Souris, tu es filmée
Chapitre 2 · Lucie joue les détectives
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Souris, tu es filmée — Chapitre 2 · Lucie joue les détectives

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Souris, tu es filmée

Chapitre 2 · Lucie joue les détectives

Et si c'était lui ? Le technicien de maintenance ?  
Depuis ce matin, Stéphanie menait sa petite enquête dans sa tête.  
Le technicien de maintenance ? Non... Pour diriger cette caméra, il fallait un informaticien, du genre petit génie de l'informatique à lunette, pas un bricolo non ?  
En revanche un agent de sécurité pouvait accéder aux caméras non ? Il y en avait d'ailleurs un dans le centre qui lui plaisait bien, à elle comme à Lucie d'ailleurs. Les deux femmes avaient tendance à avoir les mêmes goûts concernant les hommes... Cela était régulièrement au cœur de leurs sujets de conversation. D'ailleurs, Stéphanie n'était pas parvenue à tenir sa langue concernant les événements de la veille, tout comme pour le petit coup vite fait bien fait de la matinée. Sa collègue et amie était... comment dire... sur le cul !
— Putain de merde Steph ! C'est quoi cette histoire ??? Jura Lucie, un sourire amusé sur les lèvres.  
Elle n'en revenait pas de l'histoire que venait de lui raconter sa copine, elle, Steph, à la vie si bien rangée...
— Devant Monsieur Félicien en plus !!! T'es sûre qu'il a vu ce que tu faisais ? 
Elle éclata de rire et manqua de renverser du café de sa tasse.
— J'en suis presque certaine oui, répondit Stéphanie un peu honteuse.  
Honteuse, car elle n'avait pas ressenti que de la gêne lorsqu'elle s'était touchée dans sa voiture sous le regard de cet homme. Ce moment d'exhibition l'avait excitée et stimulée. Ses joues s'empourprèrent alors qu'elle se remémorait la scène.
— Et bah, merde alors ! Je veux tous les détails !! 
Les deux collègues et amies prirent une pause-café un peu plus longue que d'habitude ce matin-là, entre rires et gloussements. Tous les détails et pensées quelque peu salaces furent échangés.
Ce soir, c'était au tour de Lucie de fermer la boutique. Après avoir baissé le rideau de fer, elle arpenta les allées, désormais presque vides, du centre commercial. La plupart des magasins étaient fermés et seuls certains restaurants restaient ouverts.
En chemin, elle croisa le technicien de maintenance. Celui-là même qui, en compagnie de monsieur Félicien, avait surpris son amie Stéphanie la veille alors qu'elle était au bord de l'orgasme dans ce sombre couloir. Il s'appelait Mickael, la trentaine, un peu négligé, une barbe de trois jours et une légère bedaine. Il ne semblait pas trop prêter attention à son apparence, ce qui était dommage. Peut-être qu'avec un peu de sport et un relookage, il pourrait être bien plus séduisant. Du moins, c'était ce que Lucie se surprenait à penser. Ce dernier était en train de discuter avec une des femmes de ménage, sa petite amie. La jeune vendeuse le savait. Très curieuse, un peu trop peut-être, elle avait un don pour connaître ou découvrir tous les ragots du centre.  
Jessica, la petite amie en question semblait n'avoir qu'une hâte : que son Mickael ne cessât de lui parler et s'en allât une bonne fois pour toute. Elle soupira, leva les yeux au ciel, dit :
— Bon, c'est bon ! Arrête de me saoûler. Fais comme tu veux j'm'en fous... 
Lucie ne savait pas vraiment sur quoi portait leur discussion. Mais elle savait une chose : elle n'aimait pas trop cette Jessica. Elle la trouvait vulgaire, qu'elle ne semblait pas toujours très sympa avec son mec et surtout... c'était une sacrée salope. De sources sûres, la blondinette savait que la technicienne de surface se tapait plusieurs mecs travaillant ici et en particulier ce fameux vigile dont les deux vendeuses de vêtements aimaient reluquer le postérieur. Elle avait les cheveux blond platine, mais cela n'était pas sa couleur naturelle, un chaton était tatoué sur sa généreuse poitrine qu'elle affichait la plupart du temps grâce à des décolletés ravageurs. Elle n'avait pas une ligne de top-modèle. La malbouffe avait élu domicile sur ses fesses, ses hanches, son ventre et ses cuisses. Mais ses tenues sexy, frôlant parfois l'indécence, ses cheveux blonds et son regard aguicheur lui avaient permis de s'offrir un tableau de chasse plutôt conséquent.
On pourrait penser que la belle vendeuse n'était pas la mieux placée pour juger, elle qui depuis quelque temps, ne vivait que des plans cul avec rarement deux fois de suite le même partenaire. Mais elle estimait que dans son cas était différent. Tout d'abord, elle n'était pas en couple, ne trompait personne. Et de plus, elle évitait de fréquenter des hommes sur son lieu de travail. Pour finir, si elle savait être sexy, parfois charmeuse, elle s'estimait beaucoup moins vulgaire que cette Jessica.
Passant donc à proximité du couple, Lucie n'avait pu s'empêcher de ralentir sa marche tentant de capter l'objet de la conversation. Mais elle dut se rendre à l'évidence : elle n'aurait aucune info croustillante à se mettre sous la dent ce soir. Rapidement, Mickael déposa, un peu hésitant, un baiser au coin des lèvres de sa blonde puis la salua avant de partir, un peu penaud.
— A ce soir ma chérie.
— Ouais ouais, à ce soir... dit-elle du bout des lèvres alors qu'elle n'avait eu aucune réaction au timide baiser de son homme.
Lucie trouvait Mickael un brin pathétique dans l'histoire. Il semblait attendre de sa petite amie quelque chose qu'il n'aura jamais alors qu'elle semblait n'en avoir rien à faire de lui. C'était à se demander ce qu'ils faisaient encore ensemble...
Pour espionner un peu la scène, elle avait fait mine de regarder son téléphone, se donnant ainsi un prétexte pour ralentir le pas. Mais désormais, il était temps pour la jeune vendeuse de s'éloigner et de rejoindre ce fameux couloir sombre. Une fois entrée, elle laissa la porte métallique se refermer derrière elle. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans ce couloir, alors qu'elle y était seule, la curiosité la gagnait. Cette histoire de caméra suiveuse était la partie de l'histoire qu'elle avait du mal à croire dans le récit que lui avait fait son amie. Alors elle voulut vérifier. Elle leva la tête vers cette fameuse caméra. Puis avec un air de défi, elle releva son haut dévoilant sa petite poitrine encore couverte d'un soutien-gorge bleu orné de dentelle. La transparence de son tissu rendait ses mamelons visibles. Même par l'intermédiaire de cette caméra ? Seule la personne se trouvant derrière pouvait le savoir...
— C'est ça que tu veux ? lança-t-elle à cette caméra comme si elle pouvait l'entendre.  
Elle se palpa, se malaxait les seins pour l'aguicher. Puis elle se déplaça, mais la caméra ne la suivait plus. Alors elle haussa les épaules, tira sur son haut et reprit la direction de la sortie quand tout à coup, son téléphone vibra. Elle le prit, peut-être une notification de son application Tinder ? Il fallait dire que son petit numéro face à cette caméra et tout ce que cela avait naître dans son imaginaire, lui donnait envie de ne pas finir sa soirée seule. Alors une proposition tomberait plutôt bien. Mais ce n'était pas cette appli, elle venait de recevoir un SMS d'un numéro inconnu qui disait :

Où vas-tu comme ça ?

Dans le même temps, elle entendit le petit moteur de la caméra. Elle se retourna brusquement pour constater que cette dernière s'était redirigée vers elle.
— Non d'un chien tu es qui toi ? se demanda-t-elle avant de commencer à répondre au texto qu'elle venait de recevoir.

T'es le vigile, c'est ça ?  

Celui sur lequel vous fantasmez toi et ta copine ? Perdu... ni lui ni un de ses collègues...  

Lucie fronça les sourcils, comment savait-il cela ??? Son téléphone vibra de nouveau.

Ne reste pas planté là, approche...  

Elle hésita. Son téléphone vibra de nouveau. Cette fois, ce fut bel et bien une notification de son application de rencontre, un homme qu'elle avait déjà rencontré à une fois, un certain Mike. La notification disait :
 

Open pour ce soir ?

Sur cette application, beaucoup ne faisaient pas de chichi et honnêtement, en ce moment, cela lui allait très bien à Lucie. Ne pouvant s'empêcher de sourire à ce message, elle hésita un instant, puis leva son regard vers la caméra en toisant cette dernière comme s'il s'agissait d'une réelle personne. Puis elle se décida à lui répondre.
 

désolée, mais j'ai un rencard ce soir, tu devras te contenter d'un porno...

 La réponse ne se fit pas attendre :
 

Je comprends, ton « rencard » est probablement plus intéressant que de jouer aux devinettes avec moi...

Alors qu'elle s'était déjà remise en route vers la sortie, Lucie stoppa net en lisant ce message et se mit à réfléchir. Il venait de marquer un point. Elle était curieuse de savoir qui pouvait être derrière cette farce. Elle était également inquiète. Si cette personne était mal intentionnée, elle pourrait ensuite essayer de causer du tort à Stéphanie, en lui faisant du chantage par exemple. Ne serait-ce que pour être certaine que son amie ne courait aucun danger, Lucie voulait mener son enquête. Elle décida alors de tourner les talons et de faire face à cette caméra en la regardant droit dans l'œil. Elle pencha la tête sur le côté, elle lui adressa un sourire mutin, voulant se montrer joueuse. Elle envoya un autre message, faisant une autre proposition afin d'essayer de deviner qui il pouvait être.
 

le type du syndicat ?

Quel syndicat ? Il faut te montrer plus précise et désormais, chaque question sera « payante ». De plus, tu n'as pas le droit de tenter directement un nom ou une personne.

Lucie haussa les sourcils de surprise. Elle rêvait ou il essayait de tirer profit de la situation ? Elle réfléchit un instant. Elle savait bien qu'il ne s'agissait pas d'argent. Mais qu'il réclamerait probablement une autre forme de paiement, sous forme d'exhibition ... Ou plus ? L'inconnu de la caméra semblait vouloir jouer sur la curiosité de la jeune femme. Cela sentait le piège à plein nez. Mais la curiosité de Lucie prenait le dessus et surtout, la nécessité de s'assurer que cet inconnu n'était pas dangereux, juste un peu voyeur sur les bords. La jeune vendeuse était convaincue qu'en manœuvrant bien, elle pourrait découvrir qui était, à cet instant, en train de la reluquer. Elle prit encore quelques secondes de réflexion pour ne pas donner l'impression d'être prête à tout et à n'importe quoi, bien que dans sa tête, la décision fut déjà prise.

Tout dépendra du mode de « paiement » que tu réclames...

 Quelques secondes plus tard, son téléphone vibra de nouveau, l'inconnu répondait :
 

Rien qui ne te mette en danger ou qui ne nuise à ton intégrité physique. Pour le reste, ce sera selon mes envies et mes humeurs. Tu seras libre de ne pas exécuter mes demandes, mais dans ce cas je ne répondrais plus aux questions suivantes, en somme, le premier refus sera éliminatoire...

 L'inconnu voyeur présentait cela sous forme de jeu et Lucie devait bien l'avouer, elle trouvait cela amusant et même stimulant. Dans un sens, elle comprenait que Stéphanie s'y fût laissé aller sans trop se poser de question. Visiblement, elle qui se plaignait d'une vie sexuelle terne, voire quasi inexistante depuis quelque temps, devait y voir un moyen de pimenter enfin un peu sa vie.
 Lucie tenait son téléphone dans ses deux mains, regardait le message en réfléchissant. Le jeu en valait-il la peine ? Oui ! Certes, au-delà de l'éventuel amusement qu'il pouvait susciter et malgré le danger qu'il pouvait représenter, elle n'en perdait pas de vue son principal objectif : découvrir qui était cet homme, s'assurer qu'il ne représentait aucun danger pour Stéphanie. Et si tel était le cas, l'en avertir. Elle trouvait tout de même cela louche, ce type qui avait leur numéro de téléphone et qui semblait pouvoir contrôler cette caméra. Mais cela la motiva d'autant plus à mener son enquête. Dans le pire des cas, si la demande de cet inconnu était trop gonflée, elle la refuserait et tenterait de découvrir qui il était par un autre moyen. Au moins, elle aurait essayé.

OK. Première question, comment t'appelles-tu monsieur l'obsédé de la caméra ?

 Avec un brin de provocation, ça se tentait non ? La réponse ne mit que quelques secondes à venir.
 

Tu peux m'appeler Monsieur M. et ton semblant de début de déshabillage de tout à l'heure m'a laissé sur ma faim. Je t'invite à faire bien mieux et à retirer le haut pour de bon, tout le haut ! Je ne veux plus voir un seul centimètre carré de tissu sur toi au-dessus de ta jupe. Je verrouille les portes. Tu peux vérifier, personne ne pourra entrer. Il n'y a que toi et moi...

 Aussitôt, Lucie entendit deux grésillements suivis de deux bruits mécaniques venant de gauche comme de droite. D'un air défiant, elle regarda la caméra, puis se dirigea vers la porte menant au centre commercial. Il était en effet impossible de l'ouvrir, même avec le badge. Elle procéda ensuite à la même vérification avec l'autre porte et fit le même constat. Les lieux étaient bien verrouillés. Cela eut le don d'à la fois la rassurer : personne ne pouvait entrer et la surprendre, et dans le même temps, de l'inquiéter, car il semblait avoir le pouvoir de... la séquestrer ?
 Elle se repositionna ensuite devant cette caméra tout en se maudissant de s'être fait un peu avoir avec cette première question. Elle avait été trop impulsive, pas assez réfléchie, quelle idiote ! Evidemment qu'il n'allait pas donner son nom comme ça ! Elle allait devoir mieux choisir la suivante. Mais pour avoir le droit de la poser, elle devait s'exécuter.
 Lucie posa alors son sac à main sur le sol puis retira son haut, un t-shirt court, très près du corps totalement ouvert sur le haut de son buste. Elle posa ensuite soigneusement le vêtement sur son sac, estimant que le sol n'était pas suffisamment propre pour accueillir son vêtement. Elle se tourna ensuite pour se mettre dos à la caméra, puis commença à défaire l'attache de son soutien-gorge, prenant son temps. Se prenant un peu au jeu, elle chercha à le faire languir un peu. Lentement, sensuellement, se déhanchant légèrement, elle en fit glisser les bretelles le long de ses bras jusqu'à faire chuter ce dernier sur son sac à main. Afin de maintenir encore un peu le suspens, elle attendit quelques secondes, puis se tourna vers cette caméra, la poitrine à l'air. Ses seins n'étaient pas très gros, un petit bonnet A. Mais ils étaient fermes et harmonieux, très agréables à regarder malgré tout. Elle se pencha pour se saisir de son téléphone et écrivit :
 

satisfait ?

 En attendant la réponse de monsieur M, elle regarda de nouveau la caméra comme pour le défier, il était hors de question de se montrer intimidée ou craintive... L'appareil vibra de nouveau.
 

La vue est appréciable... Pas d'autres questions ? On s'en tient là pour ce soir ? Je déverrouille les portes ?

— Quelle conne... pesta Lucie à voix haute en grimaçant. Bien sûr ! Les questions !
 Se prenant un peu trop vite au jeu de l'allumeuse, elle en oubliait presque son objectif. La concentration n'était pas toujours son fort. Elle se mit de nouveau à écrire.

Je te connais ?

Son téléphone toujours en main, Lucie levait les yeux vers l'œil de la caméra, ne cachant absolument pas sa poitrine. De toute façon, il l'avait vue. Et puis elle s'imaginait qu'il fallait un minimum le satisfaire pour qu'il restât enclin à semer quelques indices sur son identité. Elle ne saurait dire combien de temps s'était écoulé avant réponse, mais cela lui parut durer une éternité jusqu'à ce qu'enfin, elle sentit une vibration contre sa main.
 

Oui... Le haut est vraiment charmant... et le bas ?

 Il n'était pas nécessaire d'être extralucide pour comprendre ce que Monsieur M voulait désormais.
— OK... murmura-t-elle avant de poser son téléphone dans son sac à main et de commencer à défaire la fermeture éclair située derrière sa jupe.  
L'exercice la poussait à se cambrer légèrement en avant et offrir ainsi une vue de premier choix au voyeur. Quelle que fût l'identité de ce dernier, il apprécia. La jupe glissa le long des jambes de la jeune femme, d'un mouvement de pied, elle la déposa sur le reste de ses vêtements, puis sans attendre, sachant pertinemment que comme pour le haut, elle devait retirer tout le bas, elle fit en sorte que son string subît le même sort que sa jupe. Durant la manœuvre, elle ne lâcha pas un instant la caméra du regard. Elle dévoilait enfin sa jolie petite chatte taillée en ticket de métro. Elle se sentait un brin nerveuse à l'idée que les portes se pussent se déverrouiller et que quelqu'un la surprît. Et en même temps, excitée à l'idée de se laisser aller à cette « séance d'exhibition... ». Mais avant tout, elle s'était aussi donnée une mission, mener cette enquête à bien...
 La voilà nue ou presque face à cet œil de verre. Elle n'avait plus que ses escarpins sur elle. Monsieur M put ainsi constater à quel point la jeune femme était bien faite. Tout était fin chez elle, de ses jambes jusqu'aux traits de son visage. Elle n'était cependant pas dénuée de formes. Ses seins fermes et son joli cul rebondi faisaient en général la joie de ses amants.
  
Lucie sentait comme une forme de désir monter en elle. Nue dans ce couloir, elle se mit à imaginer des mains d'hommes se poser sur elle. Elle devait bien se l'avouer, s'exhiber ainsi l'excitait au plus haut point. Mais elle s'efforça de sortir au plus vite de ses rêveries et reprit son téléphone. Cette fois-ci, elle ne perdit pas de temps avant de poser une autre question

Et mon amie Stéphanie, elle te connaît également ?

 La réponse vibra quelques secondes plus tard :
 

Oui... Maintenant, agenouille-toi... et touche-toi jusqu'à l'orgasme.

 Dans un premier temps, Lucie analysa la réponse. Elle le connaissait et Stéphanie également. Les deux jeunes femmes s'étaient connues au magasin lorsque Lucie avait été embauchée. Stéphanie y travaillait déjà depuis quelques années à l'époque. Elles avaient très vite sympathisé. Les connaissances qu'elles avaient en commun avaient toutes, ou presque, un point commun : elles travaillaient dans ce centre commercial.
 Il était temps, maintenant de prendre en compte la seconde partie du message.
— T'es sérieux ? murmura-t-elle.  
Néanmoins, si elle voulait glaner d'autres infos, elle devait faire ce qu'il demande : se doigter ici. Sachant que les portes étaient verrouillées, ce n'était dans le fond pas si terrible non ? Cela resterait entre elle et cette caméra…
Alors elle prit sa jupe, la posa sur le sol, puis s'agenouilla dessus. Lentement, une de ses mains se faufila entre ses cuisses, trouva le chemin de son intimité déjà humide. Bien des pensées l'habitaient à cet instant. En douceur, elle commença à caresser ses muqueuses et rapidement, elle sentit de douces et agréables sensations envahir son être. Le téléphone vibra de nouveau. Qui la dérangeait à cet instant ? Dans un premier temps, elle se dit que cela pouvait attendre, mais peut-être était-ce monsieur M. ? De sa main libre, elle prit ce téléphone, lut le message. C'était lui.
 

Tu n'as qu'à imaginer que ce vigile entre dans ce couloir, il pourrait même être accompagné d'un autre homme, celui de ton choix, ton contact Tinder par exemple ? Imagine leurs quatre mains sur toi et tout ce que peuvent faire leurs deux langues, sur ta peau, entre tes cuisses, jusqu'à ce que leurs chibres ne te possèdent de toutes les manières possibles...

 Bon sang...
  
Elle y était ! Elle s'imagina parfaitement la scène, le vigile entrant d'un côté et de l'autre... Greg, le compagnon de Stéphanie. Elle n'eut aucun contrôle, ou presque sur cette pensée. Elle l'avait toujours trouvé à son goût. Mais bien entendu, il était en couple avec son amie et elle ne tenterait jamais quoi que ce fût avec lui. Mais au final, dans ses rêves, elle pouvait faire ce qu'elle voulait non ? Ils étaient donc tous les deux, autour d'elle, la caressant de toute part. Le vigile dévorait ses mamelons, baladait sa main sur son cul. Greg lui roula une pelle du tonnerre et glissa des doigts experts entre ses lèvres intimes.  
Le vigile se mit à genoux, dégustait son fruit et de sa langue experte, n'eut aucun mal à trouver son bouton rose. Greg, de son côté, s'empara de ses seins, les dévorant à son tour. Puis le vigile, s'allongea, son membre fièrement dressé semblait chercher à atteindre le plafond. Lucie s'y empala, posant ses mains sur son torse musclé pour prendre appui, elle monta et descendit lentement sur sa tige.  
Greg, encore debout, lui imposait une fellation avec poigne, elle dégustait son membre avec gourmandise, lui montrant qu'elle avait y faire, que tout rentrait dans sa bouche...
 Il se mit ensuite derrière elle et en douceur, il investissait son petit orifice, prenant le temps de la laisser s'habituer à cette nouvelle présence en elle. Puis peu à peu, il prit ses aises, sa pénétration se fit plus autoritaire et plus profonde. Assis à califourchon derrière elle, il la collait fermement à lui, dos contre son torse. Une de ses mains, baladeuse, glissa sur la poitrine de Lucie, puis descendit sur son ventre avant d'atteindre son clitoris qu'il trouva sans difficulté de ses doigts. Ces deux phallus qui la saccageaient comme jamais, ces doigts experts entre ses cuisses...
Les yeux de Lucie étaient fermés et brutalement, elle décolla. Sans réfléchir, n'étant plus en état de le faire, elle se redressa légèrement sur ses genoux afin de se donner plus d'aise dans ses caresses en se tenant au mur de son autre main. Elle se mit à trembler de tout son être. Son visage grimaça et la bouche grande ouverte, elle se cria sa jouissance en dégoulinant sur sa jupe.  
Pouvait-on l'entendre à travers la porte ? Allez savoir, Monsieur M pour sa part, était à cet instant bien frustré de ne pas avoir le son alors qu'il voyait la bouche de la belle grande ouverte toute tremblante. Mon Dieu, ce qu'elle était belle lorsqu'elle jouissait, il se maudit d'avoir cette pensée, ce n'était pas le but de la manœuvre, à l'origine Lucie ne faisait pas partie du plan...
Défaite, les cheveux décoiffés, Lucie était toute essoufflée et se remettait peu à peu de cet orgasme qu'elle s'était elle-même offert. Elle ouvrit doucement les yeux sortant ainsi de son songe torride. Elle regarda sa main en partie couverte de cyprine...
— Putain, je suis en train de faire quoi là...?
 Elle fouilla dans son sac à la recherche d'un kleenex pour s'essuyer. Sur l'instant, un peu gênée, elle n'osa croiser le regard de cette caméra qui n'était pourtant... qu'une caméra justement. Elle essuya sa main puis leva enfin les yeux pour regarder l'appareil vicieux. Elle reprenait peu à peu son souffle. Cela faisait longtemps qu'elle avait pris autant de plaisir à s'en donner, elle devait bien l'admettre...
 Mais elle avait encore d'autres questions en tête. Elle s'empara de son téléphone lorsque ce dernier vibra avant même qu'elle ne tape le moindre message
 

Tu étais sublime... mais je vais devoir te laisser, j'ai à faire ce soir, à bientôt peut-être ! Je déverrouille les portes...

 A ces derniers mots, la seule réaction de Lucie fut de grimacer en laissant échapper un
— Hein ?? Quoi ??
 Interdite, elle entendit maintenant ce grésillement et ce bruit mécanique dans chacune des deux portes...
— Sérieux ??? Enfoiré !!!! jura-t-elle, comprenant qu'il venait bel et bien de déverrouiller ces portes alors qu'elle était encore agenouillée sur le sol, dans le plus simple appareil.
 Alors elle se hâta de se relever, de se saisir de sa jupe et de l'enfiler à la hâte. Elle ramassa ensuite son haut, tant pis pour le soutien-gorge, elle voulait se couvrir au plus vite. Mais alors qu'elle avait encore le vêtement en main, la porte côté centre commercial s'ouvrit. Lucie, qui n'avait pas encore recouvert le haut de son corps, sursauta, puis d'un réflexe, se couvrit la poitrine de son bras tout en tenant encore son vêtement de son autre main.  
Mickael, le technicien de maintenance, apparut alors dans l'encadrement de la porte. Il se figea un instant. Il ne put s'empêcher de la regarder, seule une jupe quelque peu tachée la recouvrait. Elle était belle, élégante... sexy... Du moins, il la trouvait ainsi. Ses cheveux quelque peu désordonnés donnaient l'impression qu'elle venait de faire des folies de son corps. Il sentit son membre grossir dans son pantalon, mais il devait se reprendre. S'efforçant de sortir de sa contemplation, il plaça son poing devant ses lèvres et se racla la gorge avant d'avancer.
— Désolé... je… ne fais que passer... dit-il.  
Il commença à longer le couloir baissant la tête. Il fit tout son possible pour ne pas la regarder, sachant que son regard aurait bien du mal à se contenter des yeux bleus de la jeune femme. Son buste l'appelait, ses jambes l'appelaient, son corps tout entier l'appelait...
 Lucie, interdite, resta sans bouger et le regarda passer devant elle alors qu'il se dirigeait vers la porte de sortie menant au parking. Ce fut à cet instant que la jolie blonde l'interpella.
— Mickael c'est ça ?
 Le jeune homme se retourna et tenta de maintenir son regard dans les yeux de la vendeuse.
— Oui ? dit-il le cœur battant.
Il se mit à avoir des rêves surréalistes. Elle lui sauterait dessus et... ils baiseraient comme des fous dans ce couloir... Non, il devait chasser ses pensées, il avait une petite amie non ? Et puis c'était tout bonnement improbable, pourquoi une fille comme elle sauterait sur un mec comme lui ? Lucie poursuivit, ayant une intuition, son bras couvrant toujours sa poitrine.
— Tu t'y connais en informatique ?
— Heu... oui...
— Je veux dire... vraiment ?
— Oui ! C'est... ma passion. Je développe des programmes durant mon temps libre. Je répare des pc aussi...
 Lucie l'avait vu, à plusieurs reprises, venir chercher des colis de matériel informatique et avait déjà eu vent du fait qu'il réparait régulièrement des pc de certains employés du centre... Elle lui adressa un sourire charmeur avant de poursuivre, penchant la tête sur le côté.
— Cool... J'ai un problème avec mon pc. Il ne démarre plus. Tu pourrais peut-être... m'aider ?
— Je... heu… oui... OK ! Je commence à midi demain. Je passerai à ta boutique pour le récupérer.
 Lucie fit mine de réfléchir :
— OK... ou alors... et pourquoi pas chez toi ? Ce sera plus pratique. Tu as probablement tout ce qu'il te faut pour t'en occuper et... tu pourrais aussi m'apprendre des trucs... en informatique... je suis curieuse...
 Sur ces mots, elle décida de retirer son bras, dévoilant ainsi sa poitrine au jeune homme. Le regardant dans les yeux, elle joua de son charme et dans le même temps, s'exhiber l'excitait. Sur le coup, elle avait envie de sentir ce regard indiscret sur elle. Elle prit tout son temps avant de mettre son t-shirt, se demandant « va-t-il regarder ou non ? ». Elle voulait qu'il regardât. Son vœu fut vite exhaussé. Cela ne dura que quelques secondes. Quelques petites secondes durant lesquelles le regard du technicien se perdit sur ces délicieux dômes qu'il découvrait pour la première fois. Il aurait bien envie d'y poser ses grosses mains de bricoleur, mais il se disciplina de nouveau et la regarda dans les yeux.  
Lucie, pour sa part, satisfaite de son petit effet, décida de poser son t-shirt pour enfiler son soutien-gorge. Plus rien ne pressait désormais, même n'importe qui pourrait entrer, les voir et se faire des idées. Elle enfila ensuite le haut alors qu'il lui répondait, quelque peu troublé :
— OK... c'est d'accord, passe chez moi demain soir, vers 19h...
— Ta copine n'y verra pas d'inconvénient ?
— Elle ne sera pas encore rentrée...
 Lucie en fut soulagée, non seulement elle ne l'aimait pas beaucoup, mais aussi, si jamais elle jouait de nouveau de son charme, mieux valait qu'ils fussent seuls. En revanche, elle allait devoir faire en sorte de lui ramener un pc réellement en panne, car bien évidemment, elle avait menti. Une fois chez lui, elle pourrait approfondir son enquête. Il y avait deux options : ou Mickael était le coupable et ainsi, peut-être pourrait-elle fouiner un peu chez lui pour s'en assurer, ou alors il pourrait l'aider à trouver le coupable. S'il était doué, peut-être pourrait-il trouver qui se connectait à cette caméra ?
 En rentrant chez elle, Lucie passa le reste de la soirée à chercher comment faire en sorte de créer une panne crédible sur un ordinateur. Sur internet, on trouvait un tas de tutos pour les réparer, mais il était bien difficile d'en trouver un pour les faire tomber en panne...
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lemdam
11 mars 2023 à 10:59
Merci ;)
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Gubbe
10 mars 2023 à 17:04
Vivement la suite ;)
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lemdam
10 mars 2023 à 09:08
Merci à toi,
la suite arrive bientôt ;)
Et au passage, je n'en ai pas parlé en préambule, je remercie la personne qui m'a aidé à le corriger et qui se reconnaîtra si elle passe par là ;)
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max101
10 mars 2023 à 00:33
Superbe texte très bien écrit! Hâte de découvrir la suite :)
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lemdam
9 mars 2023 à 16:43
Merci !
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coqbrig
9 mars 2023 à 01:11
Excellente histoire ! Bravo
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