel, ça ne devrait même pas être permis de ressentir autant de kiff d'un coup.
Magalie est très excitée, elle aussi. Elle est bien mouillée, à en juger par le tissu humide de son string, et elle prend un plaisir non dissimulé à titiller son clito.
Son regard fixe quelque chose au-dessus de la caméra, probablement les mêmes sextapes que celles dont on était en train de se délecter depuis tout à l'heure. Elle se laisse joyeusement aller au plaisir, et le tout forme un moment étrange pendant lequel la barrière de la télévision se trouble et où nous sommes tous les trois en train de masturber frénétiquement en même temps, pour les mêmes raisons. Je retrouve ce délicieux sentiment de partage du plan à trois.
Son regard fixe quelque chose au-dessus de la caméra, probablement les mêmes sextapes que celles dont on était en train de se délecter depuis tout à l'heure. Elle se laisse joyeusement aller au plaisir, et le tout forme un moment étrange pendant lequel la barrière de la télévision se trouble et où nous sommes tous les trois en train de masturber frénétiquement en même temps, pour les mêmes raisons. Je retrouve ce délicieux sentiment de partage du plan à trois.
Après un moment que je n'arrive pas à quantifier – trop hypnotisé que je suis pour savoir si viennent de s'écouler quelques secondes ou plusieurs minutes – Magalie cesse sa séance de doigtage qui a rendu son string, qu'elle a gardé, complétement trempé et attrape quelque chose hors champ.
Lorsqu'elle reprend sa place initiale, c'est pour s'introduire le manche rond de ce que je reconnais comme une brosse à cheveux. Elle se gode copieusement, et ses gémissements viennent s'ajouter aux nôtres, à Simon et à moi. Nouvelle distorsion du continuum temps. Je me sens de nouveau glisser dans autre chose que la réalité, mais je me laisse y plonger avec délice.
— Mec je vais être direct, je lâche, j'ai très envie d'avoir ma queue à la place de cette brosse à cheveux.
— Putain ce qu'elle prendrait, si elle était là… réponds Simon dans un râle.
— J'ai envie de la démonter !
— Faut vraiment qu'on lui mette nos deux pines dans sa petite chatte…Elle va adorer ça.
— Putain ce qu'elle prendrait, si elle était là… réponds Simon dans un râle.
— J'ai envie de la démonter !
— Faut vraiment qu'on lui mette nos deux pines dans sa petite chatte…Elle va adorer ça.
À l'écran, la scène se coupe. Magalie tient cette fois le téléphone dans sa main et nous montre son visage rieur. Sur le moment, je suis déçu. Je n'ai pas envie que ça s'arrête.
Mais elle tourne le téléphone, et montre ce qu'elle tient dans la main : son string bleu imbibé de cyprine, et la brosse à cheveux avec laquelle elle vient de se faire du bien. Elle grimpe sur le canapé pour déposer ce butin derrière le dossier puis nous adresse un clin d'œil complice avant que l'écran ne vire au noir.
Mais elle tourne le téléphone, et montre ce qu'elle tient dans la main : son string bleu imbibé de cyprine, et la brosse à cheveux avec laquelle elle vient de se faire du bien. Elle grimpe sur le canapé pour déposer ce butin derrière le dossier puis nous adresse un clin d'œil complice avant que l'écran ne vire au noir.
Simon bondit aussitôt et grimpe sur le canapé en passant par-dessus moi pour plonger le bras dans l'espace entre le meuble et le mur. Il en extirpe la brosse et le string. Je lâche un bruit entre le rire et le râle de rut. Bordel, cette meuf est absolument incroyable !
Simon se rassied, les deux trésors à la main. Il les jauge tous les deux du regard, les yeux emplis de bestialité. Il renifle le string avec envie avant de me le tendre, et je l'attrape pour l'imiter.
Je cherche l'endroit le plus en contact avec sa chatte. L'endroit qui a le plus subi les assauts de sa mouille. Ma langue sort d'elle-même. État second est encore trop faible pour définir l'esprit dans lequel je suis.
Je cherche l'endroit le plus en contact avec sa chatte. L'endroit qui a le plus subi les assauts de sa mouille. Ma langue sort d'elle-même. État second est encore trop faible pour définir l'esprit dans lequel je suis.
À côté de moi, Simon n'est pas mieux. Il se branle bruyamment en donnant de grands coups de langue sur le manche de la brosse à cheveux avant de la prendre directement en bouche. L'ambiance est intense. Bestiale. Animale.
J'enroule le string autour de ma bite pour me palucher avec. Au-delà de la sensation physique, ce que ça me procure psychologiquement est vertigineux.
— Je vais éjac ! Je crie dans un râle, surtout pour me prévenir moi-même même si cela a l'effet de stopper Simon dans son élan.
— Attends ! Tu peux tenir cinq secondes ?
— Attends ! Tu peux tenir cinq secondes ?
Je m'immobilise à mon tour et l'interroge du regard.
— Moi aussi je vais cracher, explique-t-il en attrapant son téléphone sur la table basse. Viens, on lui rend la pareille.
Il attend de voir ce que j'en pense.
— Ouais, vas-y.
J'attend qu'il me donne le feu vert d'un signe de tête, et je repositionne le string autour de mon chibre avant de reprendre ma branle en me laissant complètement aller. Je veux lui donner ce qu'elle vient de me donner. Je veux lui montrer à quel point j'aime ça.
— Ah c'est trop bon, putain… Ah ouais… Je vais cracher… je vais cracher ! Aaaaaah.
Le premier jet de sperme, qui va s'écraser sur mon ventre, me fait l'effet d'une décharge électrique qui tend tous les muscles de mon corps. Le reste de mon jus coule de mon gland et va se perdre sur le tissu.
Je n'ai pas le temps de reprendre mon souffle que Simon me tend le téléphone. Je lui tends le string et le cadre à mon tour. Il se masturbe lui aussi avec le string souillé autour de la queue, et je comprends vite qu'il était lui aussi au bord de l'explosion. Il ne faut que quelques secondes avant qu'il ne lève, qu'il tienne le sous-vêtement face à son manche et expulse son sperme dans un râle rauque. Avant que je n'arrête l'enregistrement, il fait en sorte de bien montrer devant l'objectif le tissu où notre plaisir à tous les trois se retrouvent gravé.
La redescente se fait lentement. En silence, mais pas de ce silence pesant et oppressant que j'avais subi à la fin du plan à trois. Là, nous avions juste besoin de savourer, de revenir doucement à la normalité, s'échangeant quelques regards complices et épanouis en guise de commentaires.
Une notification de mon téléphone, quelque part dans la poche de mon jean sur le sol, me fait comprendre que Simon a envoyé la vidéo sur le groupe Snapchat. Puis les gorgées de bière nous ramènent à la suite de la soirée, plus…traditionnelle.
J'étais repu. Serein. Heureux. Dans un coin de ma tête, mon désir pour Magalie hurlait comme un loup à la pleine lune.
Et lorsque, un peu plus tard dans la soirée, une fois rentré dans mon appartement, une nouvelle notification m'indique qu'elle a enregistré notre vidéo, je ne peux pas m'empêcher de sentir l'érection pointer le bout de son nez à l'idée qu'elle me regarde jouir dans son string en se caressant.
Et lorsque, un peu plus tard dans la soirée, une fois rentré dans mon appartement, une nouvelle notification m'indique qu'elle a enregistré notre vidéo, je ne peux pas m'empêcher de sentir l'érection pointer le bout de son nez à l'idée qu'elle me regarde jouir dans son string en se caressant.
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