Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Julie, la reconquête — Chapitre 1 · La blessure intime
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Julie, la reconquête
Chapitre 1 · La blessure intime
Note de l'auteur : ce récit est basé sur le témoignage d'une amie très proche, confrontée à l'infidélité de son conjoint, mais qui ne manque pas de ressource pour le reconquérir !
Alban me trompe, j'en ai l'intime conviction. Et cette pensée m'horripile, me dévaste.
Et je crains que ce ne soit pas qu'une péripétie. Avec des sentiments au-delà d'un attrait physique. Depuis un certain temps, son comportement a évolué, car lorsqu'il est présent physiquement, son esprit est ailleurs. Il est aussi souvent retenu jusqu'à des heures tardives, alors que c'était auparavant occasionnel, lors de surcroît d'activité.
Pire, la dernière fois qu'il m'a fait l'amour, c'est une autre qui était dans sa tête. Je le ressens, sans pouvoir l'expliquer avec cartésianisme. Pour en avoir le cœur net, j'ai donc mené des investigations, notamment auprès d‘épouses de ses collaborateurs. Après divers recoupements, je pense avoir déterminé qui est ma rivale. Une certaine Estelle, qui a quitté la société récemment. Et qui était apparemment très proche de mon mari. Beaucoup trop proche. J'ai trouvé sa photo grâce à la magie de l'Internet et franchement, je ne sais pas ce qu'il lui trouve, elle n'a rien d'exceptionnel. Ou alors, c'est juste pour l'excitation de la transgression de l'adultère. A moins que ce ne soit une chienne lubrique, et c'est la paire de testicules d'Alban qui a pris le contrôle de son corps ! Et celle qui vide les couilles de mon mari m'évince...
Bigre, moi qui m'astreins habituellement à un langage exempt de vulgarité. Mais là, je suis vraiment en colère. Ceci étant, je reste lucide, je porte forcément une certaine part de responsabilité dans ce qui arrive.
Analysons froidement les choses et trouvons des solutions. Je me remémore certains événements anciens.
J'ai rencontré Alban il y a maintenant une quinzaine d'années, lors d'une soirée durant laquelle je m'enquiquinais à mourir, car la copine qui m'accompagnait, comme à son habitude, avait mis le grappin sur un grand gaillard beau parleur, me laissant livrée à quelques dragueurs assez lourds, visiblement attirés par ma grosse paire de seins, que certains mataient sans honte.
Et pourtant, je ne portais vraiment pas une tenue aguicheuse, plutôt «de vieille» selon mon accompagnatrice furtive. Un chemisier blanc boutonné jusqu'au cou, un petit gilet carmin, une jupe s'arrêtant juste au-dessus des genoux, des collants noirs et des chaussures à petits talons.
Lasse de ces comportements pesants, je m'apprêtais à partir, quand une phrase m'interpella.
— Mademoiselle, si je dois expirer ce soir, mon vœu est de me réincarner en petit paletot rouge.
L'homme est souriant, visiblement âgé de la trentaine, il présente bien, et ne semble nullement alcoolisé.
— Je suis désolé par la banalité de cette approche, mais vous semblez être l'objet de bien des attentions...
Je sens mes joues rosir. Il a de l'éloquence, il est visiblement cultivé. Et son regard ! Il laisse transparaître une telle assurance. La confiance en soi. La pugnacité.
— J'allais partir.
— Je comprends. Il y a des gens qui manquent singulièrement de tenue et se comportent tels des gorets...
— Et je ne suis pas amatrice de suidés.
— Je comprends. Il y a des gens qui manquent singulièrement de tenue et se comportent tels des gorets...
— Et je ne suis pas amatrice de suidés.
Et nous pouffons après ces bons mots, cet échange métaphorique ayant suffit à nous évaluer.
— Puis-je vous proposer d'aller boire un café ?
J'hésite. Il n'est pas déplaisant, mais c'est un type totalement inconnu. Serait-il aussi télépathe ?
— Et j'imagine aisément votre réticence. Je m'appelle Alban. Et soyez rassurée, je ne vous importunerai pas longtemps. Je décolle tôt demain matin vers l'étranger pour un déplacement professionnel.
Nous nous rendons dans un bar proche et y demeurons trois bonnes heures. Des échanges très syncrétiques, des fous rires, il a un humour assez singulier. Et même s'il s'efforce de n'en rien laisser paraître, ma poitrine épanouie lui plait.
— Je dois lâchement fuir, j'ai quelques préparatifs avant mon vol. Je vous laisse mon numéro. Si vous souhaitez poursuivre cette conversation...
Il est d'une rare correction. Et comme une idiote, je n'ai as eu la présence d'esprit de lui donner mon propre numéro. Bon, ne commence pas à tirer des plans sur la comète, ma fille, car ton unique relation amoureuse en fac a laissé des traces. Mais je dois avouer que je suis troublée. Pas de proposition malvenue, du tact, de l'intelligence, une situation professionnelle convenable et en plus, il n'est pas mal. Et surtout célibataire. Je ressens une douce touffeur dans mon ventre.
En rentrant chez moi, je me déshabille et me prélasse dans un bain aux senteurs parfumées. Les yeux mi-clos, je commence à me caresser. Mes mains malaxent mes gros seins moelleux, des avantages bien lourds à porter, les dorlotant délicatement. Ma respiration s'accélère, alors que mes doigts parcourent mon ventre, franchissent mon nombril, puis ma toison pubienne et viennent masser mes lèvres gonflées. Instinctivement, j'écarte les cuisses et mon index se fraye un passage dans l'orée ourlée de ma vulve, remontant doucement vers mon bourgeon déjà enflé et dorénavant libéré de son capuchon de chair.
Je ne puis réprimer un geignement quand le mouvement circulaire sur mon clitoris s'accentue. Je couine, accroissant la pression sur mon bouton de plaisir, je sens suinter ma liqueur intime. Je hurle comme une démente simultanément à une friction plus appuyée sur mon mont de Vénus. Mon corps se crispe, comme frappée par une décharge électrique, j'ai l'impression que ma moelle épinière est en ébullition.
— Albaaaaaaan !
Je peine à revenir à la réalité après cette jouissance intense. Je ne suis pas coutumière de la masturbation, mais cette fois... Je sors de la baignoire le corps couvert de mousse et me précipite sur mon téléphone. Je pianote fiévreusement le numéro d'Alban et renonce juste avant de démarrer un appel.
Je deviens folle. J'allais lui demander venir chez moi, de me sauter, alors que je suis si timide et réservée. Ce type que je viens de rencontrer si récemment provoque des réactions inattendues...
Je dois rester lucide. Et lui, s'est-il branlé en pensant à moi ? Je dois cesser de me triturer les méninges. Et si j'envoyais simplement un message pour lui souhaiter bon vol ? Non, mais je déconne complètement. Je dois aussi vérifier quelque chose et récupère dans la panière à linge la culotte que je portais. Elle est trempée et odorante.
C'est clair, il m'a retournée, et je le veux.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Daniel Johnson, premier ministre du Québec dans les années 1960, se plaisait à dire
«Quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console ».
:)
Quelle magnifique rencontre
Si le hasard n'existe pas voici un très beau moment
Pas assez cru ? Pas assez "trash" ?
Je ne puis pourtant me résoudre au nivellement par le bas...
A ta place je me focaliserais sur le fait que ton histoire TE plaise.