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✦ Raph1650 Une parenthèse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une parenthèse — Chapitre 4

49 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Raph1650
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Une parenthèse

Chapitre 4

Olympe réfléchit un instant, puis me lança :
— Hmm… Quelle a été ton expérience sexuelle la plus excitante ? Là, on ne parle plus d'un fantasme réalisé, mais d'une aventure bien réelle, que tu as vécue, et à laquelle tu ne t'attendais pas. Un super souvenir, auquel tu repenses souvent… quand tu te masturbes, par exemple.
Je levai le bras pour commander deux nouveaux cocktails, soutins son regard et soufflai :
— Hmm… c'est une histoire de tentes.
— Pardon ?! Une histoire de tentes ?! s'exclama-t-elle, les yeux ronds.
Je ris devant sa mine amusée et repris :
— Oui. C'était quelques mois avant que je ne rencontre Aude. J'étais encore dans ma période de découverte assidue.
Olympe et moi étions absorbés l'un par l'autre. L'alcool nous désinhibait complètement. Les premières histoires que nous venions d'échanger nous avaient terriblement excités, et j'avais envie de me jeter sur elle. Mais je me retins et pris un instant pour réfléchir à la meilleure façon d'introduire mon récit, en posant d'abord un peu de contexte :
— À l'époque, je passais beaucoup de temps avec un ami espagnol, Juan. On travaillait ensemble, mais on se voyait aussi beaucoup en dehors. Très sympa, très beau, très fêtard. Il était en couple avec Lili, qui vivait à Séville, et ils entretenaient une relation à distance. Ils étaient ensemble depuis un an et demi, à l'époque, et s'arrangeaient pour se voir tous les mois. Soit elle venait à Paris, soit lui se rendait à Séville. Tout marchait bien entre eux mais Juan s'autorisait quelques libertés avec d'autres femmes en France ; libertés dont Lili ignorait tout, évidemment.
Lili était magnifique : très belle, avenante, chaleureuse, souriante, fêtarde, dragueuse, provocante et dotée d'un corps absolument parfait, d'une poitrine importante, pleine et ferme, et d'un cul magnifique. Elle posait d'ailleurs régulièrement pour des photographes… Mais je ne pense pas qu'elle couchait avec eux.
Olympe relava immédiatement ma remarque, me fit une grimace et me renvoya avec aplomb :
— Eh bien c'est dommage, car elle ne sait pas ce qu'elle rate !
Je ris et poursuivis :
— Juan m'avait présenté Lili un week-end d'hiver — je m'en souviens très bien — et le courant était tout de suite passé entre nous. Ce week-end-là, nous avions fait la fête sans relâche. On avait beaucoup ri, elle et moi, et un jeu de séduction, à la fois léger et attendrissant, s'était installé entre nous. Le samedi soir, je me rappelle avoir dormi chez Juan, incapable de rentrer chez moi, et je les avais entendu baiser comme des fous, depuis le canapé du salon.
Dans les mois qui suivirent, Lili revint plusieurs fois plusieurs fois à Paris, et, à chaque visite, nous nous entendions un peu mieux. Nous rapprochions un peu plus. Lors de ses passages, je trouvai toujours un prétexte pour dormir chez Juan, et, avec le temps, un jeu se mit en place entre Lili et moi, le dimanche matin. Nous jouions à celui ou celle qui exciterait le plus l'autre, dès que Juan quittait l'appartement pour aller courir. Lili sortait alors de sa chambre seulement vêtue de nuisettes transparentes et ridiculement courtes, venait me retrouver au salon et s'affairait l'air de rien, en se penchant et en m'offrant sans pudeur la vue de ses seins parfaits ou de sa chatte impeccablement épilée. De de mon côté, je feignais de dormir, en l'entendant arriver, nu sur le canapé, ma queue dressée à peine dissimulée sous un coin de couette et la laissai me regarder.
Plus le temps passait et plus on allait loin. Peu à peu, Lili sortit de sa chambre seulement vêtu d'un string très fin, en cachant à peine ses seins de son bras, ou totalement nue, simplement enveloppée dans une serviette trop courte. De mon côté je sortais de la douche sans rien porter, dissimulant simplement mon sexe d'une main.
Lors de sa dernière visite, nous étions plus proches que jamais et, ce dimanche matin là, je l'ai trouvée entièrement nue sur son lit en train de se masturber. Positionnée comme elle l'était elle m'offrit une vue parfaite de son corps, sous tous les angles, et je me mis à me caresser en la regardant. Très vite, son regard se planta dans le mien, naturellement, et on se mit à se masturber en se fixant. C'était fou.
En Juin de cette année-là, Juan me proposa de les accompagner, Lili et lui, à un festival de musique électronique, qui avait lieu près de Séville, début Août. J'acceptai de me joindre à eux pour cinq jours et quatre nuits, et, dès mon arrivée, j'eus le sentiment que ce séjour allait être dingue.
L'événement était incroyable, parfaitement organisé. Nous dormions sous des tentes, dans un coin un peu à l'écart. Celle de Juan et Lili était plantée juste à côté de la mienne.
Quand Lili apparut pour la première fois, je crus défaillir. Elle portait un simple body blanc atrocement sexy et un mini-short en jean qui mettait parfaitement en valeur son corps parfait. Elle était très bronzée, je la voulus dès que je la vis.
La première journée, nous fîmes la fête comme des possédés. Tard, dans la nuit, je ramenai une belle espagnole sous ma tente et la baisai pendant deux heures en rivalisant avec les gémissements de Juan et Lili.
Le jour suivant, nous passâmes à nouveau notre journée à danser, et je ramenai une nouvelle conquête sous ma tente le soir. Pendant ces deux premiers jours, les échanges de regards avec Lili furent nombreux mais aucun de nous ne franchit le pas.
C'est seulement le troisième jour que les choses s'accélérèrent. Nous avions dansé toute la journée, et Lili et moi nous étions beaucoup rapprochés. Puis, vers 18h, alors que Juan dormait, elle me demanda de l'accompagner aux douches : il y avait beaucoup de monde à cette heure-là, et elle ne voulait pas y aller seule. Une fois sur place, elle me proposa de l'accompagner à l'intérieur de la cabine, et, sans la moindre gêne, fit glisser la petite robe qu'elle portait et se retrouva nue devant moi. Le jeu reprenait. Après m'avoir copieusement provoqué, je me déshabillai à mon tour et on s'est regardés, longuement, avec un désir fou, brûlant… mais sans jamais se toucher.
— C'est vrai ?! me coupa Olympe. Sans jamais vous toucher ? Moi, j'aurais craqué tout de suite !
Je ris et poursuivis :
— Le soir même, on s'est cherché comme des fous et au petit matin, même schéma que les deux nuits précédentes : j'ai entendu Lili se faire prendre avec rage, alors que, sous ma tente, je baisais moi aussi une autre conquête, en ne pensant qu'à elle.
Le lendemain, Lili et moi savions que c'était mon dernier jour, et la tension sexuelle entre nous était devenue presque insupportable. La chaleur écrasante faisait briller les corps, et nous passâmes la journée en maillot. Lili portait un tanga atrocement sexy, qui révélait bien plus qu'il ne cachait, et, dans la foule, dans la piscine, en dansant, nous nous désirions ouvertement.
Le soir venu, elle enfila une robe en maille blanche, aussi transparente que sublime, qui laissait deviner chaque courbe de son corps merveilleux et nous assistâmes à un concert incroyable. Plus tard dans la nuit, un grand groupe d'amis de Lili débarqua, et peu à peu, nous nous perdîmes de vue dans la foule.
Finalement, je me retrouvai seul, errant un moment avant de croiser Juan, lui aussi isolé et épuisé. Nous rentrâmes ensemble vers deux heures du matin, chacun rejoignant sa tente. La chaleur était accablante. Je me déshabillai complètement et tentai de trouver le sommeil, en vain. Puis, vers trois heures du matin, j'entendis la fermeture éclair de ma tente s'ouvrir…
— Ah ! La partie croustillante ! me souffla Olympe.
Je lui fis un clin d'oeil et poursuivis :
— Une silhouette féminine se glissa dans ma tente, et je la reconnus aussitôt : c'était Lili. Je me demandai ce qu'elle faisait là. Sans un mot, elle se déshabilla entièrement, puis s'allongea naturellement près de moi, nue. Elle se colla ensuite contre mon corps, en cuillère, et mon sexe vint se caler instinctivement entre ses fesses. Puis elle saisit mon bras, le ramena autour d'elle et posa ma main sur ses seins. C'est à ce moment-là que je compris : elle s'était trompée de tente. Et elle ne s'en était pas encore aperçue. Je restai immobile, figé, incapable de parler.
Au bout de quelques instants, Lili fit onduler lentement ses hanches contre ma queue. Réaction incontrôlable : je bandai aussitôt. Lorsqu'elle le sentit, un léger gémissement de satisfaction s'échappa de ses lèvres, et elle intensifia ses mouvements. Deux minutes plus tard, j'étais dur comme du bois et je ne savais plus quoi faire. Désemparé mais excité comme jamais, je finis par me laisser emporter, épousant ses gestes, et nous nous mîmes à faire virtuellement l'amour. En plaquant ma queue contre son anus, je sentis bientôt un objet métallique froid et réalisai qu'elle portrait un plug anal. Cette découverte me fit frissonner de désir, et j'accentuai encore mes mouvements. La scène devint brûlante.
Doucement, je me mis à faire glisser mes mains sur son corps — sur ses seins, son ventre — descendant un peu plus à chaque passage, tandis que mes lèvres effleuraient tendrement son cou. Quelques minutes plus tard, mes doigts glissèrent le long de sa fente, déjà trempée. Elle vibra sous mes caresses, et un petit cri lui échappa lorsque je titillai pour la première fois son clitoris, délicatement.
Ce n'est que lorsqu'elle passa une main dans mes cheveux et m'embrassa fougueusement que Lili réalisa qu'elle n'était pas avec Juan. Elle se figea, un peu paniquée, comme sortie brusquement d'un rêve. Mais je continuai à la caresser, à l'embrasser doucement, tout en lui parlant à voix basse. Au bout d'une minute, elle était apaisée. Elle avait compris son erreur… et semblait s'en accommoder parfaitement. Tout comme moi.
Pour preuve — et à mon grand bonheur — Lili se mit elle aussi à caresser mon corps, effleurant mes bras, mes cuisses, avec une tendresse brûlante. Puis, tout naturellement, elle glissa une main entre nos corps, saisit ma queue et commença à me branler lentement, pendant que j'insérais un doigt en elle.
Après quelques instants, elle poussa le jeu un peu plus loin : elle fit passer ma queue entre ses jambes, et recommença à onduler son bassin, faisant glisser le bout de mon sexe le long de sa fente humide, avec une précision surprenante.
Nous reprîmes alors notre danse silencieuse, cet amour sans pénétration, à la limite du réel, haletants, électrisés. Entre deux gémissements, on se demandait à mi-voix si l'on devait aller plus loin… ou pas. C'était torride.
Puis, après de longues minutes à frôler la limite, Lili me demanda, dans un souffle à peine audible, de la baiser très fort. Sans réfléchir, je m'enfonçai alors en elle d'un seul mouvement, et commençai à la baiser avec force, la serrant dans mes bras, lui assénant de puissants coups de reins. Cinq minutes de sexe brut, sauvage, viscéral.
Puis Lili se dégagea ensuite de mon étreinte, se redressa, m'enjamba et s'empala de nouveau sur moi, sans détour. Dans l'obscurité ponctuée des lueurs lointaines des concerts, ses courbes se dessinaient à la perfection. Cette vision me rendit fou. Nos corps claquaient l'un contre l'autre, sans retenue. On baisait comme deux animaux en proie à un désir fou, trop longtemps contenu. On s'embrassait, on se caressait, on gémissait. Lili jouit très rapidement sur moi, et moi, dans sa bouche, quelques minutes plus tard.
Après ce premier orgasme, on s'écroula tous les deux et on discuta en riant, pendant un petit moment. Elle me dit qu'elle s'était réellement trompée de tente, ce qui nous fit encore plus rire, à peine dix minutes plus tard, le désir reprit le dessus et sans un mot, Lili se plaça au-dessus de moi, en soixante-neuf. Elle engloutit à nouveau mon sexe, tandis que je me mis à la lécher avec ferveur. Nous nous dévorâmes l'un et l'autre, perdus dans une sensualité folle, pendant de longues minutes. Dans cette position, j'avais un accès parfait à son plug, avec lequel je commençai à jouer doucement, la faisant frémir de plaisir, pendant que je continuais à la lécher avec avidité.
Au bout de cinq minutes, nos sexes étaient trempés de salive, et, fou de désir, je me redressai, me positionnai entre ses jambes et la pénétrai d'un seul coup. Allongée sur le dos, elle s'offrait à moi, et je saisis fermement ses hanches et me mis à la pilonner à grands coups de reins.
Emportée par le plaisir, Lili ne tarda pas à perdre tout contrôle, ses cris devenant trop forts, et je dus plaquer ma main sur sa bouche pour la faire taire. À intervalles réguliers, je m'allongeais sur elle pour l'immobiliser, enroulais ma langue autour de la sienne, et redoublais mes assauts, pour la rendre folle.
Puis, la sentant de nouveau au bord de l'orgasme, je la saisis et la mis à quatre pattes devant moi. Lili releva alors les fesses, se cambra, et je replongeai en elle sans attendre, la pilonnant encore avec fougue, sans retenue. Juste avant de jouir, elle enfouit la tête dans mon oreiller, et tout son corps se mit à trembler. Puis, elle s'abandonna à un orgasme long, intense, profond. La voir jouir ainsi… C'était magique...
De mon côté, je sentais que la jouissance n'était pas loin non plus et je saisis alors son plug, le retirai doucement de son cul, puis me redressai, guidai mon gland à l'entrée de son anus, et m'enfonçai en elle d'un seul mouvement avant de commencer un va-et-vient lent et maîtrisé.
J'accélérai ensuite peu à peu, trouvant le rythme, porté par les gémissements de Lili, puis, après quelques minutes délicieusement intenses, lorsqu'elle me sentit approcher du point de non-retour, elle retira mon sexe de son anus, fit volte-face et se remit à quatre pattes face à moi. Sans attendre, elle reprit ensuite avidement ma queue dans sa bouche et se remit à me sucer avec frénésie, jusqu'à ce que j'éjacule au fond de sa gorge.
Une fois sûre d'avoir tout avalé, Lili se redressa, m'embrassa à pleine bouche et nous nous écroulâmes à nouveau, entrelacés. Nous restâmes ainsi quelques minutes à nous embrasser et à parler en chuchotant, puis elle rassembla ses affaires et quitta lentement ma tente… en oubliant volontairement son plug derrière elle.
Le lendemain, en fin de matinée, alors que je faisais ma valise, je vis Juan et Lili revenir des douches. Juan, hilare, me lança qu'il m'avait entendu baiser une nana dans la nuit — sans se douter un instant qu'il parlait de Lili. Un échange amusant s'ensuivit entre nous trois, plein de sous-entendus et de rires. Au cours de la conversation, je dis à Lili, sous forme d'allusions que seule elle pouvait comprendre, que j'avais adoré cette nuit et que je voulais la revoir. Et, je partis peu après.
— Incroyable cette histoire ! Et tu as revu Lili ?
— Non. Juan et elle se sont séparés peu après. Elle a fini par découvrir toutes les relations qu'il avait eues — et qu'il avait encore à l'époque — avec d'autres femmes, en infiltrant sa boîte mails. Elle a fait sa valise directement. Elle m'a écrit quelques mois plus tard en me proposant de venir la voir à Valence… mais à ce moment-là, je venais de rencontrer Aude.
— Hmm… Ce n'était pas vraiment une bonne idée d'y aller, en effet.
— Non… Mais je n'ai jamais oublié cette nuit avec elle.
— Tu m'étonnes !
Olympe m'observa ensuite, un sourire en coin, puis souffla :
— Elle doit vraiment être spéciale, cette Aude, pour que tu aies refusé de revoir cette Lili ! Et tu vois encore Juan ?
— Oui, on se voit encore de temps en temps. Aude le trouve très beau, donc j'espace les rencontres...
Olympe éclata de rire à nouveau et poursuivit :
— Oui… Fais attention à toi, Raph. La roue finit toujours par tourner, tu sais.
Puis elle réfléchit et ajouta, un sourire en coin :
— Et d'ailleurs heu… Ce Juan… Très sympa, très beau, très f…
Je la coupai net.
— Non. N'essaie même pas. Je ne te le présenterai jamais.
Nouvel éclat de rire éclata de rire et j'enchaînai :
— Ton tour !
Olympe me lança un regard malicieux et se mit à réfléchir :
— Hum… Mon expérience sexuelle la plus excitante…
— Oui, une aventure improbable vécue.
— Hmm… Un inconnu m'a fait l'amour dans sa voiture pendant plus de deux heures.
À nouveau, je sentis une onde de jalousie me traverser, mais je la repoussai et fis signe à Olympe de me raconter.
— C'était deux ou trois ans après mes aventures Brésilienne, je crois. Toujours dans le cadre d'une mission professionnelle. En France cette fois-ci, à Toulouse. À ce moment-là, je batifolais. J'étais plus ou moins avec un mec depuis deux mois, mais je n'étais pas du tout investie. J'avais envie de plaire, de me sentir désirée.
A Toulouse, j'avais retrouvé une amie d'école que j'aimais bien et elle était dans la même situation que moi. Avec quelqu'un, mais rien de sérieux, et elle faisait régulièrement des pas de côté. Un jeudi soir, elle me proposa de sortir. Elle connaissait bien la ville et me donna rendez-vous dans un bar tendance. L'endroit était très cool, plein de gens beaux. Après avoir bu deux ou trois cocktails, on s'est mise à danser, et puis soudain, je le vis : un homme en blouson, planté au milieu du bar. Il attira tout de suite mon attention. Le genre de brun ténébreux qui fait craquer les filles. A ce moment là, j'étais déjà pompette, complètement désinhibée, et j'ai commencé à le regarder avec insistance. Nos regards se croisèrent plusieurs fois, et, ne le voyant pas faire le premier pas, je me décidai à aller lui parler. Je marchai donc vers lui, et arrivée à sa hauteur, lui lançai sans réfléchir : “Tu me plais et j'ai envie que tu me baises”.
Je plaquai une main sur mon visage, l'air désespéré, et soufflant “Mon Dieu”. Olympe éclata de rire en me voyant faire et continua, hilare :
— Oui, je sais, un peu direct comme approche, mais j'étais ivre et très excitée. Mon brun ténébreux resta décontenancé un instant, puis il éclata de rire. Il me demanda qui j'étais, je lui demandai qu'on ne se donne pas nos prénoms, il me sourit et me proposa de sortir dehors pour discuter. Je le suivis et nous parlâmes de tout et de rien, des sujets légers, insouciants. Pendant un long moment, je pris tout le temps de le regarder. Il était réservé, mystérieux. Je ne connaissais rien de lui mais il était vraiment très beau et j'avais une envie folle de le bouffer.
A un moment, il me redemanda si ma phrase d'accroche était sérieuse, s'il devait me prendre au mot, et je lui répondis en souriant de me prendre tout court. Puis, sans lui laisser le temps de me répondre, je l'embrassai. Un long baiser, intense, langoureux.
Agir comme ça n'était pas du tout dans mes habitudes, mais là, c'était divin, libérateur, doux. On était attiré l'un par l'autre et on cédait au plaisir. Sans retenue. Naturellement.
On s'est embrassés, devant ce bar, pendant un long moment, et peu à peu, ses baisers sont devenus plus fougueux : il me mordait les lèvres, le lobe de l'oreille, le cou. Il me caressait partout : mon visage, mes cheveux, mes fesses, mes seins. ll explorait mon corps, prit ma main et glissa un de mes doigts dans sa bouche.
Bientôt, il me poussa contre un mur, me tenant par la taille, et se plaqua contre moi. Je sentis sa queue dure contre mon bas ventre. Nous nous parlions crûment. Il me dit qu'il voulait me baiser là, tout de suite, contre le mur. Ça m'excitait à fond.
Puis, vers deux heure trente du matin. Nous nous mîmes un peu en retrait, à côté du bar. Il me plaqua à nouveau contre un mur, glissa sa main dans mon string et commença à me doigter. Il était doux, s'y prenait bien et s'enfonçait très profond en moi. Je mouillais comme une folle. Puis il me demanda de le sucer. Sans réfléchir, je retirai sa main de mon string, je me baissai et le pris en bouche. Son sexe était très beau, long, large, dur, et la liberté que je prenais de lui faire une fellation en pleine rue m'excitait terriblement.
Après quelques minutes, crevant d'envie de plus, je me relevai et lui ordonnai de m'emmener chez lui pour me baiser. J'avais confiance en lui. Je me sentais en sécurité. Mais, dans la voiture, le désir s'avéra beaucoup trop fort et on ne pu pas attendre. Rapidement, je lui demandai de trouver un endroit calme. Il gara la voiture à l'arrache et nous nous jetâmes l'un sur l'autre, sur la banquette arrière. Nous nous déshabillâmes mutuellement. J'étais trempée.
J'avais encore envie de sentir sa queue dans ma bouche. Alors je me mis à quatre pattes sur la banquette, juste au dessus de lui, assis normalement, et je baissai doucement son caleçon. Sa queue était encore très dure. Je commençai par la lécher par petites touches rapides, taquinant son gland, tournant autour, sans jamais l'engloutir. Lui se contractait en gémissant, remontait son bassin, comme pour m'y pousser. Et, après quelques longues minutes de jeu, j'obtempérai enfin et il s'enfonça fermement entre mes lèvres.
Positionnée comme je l'étais, je faisais de mon mieux pour garder l'équilibre en m'appuyant sur un bras. Avec l'autre main, je tenais sa queue bien droite et je le suçais avec un plaisir non feint. De son côté, il avait glissé une main entre mes jambes et me pénétrait avec ses doigts. Ses va-et-vient me rendaient folle.
Après une longue fellation, il m'allongea sur la banquette et descendit à son tour. Puis il me fit un cunnilingus incroyable. Il me parlait très directement, me disait qu'il adorait me lécher, que j'étais superbe, qu'il n'avait jamais vécu ça. Je lui ordonnai de se taire et de continuer à me lécher en lui plaquant la tête contre ma chatte. Grâce à la lumière du dehors, j'avais une belle vue sur son corps. Il était musclé, rasé, très propre.
Après un long cunni, il me demanda de le sucer à nouveau. Je me suis exécutée sans réfléchir, en poussant son sexe au fond de ma gorge. C'était à la fois doux et animal. On a changé de place et de rôle de nombreuses fois : fellation, cunnilingus, caresses, il m'a demandé de lui lécher les couilles, ce que je ne fais jamais… et ce que j'ai fait directement… En le sentant vibrer sous ma langue, je me sentais puissante, forte, maîtresse de son désir.
Après une demi heure de préliminaires intenses, on n'en pouvait plus. Il me releva alors et me pénétra avec force en me regardant très intensément. Il me caressait les seins, le corps, les cheveux, le cou, tout en me faisant l'amour. C'était sauvage. Je me laissais totalement faire. J'étais soumise. Il me baisait, me retournait, me prenait comme il le voulait et je le laissais faire.
J'ai eu un premier orgasme très fort quand j'étais sur lui. Je le chevauchais et il me pénétrait très profondément, en me léchant les seins.
À un moment, on manqua d'espace et il décida d'ouvrir la portière arrière. Je me retrouvai alors à quatre pattes, le buste contre la carrosserie, et il me prit là, bestial, sans une pause, sans un mot. Nous baisions. Rien d'autre n'existait.
Plusieurs fois, il se retira de ma chatte pour s'enfoncer dans ma bouche. Plusieurs fois, il redescendit me lécher en me disant que j'étais la plus belle femme du monde, qu'il adorait mon goût, qu'il adorait ma chatte. A un moment, il me lécha longuement l'anus. C'était divin. Je pensai alors qu'il allait me sodomiser, ce que j'aurais accepté avec joie, mais il n'en fit rien. Il s'enfonça à nouveau dans ma petite chatte et se remit à me limer. Il était très endurant, il se contrôlait, savait ce qu'il faisait, et il me rendait dingue.
J'ai eu un deuxième orgasme en le regardant me pilonner sauvagement alors que j'étais allongée sur le dos à l'intérieur de la voiture et lui, debout, à l'extérieur.
Nous ne connaissions même pas nos prénoms. Il m'appelait simplement « magnifique », « trop belle », « trop bonne », « incroyable »… Et on a baisé comme ça pendant deux heures et demie, sans jamais décrocher.
À la fin, en le sentant vibrer en moi, je le repris en bouche et lui soufflai de jouir sur ma langue. Il se mit à aller et venir entre mes lèvres, longtemps, comme s'il ne voulait jamais s'arrêter. Quand il a finalement déversé une énorme quantité de sperme sur ma langue, il était presque cinq heures du matin. Et moi… j'avais encore envie de lui. Mais il était à bout de forces.
On reprit la route sans un mot. Il me déposa au coin de la rue de mon hôtel. Je l'embrassai une dernière fois et nos vies reprirent leur cours. Je ne l'ai jamais revu.
J'étais sans voix. J'adorais ce qu'elle me racontait. On n'en pouvait plus, tous les deux. On gigotait sur nos chaises pour contenir nos désirs, les yeux accrochés l'un à l'autre. Il était presque minuit. On avait enchainé les cocktails en parlant, espérant que l'alcool allait faire redescendre la pression, en vain. Puis, Olympe se pencha vers moi et poursuivit :
— Voilà! Questions sur nous maintenant : qu'aimais-tu le plus chez moi ?
Encore sous le choc de son histoire, je répondis après un temps de réflexion:
— Ce que j'aimais le plus chez toi ? Hum… C'est ce que je découvre encore aimer vingt-quatre heures après t'avoir retrouvée : toi, ta beauté, ton humour, ton rire, ton parfum, ta folie, ton goût pour la vie, pour le sexe…
Olympe me regardait en souriant, visiblement flattée. Je me penchai alors un peu plus vers elle, après avoir discrètement jeté un œil à droite et à gauche, comme si j'allais lui confier un secret d'État, et, à voix basse, j'ajoutai :
— Et… je mentirais si je n'évoquais pas ton corps somptueux et ton merveilleux petit cul bombé… que tu as toujours très très beau d'ailleurs.
Olympe rit puis s'arrêta net et me chuchota, l'air faussement choquée :
— Attends! Ne me dis pas que tu as eu le culot de regarder mes fesses depuis hier ?
Je pris l'air effrayé, fis non de la tête en souriant et je lui lançai :
— Et toi, qu'aimais-tu le plus chez moi ?
Olympe réfléchit un moment, puis me répondit :
— Hum… J'aimais ton côté organisateur, fonceur, protecteur. J'aimais quand tu prenais les choses en main, quand tu prenais soin de moi. J'aimais ta façon de me rassurer, de me donner confiance en moi, de me mettre à l'aise. J'adorais me laisser guider par toi. Dans la vie de tous les jours… comme quand on faisait l'amour.
Nous avions envie de nous jeter sur la bouche de l'autre. Nous tentions de ne rien laisser paraître, mais nos corps, eux, ne mentaient plus. Je souris, m'approchai un peu plus d'elle et lui lançai :
— Question suivante ?
— Hmm… Qu'aimais-tu le plus quand on faisait l'amour ? De quoi te rappelles-tu encore aujourd'hui ?
Je pris une seconde pour réfléchir, puis répondis :
— J'adorais l'intensité de nos baises. On y mettait tout : de l'amour, de la folie, de la fureur, de la passion… parfois de la haine. Et de l'imagination. Rappelle-toi, on a passé des heures à s'embrasser, à se provoquer, à se caresser, à se lécher et à faire l'amour dans les endroits les plus absurdes… dans une voiture sous un lampadaire à 5 heures du matin...dans une cabine d'essayage... dans un avion... dans un parc d'attractions... dans un jardin public…
Olympe rit en se remémorant tous ces souvenirs et se joignit à moi pour allonger la liste.
— Dans des thermes, en Suisse ! continua-t-elle.
— Dans un sauna !
— Sur un terrain de tennis ! J'avais perdu. Le gage était de te sucer… et ça a dérapé.
— Oui, je m'en souviens! Dans une forêt !
— Sur un trampoline !
— Oh, le trampoline !… je l'avais oublié ! Hmm… Dans un cinéma !
— Dans des douches publiques… dans un port, en Bretagne.
— Oh, les douches du port de plaisance… On ne pouvait pas faire l'amour dans le bateau à cause de tes parents. Tu avais crié tellement fort que les gens avaient toqué à la porte…
Olympe éclata de rire et je continuai :
— On adorait ça! On disait oui à tout. On vivait pleinement chaque instant. C'était génial! Je n'ai pas revécu une telle intensité depuis toi.
Olympe sourit et acquiesça d'un signe de tête. Son regard était fixé sur moi, vibrant, comme si elle vivait à nouveau chacun des souvenirs que j'évoquais. Puis, après un court silence, les yeux ancrés dans les siens, je baissai légèrement la voix. Mon visage s'approcha du sien, lentement, pleinement conscient de l'effet que mes mots allaient produire et je chuchotai :
— En y pensant, je crois que ce que j'aimais le plus, quand on faisait l'amour, c'était me glisser en toi. J'adorais te pénétrer. Et puis aller et venir en toi. T'entendre gémir dans le creux de mon oreille. Te regarder jouir. J'adorais ça… Voilà… Ma réponse te convient ?
Olympe accusa le choc. Ses pupilles dilatées, son souffle à peine retenu… elle était belle comme le jour. Quelque chose en elle avait soudain changé : son regard était encore plus intense, son attitude plus fébrile. Elle ne s'attendait pas à cette dernière confession. De mon côté, j'étais ravi de l'effet que j'avais produit. Je la fixais en souriant, la toisant doucement, savourant ce moment suspendu.
— Hmm… Oui, oui… Ca me va bien…
— Et toi ? Qu'aimais-tu le plus quand on faisait l'amour ?
Olympe prit une profonde inspiration, comme pour se recomposer. Elle réfléchit un instant, puis un sourire malicieux vint lentement se dessiner sur ses lèvres. Elle me fixait droit dans les yeux. Je voyais dans son regard une hésitation : elle se demandait si elle pouvait vraiment dire tout haut ce qu'elle avait en tête. Alors, à voix basse, je soufflai doucement :
— Olympe… On a dit 100 % transparent.
Elle éclata de rire et me répondit :
— Arrête de me lire comme ça ! C'est pas juste !
Puis elle marqua encore une pause, se pencha vers moi et continua :
— Ok… alors je vais te le dire. J'adorais ton sexe. J'adorais sa forme, sa largeur, sa longueur, j'adorais le tenir dans ma main, le branler lentement en te regardant droit dans les yeux. Encore aujourd'hui, il m'arrive d'y repenser quand je me touche.
Je frémis malgré moi. Puis Olympe, désireuse de me renvoyer la balle après ma dernière tirade, se pencha encore un peu vers moi. Ses lèvres effleurèrent presque mon oreille, et d'une voix lente, basse, sensuelle, elle murmura :
— J'adorais lécher ton sexe. Longtemps. Le prendre entièrement dans ma bouche, le pousser dans le fond de ma gorge, sentir tes mains dans mes cheveux, et avaler chaque goutte de ton sperme quand, enfin, tu craquais. J'adorai aussi m'empaler sur lui… Le sentir me remplir, me faire l'amour avec douceur, ou bien me défoncer avec ardeur… Ta queue me faisait beaucoup jouir… Je l'ai vraiment regrettée quand tu es parti.
Je sentais son souffle chaud dans mon oreille, et ses mots me laissèrent sans voix. Incapable de répondre, je restai figé. Le sourire triomphant d'Olympe en disait long sur la fierté qu'elle éprouvait et, après un bref silence, pour briser cette tension brûlante, que j'avais moi-même provoquée, je soufflai en souriant :
— Hum… Tu l'as regrettée… Mais qui t'a le plus manqué au bout du compte ? Moi ou mon sexe ?
Olympe rit puis elle planta ses yeux dans les miens et me répondit directement :
— Ton sexe. Toi, t'es un sale con. Je te l'ai déjà dit plusieurs fois depuis hier.
Nous avions terminé nos desserts et derniers cocktails depuis un petit moment et notre serveur reparut à ce moment pour débarrasser nos assiettes. Il nous annonça, en s'excusant, que notre table devait être libérée, mais que nous pouvions poursuivre la soirée au bar autour d'un dernier verre. Une bouffée d'air bienvenue pour nous deux. Olympe et moi étions dans un état second.
Nous quittâmes la table et allâmes nous installer au bar, sur deux chaises hautes. Deux nouveaux cocktails nous attendaient déjà. Nos jambes se frôlaient, et ce simple contact suffisait à nous électriser. Si proches, nos parfums se mêlaient, Nos visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et nos regards affamés passaient sans cesse de nos yeux à nos lèvres. Nos voix s'étaient faites murmures, chargées de tension, et je sentais la fraîcheur de son souffle contre ma peau. Tout en moi hurlait de me jeter sur elle… mais je me contins tant bien que mal. Et, dans un souffle, je dis :
— Tu… Tu es sublime, Olympe.
Puis, avec un sourire, j'ajoutai :
— J'ai le droit de dire ça ou pas ?
Olympe baissa la tête en souriant, flattée, puis elle me répondit :
— Non, tu n'as pas le droit… pas comme ça…
Puis, j'enchaînai peu après :
— J'ai encore une question.
— Je t'écoute.
— Est-ce qu'il y a quelque chose que tu regrettes ? Quelque chose qu'on n'a pas fait… et que tu aurais aimé qu'on fasse ?
Elle me fixa un long moment puis elle sourit et me lança sur un ton moqueur :
— J'aurais aimé que tu restes… Surtout quand je vois ce que tu es devenu.
Elle se mit ensuite à rire devant mon air soudain gêné, et je répondis :
— Non, pardon, je voulais dire…
— J'ai très bien compris ce que tu voulais dire. Mais la perche était trop belle. Hmm… je regrette de ne pas avoir été plus ouverte avec toi. De ne pas avoir tenté plus de choses. J'ai été trop sage. J'aurais aimé être plus folle, avec toi.
Touché par sa sincérité, j'avais envie de la prendre dans mes bras. Puis elle reprit :
— Et toi ? Tu regrettes quelque chose ?
Je la regardai droit dans les yeux, pris quelques secondes de réflexion et soufflai :
— Hmm, je regrette deux choses.
— Deux ? Dis-moi !
— La première me brûle depuis hier soir. La seconde est beaucoup plus superficielle. Je commence par laquelle ?
Olympe sourit, et, alors que nos visages se rapprochaient à nouveau, imperceptiblement, murmura :
— Tu commences par celle qui te brûle, évidemment.
— Je regrette qu'on ne se soit pas rencontrés après nos cheminements personnels. Après les histoires qu'on vient de se raconter. Plus âgés. Plus matures. Plus expérimentés.
Olympe eut un sourire triste. On avait déjà évoqué cette idée plusieurs fois depuis que nous nous étions retrouvés. Je la formalisai cette fois sans détour, comme une évidence. Elle hocha la tête, en signe d'approbation, puis, fidèle à elle-même, refusa de sombrer dans la mélancolie et balaya la gravité de l'instant en saisissant la première pensée amusante qui lui traversait l'esprit. Puis elle me lança sur un ton de défi :
— Et tu aurais voulu me rencontrer quand exactement ?
Je lui lançai un sourire, comprenant où elle voulait m'emmener et répondis :
— Un jour avant que tu ne rencontres Michael. Et moi Aude.
— Ok… Et on se serait rencontrés où ?
— Dans un club libertin.
Olympe éclata de rire devant la spontanéité de ma réponse et répondit :
— Mais on se serait rencontrés tout nus alors ?
— Exactement, et on aurait fait l'amour tout de suite ! Gain de temps énorme.
Olympe rit encore puis elle secoua la tête et trancha :
— Non. Ça ne me convient pas. Trouve autre chose.
— Hmm… Dans un contexte plus sérieux ? À l'occasion d'un deal ? J'aurais été ton client dans la vente de ma boîte ?
— Je ne sors pas avec mes clients.
— Dans une salle de classe ? J'aurais été ton prof de droit ? Et toi ma jolie étud…
— Non. Cliché. Et puis c'est Aude qui se tape des profs. Pas moi.
J'éclatai de rire et repris :
— Hmm… Pendant un voyage !
— Non.
— Dans un camping ?
— Non.
— Mais tu refuses tout !
— Sois plus créatif.
— Hmm, au bureau ? On aurait été dans la même équi…
— Nul.
— Ouais nul, mais tu ne te prives pas on dirait !
Olympe me lança un regard glacial, que j'éludai, et je poursuivis:
— Ah, je sais !
— Ah! Un éclair de génie ! Je t'écoute.
— On se serait rencontrés sur la terrasse d'un resto d'altitude.
Olympe sourit, comprenant très bien où je voulais aller et me répondit :
— Ah… Pourquoi pas? Dis m'en plus.
Je me penchai légèrement, la fixant droit dans les yeux :
— Eh bien, je t'aurais vue sur une terrasse, entre deux pistes, en train de prendre le soleil, après une matinée de ski, et subjugué par ta beauté, je serais venu te voir. Tu m'aurais d'abord rembarré, j'aurais insisté, et finalement, tu aurais accepté qu'on prenne un verre le soir. A l'issue de ce verre, on aurait convenu d'un dîner le lendemain soir. J'aurais pensé à toi toute la journée suivante, stressé comme un gamin, et, le soir venu, je t'aurais emmenée loin de tout, en haut d'une montagne, pour ne t'avoir rien que pour moi.
Je m'arrêtai un instant, cherchant un premier signe d'assentiment chez Olympe, comme un adolescent encore un peu hésitant. Et tout, sur son visage, souriait. Elle buvait mes mots, les yeux brillants. Elle était somptueuse. Après un court silence, elle souffla, d'une voix douce :
— Continue.
— Un serveur nous aurait emmené à la meilleure table, et, une fois assis, j'aurais pris le temps de te découvrir. Je n'aurais pas parlé de cul… pas encore.
— Ah non ?!
— Non. J'aurais attendu le troisième rendez-vous.
Olympe éclata de rire et poursuivit :
— Grand seigneur romantique ! Ensuite ?
— Ensuite, le dîner serait passé comme un songe, et on nous aurait mis dehors vers minuit. Mais, ne voulant pas terminer cette soirée, je t'aurais proposé un dernier verre au bar. Verre que tu aurais accepté. Bon signe!
— En effet. Bon signe. Ensuite?
— Ensuite, on se serait retrouvés assis sur des chaises hautes, l'un en face de l'autre, un serveur nous aurait apporté deux cocktails, et hmm… et j'aurais continué à te parler tout à m'approchant lentement de toi, l'air de rien…
Nos visages n'étaient plus qu'à quelques centimètres. Mon système nerveux était sur le point d'exploser. Olympe, elle, restait immobile, me fixant avec calme. Elle me souriait en silence, patiente, joueuse, attendant la suite. Alors, porté par ce vertige, je tentai d'aller un cran plus loin.
— Hmm, ensuite j'aurais continué à te poser des questions… en posant très doucement… le bout de mes doigts… sur le bas de tes cuisses, au niveau des genoux.
Je joignis le geste à la parole, effleurant ses jambes du bout de mes doigts. Olympe ne protesta pas, et je continuai :
— Puis, ne recevant pas la moindre contre-indication, j'aurais laissé mes doigts glisser le long de tes cuisses somptueuses… et j'aurais doucement approché mes lèvres des tiennes. Tout doucement. Très doucement. Mon coeur battant comme jamais dans ma poitrine.
De nouveau, je suivis mes propres mots. Olympe frissonna sous les caresses de mes doigts. Nos visages étaient si proches que nos souffles se mêlaient. J'avais la tête légèrement penchée. Olympe se tenait droite. Le temps était suspendu. Je ne voulais surtout rien forcer. Préserver la magie. Puis, dans un souffle à peine audible, elle murmura :
— Et hmm… Et ensuite ?
Je laissai passer quelques secondes, puis répondis tout bas :
— Et ensuite… J'aurais…
Je ne terminai pas ma phrase, abolis le dernier centimètre qui nous séparait et posai doucement mes lèvres sur les siennes. Le choc fut intense, immédiat. Une décharge. Un violent frisson. Ses lèvres étaient telles que je les avais gardées en mémoire : délicates, infiniment douces.
Je restai quelques secondes suspendu à ce premier contact, puis je me détachai lentement. Je restai immobile un instant, les yeux dans les siens, et je fondis à nouveau sur ses lèvres, cédant à une envie immense, à un besoin irrépressible.
Le deuxième baiser fut plus sensuel, plus dense. Nos lèvres se mirent à danser avec une lenteur voluptueuse, chaque mouvement déclenchant une vague de plaisir qui traversait chaque parcelle de nos corps.
Après quelques baisers d'une tendresse folle, électriques, brûlants, je me levai de ma chaise haute pour me glisser entre ses jambes. Plus grand qu'elle, je posai une main le long de son cou, l'autre sur sa joue, saisissant son visage pour mieux le savourer.
Deux minutes. Nous passâmes deux minutes à nous embrasser comme si nous étions seuls au monde. Comme si nos vies en dépendaient. Puis je levai la tête et aperçus des regards indiscrets fixés sur nous. Je me détachai alors doucement des lèvres d'Olympe, approchai mes lèvres de son oreille et murmurai :
— Je crois qu'on nous observe…
— M'en fous… me souffla-t-elle. Embrasse-moi encore comme tu viens de le faire. C'était délicieux.
Je souris, la reconnaissant dans toute sa splendeur, et lui répondis :
— Non. Pas ici. Je te veux pour moi tout seul. Viens.
Je fis descendre Olympe de sa chaise, la pris par la main et l'entrainai derrière moi, laissant nos deux cocktails à moitié remplis sur la bar. Nous traversâmes le restaurant sans un mot, portés par l'instant présent, je réglai l'addition à la hâte, nous récupérâmes nos manteaux et franchîmes la porte.
Dehors, le froid glacial nous cueillit. Olympe se blottit aussitôt contre moi et je passai un bras autour de son corps. De l'autre, je protégeai son visage du vent glacial. Nos pas pressés résonnaient sur le sol enneigé, en direction des télécabines.
Mais à mi-chemin, je n'y tins plus. Je m'arrêtai net, la fis pivoter vers moi et m'emparai à nouveau de sa bouche. Elle me répondit avec la même voracité. Nos lèvres se retrouvèrent comme deux aimants, avides, insatiables. Plus nous nous embrassions, plus nous avions faim l'un de l'autre.
Au bout d'une minute, haletante, Olympe se détacha juste assez pour souffler contre mes lèvres:
— J'ai à la fois très chaud et très froid là… Ramène-moi en bas, s'il te plaît.
Je posai une dernière fois mes lèvres sur les siennes, repassai mon bras autour de ses épaules et l'entraînai vers les télécabines. Au pied de l'infrastructure, un agent nous ouvrit la porte d'une cabine, nous y montâmes précipitamment, il nous souhaita une bonne soirée, et les portes se refermèrent automatiquement.
À peine le déclic entendu, Olympe ne prit même pas la peine de s'asseoir. Elle se jeta sur moi, plaqua ses lèvres contre les miennes et m'embrassa avec une ardeur féroce. Nous nous voulions tellement que nous en oubliions presque de respirer.
Je posai mes mains sur ses fesses fermes, les serrai de toutes mes forces pour lui montrer la démesure de mon désir, puis je la soulevai jusqu'à ce que nos visages soient parfaitement alignés et la plaquai contre la paroi translucide. Olympe enroula ses jambes autour de ma taille et je glissai mes avant-bras sous ses cuisses pour la maintenir fermement à ma hauteur. Dans cette position, elle était entièrement à moi, et je pouvais dévorer ses lèvres comme je l'entendais. On s'embrassait comme deux drogués en manque. Nos respirations haletantes se mêlaient et le monde n'existait plus. Un moment après, entre deux baisers, la gorge nouée par le désir, je lui soufflai:
— Donne-moi ta langue…
Olympe me sourit, se pencha à nouveau vers moi, posa ses lèvres sur les miennes et introduit sa langue dans ma bouche. Son goût, sa chaleur, son élan… en une seconde, je fus ramené seize ans en arrière et retrouvai la femme que j'avais aimée.
Emportés par cette vague ancienne et pourtant si actuelle, nous nous mîmes à gémir doucement de plaisir. J'accentuai mon étreinte pour lui signifier à quel point je savourais chaque seconde. Nos langues s'enlacèrent passionnément, et nous nous perdîmes dans un déferlement de passion.
Chaque seconde ajoutait une intensité nouvelle, comme si nous devions rattraper seize années d'absence. Nos baisers s'enchaînaient, de plus en plus pressés, fiévreux, voraces. Ni elle ni moi n'accordions la moindre attention à la cabine qui descendait ou aux lueurs de la station qui se rapprochait, donnant à ce moment une dimension féérique.
Puis, après un nouveau baiser d'une intensité rare, Olympe se détacha de mes lèvres et murmura :
— Raph…Attends… Qu'est-ce qu'on est en train de faire ?
Fou de désir pour elle et ensorcelé par son odeur, je répondis par plusieurs baisers, avant de souffler contre ses lèvres:
— On ouvre une parenthèse. Il paraît qu'on a le droit, dans les longues histoires.
Olympe sourit. Je la trouvai plus belle que jamais. Puis elle m'embrassa en retour et me répondit :
— Je vois. On s'accorde un moment hors du temps et on retourne à nos vies, c'est ça ?
— Si tu veux bien…
Elle plissa les yeux, amusée, et répondit :
— Ok… ça me semble être un bon deal…
Je lui souris et changeai de sujet :
— Nos corps semblent se reconnaître, non ?
Olympe rit doucement et me lança en me jetant un regard complice :
— Tu parles de cette étrange présence très dure entre mes jambes ?
— Hmm… de ça oui, mais aussi de cette légère connexion qu'on ressent à nouveau ?
Olympe soutint mon regard et m'embrassa encore, avant de souffler, sur un ton taquin, lèvres contre lèvres :
— Pour l'instant, ça semble encore coller entre nous. Oui. Mais, rien n'est jamais acquis tu sais… Peut-être que si on va plus loin, il n'y aura plus de match… Peut-être que nos corps ne se parleront plus.
Je hochai la tête, la gorge serrée :
— Oui… tu as peut être raison.
Olympe me roula alors une pelle atrocement sensuelle qui nous fit gémir de concert, puis elle décolla ses lèvres des miennes, glissa sa bouche jusqu'à mon oreille et chuchota d'une voix brûlante :
— Faisons un premier test de compatibilité… Assieds-toi sur cette banquette.
Sans réfléchir, je passai à nouveau mes mains sous ses fesses somptueuses, décollai son dos de la paroi en verre plastifié et m'assis doucement sur la banquette, veillant à ce que ses genoux se posent de chaque côté de mes cuisses. Olympe se retrouva à califourchon sur moi, son sexe pile au-dessus du mien, dur comme du bois.
Elle descendit ensuite lentement son bassin, de quelques centimètres, et nos deux sexes se frôlèrent. Ce contact, aussi infime soit-il, nous électrisa. Olympe sursauta et je gémis de plaisir. Puis, les yeux rivés aux miens, elle recommença son mouvement, plus franchement cette fois, pressant sa chatte contre ma queue en poussant un gémissement étouffé qui faillit me faire perdre la tête.
Avec une lenteur délicieuse, elle fit ensuite descendre la fermeture de mon manteau, puis la sienne. Ses mains glissèrent sur mon torse, explorant chaque relief, avant de remonter vers mon visage. Puis elle se pencha vers moi et reprit possession de mes lèvres, m'offrant sa langue avec une sensualité telle que je me mis à trembler.
Ses hanches se mirent alors à onduler, d'abord imperceptiblement, frottant la chaleur de son entre jambes contre mon sexe gonflée, réveillant chaque nerf de nos corps. Un nouveau gémissement s'échappa de ses lèvres, si intense, que toutes mes barrières volèrent en éclats. Mes mains glissaient le long des courbes de son corps divin, s'attardant sur ses hanches, sa taille, son dos… Je répondis à son baiser en ondulant moi aussi le bassin, calant mes mouvements aux siens dans une harmonie brûlante.
Nous redécouvrions nos corps, comme si seize années d'absence n'avaient jamais existé et nous nous perdions dans un torrent de caresses. Nous faisions l'amour dans cette cabine, par dessus nos vêtements, sans retenue, sans pudeur. Nos corps s'imbriquaient, nos mains couraient, nos langues s'enroulaient l'une à l'autre, nos gémissements se confondaient.
En remontant une nouvelle fois le long de son corps, je saisis les seins fermes d'Olympe entre mes doigts, puis descendis encore jusqu'à ses fesses pour accentuer le contact de ma queue entre ses cuisses brûlantes. Elle, haletante, caressait frénétiquement mon torse, par dessus mon pull, avant de laisser ses mains descendre, enserrer ma verge, trop à l'étroit dans mon pantalon. À aucun instant nos lèvres ne se séparèrent : nous nous dévorions, engloutis dans un baiser sans fin, emportés dans une danse sans fin.
Quand la cabine atteignit finalement la station, nous étions seuls au monde, hors du temps. Plus rien n'existait : ni les secousses de la cabine quand nous passions un pylône, ni le grondement sourd des machines à l'approche de la station, ni même les lumières qui se faisaient de plus en plus fortes à travers les vitres en plastique recouvertes de buée.
Olympe se frottait contre moi comme une possédée. Nous étions au bord de l'orgasme. C'était irréel, sauvage, incroyablement bon. Nos souffles et nos gémissements emplissaient la cabine. Nous changions de rythme sans nous accorder, tantôt frénétiques, tantôt lents, toujours plus affamés l'un de l'autre, nous rendant fous.
Ce ne fut qu'au moment où un petit coup discret résonna contre la vitre qu'Olympe redressa la tête, les yeux encore chargés de désir. Elle planta alors son regard dans le mien, à la fois essoufflée et un peu paniquée… puis, un sourire malicieux au coin des lèvres, elle me lança:
— Oups… Je crois qu'on a de la compagnie…
Nous éclatâmes de rire en apercevant deux agents de sécurité, le front et les mains plaqués contre les vitres de la cabine, tentant visiblement de comprendre ce qu'il s'y passait, puis Olympe se redressa et referma son manteau. Je fis de même et, quand les portes s'ouvrirent, nous tombâmes nez à nez avec eux. Leurs regards parlaient d'eux-mêmes — accusateurs, mais pas vraiment surpris. Nous sortîmes en silence, comme deux adolescents pris sur le fait, et passâmes devant eux, un sourire coupable aux lèvres. Quelques mètres plus loin, Olympe éclata de rire et je me retournai pour jeter un coup d'œil aux deux agents : ils nous fixaient encore, en piaffant eux aussi.
Après une centaine de mètre, je tournai la tête vers Olympe, encore hilare, et lui lançai, un sourire complice aux lèvres :
— Bon… on n'a pas eu le temps de mener le test jusqu'au bout… mais a-t-on déjà un début de verdict Madame le Juge ?
Olympe rit à nouveau puis elle s'arrêta net et se planta devant moi. Elle prit ensuite l'air grave d'un juge sur le point de rendre son verdict, et déclara solennellement :
— Impossible de me prononcer si tôt, malheureusement, jeune homme. Je pense qu'il va nous falloir poursuivre ce test de compatibilité dans un endroit plus calme.
Puis elle marqua une pause. Son regard s'intensifia. Elle s'approcha lentement de moi, réduisant la distance à presque rien, et, d'une voix soudain plus basse, plus profonde, elle murmura, sur un tout autre ton :
— Chez toi par exemple?
Olympe m'attrapa ensuite le visage entre ses mains, m'attira à elle et m'embrassa encore sensuellement. Puis je l'entrainai en direction de mon appartement. Sur le chemin, nous fîmes plusieurs pauses, incapables de résister à l'appel de nos lèvres. Chaque arrêt devenait une étreinte passionnée. La rue n'existait plus. Les pavés et les passants n'étaient que décor.
Puis, à mi-chemin, Olympe m'arrêta à nouveau, se mit devant moi, planta encore ses yeux brillants dans les miens et me lança :
— Oh ! Et quel était ton second regret ?
Je lui souris, désolé qu'elle ait retenu ce détail, j'hésitai une seconde, puis répondis :
— Hmm non oublie, ce n'est pas important.
Olympe fronça les sourcils, faussement contrariée, et poursuivit :
— Raph… On a dit 100 % transparent.
Je pris alors une inspiration profonde et soufflai en souriant :
— Ok… Je regrette de n'avoir jamais pu m'occuper de ton merveilleux petit cul.
Olympe éclata de rire, ses yeux pétillant d'incrédulité, puis elle se pencha vers moi et me lança :
— Quoi ?! Tu ne m'as jamais sodomisée en trois ans ?
— Non. Jamais. Et ce n'était pas l'envie qui manquait tu sais... Mais tu restais catégorique, bloquée par ta première fois catastrophique. Tu n'as jamais voulu que je me glisse ici.
— Vraiment ?! … On était pourtant tellement coquins tous les deux… Cela dit, c'est vrai que ma première fois avait été horrible. J'avais eu très mal.
Puis elle se mordit la lèvre, réfléchit un instant, secoua la tête, et conclut en riant :
— Ah mais j'étais vraiment prude, alors ! Pas étonnant que tu m'aies quitté !
J'éclatai de rire à mon tour et repris, mi-sérieux, mi-taquin :
— C'est mon second regret. Et il est plus superficiel, je t'avais dit! Cela dit, ça m'énerve terriblement d'imaginer — et d'entendre — aujourd'hui, que quelqu'un d'autre que moi ait pu te faire aimer ça...
Olympe haussa un sourcil, visiblement amusée, puis se pencha vers mon oreille et murmura, sur un ton provocant, presque en ronronnant :
— Quelqu'un d'autre ? Quelques-uns tu veux dire ! Plusieurs mecs m'ont initiée, tu sais, et plusieurs m'ont appris à adorer ça. Tu as loupé le coche Don Juan.
Je fulminai intérieurement. Elle le vit tout de suite — et s'en délecta. Puis elle reprit, joueuse:
— Et d'ailleurs…
Elle s'interrompit, feignant l'hésitation, alors qu'un nouveau sourire en coin naissait déjà au bord de ses lèvres. Je sentais que ses mots allaient me faire trembler… mais je voulais les entendre. C'était plus fort que moi.
— Et d'ailleurs quoi ?
— Hum… non, rien.
Olympe jouait. Je courais.
— Et d'ailleurs quoi ?
Elle jubilait. Elle mordilla sa lèvre inférieure, faisant mine de réfléchir, puis elle jeta un rapide coup d'œil autour d'elle, et se pencha à nouveau vers mon oreille. Puis elle me murmura, provocante :
— Bon ok… et d'ailleurs… quand on me sodomise, j'adore encore plus ça quand un doigt, un gode… ou encore mieux, quand une autre queue bien dure, prend possession de ma petite chatte en même temps...
Elle me souffla ces mots avec une sensualité folle, puis elle se recula doucement, toujours en me fixant, un sourire faussement innocent au coin des lèvres et ajouta en me regardant :
— Mais bon… c'est juste un petit détail en plus… pour ton information.
Ces mots m'achevèrent, ils me transpercèrent, et une vague de jalousie brutale me traversa, brûlante. Je l'imaginais prise entre deux corps, comblée, secouée de gémissements. Je l'imaginais jouir pour un autre, ou pire, pour deux autres, et ces images m'électrisaient autant qu'elles me déchiraient. Perdu dans ces visions, je ne vis pas Olympe s'approcher à nouveau de moi, reposer ses mains sur mon torse et me souffler tendrement :
— J'adore te provoquer… Et te rendre jaloux…
— Quoi ? Jaloux ? Moi? Mais pas du tout… Je…
— Chut… n'essaie même pas. Tu l'as été plusieurs fois ce soir, je l'ai vu et tu sais quoi ? Ca m'a beaucoup touchée. Je me sens importante pour toi dans ces moments là. Je me sens aimée, désirée et c'est très agréable.
Elle m'embrassa alors avec une infinie tendresse. Puis, tout contre mes lèvres, elle reprit, dans un souffle :
— Et puis tu sais… pour revenir à ton second regret…
Elle marqua un silence, m'envoya un sourire irrésistible qui me désarma totalement et, les yeux plongés dans les miens, me murmura :
— Un regret n'a rien d'immuable… Et on peut toujours changer le cours des choses…. Alors dépêche-toi de me ramener chez toi.
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florence
4 octobre 2025 à 07:17
Beau récit, qui flotte sur la sensualité, l’érotisme, la passion de ces amoureux qui se retrouvent.
Soyez respectueux
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