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✦ haz Perdus sur une ile (suite) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Perdus sur une ile (suite) — Chapitre 3 · L’équilibre fragile

12 minutes
5.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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haz
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Perdus sur une ile (suite)

Chapitre 3 · L’équilibre fragile

Le jour se lève déjà quand je me prépare à grimper la montagne qui domine l'île. Depuis des jours, je scrute l'horizon, mais je n'ai jamais réussi à voir au-delà de la forêt dense. J'ai besoin d'un point de vue, d'une carte mentale plus claire. Je charge sur mon dos ce que j'ai trouvé de mieux : une gourde à moitié pleine, mon couteau artisanal, et un petit sac avec quelques noix de coco et racines séchées.
Le chemin est ardu, les racines épaisses et glissantes se mêlent aux pierres. Je m'accroche, je glisse parfois, mais chaque pas me rapproche du sommet. La forêt change. L'air se fait plus frais, plus léger. Le chant des oiseaux me surprend, moins agressif qu'en bas. Je découvre des fleurs étranges, des insectes inconnus, et surtout, plusieurs petites sources d'eau pure que je marque mentalement.
Au bout de plusieurs heures, j'atteins enfin la crête. De là-haut, le panorama me laisse sans voix. La mer d'un bleu profond caresse chaque côté de l'île, mais surtout, à l'opposé de là où je me trouve, je vois une fumée s'élever. Un feu. Une présence. Quelqu'un d'autre.
Mon cœur s'emballe. Pendant un instant, j'oublie la fatigue, la faim, tout. Il y a une chance. Une preuve que je ne suis pas seul.
Je descends aussi vite que possible, en choisissant un sentier plus direct mais plus difficile. La végétation s'épaissit, mes muscles crient, mais la pensée de retrouver Maysoun me donne une force inattendue.
Arrivé sur la plage, je la trouve là, à moitié accroupie près d'un feu mal assuré, les cheveux en bataille, le visage marqué par la fatigue et le soleil. Ses vêtements sont déchirés, couverts de saleté, et une petite égratignure sur son front saigne encore un peu. Elle a l'air affaiblie, mais ses yeux brillent d'une détermination farouche quand elle me voit.
— Maysoun, je souffle, le cœur serré.
Elle tourne la tête vers moi, l'expression d'abord incrédule, puis un mélange d'émotion brute — soulagement, joie, peur. Elle se lève lentement, s'appuie sur une branche pour garder l'équilibre, puis s'avance vers moi.
— Je ne pensais pas te revoir… murmure-t-elle.
Je la prends doucement dans mes bras. Elle ne résiste pas, et pour la première fois depuis des jours, je sens ses épaules trembler sous le poids de tout ce qu'elle a vécu.
— Qu'est-ce qui s'est passé ? Comment as-tu survécu ? dis-je en l'aidant à s'asseoir près du feu.
Elle baisse les yeux, respire profondément, puis commence à raconter :
— Après le naufrage, nous étions tous ensemble dans le canot de sauvetage, Safa, moi, les parents de Safa… Le canot a commencé à s'éloigner de la zone de danger, la mer était encore agitée. Puis tu as sauté à l'eau, je t'ai vu crier mon nom, j'ai ramé vers toi. Mais soudain, une vague énorme a tout renversé.
Elle marque une pause, sa voix se brise.
— Je ne t'ai plus vu, et je n'ai pas su si Safa avait survécu. J'ai dérivé seule pendant des heures, accrochée à des débris, jusqu'à ce que je parvienne à regagner la terre ferme.
Je serre ses mains.
— Safa est vivante. Je l'ai trouvée au camp il y a quelques jours.
Elle ferme les yeux, laisse échapper un soupir long, chargé d'un mélange de douleur et de soulagement.
— Je ne savais pas… Je croyais que j'étais la seule survivante.
Le retour vers le camp se fait dans un silence chargé d'émotions. Arrivés au camp, la tension se dissipe en un instant. Safa se précipite vers Maysoun, les larmes aux yeux. Elles s'enlacent avec force, leurs sanglots résonnant dans la fraîcheur du soir. Deux âmes qui se retrouvent après l'épreuve, plus fortes parce qu'elles sont ensemble.
Plus tard dans la nuit, alors qu'elles partagent un moment d'intimité près du feu, Maysoun jette un regard vers Safa.
— Tu vas encore dormir avec ton voile ?
Safa détourne légèrement le regard.
— J'y suis habituée.
— Je comprends. Mais ici… il n'y a personne d'autre. Juste Ahmed, toi, moi. Pas de regard extérieur, pas de jugement. Je pense que dans les situations exceptionnelles, il faut parfois s'adapter.
Safa hoche la tête, silencieuse.
— Personne ne t'en voudra. Et surtout pas Dieu. Tu ne veux pas juste… respirer un peu ? sentir le vent sur ta nuque, sans filtre ?
Safa hésite longuement, puis dans un geste timide mais symbolique, retire doucement son voile. Maysoun lui sourit.
— Voilà. C'est juste toi, ici. Personne d'autre.
Elles restent ainsi un instant, en silence, à contempler les braises et à écouter le vent dans les feuilles. Un petit instant de liberté volée à l'immensité de la solitude.
Après plusieurs jours à vivre ensemble, je ne peux plus ignorer l'ambiguïté qui pèse sur nous. Safa reste distante, comme figée par une barrière invisible, et je sais que ça vient en partie de ce qu'elle croit être notre relation, elle pense que Maysoun est ma femme, et cette idée la bloque.
Un soir, à l'abri du feu, je me tourne vers Maysoun, le regard sérieux.
— Il faut qu'on coupe court à cette ambiguïté, dis-je doucement. Tu dois convaincre Safa… de devenir ma femme. Du moins, pour le temps qu'on reste ici. Ça apaiserait tout, elle saurait où elle en est, et ça éviterait les malentendus.
Elle me regarde, surprise. Puis ses traits se ferment, une ombre passe dans ses yeux.
— Tu sais, murmure-t-elle avec une pointe de colère, j'ai peur, Amine. Peur que cette nouvelle relation, aussi fausse soit-elle, me laisse de côté. Que je ne sois qu'un décor pour votre histoire, que je n'ai pas ma place.
Je reste silencieux, la pesanteur de ses mots m'atteint plus que je ne voulais l'admettre.
— J'accepte, finit-elle par dire, mais à une condition :Tu gardes notre vraie relation secrète. Que personne ne sache qu'on est frère et sœur. Je veux pouvoir partager ta présence avec Safa, sans me sentir exclue.
Je hoche la tête. C'est un pacte étrange, mais je comprends son besoin.
Le soir, alors que le vent marin souffle doucement et que les étoiles commencent à scintiller au-dessus de la plage, Maysoun s'assoit près de Safa, le regard doux mais déterminé.
— Safa, dit-elle doucement, je veux qu'on parle sérieusement.
Safa relève les yeux, un mélange d'appréhension et de curiosité.
— Je sais que cette proposition peut te paraître étrange, voire injuste. Mais écoute moi jusqu'au bout, d'accord ?
Safa hoche la tête lentement.
— Ahmed, n'est pas seulement ton compagnon de survie. Il est aussi mon mari. Je sais que ça peut être compliqué à entendre, surtout dans notre situation. Mais la polygamie est permise en islam, et je ne vois aucun mal à ce que tu sois aussi son épouse, au moins pour le temps que nous sommes ici.
Safa fronce les sourcils, surprise.
— Mais… tu ne serais pas jalouse ? Me demander ça, toi, sa femme?
— Je ne te demande pas ça à la légère, Safa, répond Maysoun avec un léger sourire triste. Je suis mariée à Ahmed, oui, mais je ne conteste pas. Ici, sur cette île, nous devons penser à la justice, à la survie, et à la paix entre nous. Il serait injuste que tu sois laissée de côté, isolée, simplement parce que les circonstances sont difficiles.
Elle s'arrête, cherchant ses mots.
— Et puis, si Amine, ton fiancé, est vraiment vivant — et je ne perds pas espoir qu'on le retrouve — il comprendra. S'il t'aime vraiment, il acceptera cette situation temporaire. Et quand ce jour viendra, tu pourras choisir de divorcer d'Ahmed pour retourner auprès de lui, si c'est ce que tu souhaites.
Safa baisse les yeux, visiblement troublée, réfléchissant intensément.
— Tu crois vraiment qu'Amine comprendra ? murmure-t-elle.
— Je le crois, répond Maysoun avec conviction. L'amour vrai est patient et juste. Il saura voir la réalité de ce que nous vivons ici. Et d'ici là, nous devons tous être unis, sans jalousie, sans rancune. Nous sommes une famille, une équipe.
Elle serre doucement la main de Safa.
— Je te promets que je serai là pour toi, que je veillerai à ce que personne ne te fasse de mal, que personne ne te considère comme une étrangère. Tu comptes pour moi, Safa. Et je veux que tu sois heureuse.
Safa lève enfin les yeux, un éclat nouveau dans le regard.
— D'accord, Maysoun. Je vais essayer. Pour nous, pour la survie.
Maysoun sourit, soulagée, puis glisse malicieusement :
— Et puis, si jamais Ahmed finit par tomber amoureux de toi plus que de moi… eh bien, je me débarrasserai de toi !
Safa soupira en souriant, l'air faussement inquiète.
— Tu sais ce qui me fait le plus peur dans tout ça ?
Maysoun arqua un sourcil.
— Quoi encore ?
— La robe de mariée…
Elles se regardèrent une seconde… avant d'éclater de rire, brisant enfin la tension.
Le feu crépitait doucement, projetant des ombres dansantes sur les visages fatigués. Safa et moi nous étions éloignés un peu de la cabane, cherchant un peu d'intimité, loin de Maysoun, qui respectait discrètement ce moment.
Safa semblait troublée. Ses yeux évitaient les miens, fixant un point vague entre le sable et la mer.
— Je voulais qu'on parle, dit-elle doucement.
Je hochai la tête. Mon cœur battait plus vite, même si je tentais de rester calme.
— Bien sûr. Je t'écoute.
Elle inspira profondément.
— Maysoun… elle m'a parlé. De tout. De toi. De ce qu'elle pense être juste dans cette situation.
Je ne dis rien. J'attendais.
— Elle a raison. Ce n'est pas facile pour moi, ni simple… J'ai encore Amine dans mon cœur. Il est peut-être mort, ou peut-être vivant quelque part. Et toi… tu es ici, présent. Tu m'as sauvée, tu prends soin de moi. Il y a quelque chose de fort entre nous, je ne le nie pas. Mais…
Sa voix se brisa un instant. Je posai ma main doucement sur la sienne, sans l'interrompre.
— J'ai besoin de temps. Je ne veux pas qu'on précipite quoi que ce soit. Je ne suis pas prête, pas tout de suite. Même si j'accepte ce mariage, même si on le fait pour vivre ensemble dans une paix honnête et respectueuse… j'ai besoin de respirer. D'apprendre à te connaître autrement. Et de faire le deuil de ce qui était avant.
Je serrai un peu sa main.
— Safa, tu n'as rien à justifier. Je n'attends rien de toi que ta vérité. Le reste viendra quand il viendra. Ou pas. Ce n'est pas le plus important. Ce qui compte, c'est que tu sois en paix avec toi-même. Moi, je serai là. Peu importe ce que tu décideras. Et si Amine est vivant… alors tu feras ce choix-là en ton âme et conscience. Je l'accepterai aussi.
Ses yeux s'embuèrent légèrement. Elle murmura :
— Merci, Ahmed. Merci d'être… comme ça.
— Je ne sais pas être autrement, dis-je simplement.
Le silence retomba, doux et apaisé, seulement troublé par le ressac de la mer.
Le lendemain matin, l'air était doux et silencieux. Le ciel d'un bleu limpide semblait bénir leur étrange destin.
Nous sommes réunis au bord de la clairière. Pas de rituel sophistiqué. Pas d'imam, pas de témoins, sauf mon cœur battant.
Maysoun se tient debout entre nous deux. Elle avait pris ce rôle très au sérieux, comme une grande sœur, un peu comme une prêtresse improvisée.
— Safa… Ahmed… dit-elle avec un sourire attendri. Je ne vais pas faire un long discours. Vous vous êtes choisis dans l'épreuve. Vous vous êtes trouvés quand tout semblait perdu. Et vous avez décidé d'être honnêtes l'un envers l'autre, avec respect et tendresse. Pour moi, c'est ça, le vrai engagement.
Elle tendit la main vers moi:
— Répète après moi, Ahmed : “Je prends Safa comme épouse, devant Dieu, dans la vérité de cette vie que nous partageons.”
— Je prends Safa comme épouse, devant Dieu, dans la vérité de cette vie que nous partageons.
Puis ce fut au tour de Safa. Sa voix tremblait un peu, mais son regard ne vacillait pas.
— “Je prends Ahmed comme époux, devant Dieu, dans la vérité de cette vie que nous partageons.”
Il n'y eut pas d'applaudissements. Juste un silence sacré.
Je dépose un baiser sur le front de Safa. Elle ferme les yeux, émue.
Maysoun s'approche et nous prend tous les deux dans ses bras.
— Voilà. Maintenant vous êtes mari et femme.
Alors la petite cérémonie se termine, je me lève pour aller chercher un peu d'eau de coco. Safa s'assoit à côté de Maysoun, les pieds nus dans l'herbe, l'air songeur.
— Tu vas bien ? demande Maysoun en la regardant du coin de l'œil.
Safa baisse les yeux, sa voix tremblante.
— J'aurais voulu que mes parents soient là…
Maysoun pose doucement la main sur son bras.
— Je sais… Moi aussi, j'aurais aimé.
Un silence passa, puis Maysoun tenta un sourire.
— Mais regarde le bon côté : au moins, t'auras pas à supporter ta belle-mère.
Safa laissa échapper un petit rire étouffé, les yeux encore mouillés.
— T'es vraiment bête…
— Et toi, t'es ma sœur maintenant. Officiellement.
Elles se prennent dans les bras, un peu plus fortes, un peu moins seules.
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Utilisateur supprimé
4 septembre 2025 à 14:41
Très belle hisoire qui pourrait être vraie. Dieu aime ses enfants. Rappelez vous: au début Dieu crea un homme et une femme. Ce couple eut des enfants. Ces derniers furent intimes entre frères et soeurs, entre mère et fils, entre filles et pères... Dieu accepta car ainsi Il l'avait voulu. Dieu n'a jamais considéré les relations sexuelles entres parents et enfants, ni entre frères et soeurs comme étant un INERDIT mais comme une nécessité pour la survie de son peuple. Donc l'INCESTE est une invention humaine, de société, de religion. Lorsque l'Amour est présent, pour Dieu, l'inceste n'est pas une abomination mais une cécessité!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Fosgate
Fosgate
3 septembre 2025 à 22:53
Hâte de voir la suite.
Soyez respectueux
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haz
3 septembre 2025 à 22:39
Le mariage n’est pas présenté comme une obligation morale, mais comme une façade pour rassurer Safa, qui reste attachée à ses convictions religieuses. Le héros propose donc le mariage pour lever ce blocage. Cela crée volontairement un contraste entre les normes religieuses conventionnelles et la liberté charnelle que leur situation particulière amène.
Soyez respectueux
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Photo de profil de eduvittel
eduvittel
3 septembre 2025 à 22:17
Pourquoi cette obligation de mariage, je ne comprend pas.
Ils peuvent vivre à 3 sans exclure l'une ou l'autre...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de SetyX_
SetyX_
3 septembre 2025 à 20:58
Pas mal, j'aime bien le principe de la survie c'est un thème sympa, continu comme ça
Soyez respectueux
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